Les huissiers exigent l’exécution de la décision de justice

jeudi 31 mars 2011 à 02h07min

Suite à la manifestation d’humeur des militaires pour contester une décision de justice rendue le 22 mars 2011 par le Tribunal de grande instance de Ouagadougou et exiger la libération de leurs camarades, le personnel de justice a entrepris une cessation de toutes les activités juridictionnelles sur toute l’étendue du territoire. Dans cette déclaration, les huissiers de justice du Burkina exigent l’exécution de la décision de justice dans toute sa rigueur

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Le 23 mars 2011, la population de Ouagadougou s’est réveillée dans la stupeur générale après une nuit agitée. En effet, dans la nuit du 22 au 23 mars, des coups de feu sporadiques avaient tenu les populations en haleine et l’on apprenait par la suite qu’il s’agissait de mouvements d’humeur de militaires suite à une décision de justice rendue le 22 mars 2011 par le Tribunal de grande instance de Ouagadougou.

C’est ainsi que des symboles de la République tel le Palais de justice de Ouagadougou a été pris pour cible, la salle d’audience saccagée et emportant dans cette furie la Maison de l’Avocat criblée de balles.

Ce faisant, les magistrats, greffiers, personnel judiciaire et auxiliaires de justice, pour manifester leur désapprobation de telles dérives graves, ont entrepris "la cessation de toutes les activités juridictionnelles dans toutes les juridictions, et ce, sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre".

Les huissiers de justice du Burkina Faso, réunis en assemblée générale extraordinaire le 28 mars 2011 à Ouagadougou, estiment que ces actes posés dans la nuit du 22 au 23 mars sont extrêmement graves et intolérables dans un Etat de droit, parce que violant les bases fondamentales de la Constitution sur les principes de liberté et d’égalité en droit.

Les huissiers de justice du Burkina Faso manifestent leur entière solidarité avec les magistrats, greffiers, avocats et personnel judiciaire, condamnent avec fermeté la remise en cause d’une décision de justice par qui que ce soit et les actes de vandalisme consécutifs, exigent l’exécution de cette décision dans toute sa rigueur en vertu du principe d’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Nul n’étant au dessus de la loi, les décisions de justice rendues au nom du peuple burkinabè, doivent être exécutées et il appartient à tout citoyen qui n’est pas satisfait d’user des voies de recours légales.

Sous réserve d’actions futures.

Fait à Ouagadougou, le 28 mars 2011

La Présidente

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