Lutte traditionnelle : Doumalié Bayoulou, nouveau champion national

mardi 31 mai 2011 à 01h46min

Le championnat national de lutte traditionnelle s’est déroulé du 28 au 29 mai 2011 à l’arène Hermann Serge Sanou de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation sportive de Ouagadougou. Au terme de 95 combats, c’est Doumalié Bayoulou de la province du Mouhoun qui s’est imposée chez les plus de 100 kg face à Badi Zan du Kadiogo. Le niveau est en baisse par rapport aux éditions précédentes, selon le président de la fédération nationale de lutte traditionnelle, Nicolas Paré.

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Dans la catégorie des moins de 66kg, c’est Célestin Nama(Nayala) qui a dicté sa loi face à Babonan Bassie (Sanguié). Drissa Zon du Houet a pris le meilleur sur Séraphin Toé du Nayala dans la catégorie des 76kg. Romaric Konané a battu Mamadou Dao chez les 86 kg.
Les finales se sont déroulées en présence du ministre des Sports et des Loisirs, Yacouba Ouédraogo et du Larlé Naaba Tigré (co-parrain).
Le deuxième co-parrain Emile Paré, chef de canton de Toma n’a pu faire le déplacement pour cause de coutume. Ce qui a fait dire au Larlé Naaba que le combat entre les parrains (Samo et Mossi) n’est que partie remise. La parenté à plaisanterie ne pouvait manquer à cette occasion où les Samo (chef ou esclave des Mossé, c’est selon) étaient jusque là, les maîtres incontestés de l’arène. Ils ont été sérieusement bousculés cette année.

Ainsi, le champion des plus de 100kg est pour une fois un lutteur du Mouhoun. Les provinces du Nayala et du Sourou reculent au profit du Houet, du Sanguié ou encore du Kadiogo ou des Balés.
Au total, 11 provinces ont pris part à ce championnat.
Les champions dans les différentes catégories représenteront le Burkina au championnat d’Afrique qui se déroulera à Dakar au Sénégal du 9 au 12 juin prochain. Déjà quatre lutteurs burkinabè séjournent au pays de la Téranga pour un stage en vue d’une participation au tournoi olympique de lutte traditionnelle. Une première pour le Burkina.

Plus d’une dizaine de filles se sont également affrontées dans deux catégories. Là, le Nayala et le Sanguié se partagent les premières places.
La tenue de ce championnat est à l’honneur de la Fédération burkinabè de lutte traditionnelle, a souligné le ministre des Sports et des Loisirs, Yacouba Ouédraogo.

Mais, cette fédération se doit de revoir l’encadrement et le suivi des jeunes lutteurs car la génération Hermann Koiné, Athanase Moussiané et autres Dénis Toé est vieillissante, sinon dépassée.
« Le niveau n’est pas ce que nous attendions », a précisé le président de la FBL, Nicolas Paré. Le renouvellement de l’équipe demandera un soutien plus conséquent du ministère des sports et des loisirs. Et pourquoi pas un championnat de petites catégories afin de mieux préparer l’avenir.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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