Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

mercredi 9 mars 2011 à 00h53min

La Police régionale du Centre a arrêté douze individus pour des forfaits graves et nuisibles pour la quiétude des populations. Ils ont été présentés à la presse le lundi 07 mars 2011 au Commissariat central de police de Ouagadougou. Parmi ces malfrats, des présumés coupables de crime de sang.

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Assassinat, meurtre, agressions, vols à main armée, trafic de stupéfiants, vols avec effraction, vols à l’arrachée, coups et blessures volontaires : autant d’affaires mettant en cause douze individus. C’est le Directeur régional de la police du Centre qui a dirigé la conférence de presse relative à leur présentation. Il avait à ses côtés, le Commissaire du commissariat central de police de Ouagadougou, Emmanuel Ouédraogo, Ismaël Belemviré, Chef de la Brigade criminelle et Oumarou Koama, le Commissaire de la police d’arrondissement de Boulmiougou.

Le premier à être présenté est un récidiviste venant de recouvrer la liberté après avoir purgé sa peine. Aziz Ouédraogo allias « SSR », opérant dans le vol à l’arrachée, a été interpellé par les riverains de l’avenue Kwamé N’Krumah alors qu’il venait d’arracher le sac d’un vendeur de cartes de recharges. Poursuivi par la clameur publique, son acolyte Aziz Maiga a réussi à prendre la fuite, laissant SSR entre les mains de leurs poursuivants avant que la Police ne le recupère.

Le secteur 30 et la réserve sur la route de Pô étaient les zones de prédilection du duo Rasmané Yaogo-Amadé Ouédraogo. Leur spécialité, des agressions suivies de vol, le vol à main armée et le vol avec effraction. Ils opéraient à visages cagoulés. « Je peux vous dire que si vous avez affaire à ces délinquants, vous n’avez aucune chance de vous en sortir si vous opposez de la résistance », dira le Commissaire Joseph Zabré, convaincu de la dangerosité de ces deux individus. La troisième présentation a porté sur des consommateurs et des trafiquants de drogue.

C’est l’œuvre de la Brigade anti-criminalité. Boukary et Ragnagnewendé Ilboudo ont été interpellés en possession de doses de cannabis dans l’arrondissement de Sig-Nonghin le 17 février 2011. Sur leur indication, Moussa Ouédraogo et Rasmané Zongo, les fournisseurs, ont été appréhendés avec trois sacs et deux sachets de cannabis, et des cartouches de cigarettes.

Trois autres personnes ont été présentées comme des auteurs de crime de sang. Le premier, Jacques Sanou, qui a perpétré des coups et blessure volontaires suivis de vols à l’endroit des membres de sa famille. Bilan : mort de son frère Patrice Sanou, Chantal sa sœur et sa mère Agnès Sanou, grièvement blessées continuent de recevoir des soins intensifs. « Il a été envahi par l’idée d’en finir avec tous ses parents, pour devenir unique héritier de la famille ». C’est ainsi que Jacques Sanou a justifié son acte devant les policiers, avant d’avouer sa consommation de stupéfiants et de boissons alcoolisées.

Daouda Ouédraogo s’est introduit dans la nuit du 24 au 25 février 2011 au domicile du vieux Zabsonré pour y voler. Il poignarda d’abord le chien de la cour qui lui opposait de la resistance. Même le coup de sommation du propriétaire des lieux n’a pas effrayé l’intrus. Au contraire, il engagea une lutte au cours de laquelle le vieux sera poignardé à mort.

Harouna Ouédraogo a été interpellé comme le présumé auteur d’assassinat de Harouna Zampaligré. Passé aux aveux, il déclarera qu’ils étaient deux à avoir accompli la besogne. Leur mode opératoire : tuer l’ex-Agent administratif à la CNSS et préfet à la retraite afin de lui voler son argent. Le 04 janvier 2011, 9h chez la victime.

A peine Harouna Zampaligré a ouvert son magasin pour leur présenter de la marchandise que les deux amis se sont jetés sur lui, l’étranglant et lui assénant des coup fatals à la tête avec un morceau de fer. Il s’emparent alors d’une importante somme d’argent et de deux téléphones portables. Concernant le coauteur, les recherches sont entreprises, et à en croire le conférencier, ce n’est plus qu’une question de jours pour qu’il soit arrêté.

Le Directeur régional de la Police du Centre a réitéré sa reconnaissance à tous ceux qui prêtent main forte aux forces de sécurité pour leur permettre de mener à bien leur mission de sécurité publique. Pour plus de coopération, le numéro anonyme et gratuit 1010 reste à la disposition de tous les citoyens pour réduire de façon considérable l’insécurité.

Moumouni Simporé (Stagiaire)

L’Observateur Paalga

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Vos commentaires

  • Le 9 mars 2011 à 01:52
    En réponse à : Contraste avec la bavure de Koudougou

    Quel contraste entre ce travail remarquable et la bavure de Koudougou. Je trouve regrettable et injuste que le vieux policier a 2 ans de la retraite aie fait les frais de la bavure de quelques jeunes policiers qui ont tue Justin Zongo.
    La population devrait tirer lecon et eviter de se rendre justice en tuant n’importe quel policier. Ce serait ingrat si le policier tue avait contribue dans le passe par son devouement a arreter une bande de malfrait comme sur cette photo.
    Respectons notre police qui avec des moyens minables arrive a arreter de grands bandits.

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  • Le 9 mars 2011 à 02:43, par ledebs
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Bravo à la police qui ne cesse de travailler pour une plus grande sécurité des Burkinabè. Félicitations pour ces arrestations. Maintenant nos regards sont tournés vers la justice à qui sera remis ces délinquants et tueur.Il faudra que l’on ne les retrouvent pas dehors dès le lendemain. Il faudra d’ailleurs que la justice fasse de temps en temps le bilan de son action au grand public.

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  • Le 9 mars 2011 à 03:02, par zizoo226
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Excellent travail. Petit a petit Ouaga se vide de ses delinquants au grand bonheur des honnetes citoyens. Courage a vous messieurs de la police.

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  • Le 9 mars 2011 à 04:58
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Quelle est la couleur de l’uniforme de nos détenus ?
    Ah les voir comme exposés de la sorte ça nous ne apporte pas trop honneur.

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  • Le 9 mars 2011 à 08:19, par Ousmane le grand
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    MERCI A LA POLICE BURKINABE.

    VIVEMENT QUE L’ARTICLE 15 DU CODE PÉNAL S’APPLIQUE DANS CES CAS.

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  • Le 9 mars 2011 à 09:36
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Il faut montrer les photos seulement quand les prévenus sont jugés et reconnus coupables.

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  • Le 9 mars 2011 à 10:12, par Lex
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    On ne doit pas, au nom des impératifs de la lutte contre la criminalité et la paix des citoyens, sacrifier nos normes et principes proclamés dans notre Loi fondamentale dont le présomption d’innocence. Ce principe proscrit qu’avant un jugement devenu définitf, l’on puisse présager de la culpabilité d’un citoyen, même poursuivi et arrêté par la clameur publique.

    La Police Nationale (encore elle !!!), avec ces démonstrations "d’efficacité" qu’elle nous sert régulièrement viole la Constitution du 11 juin 1991. Les personnes arrêtées ne sont que présumées coupables, et je m’étonne que le Procureur du FASO ne réagisse pas lorsqu’on les présente à la télé.

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  • Le 9 mars 2011 à 13:43, par shynkoy
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    je salut vivement le travail des forces de l,ordre dans la lutte contre l,insecurite ds nos villes felicitation a vous mais je vois qu,a chaque fois il ya bcps de recidivistes qui sont a chaque fois a la base de la soufrance des population. vivement qu.il trouve des solutions pr que ces delinquants qui decidement ne tire pas de lecons apres leurs sejours en prisons merci

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  • Le 9 mars 2011 à 14:11
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Comment la Justice compte-t-elle réparer le tord fait à trois des enfants (dont une fille de 19 ans) de la victime qu’elle a gardés pendant plus d’un mois à la MACO pour "les nécessités de l’enquête" ? Deux seraient en classes d’examen.

    Il s’agirait en réalité de faire plaisir à un gendarme qui serait l’amant de la fille aînée du défunt, et ce serait cette dernière qui aurait "dénoncé" des demi-frères et soeur comme étant les meurtriers de leur père.

    Ni elle, si ses soeurs et frères (de la même maman) n’ont été inquiétés. Les soupçons de la Justice ont porté sur trois des enfants de sa mâratre.

    La victime, selon ses voisins, a chassé sa deuxième épouse (ils seraient légalement mariés) et cinq de ses six enfants, et vivait avec la plus petite. C’est quand les enfants sont venus à la maison suite au constat de l’abscence de leur père qu’ils ont été arrêtés après la découverte du corps. Il aurait divorcé de sa première femme (la mère de la maîtresse du gendarme) depuis les années 1983 ou 1984.

    Donc, ces enfants avaient à suppoter le deuil de leur père et la frustration résultant d’une légèreté blâmable de la Justice burkinabé. Aucun d’eux n’aurait encore 25 ans.

    Mais ça va aller ! DIEU va rembourser à chacun ses oeuvres ! DIEU va solder tous les comptes : du fort comme du faible. C’est cela aussi la Justice de DIEU.

    Répondre à ce message

  • Le 9 mars 2011 à 15:02
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Comment la Justice compte-t-elle réparer le tord fait à trois des enfants (dont une fille de 19 ans) de la victime qu’elle a gardés pendant plus d’un mois à la MACO pour "les nécessités de l’enquête" ? Deux seraient en classes d’examen.

    Il s’agirait en réalité de faire plaisir à un gendarme qui serait l’amant de la fille aînée du défunt, et ce serait cette dernière qui aurait "dénoncé" des demi-frères et soeur comme étant les meurtriers de leur père.

    Ni elle, si ses soeurs et frères (de la même maman) n’ont été inquiétés. Les soupçons de la Justice ont porté sur trois des enfants de sa mâratre.

    La victime, selon ses voisins, a chassé sa deuxième épouse (ils seraient légalement mariés) et cinq de ses six enfants, et vivait avec la plus petite. C’est quand les enfants sont venus à la maison suite au constat de l’abscence de leur père qu’ils ont été arrêtés après la découverte du corps. Il aurait divorcé de sa première femme (la mère de la maîtresse du gendarme) depuis les années 1983 ou 1984.

    Donc, ces enfants avaient à suppoter le deuil de leur père et la frustration résultant d’une légèreté blâmable de la Justice burkinabé. Aucun d’eux n’aurait encore 25 ans.

    Mais ça va aller ! DIEU va rembourser à chacun selon ses oeuvres ! DIEU va solder tous les comptes : du fort comme du faible. C’est cela aussi la Justice de DIEU.

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  • Le 9 mars 2011 à 15:36
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Tout est simple mes freres et soeurs : delinquance = echec de societe. C’est notre echec si ces gens la sont delinquant. Mauvaise condition des detenus = aussi echec de societe. Peut etre que c’est le niveau ou nous nous trouvons actuellement mais n’empeche c’est toujour ECHEC DE SOCIETE. Pensons y !

    Washington, DC

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  • Le 9 mars 2011 à 15:58
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Comment la Justice compte-t-elle réparer le tord fait à trois des enfants (dont une fille de 19 ans) de la victime qu’elle a gardés pendant plus d’un mois à la MACO pour "les nécessités de l’enquête" ? Deux seraient en classes d’examen.

    Il s’agirait en réalité de faire plaisir à un gendarme qui serait l’amant de la fille aînée du défunt, et ce serait cette dernière qui aurait "dénoncé" des demi-frères et soeur comme étant les meurtriers de leur père.

    Ni elle, si ses soeurs et frères (de la même maman) n’ont été inquiétés. Les soupçons de la Justice ont porté sur trois des enfants de sa mâratre.

    La victime, selon ses voisins, a chassé sa deuxième épouse (ils seraient légalement mariés) et cinq de ses six enfants, et vivait avec la plus petite. C’est quand les enfants sont venus à la maison suite au constat de l’abscence de leur père qu’ils ont été arrêtés après la découverte du corps. Il aurait divorcé de sa première femme (la mère de la maîtresse du gendarme) depuis les années 1983 ou 1984.

    Donc, ces enfants avaient à suppoter le deuil de leur père et la frustration résultant d’une légèreté blâmable de la Justice burkinabé. Aucun d’eux n’aurait encore 25 ans.

    Mais ça va aller ! DIEU va rembourser à chacun selon ses oeuvres ! DIEU va solder tous les comptes : du fort comme du faible. C’est cela aussi la Justice de DIEU.

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  • Le 9 mars 2011 à 16:21, par Ousmane le grand
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Lex ;

    Le jour qu’un brigand va t’arrêter ou entrer par effraction chez toi dit lui que la Constitution prohibe son comportement il va te laisser en paix.
    Tu ne connais pas la Constitution mieux que les autres burkinabè. Moi je n’aime pas les "togognini".

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  • Le 9 mars 2011 à 17:14
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Pourquoi est ce qu’on ne montre pas les grands délinquant dans les journaux ???

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  • Le 9 mars 2011 à 17:27, par Wendpouiré
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Ah...
    SI seulement cette police se mettait au sérieux pour collaborer avec les populations... Je suis une fois allée au commissariat de police de la Patte d’oie pour avertir les policiers que des escrocs opéraient en ce moment dans le quartier(J’ai éte victime de ces gens la en 2006, alors, quand ils m’ont arreté ce jour avec plus ou moins le meme discours, j’ai compri a qui j’avais affaire)... Le premier policier a qui je me suis adressé m’a demandé d’aller voir ceux qui étaient a l’intérieur. A l’intérieur, le policier auquel je me suis adressée n’a même pas daigné lever les yeux pour voir qui lui parlait. Je suis donc repartie chez moi, en me disant, tant pis, moi ces escrocs ne m’auront plus, je voulais juste aider les autres...

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  • Le 9 mars 2011 à 18:14, par UNE VICTIME
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Tant que nous continuerons à payer 1000f à la porte de la MACO pour rendre visite à ces criminels et cela sous le regard complice de monsieur le régisseur , attendons nous à ce que ces memes délincants reviennent nous reclammer le centuple pour retourner témoigner leur reconnaissance au régisseur et à sa racaille pour les avoir fait des faveurs, voir meme choyés pendant leur bref séjour à la MACO ou ils ont acquis denouvelles performences.

    Répondre à ce message

  • Le 9 mars 2011 à 18:20, par LA VICTIME
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Tant que nous continuerons à payer 1000f à la porte de la MACO pour rendre visite à ces criminels et cela sous le regard complice de monsieur le régisseur , attendons nous à ce que ces memes délincants reviennent nous reclammer le centuple pour retourner témoigner leur reconnaissance au régisseur et à sa racaille pour les avoir fait des faveurs, voir meme choyés pendant leur bref séjour à la MACO ou ils ont acquis denouvelles performences.

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  • Le 9 mars 2011 à 20:01, par Johnass
    En réponse à : Criminalité à Ouagadougou : Présumés assassins

    Je voudrais en toute modestie m’incliner devant les agents de police pour le travail admirable qu’ils font quotidiennement souvent au péril de leur vie. Par ailleurs je voudrais les encourager et souhaiter que les femmes et les hommes qui animent la police nationale et qui traversent présentement une situation difficile liée aux différentes manisfestaions trouvent les ressouces morales spirituelles et intellectuelles nécessaires pour rebondir rapidement et ne pas permettre aux forces du mal d’emporter la victoire. Dans les corps il y a des brebis galeuses et ce serait un crime de jeter l’anathème sur l’ensemble des éléments qui composent ce corps. Bon courage !

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