Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

mardi 19 avril 2011 à 02h42min

Les Gan sont une ethnie minoritaire de la région du Sud-ouest du Burkina. Au nom d’une tradition séculaire, des membres de cette communauté ne bénéficient pas, à la mort, d’inhumation. Les corps sont alors jetés dans des caveaux à ciel ouvert. Au sein de cette communauté, on ne croit pas à la mort naturelle. Chaque décès nécessite l’interrogation du défunt pour chercher les causes de sa disparition. La pratique consiste à questionner le défunt pour lui faire révéler sa vraie nature, lui arracher des aveux l’établissant sorcier ou non. C’est la réponse du mort qui détermine la sépulture qu’il mérite. Celui qui avoue avoir été sorcier est jeté dans une fosse semblable à un puits. Conséquence, il existe dans chaque village Gan un cimetière de sorciers, à la périphérie du village.

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Mardi 5 avril 2011. Il est 18 heures. Au bout de 5 heures de trajet, nous venons de vaincre la longue distance séparant la commune rurale de Loropéni de la capitale burkinabè, Ouagadougou. Depuis les rives des Balé jusqu’à notre destination, un vent frais et humide souffle sur nos visages. Au revoir la canicule de la capitale. La nature est belle. Une végétation luxuriante et verdoyante y pousse. Le climat est clément. Le soleil reste absent presque tout au long de la traversée.

A notre arrivée, le guide Koffi Farma nous reçoit au carrefour, route de Banfora à la sortie ouest de la ville. L’atmosphère est détendue. Après la prise de contact, nous sommes conduits à une auberge, à proximité de la mairie, où nous trouvons difficilement des couchettes. Malgré sa renommée (à cause des ruines), Loropéni ne dispose d’aucune infrastructure hôtelière et de loisir moderne digne de sa réputation. La nuit, la ville baigne dans une obscurité totale. Sans oublier l’absence quasi totale d’ouvrages d’assainissement.

Le lendemain, mercredi 6 avril, nous embarquons pour le village d’Obiré, présenté comme épicentre des traditions Gan.

Il est situé à 8 km environ à l’Ouest de Loropéni. La piste rurale qui relie les deux localités offre un confort relatif. Nous sommes enfin au village. Un groupe de gamins se détachent de leurs mamans et forme derrière nous, une escorte. Comme s’ils nous connaissaient, deux d’entre eux me prennent la main. Saisis d’une sorte d’euphorie, les bambins sautillent à notre suite, jusqu’au palais, puis se dispersent dans la cour royale. Notre guide nous installe sur un banc sous l’arbre à palabre. C’est là que se tiennent les audiences. Quelques minutes d’attente, et le roi sort de sa résidence. Toute l’assistance se lève pour l’accueillir. Nous le saluons à distance. La coutume interdit de ne jamais saisir la main du roi. Nous introduisons le sujet de notre reportage : "Nous voulons visiter le sanctuaire des rois Gan et découvrir les potentialités touristiques et culturelles de votre peuple".

Le roi se réjouit de la pertinence du thème. Il nous autorise alors à visiter les sites. Mais en réalité, notre intention était de découvrir le cimetière des sorciers. Nous ne pouvions pas aborder directement et clairement ce sujet dans l’immédiat.

L’enfer sur terre

Il faut malicieusement l’évoquer au moment des échanges. Nous saisissons le moment opportun pour glisser la question. De cette manière, nous obtenons l’accord du roi à visiter le lieu. A part l’éminent professeur, Jean Baptiste Kientéga qui y a été une fois dans le cadre de ses recherches, personne dans le village n’ose s’aventurer ouvertement sur le site. Le cimetière des sorciers Gan est isolé du village. Il est à environ 3 km des habitations. L’accès est difficile. Nous y parvenons par des pistes enchevêtrées dans la brousse.

Comme dans tout cimetière, le visiteur est inéluctablement frappé par le calme en ces lieux. Si bien qu’on entend difficilement le gazouillement des oiseaux de diverses essences. Nous débouchons sur un champ d’anacarde. Après avoir contourné la plantation, nous montons sur une colline, à quelques encablures de là. Déjà, une odeur nauséabonde et répugnante embaume l’air. Nous prenons ça comme indice de la proximité du cimetière et commençons à chercher du regard les tombes. Peine perdue. Notre guide, Koffi Farma, poursuit sa route, nous conduisant au sommet de la colline.

Notre surprise est totale, face au spectacle. Presqu’un enfer sur terre. Un terrain couvert d’alvéoles. En guise de tombes, le cimetière est constitué d’une multitude de puits ouverts çà et là, le tout évoquant un site d’orpaillage. A l’intérieur des trous, très peu profonds, des corps en décomposition, des ossements humains laissés à l’abandon. C’est ici, explique le guide, que les Gan jettent les cadavres des sorciers. L’homme, natif lui-même du village, nous assure que la coutume est respectée depuis la nuit des temps.

Les Gan sont majoritairement enracinés dans la tradition. Les coutumes exigent que les défunts soient interrogés avant d’être inhumés. Quand un membre de la communauté meurt, quatre personnes transportent le corps sur un brancard. Un thaumaturge fait des incantations sur le cadavre, sous l’œil vigilant des sages du village, installés à une distance respectable. Le rite se déroule en présence des proches du défunt. Le thaumaturge peut demander au cadavre par exemple d’aller saluer les vieux, s’il n’est pas sorcier. S’il n’obéit pas aux ordres, c’est un aveu de culpabilité : il est sorcier. Alors, le brancard bascule, les brancardiers titubent et sont entraînés loin des sages. Quand le défunt n’a rien à se reprocher, les brancardiers avancent et se prosternent le corps sur la tête devant les anciens.

Il n’y aurait, selon notre informateur, que les seuls initiés pour percer les secrets de la cérémonie. L’épreuve de questionnement est répétée au cimetière. Le défunt est de nouveau interrogé pour écarter tout risque d’erreur. La manœuvre consiste également à permettre à l’infortuné de désigner librement le trou où il désire reposer désormais, la science du thaumaturge ayant révélé qu’il y a des sorciers qui ne cohabitent pas. Conformément aux prescriptions des traditions, les membres de la communauté ne célèbrent pas les funérailles des sorciers. Et quel que soit le rang social d’un sorcier, à sa mort, on le jette comme un animal dans une fosse. La plupart des villages Gan dispose de ce type de cimetière.

A l’évidence, la pratique ne manque de désorienter les esprits cartésiens.

Même si la question est rarement abordée, voire contestée au sein de la communauté, ont peut déceler dans certains propos ou attitudes que des victimes innocentes gisent en ces lieux sans une sépulture décente. Selon le Kan Iya (Roi Gan), des problèmes familiaux non résolus peuvent valoir ce sort peu enviable à une personne à son décès. Tabou oblige, nous n’avons pas trouvé d’habitant désireux d’aborder le sujet. Mais une chose est certaine, confie le guide, aucune famille ne souhaite avoir un proche dans ce cimetière. C’est une honte pour les ascendants descendants.

Malheureusement, personne n’ose s’exposer aux représailles en s’élevant contre la coutume, bien que néfaste pour la communauté. Pas même le premier responsable de la communauté. Selon la croyance, l’inhumation d’un sorcier chasse la pluie. Si bien que, même quand par mégarde, l’on accorde des égards à un présumé sorcier non dépisté lors du rituel funéraire, il faut impérativement exhumer le cadavre et jeter ses restes au cimetière des sorciers, procédé qui s’accompagne de sacrifices de réparation, lesquels sont censés calmer la colère des dieux.

L’histoire du militaire sorcier

Les défenseurs de la coutume sont formels : Il n’y a pas de favoritisme dans l’application d’une coutume séculaire. L’histoire que l’on conte à propos de cet homme en serait la preuve. Un militaire meurt un jour et la population décide d’appliquer les règles de la coutume. Elle se heurte à une farouche opposition des enfants du défunt. Les proches du militaire parviennent donc à le faire enterrer.

La saison des pluies arrive et la communauté fait le constat qu’aucune goutte d’eau ne tombe sur le village, bien que la saison soit bien avancée. Face à cette situation, les villageois consultent les fétiches et la sentence tombe : il faut exhumer le corps du militaire qui était, en réalité, fautif. Les villageois entreprennent alors des démarches en vue de déterrer le militaire et renvoyer ses restes au cimetière des sorciers. Les fils de l’homme de tenue s’y opposent catégoriquement, ce qui embrase le climat déjà délétère.

L’administration est vite alertée et des gendarmes sont dépêchés dans le village pour rétablir l’ordre et apaiser les esprits. Après s’être informés sur les raisons du conflit, et devant les certitudes des habitants que seule l’infraction commise par les parents du militaire a pu retenir la pluie, les pandores autorisent alors l’exhumation des restes du militaire. Sur ce, les villageois recommandent à leurs hôtes de retourner tranquillement d’où ils sont venus et de laisser les ancêtres agir.

Les gendarmes désirant, non seulement voir la suite, mais conduire leur mission à son terme, demeurent dans le village, non sans l’envie de prendre à défaut les populations, au cas où la pluie ne tomberait pas. Quelle ne fut pas leur surprise, lorsque la pluie se mit à tomber à grosses gouttes sur le village, à peine la dépouille du militaire parvenue au cimetière qui lui est destiné."Nos visiteurs ont eu beaucoup de peines à retourner chez eux", assure le Roi Gan, ravi de servir l’histoire du militaire sorcier, tel un certificat de pertinence et d’authenticité.

Reste que le modernisme s’incruste progressivement dans la vie des Gan. Les pratiques sont soumises aux bouleversements sociaux. Le village compte des fonctionnaires parmi ses enfants, sans compter la scolarisation des enfants.

A cela s’ajoute l’influence des religions étrangères et les conflits de génération qui viennent troubler l’ordre préétabli. Le désir de changement est perceptible, même chez le roi gan qui déclare : "Mon souhait est de trouver une solution, de façon à ne plus jeter les corps des sorciers dans des trous. Mais comme ce n’est pas nous qui avons institué la coutume, il faut communiquer pour progressivement changer les comportements. En ce sens, il faut communiquer avec les ancêtres afin qu’ils montrent la voie à suivre pour lever cette disposition et laisser enterrer nos morts sans problème", suggère-t-il. Et de regretter : "Ce n’est pas agréable de voir jeter le corps d’un proche avec lequel on a vécu".

Dur, très dur de rompre avec la tradition

Malgré ses scrupules, le premier responsable de la communauté gan, demeure convaincu qu’il est difficile de briser les liens établis avec les ancêtres. Ses propos laissent clairement entendre que nul ne saurait renier les alliances scellées depuis fort longtemps et réglementant la vie de la communauté.

Les exemples ne manquent pas pour étayer l’irréversibilité de ces lois : "Un parent sorcier était mort. J’ai interrogé le défunt pour lui demander s’il acceptait qu’on fasse un sacrifice de bœufs à sa place pour lever le sort, afin de pouvoir l’inhumer. Le cadavre a refusé". L’alibi brandi ici est que les « méchants », se reconnaissant comme tels, refusent de cohabiter avec les personnes justes. Mais bizarrement, la famille royale ne subit pas les turpitudes de cette pratique. Comme le dicton le dit chez nous, « qui ose accuser la mère du chef de sorcellerie ?". Sorcier ou pas sorcier, aucun membre de la famille n’est interrogé publiquement à sa mort. Mieux, cette famille a son lieu d’enterrement. S’il s’avère qu’un sorcier est identifié, un collège de sages composé du chef de garde des tombes du roi et un autre chef du clan se penchent discrètement sur la question. Les discussions se mènent à huis clos. Rien ne filtre à l’issue des échanges. A eux de réparer dans le secret des dieux la faute commise. En tous les cas, la personne est inhumée au cimetière familial.

Querelle sur la dépouille d’une fille protestante

Tout naturellement, les remous sociaux sont fréquents, surtout avec les oppositions souvent manifestées par les fidèles des religions étrangères. On évoque le cas d’une fille protestante dont la mort a suscité des frictions à Gaoua. Une fois la fille morte, sa dépouille fut transférée au village. Comme elle était de la famille royale, ses parents avaient réclamé son corps en vue de l’ensevelir au cimetière familial, chose que les chrétiens désapprouvèrent. Les deux camps s’affrontent et en viennent même aux mains. Les protestants parviennent à passer outre la tradition et à inhumer la jeune fille, laissant un calme précaire dans le village.

Quelques jours après l’enterrement, les villageois procèdent à l’exhumation de la dépouille et l’envoyèrent finalement au cimetière familial. Ruminant leur impuissance, ses coreligionnaires finirent par s’accommoder du "sacrilège". "Ce n’est pas le corps qui compte, mais la foi de la personne", se console encore le pasteur de l’église local, Philippe Farma. Pasteur qui a remplacé son prédécesseur, chassé du village à cause de ce problème. "En tout cas c’était chaud. Mais Dieu merci, ça s’est calmé", se réjouit-il.

Le directeur de l’école affecté depuis 1984 dans ce village n’a jamais rêvé un instant faire un tour dans le cimetière des sorciers. Pourtant son domicile est situé à moins de deux kilomètres des lieux. Il indique en avoir entendu parler à maintes reprises, mais l’idée de s’aventurer dans ce cimetière n’a jamais effleuré son esprit. Le maire adjoint de Loropéni, Siébou Wèltè Hien, affirme avoir par hasard vu les « tombes », au cours d’une randonnée de chasse, à son enfance.

Depuis lors, il ne s’est plus rendu là-bas, quoiqu’il ne cache pas une pointe de satisfaction de voir ce peuple résolument déterminé à conserver ses traditions. Le préfet de cette circonscription rurale, Brahima Koné, confie avoir eu vent de l’existence de ce cimetière atypique. "Comme on parle déjà de sorcier, je ne suis jamais allé le visiter", se défend-il, laconique.

Pourquoi jeter des cadavres ?

Pour sa part, Prosper Banonzaola Somé, conservateur du musée de Gaoua où sont gardés des monuments traditionnels, dit ne pas disposer, à l’heure actuelle, des symboles de tombes de sorciers Gan dans sa galerie. Il ne perd pas espoir qu’un jour, des représentations de ces coutumes gan soient représentées dans le musée. Prosper Somé va régulièrement sur le site. Selon lui, la peur et éventuellement les interdits, empêchent les villageois de se rendre dans ce cimetière.

On raconte qu’il y avait beaucoup de malfaiteurs dans le milieu Gan. Il fallait donc trouver un remède à ce mal. C’est ainsi que les aïeux ont estimé judicieux de ne pas enterrer les sorciers. Cette pratique a, pour ainsi dire, été instaurée pour décourager les éventuels malfaiteurs. C’était une façon d’amener des gens à se repentir et à renoncer à leurs mauvaises conduites. La pratique était censée débarrasser la société de ses déchets, mais hélas, regrette le roi Gan, "il n’y a toujours pas de changement au sein de la population. Les sorciers résistent toujours". Face à ce constat amer, les garants de la tradition se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Ils sont contraints de perpétuer une pratique de plus en plus décriée.

Autrefois, ça se passait sans aucune objection. De nos jours, les choses évoluent et nombreux sont ceux qui aspirent au changement.

D’autres angoisses torturent l’esprit du chef. Celles liées notamment à la criminalité grandissante. "Des individus malhonnêtes peuvent tuer quelqu’un et jeter son corps dans nos grottes. Dans ce cas, on peut nous accuser facilement du crime commis", s’indigne-t-il.

En attendant le feu vert des ancêtres pour mettre fin à la pratique, les trous ouverts continuent de recevoir des cadavres de vrais ou de supposés sorciers.

Ouamtinga Michel ILBOUDO (omichel20@gmail.com)

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 19 avril 2011 à 03:08, par Boribana
    En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

    Mon type, il faut parler de ce que la soldatesque est en train de faire comme merde sur notre belle terre du Faso, au lieu d’aller pêcher en eaux troubles ! Tu as fui les balles de Ouaga pour te réfugier à Lorépéni et, non content de l’accueil fraternel que les vaillantes populations t’ont réservé, tu pousses le bouton jusqu’aux histoires de personnes mal ensevelies. Vas avec ta plume au camp Lamizana et rapporte-nous comment eux ils broient du journaliste défaillant ! Peut-être que tu y verrais qu’on enterre bien.

    Répondre à ce message

    • Le 19 avril 2011 à 15:35
      En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

      Personne ne t’as obligé à lire cet article... L’article est très intéressant et apporte un plus à notre culture générale !! En outre, par ces temps où toute la presse est littéralement au chevet du Burkina à travers de nombreux articles sur les "coups de feu", parler d’autres sujets peut contribuer à limiter le stress et l’angoisse lié à la sortie des militaires..

      Bonne journée

      Répondre à ce message

    • Le 19 avril 2011 à 16:11, par anselme
      En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

      Je déplore la réaction de cet internaute.L’actualité ce n’est pas simplement les manisfestations meme s’ils occupent la majorité des informations. Si vous lisez bien les autres articles le journal y fait mention.
      Je trouve que c’est un bon reportage car cela nous permet de connaitre d’autres coutumes. C’est l’ignorance qui fait fait qu’il y a des guerres à cause de l’incompréhension.
      Pour revenir au sujet il est très difficile de changer la coutume on ne peut que simplement l’améliorer. C’est la coutume qui est le seul héritage que les blancs ne nous ont pas enlevé

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    • Le 19 avril 2011 à 20:49, par borimaban
      En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

      Boribana à moins que tu ne saches pas à lire, il y a plein d’articles qui pullulent sur ce que font les militaires. Un journaliste-reporter ne doit pas seulement se figer sur un sujet unique. Au lieu de t’estimer heureux d’avoir appris quelque chose non seulement pour ta culture générale mais sur nos traditions, tu te plains inutilement. Tais toi et vas lire !

      Répondre à ce message

    • Le 20 avril 2011 à 00:01, par All REAL
      En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

      C’est tres bete ton opinion. Fasonet est un reseau d’information en large mais pas seulement des chroniques ou fait divers. Si un theme t’interesse de lire, please do. Otherwise, shut the fuck up... Si tu connais mieux et/ ou a plus d’infos va donc les recueillir chez les militaires pour nous. Bete que tu soit pour ne pas apprecier les redacteurs de Fasonet. Ouvre grand tes yeux de grenouille, lis et donne un commentaire au message dument bien fournis ; ne critique pas les redacteurs. Au contraire encourage les que de penser que l’effort qu’ils font pour nous informer est un merite. Motherfucka... Y’en a meme qui st trop bete koi. Il ne suffirait pas d’avoir acces a internet et disposer d’un ordinateur publique pr ouvrir gd sa gueule et parler. Go get a life and start being valuable for the society. A quoi te sert la negation meme d’ailleurs ?

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  • Le 19 avril 2011 à 15:40, par le naba
    En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

    félicitation, c’est bien de nous apprendre les coutumes de notre beau pays, moi je n’avais jamais entendu parlé.merci pour m’avoir instruit un peut.courage et bonne suite a toi

    Répondre à ce message

  • Le 19 avril 2011 à 19:17, par Titinga
    En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

    Felicitations au journaliste. C´est une enquête qui m´a permi de connaitre une partie du peuple burkinabé. Je t´encourage d´ailleurs Mr le journaliste de faire paraitre chauqe vendredi par exemple un article bien fourni sur nos réalités traditionelles. Cela nous permettra de nous connaître. On doit se connaitre et c´est par lá que naît la tolérance. Je vous prend un exemple : je suis á l´´exterieur dans un pays européen oú beaucoup de nationalités voire de cultures se cotoient. J´ai eu á cohabité avec un syrien. Un jour, alors qu´il s´adressait á moi debout devant moi, j´étais assis dans un fauteuil et je venais de croiser les jambes et le plat de mon pied dirigé vers lui. J´ai constaté tout de suite que son visage est passé subitement du guai á la furie. C´était presque quelques jours avant le jet de chaussure en Irak sur l´ex-président américain Georges Busch et par lá, je lui ai demandé comment les arabes peuvent-ils considéré cela comme un dénigrement á l´en-contre de quelqu´un ? et c´est lá qu´il est revenu sur la scène qui s´est passée á maintes fois entre nous et m´a fait savoir que le fait de lui présenter mon plat-de-pieds signifie que lui mon interlocuteur ne vaut rien. Une sorte d´injure dans leur culture ! Et c´est á travers un documentaire á la télé que tout a été clair dans ma tête. Bref, tout cela pour dire qu´il faut qu´on se connaisse et même dans nos propres pays. L´afrique n´est pas comme les autres continents ! Au Burkina nous avons plus d´une soixantaine de langues et dc une multitudes de cultures ! Je sais que dans certaines cultures (que je nomme A) on enterre une personne décédée des suites d´un accident ou de noyade, suicide sur les lieux du crime. encore moins on ne présente pas les condoléances. Chez d´autres/que je nomme B) cela est tout á fait le contraire. supposons que quelqu´un de B perde une connaissance et que A qui est son ami ne daigne pas venir présenter ses condoleances comme on a coutume de le faire en Afrique. Que pensera donc B de celui qu´il pensait être son ami ? s´il connaiiisait la culture de l´autre il trouvera lui même la réponse et en tolerera.
    Je suis sûr que cet article ne sera pas beaucoup lu situation nationale oblige, mais on ne doit pas refuser sa pertinence.
    Merci encore une fois et bon courage !

    Répondre à ce message

  • Le 19 avril 2011 à 19:33, par bella
    En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

    ton reportage est parfait !!! félicitation

    Répondre à ce message

  • Le 19 avril 2011 à 20:32, par steve
    En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

    Félicitation monsieur le journaliste.
    Nous avons reellement besoin des gens comme vous pour connaitre les coutumes de nos peuples comme l’a si bien dit un de mes prédecesseurs , et en plus cela permet aussi à l’administration d’éviter de vouloir trouver des peines dans certaines coutumes au risque de creer des situations qui pourraient troubler sérieusement l’ordre public.
    Les coutumes des Gans dans ce domaine sont indéniables et comme dans toute coutume,il ne faut jamais tester la coutume car elle ne ment pas.

    Répondre à ce message

  • Le 19 avril 2011 à 21:43
    En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

    la sorcelerie, c,est quoi meme ? quelqun voudrai bein m,expliquer.
    Merci

    Répondre à ce message

    • Le 20 avril 2011 à 13:43
      En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

      c’est un concept tres varié et comprise parfois de plusieurs facons. Mais on peut resumer la sorcellerie a a peu pres ceci :
      il y a des gens qui ont d’autres pouvoirs surnaturels que les autres. netre autres ces gens peuvent se nourrir de la force de vie des autres et les tuer ainsi (tout comme on tue un animal pour s’en nourrir). Ils peuvent agir de differentes manieres pour attraper leurs proies mais generalement ils doivent entrer en contact ave leur victime afin deprendre leur vie. En general ils preferent les personnes jeunes, enfants, bref ceux la qui sont en bonne santé (parce que justement ces victimes ont plus de force de vie). D’autres agissent ainsi pour tuer par mechancete tout simplement. Il faut dire qu’il y a des bons (qui ne tuent pas mais aident et protegent et font le bien a eux memes ou aux autres avec leurs pouvoirs surnaturels) et des mechants sorciers. Partout dans le monde il y a toujours eu la croyance aux sorciers (les vampires, les dracula, etc ne sont que d’autres formes), contrairement au fait que l’on pense que c’est une croyance depaysée et sans fondement pour des ignorants. En europe il y a eu la chasse aux sorcieres (d’ou l’expression), aux usa (les sorcieres de salem,) etc. Et partout les sorciers ont toujours ete hais et bannis de la societe et ont eu un traitement mechant
      croire ou ne pas croire c’est a chcun de reflechir
      SOME

      Répondre à ce message

  • Le 20 avril 2011 à 13:07, par mandeka22
    En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

    Tres riche et très instructif comme article

    Répondre à ce message

  • Le 20 avril 2011 à 13:10, par mandeka22
    En réponse à : Cimetière de sorciers Gan : Tombeaux à ciel ouvert

    Tres riche et très instructif comme article

    Répondre à ce message

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