Palais de justice : Un gardien dormeur

vendredi 20 mai 2011 à 05h40min

Lagassina et Pamela ont été relaxés au bénéfice du doute pour les faits de vol et complicit é de vol d’une mobylette de marque Ninja. Le procureur a estimé qu’il n’y a pas d’éléments suffisants pour les retenir dans les liens de la prévention. D’où la relaxe pure et simple. Une requête non déclinée par le tribunal et les dépens ont été mis à la charge du trésor public. En effet, cette affaire remonte au 28 octobre 2010, où Lingani, un agent de la douane venu participer aux préparatifs du défilé du cinquantenaire retournera sans son engin. A son arrivée à Bobo-Dioulasso, il est logé avec un collègue à l’hôtel le Méridien.

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Chacun ayant son engin, la réceptionniste les informa qu’ils peuvent soit les parquer devant l’hôtel ou à l’intérieur de l’hôtel. Mais ceux-ci diront qu’ils entendent faire une virée nocturne. De retour de cette sortie, ils trouvaient le gardien entrain de dormir. Mais avant, la réceptionniste avait donné des instructions au gardien de faire rentrer à l’intérieur de l’hôtel les engins des deux clients partis pour se distraire en ville. Ils l’ont réveillé et lui ont confié leurs engins. Malheureusement, le lendemain matin, Lingani ne reverra plus sa mobylette alors que celle de son ami (de marque JC) n’avait pas bougé. Pourtant, le gardien avoue et soutient les avoir parqués à l’intérieur de l’hôtel. Pamela reste également sur sa déclaration, celle d’avoir donné l’instruction au gardien pour la sécurité des engins. Tout au long du débat, les deux prévenus ont été constants dans leur déclaration.

Ce qui fait dire au substitut du procureur qu’en droit, pour poursuivre quelqu’un de complicité de vol, il faut que la personne ait volontairement aidé de façon active dans la commission de l’acte. Ce qui n’est pas le cas de Pamela. Egalement, aucune preuve n’existe sur la non exécution de l’instruction donnée à Lagassina. Lingani s’est pourtant constitué partie civile en réclamant son engin ou à défaut sa valeur en espèces qu’il a fixée à 300 000 F CFA. Que faire donc face à un tel verdict ? Au commissariat, selon les déclarations de la gérante de l’hôtel, elle avait proposé le remboursement moyennant 20 000 F le mois. Le président du tribunal qui a siégé le mardi dernier dira à cet effet qu’un mauvais règlement vaut mieux qu’un bon procès. Il leur a donc conseillé d’aller régler à l’amiable.

Rassemblés par Bassératou KINDO (beckyelsie@yahoo.fr)

L’Express du Faso

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