Financement de l’enseignement supérieur scientifique et technologique : L’institut 2iE et ses partenaires militent pour un investissement dans la qualité de l’étudiant

vendredi 25 mars 2011 à 02h58min

L’institut 2iE en collaboration avec la Banque mondiale et l’agence française de développement a organisé un atelier sous-régional du 21 au 23 mars 2010 à Ouagadougou sous le thème « un financement et une gouvernance durables des initiatives régionales dans l’enseignement supérieur en Afrique ». Objectif : réunir les acteurs concernés par le développement des centres d’excellence en sciences et technologie pour un partage d’expérience afin de déterminer des approches innovantes pour le financement.

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Cette rencontre est la première d’une série d’ateliers s’inscrivant dans le cadre des initiatives régionales dans l’enseignement supérieur en Afrique (IES-Africa). Un concept initié par 2iE. Partage d’expériences en matière de partenariat public/privé pour le financement des institutions de l’enseignement supérieur scientifique ; identification des obstacles financiers que rencontrent les institutions ont constitué le plat de résistance de cet atelier.

L’économie africaine souffre d’un manque très important en techniciens, ingénieurs et chercheurs compétents. La raison évoquée : le coût élevé de la formation dans le domaine technologique. Peu de nations peuvent à elles seules développer une capacité suffisante dans ces domaines. La solution pourrait donc venir du partenariat public/privé qui aboutirait sur le développement de centres d’excellence régionaux. Ces centres accoucheront de nouveaux professionnels plus adaptés aux réalités africaines, gage de productivité et de croissance économique. Des institutions ont expérimenté cette approche novatrice pour fournir une éducation répondant aux meilleurs standards internationaux et garantir l’emploi pour les diplômés, tout en visant une pérennité financière.

L’institut 2iE semble être une référence dans ce domaine. Il allie compétitivité et coût de formation. Il y a deux ans, un étudiant du 2iE coutait 15 millions de francs CFA, aujourd’hui, il ne coûte que 3 millions. Et la formation ne se dégrade pas. Au contraire. D’autres institutions d’enseignement supérieur pourraient s’en inspirer tout comme cet institut peut et même doit aussi s’appuyer sur les réussites des autres.

Les difficultés de mobilisation de fonds publics au niveau régional et sous-régional, mobilisation des ressources bilatérales et multilatérales, accès au marché des capitaux privés, financement des programmes de recherche durable à long terme sont donc en passe de trouver une solution. Faut-il le rappeler, l’enseignement supérieur a bénéficié de très peu d’accompagnement de la part des institutions internationales ces 20 dernières années, préférant soutenir le primaire et le secondaire. La Banque mondiale, de part sa participation à cet atelier est en train de revoir sa copie.

Comme l’a souligné sa directrice du secteur Développement humain pour la zone Afrique, Ritva S. Reinikka, lors de la conférence de presse, « la qualité au niveau du supérieur se ressent nécessairement sur l’éducation primaire et post-primaire ». Hervé Morin, de l’agence française de développement (AFD) a abondé dans le même sens. Est-on enfin en train de trouver des solutions pour le financement de la formation supérieure, qui était considérée par certains comme un luxe pour les pays en développement ? C’est du moins ce que laisse entrevoir les conclusions de cette rencontre.

C’est à l’honneur du 2iE et de son directeur général Pr Paul Giniès, qui est l’initiateur de cet atelier. Surtout que le nombre d’étudiants africains passera de 10 à 20 millions dans les cinq années à venir. L’accent doit être mis sur l’influence des efforts collectifs, en privilégiant la qualité et non la quantité et en s’adaptant aux réalités des différentes régions. Chacun devant mettre l’accent sur le secteur où il se sent le plus performant.

Moussa Diallo

Lefaso.net

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