Situation nationale : Des échos à Kaya

mardi 19 avril 2011 à 02h41min

Kaya a passé une nuit blanche du 17 au 18 avril 2011. Des militaires armés ont semé la terreur cette nuit-là, à Kaya. Avec des coups de feu, à travers les quartiers sans toutefois, se livrer à des actes de vandalisme, au préjudice des civils. Panique générale, sauve-qui-peut, c’est le spectacle que les Kayalais ont vécu ce dimanche 17 avril, aux environs de 21 heures. Alertés par les premiers tirs d’armes, ils cherchaient à regagner leur domicile respectif.

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Les clients des maquis et bars avaient vite fait de vider les lieux, les commerces avaient baissé leur grille et les rues s’étaient vidées laissant place aux militaires qui tenaient a manifester leur mécontentement. Ayant pris d’assaut les quartiers de la ville et tirant en l’air, ils ont rythmé la nuit, de rafales d’armes de guerre.

Les tirs se sont fait entendre jusqu’au matin. Est-ce par solidarité de corps ou est-ce pour une revendication spécifique ? Rien n’a filtré pour ce qui concerne le mobile de ces agissements. Selon certaines sources, ils se seraient approvisionnés, de force, à la gendarmerie. Aucune perte en vie humaine, aucun blessé, mais des dégâts matériels ont été enregistrés. Le domicile du commandant du 10e régiment de commandement et d’appui de sécurité (RCAS) à été entièrement incendié, le poste de garde de la résidence du commandant de la Région militaire et le foyer à l’entrée du palais de la justice sont passés sous les flammes. En plus du foyer du 10e RCAS, le bar-restaurant « l’Amitié » a été saccagé.

Des boissons et des appareils de musique auraient été emportés, des bouteilles et des verres, cassés. Selon le propriétaire de ce bar, les pertes ont été évaluées à 800 000F. La première région militaire, depuis la crise nationale, était restée en marge des violentes manifestations. Vivant en parfaite symbiose avec les populations, les militaires avaient rassuré ces dernières, de maintenir ce climat par des manifestations populaires organisées dans leur foyer dont la dernière en date a été le samedi 16 avril au foyer de la région militaire où la bière a été vendue exceptionnellement à un prix imbattable de 500F, la bouteille.

Espérons que tout rentrera dans l’ordre, surtout que la population est toujours sur le qui-vive et des services et pas des moindres, sont restés fermés. C’est le cas des institutions financières dont le Trésor public. Les élèves des établissements d’enseignement secondaire qui ont débuté leurs premiers cours la semaine, ont dû fermer les classes, suite à une rumeur faisant état de la reprise des tirs en ville. Ce qui n’est pas sans conséquence sur les activités économiques de la ville. En attendant des informations officielles, les supputations vont bon train. Vers dix heures, une fausse alerte a vidé le marché de ses occupants.

Augustin Irwaya OUEDRAOGO

Sidwaya

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