Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

mardi 24 mai 2011 à 02h13min

Usure du pouvoir, mal gouvernance, impunité et crise institutionnelle couronnées par une kyrielle de mutineries au sein de la grande muette, qui ont mis, ces derniers mois, le pays dit des hommes intègres sous les feux de l’actualité ; autant d’ingrédients qui, foi de Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), commencent à forcer les portes de l’alternance. Si, pour l’autre champion de l’opposition burkinabè, la vraie source de notre malaise actuel réside dans l’article 37 de la Constitution, menacé d’une nouvelle modification, le vaste chantier des réformes politiques et institutionnelles devrait être conduit par une personne neutre. En tout état de cause, nous confie Diabré, "rien ne me fera renoncer, l’heure de l’alternance approche". Lions plutôt !

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Une année s’est écoulée depuis l’avènement de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) sur la scène politique nationale. Est-il aisé aujourd’hui d’être opposant au pays des hommes intègres ?

• L’opposition est une formidable école politique et je pense qu’un homme politique burkinabè qui n’a pas milité dans l’opposition ne connaît pas tout à fait le Burkina. Au fil de mes tournées dans le pays profond pour installer le parti, j’ai beaucoup appris sur les problèmes des Burkinabè. C’est vrai, c’est très difficile sur tous les plans, mais rien de tout cela ne me fera renoncer. C’est en connaissance de cause que j’ai choisi ma voie.

Vous avez fait de l’alternance politique votre cheval de bataille. Le rêve est-il toujours permis vu les dissensions qui minent notre opposition et la misère ambiante dans laquelle elle baigne ?

• Chaque jour qui passe, les Burkinabè expriment leur mécontentement ; et ces derniers temps, ce mécontentement devient bruyant et permanent. Donc l’heure de l’alternance approche. Pour nous à l’UPC, il s’agira d’une alternance démocratique, par suite d’élections législatives ou présidentielle, que nous allons gagner proprement, de concert avec d’autres forces de l’opposition. Sur ce plan, je n’ai pas un seul doute. Il y aura bien un jour une bonne fenêtre de tir à exploiter.

La question de l’unité, que vous posez, est importante, mais le plus urgent pour l’opposition, c’est la question de la crédibilité. Les Burkinabè sont très mécontents du régime actuel, mais ils hésitent à nous suivre parce qu’ils se demandent si nous pourrions faire mieux. Ensuite, il y a la question du poids réel de chaque parti d’opposition. Pour qu’une union politique soit forte, il ne suffit pas qu’elle additionne des sigles de partis. Il faut que chacun des membres de l’union dépasse un certain seuil minimum sur le terrain. Là aussi, il y a du travail à faire, à commencer par notre parti, l’UPC, qui ne dispose pas encore d’élus locaux encore moins nationaux.

Certains de vos collègues de l’opposition vous reprochent de vouloir faire l’opposition entre deux avions. Que leur répondez-vous ?

• Ces bavardages urbains ne m’intéressent pas. Les Burkinabè savent très bien ceux qui, dans l’opposition, travaillent sur le terrain.

La lutte pour la conquête du terrain politique avant les scrutins couplés de 2012 est plus que jamais engagée. L’UPC a-t-elle encore suffisamment le de temps pour marquer son territoire ?

• Notre parti est très jeune, donc il part de zéro. Depuis sa création, nous avons engagé le travail d’implantation sur le terrain. Après une pause à cause des remous sociopolitiques, mes camarades du bureau politique et moi avons tous repris les tournées pour prôner l’alternance et soutenir la mise en place de nos structures. J’ai conduit des délégations du parti à Koupéla dans le Kourittenga (le 30 avril), à Banfora dans la Comoé et à Sindou dans la Léraba (le 2 mai), à Léo dans la Sissili (le 7 mai), à Sanga dans le Koulpeologo (le 14 mai), à Zabré dans le Boulgou (le 21 mai). On m’a instruit de poursuivre en juin avec le Ioba, le Poni, le Noumbiel, le Bam, le Gourma ainsi que, si nos camarades locaux y sont prêts, le Kourwéogo, et ainsi de suite. En 2012, nous irons à la bataille électorale avec les forces que nous aurons pu rassembler, et après les élections, nous continuerons à nous implanter dans les zones que nous n’aurions pas encore occupées. C’est un travail de longue haleine.

Vous aviez programmé un grand meeting à la mi-mars dans la capitale, renvoyé ensuite aux calendes grecques pour cause de crise nationale ? Quand aura-t-il lieu finalement ?

• Le meeting aura lieu en septembre et signera notre rentrée politique. Sa date exacte sera précisée en temps opportun. D’ores et déjà, je demande à tous les comités de base de la province du Kadiogo de commencer à s’y préparer.

Notre pays vit depuis quelques mois une crise sociopolitique sans précédent, marquée notamment par des mutineries de militaires et paramilitaires avec des razzias faits sur les commerces. Quelle lecture en faites-vous ?

• Ceux qui ont lu les documents du Forum de l’alternance vous diront que nous avions affirmé, en son temps, que notre pays couvait un malaise qui finirait par s’exprimer brutalement et qui était déjà perceptible à travers des incidents isolés, plus ou moins violents et non organisés. On y est. Toutes les revendications explosent actuellement parce que les gens veulent un changement. Les Burkinabè sont mécontents de la pauvreté, de la corruption, des inégalités, etc., et en toile de fond, il y a une colère sourde dans le pays parce que les gens sont convaincus que le chef de l’Etat veut rester au pouvoir après 2015.

Le pouvoir dit qu’il s’agit d’un complot. Qu’en dites-vous ?

• Je n’en sais rien. En tout cas, je peux vous dire que ni l’UPC ni son président, que je suis, ne trempent dans les complots. Les espions du régime qui écoutent mon téléphone, me filent ou suivent mes pas à l’étranger pour savoir qui je rencontre et ce que je dis savent bien que je ne suis pas dans les complots. L’UPC est un parti républicain respectueux des lois et règlements de notre pays. Et nous avons toujours affirmé, au risque de paraître naïfs aux yeux de certains, que nous allons contribuer à provoquer une alternance démocratique dans ce pays, c’est-à-dire contribuer à battre proprement dans les urnes la coalition mafieuse qui nous gouverne et qui pille nos maigres ressources et gère mal notre développement. Cela dit, je ne me gênerai pas pour dire ici haut et fort que nous soutenons toutes ces revendications : justice et vérité pour Justin Zongo, primes décentes pour nos soldats, et mesures concrètes contre la vie chère.

Une des choses qui ont beaucoup choqué les Burkinabè, c’est la fronde des militaires. Comment l’expliquez-vous ?

• Je ne connais pas bien notre armée. A l’UPC, nous regardons tout cela de loin. Mais comme tous les Burkinabè, nous avons été surpris non seulement par la fronde des militaires, mais surtout par celle qui a touché la garde présidentielle. J’ai toujours eu un profond respect et une grande admiration pour nos soldats, qui mettent leur vie en danger pour assurer la sécurité de nos frontières. J’observe que ce sont des gens bien formés et disciplinés. Donc, pour qu’ils en viennent à manifester leur mécontentement de cette manière, vraiment ils ne devaient pas avoir beaucoup de choix. Pour l’UPC, ils font partie de notre peuple et tant qu’ils luttent pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, ils ont notre soutien, puisque nous luttons pour la même chose. Cela dit, il ne nous appartient pas de juger ni de l’opportunité, ni de la bonne manière pour eux de manifester leur mécontentement.

Dans une déclaration parue récemment dans la presse, vous avez semblé donner des conseils aux manifestants. Que leur dites-vous exactement et pourquoi ?

• Nous n’avons pas la prétention de donner des conseils à qui que ce soit. Nous avons voulu simplement attirer leur attention sur deux choses :
- d’abord, nous disons que leurs problèmes particuliers ne pourront jamais se résoudre durablement si la situation de l’ensemble des Burkinabè ne change pas. Or pour que cela arrive, il faut l’alternance. Ils ont donc intérêt à inscrire leurs luttes dans le combat général que nous menons pour l’alternance ;
- ensuite, nous avons dit qu’il faut qu’ils évitent de s’en prendre les uns aux autres : l’élève n’est pas l’ennemi du soldat ni du policier, qui, eux, ne sont pas les ennemis du magistrat ni du commerçant. Tous appartiennent au même peuple, qui souffre et qui lutte. Or, nous avons regretté que lors des différentes manifestations, des personnes aient été attaquées dans leur chair et que leur dignité, des biens publics et privés aient été détruits et notre population ait été terrorisée. Mais nous avons aussi entendu la demande de pardon des soldats et les explications des élèves et des commerçants. Il faut qu’ils soient tous vigilants pour notamment chasser les excités qui s’infiltrent dan leurs manifestations pour se livrer à des actes de vandalisme.

L’UPC était des 34 partis organisateurs de la « révolution manquée » du 30 avril à la place de la Nation. Fallait-il vraiment aller à cette aventure contre tout bon sens ?

• Laissez-moi commencer par une clarification importante pour le bénéfice de certains de nos militants : en tant que parti républicain, notre devoir est de respecter la loi, qui dit que si un parti veut être considéré comme parti d’opposition, il doit déposer une déclaration auprès du chef de file de l’opposition. C’est ce que nous avons fait. Cette loi installe en quelque sorte une organisation administrative des partis politiques de l’opposition autour d’un chef de file, qui est l’interlocuteur principal de l’Administration et du pouvoir pour les questions relatives à la participation de l’opposition, prise dans son ensemble, au jeu démocratique.

Mais faire cette déclaration, elle ne signifie pas que nous avons signé un pacte politique avec l’UNIR/PS ni avec tel ou tel parti qui a fait la même déclaration que nous, ni que nous avons adhéré à une coalition politique. Une coalition se fait sur la base d’une plateforme politique que l’on négocie ensemble. Nous n’en sommes pas là. Et si un jour notre parti décidait de signer une alliance politique avec un ou plusieurs des partis ayant déposé leurs déclarations auprès du chef de file de l’opposition, nos militants seraient consultés à l’avance, car nous aurons besoin de leur caution pour le faire.

Nos militants doivent aussi accepter et comprendre que, dès lors que l’on a fait cette déclaration pour se dire parti d’opposition, lorsqu’une action est menée dans le cadre des partis ayant déposé cette déclaration auprès du chef de file de l’opposition, la presse cite automatiquement la liste de tous les partis quelles que soient leurs positions individuelles sur ladite action. J’ajoute que, dans le souci de ne pas donner l’image d’une opposition désunie qui ne sait pas ce qu’elle veut, chose que le pouvoir va se dépêcher d’exploiter, l’UPC ne va pas systématiquement porter sur la place publique les désaccords sur tel ou tel sujet, sauf s’il y va de notre survie en tant que parti.

Pour le principe et pour l’histoire, il est important que l’UPC montre qu’elle respecte cette loi. Mais je voudrais assurer ici à nos militants et à nos sympathisants que si le fait de respecter la loi entraîne quelque part un grave problème pour notre image, notre identité et notre stratégie en tant que parti autonome, la direction du parti prendra très rapidement ses responsabilités. Ils peuvent en être sûrs. Au meeting que vous évoquez, l’UPC était représentée par une délégation conduite par notre Secrétaire général, et nous avons décliné l’invitation qui nous a été faite de prendre la parole.

L’UPC demande-t-elle aussi le départ immédiat du chef de l’Etat, Blaise Compaoré ?

• Pour nous, et je me répète, le départ de Blaise Compaoré et de son régime passe par les urnes, par des élections telles que prévues par nos lois et dans le cadre de nos institutions. L’UPC n’a pas d’autre plan politique que cela. Je ne sais pas si des partis politiques de l’opposition ont des plans autres que cela. Je crois savoir qu’au-delà des mots et des slogans, c’est aussi cela la position des autres partis organisateurs du meeting. Je n’ai jamais entendu l’un d’eux dire qu’il souhaitait un coup d’Etat ou qu’il allait marcher sur le palais présidentiel. Mais si tel était le cas, il ne trouverait jamais l’UPC à ses côtés. Jamais ! Mais l’opposition est plurielle et chaque parti a son idéologie et sa sensibilité. Les sujets seront nombreux sur lesquels nous ne serons pas d’accord. Mais il y a au moins une chose que nous voulons tous, c’est le changement !

A vous entendre, on a l’impression que le moment venu, vous allez remettre en cause la loi sur le chef de file de l’opposition ?

• Aucune loi n’est parfaite. Cette loi est inspirée des méthodes politiques en cours dans les pays anglo-saxons, qui ont en général deux grands partis politiques partageant des idéologies opposées : Grande-Bretagne, Etats-Unis, Canada, Ghana, etc. Là, la notion de chef de file de l’opposition a un sens. Or notre système et notre tradition politique sont de caractère plutôt latin comme en France. La majorité tout comme l’opposition sont plurielles en ce sens qu’on y trouve toutes les idéologies et toutes les sensibilités .De plus, les partis sont autonomes dans leurs stratégies et peuvent même passer d’un camp à l’autre. Dans une telle configuration, l’application de la notion de chef de file de l’opposition pose des problèmes pratiques évidents et on le voit déjà.

L’acquis important de cette loi, c’est qu’elle offre un cadre où les partis d’opposition peuvent traiter de problèmes qui leur sont communs, au-delà de leurs différences, et adopter des positions communes face au pouvoir. C’est important de le préserver. Notre parti participe à ce cadre depuis à peine deux mois mais, comme les autres, il garde son autonomie et met en œuvre sa stratégie politique comme bon lui semble. Mais le problème que nous voyons déjà, c’est de savoir si et comment un simple regroupement administratif, fait de partis d’obédiences idéologiques parfois éloignées, peut avoir une stratégie politique commune et une démarche politique cohérente face aux évènements qui surviennent, alors qu’on ne s’est pas entendu sur un manifeste politique de coalition. Est-ce d’ailleurs possible ? Faut-il en arriver là ? Et avec qui ?

Croyez-vous que l’avènement du gouvernement TIAO puisse résorber considérablement la crise et répondre aux attentes des populations ?

• L’UPC ne juge pas les individus. Il juge les résultats. M. Tiao et ses ministres connaissent les attentes des Burkinabè : la vérité et la justice dans l’affaire Justin Zongo, la vie chère, les primes et indemnités des soldats, l’enrichissement illicite de certains hauts cadres de l’Etat, notamment ceux qui gèrent ou ont géré nos entreprises publiques, les marchés de gré à gré accordés aux amis et parents, la pauvreté des populations, le chômage des jeunes, etc. Comme tous les Burkinabè, l’UPC attend des réponses concrètes et rapides.

Parlons maintenant des réformes politiques pour lesquelles un ministère d’Etat a été créé et confié à un homme qui ne vous est pas du tout étranger, Bongnessan Arsène Yé. Y adhérez-vous et qu’en attendez-vous ?

• D’abord, notre problème, c’est que lorsqu’on remonte la chronologie des faits jusqu’au fameux congrès du CDP à la mi-2009, on a la désagréable impression que toute cette démarche des réformes n’est pas motivée par la volonté d’approfondir la démocratie, mais plutôt par le souci d’échapper à la contrainte imposée par l’article 37 de notre constitution. C’est pour cela que l’UPC n’a pas confiance au régime sur cette question. Et c’est pour cela que nous posons deux préalables importants :

- premièrement, il est important que le Président du Faso annonce, de manière solennelle, qu’il respecte la Constitution et que son mandat actuel est bel et bien le dernier à la tête de notre pays, quelles que soient les réformes qui seront mises en œuvre, même si on passe à une nouvelle république. Cela montrerait que son vrai souci, c’est l’approfondissement de la démocratie et non la recherche d’une échappatoire par rapport à l’article 37 ;

- ensuite, l’UPC estime que ces réformes ne peuvent pas être conduites par un membre éminent de la direction du CDP, et encore moins dans le cadre d’un ministère. Si on veut vraiment des réformes consensuelles, il faut qu’elles soient conduites par une personnalité neutre, hors du cadre du gouvernement. L’UPC rappelle à cet effet que l’excellent travail fait en son temps par le Collège de sages n’a jamais connu d’application ni fait l’objet de un bilan. Si ces deux conditions ne sont pas remplies, l’UPC ne participera pas à la mascarade du Conseil Consultatif pour les Réformes.

Enfin, cette problématique du fameux article 37, qui semble plus que jamais constituer l’article de tous les dangers. Un conseil d’ami pour Blaise Compaoré au pouvoir depuis 24 ans ?

• Je n’ai pas de conseil à formuler. Mais j’ai une opinion, qui dit que la vraie source profonde de notre malaise actuel, c’est la question de l’article 37, et précisément le sentiment que les gens ont que le Président Compaoré veut rester au pouvoir au-delà de 2015. Les Burkinabè veulent l’alternance. Ils ont envie d’être gouvernés autrement et par d’autres personnes. C’est humain face à un régime qui est là depuis plus de deux décennies, qui est usé, qui ne résout pas leurs problèmes, qui a laissé s’installer la corruption, et dont les ténors ne s’occupent plus de notre développement, mais sont plutôt occupés à préparer leur retraite. Si le Président annonce aujourd’hui que le mandat actuel est son dernier mandat, vous verrez que la paix sociale reviendra rapidement et que toutes ces revendications baisseraient en intensité.

Dans une déclaration récente, vous appeliez à la constitution d’une large coalition pour le changement. De quoi s’agit-il exactement ?

• Pour nous, toutes les luttes qui se mènent montrent d’abord que ce régime n’est pas compétent pour résoudre les problèmes des Burkinabè et encore moins pour amener notre pays à la prochaine étape de son évolution. Nos compatriotes veulent l’alternance, et cette soif d’alternance interpelle toutes les forces de progrès (partis politiques, syndicats, société civile, etc.). Or, il ne suffit pas d’avoir l’alternance pour que tout se règle comme par magie. On fait quoi après ? On va où ? Comment ? Avec qui ?

Ces questions sont importantes et il faut commencer dès maintenant à y réfléchir. L’UPC le fait à sa manière, mais nous pensons qu’on est plus intelligent quand on est plusieurs. C’est pour cela que l’UPC propose que toutes les composantes de notre société politique et civile qui souhaitent une alternance véritable pour notre pays se mettent ensemble, dans le cadre d’une coalition mûrement réfléchie et bâtie sérieusement autour de principes républicains et citoyens, et commencent à préparer ce changement, proposent une alternative crédible au pouvoir actuel, et jettent les bases du Burkina de demain. J’ajoute, à toutes fins utiles, que l’UPC n’a nullement la prétention de diriger une telle coalition. L’essentiel, c’est que les choses marchent.

Entretien réalisé par Bernard Zangré

L’Observateur Paalga

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Vos commentaires

  • Le 24 mai 2011 à 04:37
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Voici un potential remplacant de Blaise Compaare. J’ai vraiment apprecie vos reponses, Mr Diabre ! Je crois que Me Sankara gagnerait a suivre vos pas en allant vers la population rurale aulieu de rester a Ouaga avec des Blaise degage ! Il faudra que notre President soit vraiment aveugle pour vouloir rester modifier l’article 37 et rester au pouvoir apres 2015. Je crois que pour le moment, il cherche a a partir en paix en 2015. Mais comme la politique rend souvent aveugle, on ne sait jamais. Blaise n’a pas besoin de dire qu’il ne va plus se presenter...mais il n’a pas le droit de se presenter selon l’article 37...Que la paix durable, le progres social et economique soit le partage du Burkina.

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  • Le 24 mai 2011 à 06:11, par Onyva
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Il est on ne peut clair que Mr Diabre est le chef de file qu’il faut pour notre opposition en débandade et qui a mal a sa vision. Je suis pas un louangeur du Monsieur mais j’ai foi en sa capacité a mettre notre pays sur les rails du développement. Mr Diabre soyez sur que les hommes et femmes du pays des upright men vous suivent et moi je suis sur et certain que le jour viendra ou vous marcherez majestueusement sur le tapis rouge de Ka yaam pardon Kosyam ce sera. Courage et derrière vous les bavardages urbains !

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  • Le 24 mai 2011 à 07:13, par Zefron
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Voila un opposant qui sait identifier les vrais problèmes de notre opposition. Si le pouvoir divise pour mieux régner ; à l"opposition de prendre conscience. Il faut que l’opposition parle d’une même voix et ordonne ses pas dans cette marche d’ensemble. Ce n’est pas en profitant des périodes d’instabilité que on fera basculer ce pouvoir.

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  • Le 24 mai 2011 à 09:06, par Snobill
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Bravooooooo ! C’est ça faire de la politique. Sans toute il sera le future PF. Quelqu’un peut me donner des infos pour que je m’adhere a cette formation politique qui est digne d’un Burkina Emergent.

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  • Le 24 mai 2011 à 09:24
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Je salue cette intervention du Président de l’UPC et me réjouis de ce que le Burkina dispose encore de forces intellectuelles de ce type pour analyser et proposer des pistes, avec beaucoup de sérénité. Il n’y a pas de doute que le Burkinabè, au sortir de ces années de démonstration des appétits de pouvoir, d’avoir et de paraître, aura les moyens de faire le saut qu’il faut, pour passer la barre qui bloque son développement véritable. Yes, we can !

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  • Le 24 mai 2011 à 11:19
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Merci pour vos réponses pertinentes. Vous devriez exiger que le président Blaise se prononce clairement dès maintenant qu’il ne modifiera pas l’article 37 et qu’il quittera le pouvoir en 2015. S’il ne le fait pas maintenant, la crise va perdurer avec tous les risques inhérents

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  • Le 24 mai 2011 à 11:26, par Max
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Je veux adhérer au parti de ce Monsieur ! Ces propos sont dignes de ceux d’un Abraham Lincoln. Au moins on a le sentiment d’avoir quelqu’un pour porter nos espérances. Attention surtout pour ne pas décourager les Burkinabè sinon le pays serait un "nonmansland" politique

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  • Le 24 mai 2011 à 11:29
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Comment s’inscrire pour être sur écoute ? J’aimerais bien afin de partager mes problèmes avec les "écouteurs".

    Courage à Zeph et à l’UPC. Il faudra le faire à la loyale.

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  • Le 24 mai 2011 à 12:19, par Vision
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Magistral mon président ! Tu me montre encore une fois de plus que je n’ai pas eu tort de te faire confiance depuis l’organisation du Forum sur l’alternance. T u es capable de proposer mieux à tes conpatriotes burkinabè. Je suis et certain que Kosyam t’attend tôt ou tard. Merci d’éclairer encore les sceptiques. EN TOUS CAS, NOUS A L’UPC ON AVANCERA AVEC HUMILITE MAIS AVEC CONVICTION ET FERMETE QUE NOUS ATTEINDRONS LE BUT : LE CHANGEMENT DANS LA GESTION DE LA CHOSE PUBLIQUE AU BURKINA FASO POUR SON DEVELOPPEMENT.
    « Yes UPC » ! ce qui signfie : [(Yes:oui) U(you:tu) P(peux)= C(can)].

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  • Le 24 mai 2011 à 14:16, par mac
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    il ne fallait alors pas aller en tant que représentant à la manifestation du 30 : si elle avait réussi, vous vous seriez félicité mais comme elle a raté, vous prenez vos distances. ce n’est pas honorable

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  • Le 24 mai 2011 à 15:55, par Sydney
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Il ne faillait pas aller à cette marche prenez vos responsabilité et méfier vous de cette opposition qui divise. Evitez de trop vous meller à ces gens là ; évitez même cette coalition moi j’ai pas confiance. Bonne chance à l’UPC on vous soutien ; on n’est ensemble.

    Répondre à ce message

  • Le 24 mai 2011 à 16:57, par Sydney
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Il ne faillait pas aller à cette marche prenez vos responsabilité et méfier vous de cette opposition qui divise. Evitez de trop vous meller à ces gens là ; évitez même cette coalition moi j’ai pas confiance. Bonne chance à l’UPC on vous soutien ; on n’est ensemble.

    Répondre à ce message

  • Le 24 mai 2011 à 17:13
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    "On m’a instruit de poursuivre en juin avec le Ioba, le Poni, le Noumbiel, le Bam, le Gourma ainsi que, si nos camarades locaux y sont prêts, le Kourwéogo, et ainsi de suite" leçon d’humilité à tous nos politiciens de l’opposition qui pense que lorsqu’ils sont présidents de parti, ils n’ont pas de compte à rendre ni d’instructions à recevoir de qui que ce soit. J’apprécie les méthodes de travail de l’UPC, la force d’un parti politique c’est l’organisation et la discipline même pour le président.Le changement proné par l’UPC arrivera. Chaque citoyen burkinabé doit prendre l’engagement de se battre pour la démocratie, car sans la démocratie il y’aura pas de paix. Lorsqu’il ya la guerre ce sont les plus faibles (femmes et les enfants) qui paient plus de tribue (violence physique, viol).Voyant plus près de chez nous en Côte d’Ivoire, des innoncentes personnes tuées, mutilées, violées.Je ne voudrais pas que cela arrive à mon frère, ni à ma soeur, ni à ma fille ; pour cela je dois me battre pour la démocratie, pour la justice.Je dois reclamer la démocratie, la justice pas en cassant, ni en brulant mais lors des elections choisir le parti, le candidat qui peut faire changer les choses chez nous au Faso, marcher pacifiquement pour exprimer ma soif de démocratie et de justice. Le pouvoir en place doit comprendre qu’à force de jouer au plus intelligent, il envoie notre pays à la dérive. Leur du changement a sonné et ce n’est pas uniquement chez nous.Partout il ya le changement, pourquoi le CDP veut-il s’opposer au changement ? Blaise Compaoré pour l’avenir de ce pays doit accepter de partir à la fin de son mandat. Bien que nous avons certaines choses à lui reprocher nous pouvons dire qu’il a aussi fait de bonnes choses au Burkina. Il doit comprendre et partir comme un grand homme, sinon je crains qu’il ne soit un jour homis comme Tandja, Moubarrack, Ben, Gbagbo. Inutile de jouer à la ruse, il n’y a pas d’autres issues, le collège de sage, l’église, la majorité des burkinabé et la communauté internationale sont contre la modification de l’article 37. A vouloir se braquer contre tout le monde, cher président vous courrez à votre perte et au recul de notre pays. Tous ceux qui gesticulent autour de vous ne sont que des égoïstes qui ne pensent qu’à leurs privilèges. Si ça sauf vous serez seuls avec votre famille et ce qui vous supportaient feront des retournements de vestes spectaculaires.

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  • Le 24 mai 2011 à 18:31
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Juste pour savoir s’il y a des organes de l’UPC pour les burkinabés à l’étranger.Merci de me situer......

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  • Le 24 mai 2011 à 22:23
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    il paraît que c’est le candidat des français. Pauvre BURKINA, pauvre Afrique.

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  • Le 24 mai 2011 à 22:26, par APOLITIQUEMENT CORRECT
    En réponse à : Zéphirin Diabré, président de l’UPC : "Le plus urgent pour l’opposition, c’est la crédibilité"

    Celui qui doit TOUTE sa carrière professionnelle et politique au Président du Faso et ses différents gouvernements est-il crédible en tant qu’opposant politique de son "nourricier" ?

    Quand est-ce que la diaspora africaine aura enfin l’humilité suffisante et l’intelligence de comprendre que ceux qui ont toujours servi localement le pays sont aussi capables, sinon plus, de le diriger ! Quel mépris ! pour la population locale et rurale que Monsieur Dabré dit avoir côtoyée pendant un an (...pour installer son parti !). Alors une question en passant Monsieur Diabré : avec quel magot avez-vous fait ce périple, celui accumulé quand vous avez été au Burkina Faso en tant que dirigeant d’une société "privée" locale et aussi député et....ministre, au PNUD grâce à la gouvernance actuelle du Faso et/ou encore chez AREVA à la "botte" de Sarko comme votre "frère" Monsieur Fodé Sylla ????

    Allons, allons .........

    Intellectuellement vous pouvez certes élever le niveau du débat au détriment de la plupart des autres candidats, mais la maîtrise des mots et du verbe, de Shakespeare à Voltaire, n’a jamais apporté pluie et semences en abondance, industrialisation et croissance économique accélérées, mais et surtout, vous êtes bien loin, simplement par manque d’humilité et de respect pour les 16millions de burkinabé, de montrer un jour ces qualités d’intellectuel engagé au service de la vérité, de la justice et de la liberté de penser qui qualifiaient Voltaire !

    Des millions de Burkinabé que vous insultez en affirmant "qu’un homme politique burkinabè qui n’a pas milité dans l’opposition ne connaît pas tout à fait le Burkina" ! Notre pays dont les origines remontent au moins au XIIème siècle avant JC, comment pouvez-vous penser que ceux qui l’ont fait évoluer ne le connaissaient pas ? ces chefs traditionnels, ces simples chefs de familles, etc. Quel orgueil et quel manque de jugement et de clairvoyance !!

    Opportuniste et manipulateur dans votre réponse, Monsieur Diabré, à la question sur la participation de votre parti à la "révolution manquée" du 30 avril 2011 à la place de la Nation " ...Laissez-moi commencer par une clarification importante ... en tant que parti républicain, notre devoir est de ... déposer une déclaration auprès du chef de file de l’opposition" .... eh bien, nous nous serions curieux de savoir ce qu’aurait déclaré Monsieur Diabré si la manifestation du 30 avril n’avait pas été un flop !

    Après avoir lu le paragraphe qui commence par "Aucune loi n’est parfaite ...." avec des "... La majorité tout comme l’opposition sont plurielles... " ou encore " ... on y trouve toutes les idéologies et toutes les sensibilités..." nous sommes tentés de dire .... dommage de ne pouvoir appeler Monsieur Diabré "Professeur Diabré" puisque Monsieur Diabré n’a pas eu le courage et la témérité d’aller jusqu’à l’agrégation, tout le plaisir aurait été pour nous Professeur, oh pardon Monsieur Diabré de vous entendre ainsi donner des leçons de classe à vos "élèves".

    Vous demandez, Monsieur Diabré, la vérité et la justice ... sur l’enrichissement de certains hauts cadres de l’Etat : avez-vous ciblé une période qui exclue ou inclue celle pendant laquelle vous exerciez vous mêmes comme un haut cadre de l’Etat ?

    Monsieur Diabré, quel manque de tact que de vous permettre de vouloir dicter au Président de la République ce qu’il devrait faire et dire !!! Article 37, présidentielle 2015, ... le plus important n’est-ce pas plutôt la fin du marasme économique et la création de richesse pour tous les burkina bé ? Et que votre parti ne participe pas au Conseil Consultatif, so what ! nul n’étant indispensable (le cimetière n’est-il pas plein de gens indispensables et pourtant le monde ne s’est jamais arrêter de tourner).

    Pour mémoire, après avoir passé des siècles de gouvernance à vie, les occidentaux veulent aujourd’hui nous imposer des mandats limités ? N’aurions-nous donc pas nous aussi le droit de construire notre maturité politique et ce, le temps que cela prendra ? Comment Monsieur Diabré, intellectuel et cultivé peut-il se laisser manipuler et suivre "ces instructions" comme un bon mouton et, pire, entraîner avec vous cette population non avertie et pleine d’espoir, en attente de lendemains meilleurs ? Avec toutes vos compétences et les connaissances que vous avez pu accumuler, ne pensez-vous pas que vous seriez plus utile aux burkina bé plutôt en investisseur et homme d’affaires mettant ses capacités au service du pays en travaillant directement aux côtés des opérateurs économiques qui en ont besoin, ainsi que de tout le réseau international que vous avez pu constituer grâce aux différents postes auxquels le Burkina Faso vous a permis d’accéder ?

    Vous auriez été plus crédible en potentiel homme d’Etat si vous vous étiez positionné sur les attaques en Libye, l’inertie pour la Syrie, etc. Mais oh, vous êtes le pantin de Sarko, donc pas de vague si vous voulez être "porté" au pouvoir un jour... Mais nous resterons vigilants, après 50 années d’indépendance, la néo-néo-recolinsation ne se fera pas, ni par les bombardements, ni par le parachutage de cloon formatés au bon gré de la France, la Grande Bretagne ou les USA et surtout à leur service, des moutons "modernes".

    Au fait, nous faillîmes oublier la question dont nous ne trouvâmes réponse dans votre interview, Monsieur Diabré : que proposez-vous exactement avec votre parti pour améliorer la situation économique et sociale du Burkina Faso et des burkinabé ? Alternance, changement, qu’est-ce que vous y mettez ?

    En vous remerciant de votre réponse.

    Nous,
    apolitiquement correct

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