Mobile-Banking : La clé de l’accroissement du taux de bancarisation au Burkina ?

vendredi 18 mars 2011 à 02h03min

La BIDS-Net en collaboration avec la chambre de commerce, d’industrie du Burkina et la société INOVA SA ont organisé un petit déjeuner thématique sur « mobiles et services financiers : enjeux et opportunités pour le développement du Burkina Faso » le 17 mars 2011 à l’hôtel Palace à Ouagadougou. Objectif : explorer des pistes d’amélioration du taux de bancarisation de la population et permettre au plus grand nombre d’accéder aux services financiers.

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Cette rencontre parrainée par le ministre de l’économie et des finances, Lucien Marie Noël Bembamba a connu la présence des décideurs politiques et des directeurs généraux des secteurs publics et privés. Avec ses 12 banques et une population de plus de 14 millions, seulement environ 700 000 burkinabè disposent d’un compte bancaire, soit 6,2% du potentiel. La faute à l’analphabétisme, la distance entre les infrastructures financières et les principaux intéressés... Mais avec la révolution de la téléphonie mobile, la localisation et le temps est de moins en moins un obstacle.

Cet outil semble être la solution, adaptée même pour les populations les plus reculées qui peuvent désormais profiter des services financiers.
Pendant deux heures et demie, les participants ont échangé sur l’essentiel des questions liées à l’utilisation du mobile pour améliorer le taux de bancarisation et plus généralement de l’inclusion financière au Burkina Faso. Ce qu’il convient d’appeler le m-banking est donc en marche. Il ne faut aucunement rater le train. Le gouvernement burkinabè semble l’avoir bien compris avec son vaste programme de reformes visant à créer un environnement favorable au « e-business ». Ce qui dénote de la volonté politique de faire du secteur des TIC un levier de croissance et de compétitivité de l’économie nationale.

Ce dont se réjouit Lassiné Diawara, vice-président de la chambre de commerce du Burkina qui a exprimé la reconnaissance « des milieux d’affaires pout tout l’intérêt que le gouvernement porte au développement du « m-business » au Burkina Faso ».

L’environnement économique est marqué par la mondialisation et la dématérialisation croissante des transactions financières. Le secteur privé doit à son tour faire des mutations nécessaires pour maintenir ses marchés et pour conquérir de nouveaux. Le fait que cet atelier soit l’initiative du secteur privé montre, si besoin en est, qu’il l’a bien compris et n’entend pas être à la queue du peloton.

La démarche du « m-business » ou « mobile-business » allie les avantages du commerce électronique ou « e-business » à ceux des moyens de communication mobile, favorisant ainsi l’accès des services financiers aux populations les plus démunies et les plus reculées.
Cette mutation est incontournable au regard du nombre d’utilisateurs du téléphone mobile qui est passé de 30 200 en 2000 à plus de 3 000 000 d’abonnés en fin 2010. Le mobile a été bien adopté par les populations. Il pourrait donc la clé de l’accroissement du taux de bancarisation. En s’appuyant uniquement sur le développement des infrastructures physiques des banques, cet objectif est difficile à atteindre. « Une utilisation stratégique du mobile offre une opportunité importante à saisir.

Qu’il s’agisse des services de paiements, d’épargne, de micro-assurance, de crédits ou de transfert, le mobile se révèle être un puissant outil permettant de répondre aux besoins des populations les plus démunies tout en éliminant les contraintes de temps et de localisation de ces populations », souligne le ministre de l’économie et des finances, Lucien Marie Noël Bembamba.

Deux heures, c’était très peu pour approfondir un sujet aussi important et aussi vaste. Mais, le fait d’exposer la problématique est en soi une piste de solution. « Compte tenu de l’importance de ces questions de bancarisation et l’inclusion financière, le gouvernement sera attentif aux résultats des analyses et suggestions pour tirer le maximum de profits des potentiels économiques », a assuré Marie Lucien Noël Bembamba.

Gaston Zongo de la BIDS-Net, Roland Kyedrebéogo des services informatiques de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina, ainsi que Mahamoudou Ouédraogo, directeur général de INOVA ont présenté des communications sur le thème : « mobiles et services financiers : enjeux et opportunités pour le développement du Burkina Faso », chacun s’appuyant sur les activités de sa structure.

Moussa Diallo

Faso-tic.net

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