MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

lundi 18 avril 2011 à 01h17min

Des boutiques d’appareils électro-ménagers, de matériels informatiques et diverses marchandises, des stations d’essence, des véhicules tout-terrain pour la plupart, des infrastructures privées et publiques ont encore fait les frais des manifestations des militaires qui ont pris leur source au Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dans la nuit du 14 avril 2011. La résidence du général Gilbert Diendéré, chef d’état-major particulier de la Présidence, n’a pas été épargnée. Nous avons fait le tour de la ville de Ouagadougou pour constater de visu les stigmates et recueillir des témoignages. L’un des faits les plus marquants de la déferlante de colère des militaires est sans conteste l’incendie de la résidence du chef d’état-major particulier de la Présidence du Faso, le général Gilbert Diendéré, située sur l’avenue du Conseil de l’entente. Cette fois, les saccages ont été d’une ampleur effarante.

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Cave Paling-wendé, station PETROFA à Tampouy, les alimentations Marina Market à la Patte-d’oie et à Gounghin, DIACFA Automobiles, agence ONEA au Stade du 4-Août, Data Link, Bessel Equipements, Will Télécom, LIPAO…, la liste des biens notamment privés touchés par les manifestations de colère des militaires, qui ont resurgi dans la nuit du jeudi 14 avril 2011 dans la caserne du régiment présidentiel, est loin d’être exhaustive.

Ces établissements commerciaux ont été littéralement vidés de leur contenu ou incendiés comme c’est le cas de Marina Market de la Patte-d’oie. Du centre-ville en passant par des quartiers névralgiques de la ville, le constat est désolant. "Les pillages ont, certes, été perpétrés par les militaires, mais des gens ont profité de la situation. J’ai été témoin d’actes de pillages orchestrés par des civils. Des propriétaires de boutiques ont même pu appréhender des jeunes pris en flagrant délit", a révélé un témoin. L’un des faits marquants de ces manifestations est la réquisition forcée de véhicules de type tout-terrain, pour la plupart, et appartenant aussi bien à l’Etat qu’à des personnes privées.

Ces véhicules qui ont été accidentés ou abandonnés par la suite un peu partout dans la ville, auraient servi à transporter des biens soustraits des boutiques. "Ici, il y avait deux voitures. Ils ont pris le véhicule avec ses clés et ont endommagé l’autre qui n’en avait pas, avant de partir, sous les yeux des vigiles impuissants", nous a laissé entendre un parkeur officiant devant DIACFA Automobiles. Certains motocyclistes ont dit avoir été dépossédés de leurs biens (portable, argent…). Les commerçants des secteurs 4, 15, 16 et 17 ont aussi été victimes des casses des militaires et de certains délinquants de la ville qui ont profité de la situation. Selon le vendeur de portables, Tidiane Namagué, 86 téléphones portables, 8 ordinateurs portables et 12 appareils numériques ont été emportés par les mutins.

1 375 000 F CFA emportés

"On a cassé mon coffre-fort et vidé la somme de 1 375 000 F CFA qui s’y trouvait", a-t-il confié. A l’en croire, aucune marchandise n’est restée dans la boutique car elle a été saccagée par les révoltés. Il nous a montré deux douilles qu’il dit avoir ramassées dans la boutique après le passage des hommes de tenue. La maison Nokia, Médium International Télécom, a aussi été pillée par effraction. Selon son Directeur général (DG), Alain Roger Coefé, de nombreux téléphones portables ainsi qu’une somme importante ont disparu. Il en est de même pour certains documents. Le frigidaire a été également mis à sac, a-t-il confié. Son bureau n’a pas été épargné. Mais les empreintes de chaussures laissées sur la porte ne correspondent pas à celles des chaussures de militaire, a expliqué M. Coefé.

Ce qui laisse penser que malgré les douilles ramassées sur les lieux, les auteurs des casses peuvent ne pas être uniquement des militaires. En attendant le constat de la gendarmerie, un huissier de justice a déjà évalué les dégâts. Selon toujours les explications du DG de Médium International Télécom, distributeur officiel de Samsung et Nokia, les casseurs ont oublié un ordinateur portable dans la boutique. Les travailleurs de la boutique "Challenger" ont aussi subi des pertes. "Nous étions devant la boutique. Soudain, nous avons entendu des coups de feu et nous sommes allés nous réfugier dans les toilettes. Il y a eu ensuite des tirs d’armes automatiques.

C’est quand les choses se sont calmées que nous sommes sortis constater les dégâts", a confié le gardien de la boutique Challenger, Idrissa Congo. Selon ses dires, des costumes, des chemises, des tee-shirts, des valises et des bijoux de grande valeur ont été emportés. Une forte somme d’argent a été également emportée par les mutins, a-t-il indiqué.

Une Kalachnikov abandonnée

Il a aussi précisé qu’une arme de type Kalachnikov a été trouvée dans la boutique. Mais, elle a été récupérée par la gendarmerie qui s’est déportée sur les lieux, a-t-il ajouté. Le jeune boutiquier Aziz Kafando des 1200 logements a affirmé avoir été victime de casses et de pillages. Mais, des civils seraient également parmi les pilleurs car il a pu, avec l’aide des voisins, mettre la main sur deux jeunes qui s’étaient livrés au pillage. Ils ont été conduits à la gendarmerie mais le troisième qui avait en sa possession les objets volés, a pu s’échapper.

Des infiltrés

A entendre certains commerçants, l’on peut affirmer sans se tromper que des civils ont participé aux casses. Selon le commerçant Tidiane Kiemtoré à Cissin, des voyous ont profité des casses des militaires pour piller des boutiques. En plus des cartons de boissons et d’autres biens, il dit avoir perdu une importante somme d’argent car sa caisse a été vidée de son contenu. La déception du commerçant Tidiane Kiemtoré était grande car, c’est la deuxième fois qu’il enregistre des casses. D’une boutique à une autre, les dégâts varient mais la déception est la même.

Chez le jeune commerçant Amado Sédogo à Cissin, des télévisions, des téléphones portables, des lecteurs DVD et des appareils de musique ont été emportés par des individus non identifiés. Selon ses affirmations, un coffre-fort contenant une forte somme se trouvait dans la boutique mais les pilleurs ne l’ont pas emporté. Le gardien, Sabané Koanda qui assurait la sécurité des lieux dit avoir vu, dans la nuit des casses, trois motos desquelles sont descendus des gens qui portaient l’uniforme militaire mais qui n’étaient pas armés. C’est à l’aide de pioches qu’ils ont cassé une partie de la porte pour pouvoir pénétrer dans la boutique, a-t-il indiqué. "Ils m’ont poussé et j’ai eu une luxation au pied", a-t-il poursuivi avant d’ajouter qu’il n’a pas pu identifier ses agresseurs. Outre les boutiques, certaines stations d’essence ont aussi reçu la visite des militaires. C’est le cas d’une des stations OTAM à Cissin où les mutins se sont servis en essence et en gasoil, a confié Adama Ouédraogo, un des responsables de la station. Selon ses explications, c’est aux environs de 3h du matin que les mutins ont obligé le pompiste qui était de garde à mettre sa station en marche afin qu’ils puissent se servir en essence.

Il a fait noter qu’un huissier a été saisi pour le constat des dégâts causés à la station. Sur notre chemin, nous avons constaté d’autres dégâts matériels en face de Ouagarinter. Il s’agit d’un véhicule Peugeot 406 de type ministériel complètement calciné et abandonné à l’extrême gauche de la route. Il ne comportait pas de plaque d’immatriculation. Mais des impacts de balles étaient visibles sur le capot et au niveau des jantes du véhicule. Du côté du palais de Kosyam où nous avons fait un tour aux environs de 11h 20mn, c’était le calme plat. Le boulevard Mouammar Khadafi était pratiquement sans usagers. Seul un cycliste qui se dirigeait vers le palais et un pick-up militaire qui était en mouvement vers les lieux, étaient visibles. C’est ce mouvement de pick-up qui nous a amenés à rebrousser chemin. Pour tout dire, la zone était déserte. Par contre, lorsque nous remontions vers le rond-point de la Patte-d’oie, nous avons croisé un véhicule tout- terrain rempli de militaires lourdement armés. Certains avaient pris appui sur les portières avec des armes dirigées vers le ciel. Nous avons aussi fait un tour vers le camp Guillaume, mais des militaires nous ont déconseillés de nous approcher davantage du camp. Cependant, nous avons pu voir le dispositif sécuritaire qui était mis en place. Des hommes armés faisaient des va-et-vient entre le camp et les environs.

Descente de treillis dans un "lupanar"

Les résidents du quartier Gounghin comme ceux d’autres secteurs de la ville ont subi une descente des militaires dans un hôtel où officient des filles de joie. Témoignage...

Vendredi 15 avril aux environs de 22h, un véhicule, avec à son bord un groupe de jeunes militaires bien armées de mitraillettes, fait escale dans un hôtel situé à quelques encablures du lycée mixte de Gounghin. C’est la débandade au sein des résidents de l’hinterland de cet hôtel. On apprend que la plupart des clients de cet établissement hôtelier prennent rendez-vous avec des filles qui fréquentent les lieux pour y vendre leurs charmes.

Apeurés par des tirs en l’air que les visiteurs ont effectués dès leur descente, les habitants jouent la carte de la prudence en se réfugiant qui, chez eux, qui, chez des voisins. Ils observent néanmoins la scène à travers les murs et les ouvertures des portails. "D’emblée, nous nous sommes demandé ce qu’ils étaient venus chercher, étant donné que l’hôtel ne fonctionne pratiquement pas ou du moins tourne au ralenti", nous a confié une dame qui habite dans une cour juste à deux pas de l’entrée de l’établissement. Les visiteurs en treillis préciseront leurs intentions, quelques minutes après, quand des cris des filles qui se trouvaient à l’intérieur ont commencé à retentir. "Ils ont contraint une blanche qui sortait de l’hôtel avec un monsieur à coucher avec eux.

Les autres filles qui s’y trouvaient ont subi le même sort". A en croire, F. N, l’une des infortunées, les militaires sont passés à au moins trois à trois sur chaque fille, avec une rudesse caractéristique de l’état d’ébriété dans lequel ils se trouvaient.

Dabadi ZOUMBARA et Yembi Richelieu ZONGO

Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 18 avril 2011 à 01:25
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Il n’y a rien de plus lâche qu’un comportement de ce genre ! J’ai honte de l’armée de mon pays ! Ils étaient censés nous protéger et nous payons nos taxes pour cela. Mais c’est eux même qui nous pillent et qui nous volent ! Et ils n’auront même pas honte de percevoir leurs salaires à la fin du mois. Quelle honte !!!!!!

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    • Le 18 avril 2011 à 02:30, par Zefron
      En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

      L’unique formation véritable que ces militaires ont eu ; c’est comment tirer en période de guerre. Ben comme certains se sont rendu compte qu’ils iront au garage sans se servir véritablement d’une arme, du moins sans être en situation réelle d’utilisation d’une arme, ils en profitent comme des voyous. Dommage

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    • Le 18 avril 2011 à 17:05
      En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

      Bonjour,
      Je ne connais pas votre pays car je n’y suis jamais allé, mais c’est bien triste ce qui s’y passe !!

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    • Le 18 avril 2011 à 19:41, par Predator
      En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

      Je crois que le Burkina n’a plus d’armée a l’heure actuelle.
      Nous avons qu’un ramassis de bande armées (des voyous, violeurs de femmes, bon a castrer, des bandits de grand chemin) honte au Faso, actuellement si nous sommes attaqué par un pays voisin ce n’est pas cette bande de macaque armée qui pourra nous défendre. Pitié pour le Faso.

      Je regrette le temps ou il y avait de vrais hommes, de vrais soldats, rien à voir avec les sous hommes que nous avons dans notre armée actuellement qui pense que violer et voler est faire preuve de bravoure.

      De grâce modérateur, publie mon message.

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    • Le 19 avril 2011 à 23:57, par bwana
      En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

      Si le pouvoir en place n’arrive pas à juger et à condamner tous ces mutins, ils doivent tous démissionner... y compris le premier d’entre eux ! car ça veut dire qu’il ne maitrise plus rien. Un soldat qui brule la maison de son chef ( meme s’il est saoul...) ne pourra plus jamais obeir à ce meme chef ! Donc il faut changer les 2 : le soldat et le chef !....et tout de suite !

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  • Le 18 avril 2011 à 01:38, par burkinbi
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Rectificatif : L’Avenue du Conseil de l’Entente se trouve a Gounghin, il s’agit de l’avenue allant de la station Total de Gounghin et croisant la voie reliant l’Ecole Nationale de Police au stade du 4 Aout. La Residence de Gilbert Diendéré ne s’y trouve pas. Elle se trouve probablement plutôt du côté des villas du Conseil de l’Entente qui est en fait une caserne militaire du RSP.

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  • Le 18 avril 2011 à 02:03, par Cecilia
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Des petits voleurs et délinquants qui profitent de la tenu pour assouvir des besognes inhumains. Revendication à quoi avoir avec piller des commerçants et violer des femmes qui sont en marge de la vie politique ? Chacun aura ce qu’il sème.
    Le voleur ne peut jamais être mieux que le propriétaire.

    Dieu est très bon et très juste, chacun répondra de ses actes.
    Que Dieu bénis le Burkina et les hommes intègre qui y habitent toujours.

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  • Le 18 avril 2011 à 02:28, par MEDVEDEV
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    INACCEPTABLE, c’est la demission de l’autorité ; cette crise etait evitable, le President a trop attendu, les conseillers militaires n’ont pas fait leur travail, on controle la situation on controle la situation... alors qu’ils ne controle rien !!! LES DEUX DJEGUERE ex CEMGA ET LE CEMPPF, LE COL BATIONO SONT LES PRINCIPAUX RESPONSABLES, C’EST LEURS ELEMENTS QUI ONT COMMENCE A SEMER LE DESODRE LA PILLE ET LA CASSE. A tout resumer c’est de la Presidence du Faso a travers les element du RSP qu’est né cette nouvelle phase de la crise : C’EST REGRETABLE DE LE DIRE ICI ETANT DU MILIEU MILITAIRE MAIS C’EST LA VERITE .LA PAIX AU FASO INCHALLAH

    Répondre à ce message

  • Le 18 avril 2011 à 02:39, par yatga
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    tchiéee !!j m sui trompé de rubrique ou koi ??on dirait un article sur la guerre en Irak !!Que nos autorité prennent leurs responsabilités avant k ces militaires ne se complaisent et continuent dans leur chantage !!k ils arretent de nous prendre comm otage !!!RAS LE BOL !!

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  • Le 18 avril 2011 à 02:58, par lemoi
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Qui va nous proteger maintenant s’il nya plus de discipline dans l’armée ? kon leur retire les armes pour que chacun puisse compter sur ses propres forces pour sa protection. Il ne faut pas negliger le pb car il a besoin d’être pris en compte par ses racines au lieu de perdre le temps sur les feuilles.Que Dieu nous sauve !

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  • Le 18 avril 2011 à 03:20
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    JE SUGGERE QUE LES FORUMISTES ECRIVENT EN BON FRANCAIS POUR SE FAIRE LIRE ET COMPRENDRE AU LIEU D ECRIRE COMME ON ECRIT DES SMS ENTRE AMIS.

    MERCI

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  • Le 18 avril 2011 à 03:26, par Marcellin
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    De toutes façons les militaires savent qu’ils n’iront pas en prison pour ces faits de viol et de vol. Puisque si on les juge et on les condamne pour ça, leurs camarades sortiront encore dans la rue avec leurs armes pour les faire libérer.

    C’est la rançon de l’impunité. Quelqu’un l’a déjà écrit avant moi : "Le vin de l’impunité est tiré, nous le boirons jusqu’à la lie".

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  • Le 18 avril 2011 à 13:19, par COULDBE
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    C’est fini pour le burkina si ces militaires n’eccopent pas de sanctions a la hauteur de leur forfait ; car le jour qu’ils auront faim, ils prendront leur armes et rentreront en ville pour piller nos pauvres commerçants. De grace dans un pays de droit, la loi s’applique à tout le monde sans exception, meme au général le plus grader de l’armée. la balle est dans le camps de blaise. que dieu benisse le burkina car on ne mérite pas cela.

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  • Le 18 avril 2011 à 13:45, par
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    je suis très deçu, choqué et à la limite ecoeuré par le comportement de ceux qu’on croyait être nos protecteurs. Ces derniers viennent de confirmer par ces actes de vandalismes, de pillages, de saccages et de braquages que ce sont eux les vraies coupeur de route qu’on arrête jamais. On pouvait les comprendre s’ils ne s’emprennaient pas aux citoyens, contribuables de ce pays. On se demandait ce qu’ils voulaient exactement. ILS FONT LA HONTE DU PAYS CES BANDITS.

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  • Le 18 avril 2011 à 16:56, par imitation a l’aveuglette
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Desole ! les miliraires ne sont plus ce qu’ils pretendaient etre, apres les inondations du 1er septembre 2009...

    49e anniversaire des Fan : l’armée aux côtés des populations civiles
    LUNDI, 02 NOVEMBRE 2009 13:17 JACQUES THÉODORE BALIMA

    « Armée et protection civile ». C’est sous ce thème qu’a été célébré, le dimanche 1er novembre 2009, le 49e anniversaire des Forces armées nationales (Fan). La cérémonie, qui a eu lieu à la place de la Nation, a été présidée par le Premier ministre, Tertius Zongo, représentant le Chef de l’Etat.

    « La tendance à l’augmentation du nombre des sinistres graves à travers le monde doit faire prendre conscience aux Forces armées que les catastrophes naturelles constituent désormais les menaces les plus manifestes de notre temps », a relevé, le dimanche 1er novembre dernier, le ministre de la Défense, Yéro Boly au cours de la cérémonie commémorative des 49 ans de l’Armée burkinabè. C’est dire l’urgence de renforcer la contribution de l’armée aux missions de secours. Après avoir fait ce constat, le ministre a souhaité que le commandement militaire intègre désormais de manière permanente, la problématique des menaces de catastrophes naturelles dans son programme d’équipement et de formation, afin de réduire les risques, maîtriser les facteurs de vulnérabilité et pouvoir faire face à de nouvelles catastrophes. M. Boly a alors invité l’armée à contribuer de manière enrichissante au débat futur sur l’organisation des secours au Burkina, mais également aux tâches de sauvetage et de soutien logistique qui lui seraient confiées.

    « Armée et protection civile », tel est le thème retenu pour le 49e anniversaire de l’armée. Selon le ministre de la Défense , le thème « Armée et protection civile », retenu pour la commémoration de ce 49ème anniversaire des Forces armmées nationales (Fan), rappelle les inondations du 1er septembre 2009, pendant lesquelles les militaires ont volé au cours des populations civiles, notamment des malades du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo. Dans la foulée, le ministre Yéro Boly n’a pas manqué d’évoquer les actions menées en 2009 par le gouvernement, au profit des militaires. L’année aura été marquée par la poursuite des réformes pour adapter les Fan aux évolutions actuelles, la tenue du forum sur l’emploi des personnels militaires, etc.

    Au cours de la cérémonie, des militaires qui se sont illustrés par la qualité de leur travail ont été décorés de la médaille d’honneur militaire, de la médaille militaire, de celle commémorative et de la médaille d’honneur des sapeurs pompiers. Au total, ils ont été 351, à travers tout le pays, a recevoir ces distinctions.

    Les différentes troupes des corps militaires et paramilitaires ont ensuite défilé, sous un soleil de plomb et le regard admiratif du Premier ministre, Tertius Zongo, des officiers supérieurs de l’armée et des « amis » du Burkina. Les éléments du régiment de sécurité présidentielle (RSP) et du régiment para commando (RPC) de Dédougou ont encore séduit le public avec le défilé aux pas lents et bloqués.

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    • Le 18 avril 2011 à 17:56, par Le mécontent
      En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

      Il faudrait que les civiles prennent en charge leur propre sécurité et celle de leurs biens.
      A Gaoua quand les militaires sont sortis, la population est aussi sortie armée de flèches. Les militaires ont vite fait de regagner leur Caserne. J’invite dorénavant la population Ouagalaise à s’inspirer de cet acte.

      Je prie le Faso.net de publier mon poste, l’objectif recherhé est que les militaires doivent savoir que la population peut se rebeller contre eux et fera dorénavant attention pour ne pas nous mêler à leurs histoires.

      Répondre à ce message

  • Le 18 avril 2011 à 18:32, par si-loin-si-proche
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Ouvrons nos yeux.

    A suivre ce qui se passé au Burkina aujourd’hui. On est tenté de dire que le problème est Blaise. Ceci n’est qu’une pensée à court terme. Les militaires mecontents, s’ils étaient des hommes d’honneur auraient fait un coup ou s’attaquer directement au régime.
    Mais hélas, ils s’attaquent aux innocents commerçants, aux hommes qui chaque jour se battent pour survivre. Ils violent, volent et terrorisent la population. Soyons courageux et disons-le clairement. Nous avons affaire une race de voleurs, de bandits qui ne connaissent pas ce qu’est la dignité, l’honneur et le respect du bien d’autrui. Des animaux sauvages à abattre pour la paix sociale.

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  • Le 18 avril 2011 à 18:56
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Bonsoir,

    Je ne pense pas qu’il faille se rebeller contre les militaires. Nous n’avons pas les mêmes armes. Je défie ce soldat qui viendra faire des analyses SPLIT SPLOT. Le président a pris des engagements et des missions ont été confiées à chacun . C’est de la responsabilité du président de faire rétablir l’ordre. Nous sommes obligés de croire qu’il en a les compétences jusqu’à preuve de contraire.

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  • Le 18 avril 2011 à 19:01, par Lepenseur
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Je trouve curieux que dans chaque boutique, on signale la perte d’une forte somme d’argent ! Sincèrement je doute fort que ce fut vrai !!! Avec toutes ces banques, quel chef d’entreprise laissent-ils jusqu’à 1 milliard dans sa boutique ??? Je crois c’est faux et archi-faux ! Ce que tout ce beau monde de victime oublie c’est que c’est l’argent de nous tous, des impôts qu’on va prendre leur donner. Voilà la source d’un autre problème. Il parait que les victimes ont décidé de ne pas payer l’argent qui leur sera prêter. Que la gendarmerie ouvre vraiment les yeux pour les enquêtes. Certaines disent avoir des devises en Euro, qu’ils le prouvent !!! Sinon les victimes sont entrain de se transformer en vrai voleurs !!!
    A bon entendeur,salut

    Répondre à ce message

  • Le 18 avril 2011 à 19:21, par TIE
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    Le rôle de l’armée est de protéger les citoyens et les institutions. Le service de protection est financé par les citoyens à travers toutes les taxes et autres ressources collectées par l’Administration. Et chaque composante de la société à un rôle qu’elle joue participant à un fonctionnement cohérent(service de santé, d’éducation, de communication, etc.)de l’ensemble. Un disfonctionnement d’un des maillons risque d’engendrer des conséquences incalculables peut être pire que les agissements des militaires.

    Que gagnent les miliataires à vandaliser, brutaliser, violer, humilier leurs concitoyens ?

    Est-ce que c’est cette image qu’il faut donner à toute notre ARMEE NATIONALE ? Indiscipline, barbarie, sauvagérie ?

    Devons-nous penser que c’est encore une stratégie du locataire de KOSYAM pour détruire dans l’oeuf les mouvements estudiantins et la grogne sociale en sémant une situation de trouble et de désarroi généralisée au niveau national ?

    Pendant que les militaires se défoulent à volonté sur des civils sans défenses avec un Etat inexistant incapable de raméner l’ordre et protéger les civils, ce même Etat à trouver des moyens sécuritaires pour disperser et mater les commerçants ?

    On n’opère pas un changement construit sur l’injustice.

    L’insécurité qui règne actuellement si la situation reste hors contrôle va se transformer en une insécurité alimentaire, sanitaire etc. C’est un vrai suicide collectif !!!!

    Répondre à ce message

  • Le 18 avril 2011 à 19:49, par appel aux militaires
    En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

    tres decu de ce qui se passe au Faso, j’appelle les militaires impliques dans cette mutinerie de prendre conscience de ce que ces actes de vandalismes pourrait apporter atteinte a la securite sociale.
    chers compatriotes militaires ! vous avez tous chacun des parents civils, les membres de vos familles sont des civils. si vous sombrez le pays dans l’insecurite, vous n’arrivez meme plus a proteger vos propres parents, vous serez sans doute des perdants quelque part. priere de cesser ces actes qui ne font honeur au BF.
    vous pouvez revendiquez vos droits sans perdre votre respect et votre dignite.
    en effet, depasse de ce qui passe au BF, j’ai perdu l’amour que j’avais pour nos forces armees... pour reconquerir mon coeur et certainement les coeurs de tous les burkinabes, il faudrait qu’ils contibuent positivement au retour de la paix et qu’ils font preuve de responsabilite.

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    • Le 19 avril 2011 à 02:59
      En réponse à : MANIFESTATIONS DE MILITAIRES : Des saccages à Ouagadougou

      Vraiment j sui decu par le comportement de nos soldat,j sui actuellement a Houston et je li les info a travers lefao.net.Prion pour notre pays enfin que ses soldats puissent regagnes leur faces et leurs dignites.Blaise doit faire quelques chose pour mettre fin a ces vandalismes caracterises....... unite Progres Justice

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