Difficile de se procurer du carburant à Ouagadougou

lundi 18 avril 2011 à 01h08min

Depuis l’avènement des manifs des militaires, les stations d’essence de la capitale sont restées fermées. Des personnes se sont, alors, organisées, à travers la ville, pour vendre le carburant dans des bouteilles, souvent à des prix très élevés.

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Dans les nuits du jeudi 14 et vendredi 15 avril, des militaires sont encore sortis dans les rues pour piller et cambrioler les magasins et surtout, les stations d’essence dans la capitale burkinabè, Ouagadougou. Suite à ces actes de vandalisme, les stations d’essence sont fermées. Du coup, il est très dure, voire impossible pour les citoyens, de se ravitailler en carburant. Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres, avons-nous coutume de dire ?

Des jeunes se sont alors organisés pour vendre ce « précieux » liquide dans les quartiers aux abords des grands axes. Où trouvent-ils le carburant ? Pour Ali Kaboré et ses amis, des vendeurs de carburant de circonstance, rencontrés ce dimanche matin, à côté du rond-point du 2-Octobre disent acheter leur carburant dans les provinces du Boulkiemdé (Koudougou) et Sanguié (Réo), dans la région du Centre-Ouest à 1 200 FCFA, le litre. Ils le revendent à 1 250 F CFA. « Nous avons commencé la commercialisation du carburant depuis que les stations d’essence sont fermées dans la ville. Nous donnons l’argent aux chauffeurs des sociétés de transport pour qu’ils nous rapportent le carburant », a témoigné Ali Kaboré. Sur l’avenue Kwamé N’Khrumah, un autre vendeur est installé avec un autre prix. Ayant requis l’anonymat, il précise qu’il achète son carburant dans la ville de Ouagadougou à 1 100 F CFA, le litre du Super 91 pour le revendre à 1 200 F CFA.

Les prix du carburant varient d’un point de vente à un autre. Des clients ont témoigné avoir acheté du carburant à 1 750 F CFA, le litre. Pour ceux qui tentent, à tous les coups, de se ravitailler, la situation est devenue intenable. Surtout qu’ils ne savent quand cette corvée prendra fin. « J’ai payer le litre hier à 1 500 F CFA aujourd’hui, j’ai eu un peu plus de chance car je viens d’acheter le litre à 1 000 F CFA. Donc en deux jours j’ai dépensé 2 500 F CFA. Habituellement, avec cette somme d’argent, je me ravitaille en essence pour une semaine », a affirmé un citoyen, Moumouni Mahama. Une femme s’écrie, dans l’anonymat : « Même si la qualité de l’essence est douteuse, nous sommes obligés de payer, car nous devons manger. Le gouvernement doit trouver une solution à ce problème ». Cette augmentation du carburant a conduit à la hausse du prix de transport des taxis. Le coût de transport par personne qui était de 200 FCFA est passé à 300 FCFA.

Ozias Kiemtoré (kizozias@yahoo.fr)

Sidwaya

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