EGLISE CATHOLIQUE : Le sens du carême chez les catholiques

vendredi 18 mars 2011 à 02h02min

Le mot "carême" vient du latin quadragesima, qui signifie quarantième (sous-entendu : jour), le quarantième jour étant le jour de Pâques. Ce temps nous rappelle les quarante jours du Christ au désert, mais aussi les quarante années que le peuple juif passa en exil avant d’entrer sur la Terre promise. Durant ce temps, l’Eglise nous invite à nous préparer à la grande fête de Pâques qui commémore la résurrection du Christ, venu libérer tous les Hommes du poids de leurs entraves et proposer l’amour à tous.

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Le carême n’est pas seulement un temps de sacrifice ou de pénitence, c’est avant tout une invitation à nous concentrer sur l’essentiel : Jésus-Christ. Mais garder ses yeux sur lui, le suivre et l’imiter, est exigeant. Cela demande de choisir entre la vie d’amour que propose le Christ et nos petits égoïsmes... Le carême est un temps pour revenir à l’essentiel et considérer le superflu et l’accessoire à leur juste place. Faire pénitence c’est se détacher de ce qui nous retient, s’ouvrir aux autres et se convertir au Christ pour accéder à la vraie liberté d’aimer comme lui nous a aimé jusqu’à donner sa vie.

Du mercredi des Cendres, qui nous rappelle que notre vie sur terre n’est qu’un passage, à la nuit de Pâques qui nous montre que l’Eternité nous attend, il y a quarante jours de préparation. Pour atteindre ce nombre symbolique, il faut enlever les cinq dimanches du carême ainsi que le dimanche des Rameaux, qui ne sont pas des jours de pénitence. En effet, même pendant le carême, nous sommes invités, le dimanche, à célébrer la résurrection du Seigneur. À travers la messe de chacun de ces jours de carême, l’Eglise nous donne un nouvel élan pour profiter pleinement de ce temps de carême.

Depuis quand vit-on le carême ?

Depuis le IVe siècle, on commence à le constituer comme temps de pénitence et de renouvellement pour toute l’Eglise, avec la pratique du jeûne et de l’abstinence. Conservée avec vigueur dans les églises d’Orient, la pratique pénitentielle du carême s’est assouplie en Occident, mais on continue à y observer un esprit de pénitence et de conversion.

Pourquoi le carême dans l’Eglise catholique ?

"L’Eglise s’unit chaque année par les quarante jours du grand carême au mystère de Jésus dans le désert » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 540).

Quel est donc l’esprit du carême ?

C’est comme une retraite collective de quarante jours pendant laquelle l’Eglise propose à ses fidèles l’exemple du Christ pendant sa période au désert, se prépare à la célébration des solennités pascales, dans la purification du cœur, la pratique parfaite de la vie chrétienne et une attitude de pénitence.

Qu’est-ce que la pénitence ?

La pénitence, traduction latine du mot grec metanoia qui signifie « conversion » (littéralement « changement d’esprit ») du pécheur, désigne tout un ensemble d’actes intérieurs et extérieurs en vue de la réparation du péché commis, et l’état de fait qui en résulte pour le pécheur. Littéralement « changement de vie » se dit de l’acte du pécheur qui revient vers Dieu après s’être éloigné de lui, ou de l’incroyant qui reçoit la foi...

Quelles sont les manifestations de la pénitence ?

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. « L’Ecriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière et l’aumône, qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le baptême ou par le martyr, ils citent comme moyens d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain, l’intercession des saints et la pratique de la charité « qui couvre une multitude de péchés. » (1 P 4,8) (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 1434).

Sommes-nous obligés à faire pénitence ?

"Tous les fidèles, chacun à sa manière, sont obligés par la loi divine à faire pénitence ; cependant, afin que tous s’unissent à une pratique commune de pénitence, on a fixé certains jours pénitentiels pendant lesquels les fidèles se dédient de manière particulière à la prière, réalisent des œuvres de piété et de charité, et s’oublient soi-même en accomplissant ses propres obligations avec la plus grande fidélité et, surtout, en observant le jeûne et l’abstinence. » (Code de droit canonique, 1249).

Quels sont les jours et les temps pénitentiels ?

"Dans l’Eglise universelle, tous les vendredis de l’année et le temps de carême sont des jours et des temps de pénitence." (Code de droit canonique, 1250).

Que doit-on faire pendant les vendredis de l’année ?

En souvenir du jour de la mort de Jésus-Christ sur la sainte Croix, « pendant tous les vendredis, à moins qu’ils ne coïncident avec une solennité, on doit observer l’abstinence de viande, ou de tout autre aliment déterminé par la Conférence épiscopale ; on gardera jeûne et abstinence le mercredi des Cendres et le Vendredi saint. » (Code de droit canonique, 1251).

Quelles sont les obligations d’un catholique pendant le carême ?

Il doit accomplir le précepte du jeûne le mercredi des Cendres et le Vendredi saint et celui de l’abstinence chaque vendredi, ainsi que la confession et la communion.

En quoi consiste le jeûne ?

Le jeûne consiste à faire un seul repas pendant la journée, avec une alimentation frugale le matin et le soir. On ne doit rien manger entre les repas, sauf cas de maladie.

Qui est obligé au jeûne ?

La loi du jeûne oblige tous ceux qui sont majeurs, jusqu’à l’âge de 59 ans. (cfr. CIC, n° 1252).

Qu’est-ce que l’abstinence ?

L’abstinence est le fait de se priver de viande (rouge, blanche ou dérivée). La Conférence épiscopale Burkina-Niger impose également de ne pas boire d’alcool le mercredi des Cendres et les vendredis de carême.

Quelles sont les oeuvres de miséricorde ?

Les œuvres de miséricorde spirituelles sont :
- Enseigner l’ignorant ;
- Conseiller celui qui en a besoin ;
- Corriger l’égaré ;
- Pardonner les injures ;
- Consoler le triste ;
- Souffrir avec patience les adversités et les faiblesses du prochain ;
- Prier Dieu pour les vivants et pour les morts. Les œuvres de miséricorde corporelles sont :
- Visiter le malade ;
- Donner à manger à celui qui a faim ; Donner à boire à celui qui a soif ;
- Secourir le captif ;
- Vêtir celui qui est sans vêtement ;
- Accueillir le pèlerin ; Enterrer les morts.

Source : Catholique.org

Le Pays

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