Echos de Sya : Une histoire de génie au lycée de Koloko

vendredi 6 mai 2011 à 00h46min

Une histoire de génie défraie actuellement la chronique au lycée départemental de Koloko. En effet, 6 jeunes filles dudit lycée sont présentement dans la tourmente. Ces dernières piquent de façon récurrente, des crises, marquées par des cris et des agitations. Dans le milieu scolaire, c’est la panique générale. Et les commentaires vont bon train, faisant état d’une manifestation de génie. Le proviseur du lycée de Koloko, Frédéric Traoré a confirmé l’existence du phénomène dans son établissement depuis octobre 2010. Au départ, a-t-il dit, ce sont trois filles respectivement de la 6ème, 5ème et 3ème qui ont été les victimes.

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Elles tombaient souvent pendant les cours. Le 8 mars dernier, le nombre est passé de trois à six. Selon lui, le phénomène est très préoccupant et perturbe les cours. Au regard de cette situation, il a dit avoir entrepris des démarches auprès de l’Association des parents d’élèves (APE) qui, à son tour, a contacté les notables. Ceux-ci sont venus à deux reprises brûler de l’encens dans les salles de classe pour faire fuir les génies, mais le phénomène persiste toujours.

Quant aux parents, ils refusent d’envoyer leurs enfants au Centre de santé et de promotion sociale (CSPS), car ils estiment que ce n’est pas lié à un problème de santé publique, mais plutôt d’ordre mystique. Ils préfèrent donc garder leurs enfants à domicile et les traiter à l’indigénat. Préoccupé par l’ampleur du phénomène qui perdure, M. Traoré compte sur sa hiérarchie et les autorités locales, pour trouver une solution définitive à cette situation qui sème la panique dans son établissement.


Le Boulevard de l’indépendance encombré

Le Boulevard de l’indépendance (ex-Boulevard de la Révolution) tend à devenir une rue marchande. Sur le long de cette route entièrement refaite pendant la célébration du cinquantenaire à Bobo-Dioulasso, se mènent des activités commerciales de tout genre : transport, quincaillerie, habillement, fruits, etc. Aux traditionnels occupants des abords du boulevard, se sont ajoutés d’autres, ce qui fait qu’actuellement, même les trottoirs sont utilisés pour des petites activités commerciales. Elles deviennent plus intenses la nuit tombée, et rendent la circulation plus difficile, surtout pour les gros camions. Les autorités communales doivent chercher une solution à l’encombrement du Boulevard de l’indépendance pour éviter qu’un drame ne se produise un jour.

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 6 mai 2011 à 13:08, par Romeo
    En réponse à : Echos de Sya : Une histoire de génie au lycée de Koloko

    Bonjour.Je voudrais attirer l’attention du proviseur sur le fait que ceci est l’oeuvre de colporteurs de certaines nouvelles religions qui ne disent pas leurs noms.
    Vous verrez que d’ici la certaines personnes demanderont a ces filles d’assister a des seances de prieres ; parfois meme vers 20h.
    Ce phenomene se vit dans des etablissements de Ouaga.
    Si c’etait des genies, nos notables les auraient chasses.

    Répondre à ce message

    • Le 7 mai 2011 à 13:17, par gr frère des élèves
      En réponse à : Echos de Sya : Une histoire de génie au lycée de Koloko

      le phénomène des filles qui tombent méritent une petite réflexion. Premièrement ce sont toutes des filles qui tombent. On parle de génies ! Drôles de génies qui ne peuvent maîtriser leur sexe et viennent dans une classe et ne "cherchent que des filles". Ah ba !!!

      A Koloko, on parle de filles de 6 ;5 ; et 3ème. Il faudait voir l’âge des filles ; La science nous démontre que les filles sont plus émotives que les garçons. Dans une classe, l’on verra entre filles et garçons souffrant d’athsme que ce sont les filles qui "tombent". Et nous voilà dans la panique. Si dans les écoles il y avait des psychologues, il serait bon que l’on parle aux filles dès le début de l’année et quand elles commencent à "tomber". Ce sont des peurs légitimes d’ado et quand des sectes s’en mêlent, on n’est pas gâté !

      Nos ado ont leur angoisses face auxquelles malheureusement les écoles sont démunies. Nous devons travailler à les rassurer. Nos enfants ont besoin de grandes personnes disponibles à qui ils peuvent parler souvent de leur problèmes. Malheureusement, les parents ne sont souvent pas de "potes sûrs" et leurs camarades sont "Pig pa son à nu" (10 ne vaut pas mieux que 5). Par contre un psychologue par son autorité que lui confère sa connaissance, son savoir, ou une tanti ou un tonton âgé, disponible reconnu pour sa capacité d’écoute, au sein de chaque école nous aiderait énormément. La ad wè, bug yik la tang wè ! (que faire !!).

      un gd frère

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