Sécurité urbaine : C’est un combat qui incombe à chaque citoyen

lundi 7 mars 2011 à 00h38min

Bientôt, nous serons en saison pluvieuse. Les nombreuses inondations des années antérieures et surtout les cas de pertes en vie humaine nous interpellent face à certaines réalités de notre cité. « La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a », dit un adage populaire. Cette vérité populaire semble être chère à El Hadj Salia Sanou, maire de la commune de Bobo-Dioulasso qui aime la citer lors des cérémonies.

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En effet, l’on ne peut que congratuler les autorités municipales de Bobo-Dioulasso pour l’effort fourni en dotant la ville de trois voies bitumées qui font la fierté des Bobolais. Il s’agit bien des rues qui vont de la place du paysan à la gare Sitarail, de la place éponyme au rond point de la nation et du boulevard (gare SKV) à l’hôtel de ville.

Malgré la largeur de ces rues jugée restreinte selon les populations, ces voies permettent de réduire les risques d’accidents de la circulation dans la ville La coupe des arbres et la poussière occasionnées par les travaux de bitumage qui ont fait des gorges chaudes dans certains milieux de la cité et même hors des frontières de la commune, se sont en partie justifiées par ces trois réalisations. Par ailleurs, s’il y a une nouvelle préoccupation qui habite les citoyens avertis, c’est la finition des travaux sur les bitumes. Il s’agit des arbres de compensation annoncés par les gestionnaires de la cité et surtout le cas du caniveau qui longe la rue qui va du boulevard (gare SKV) à la place de la mairie centrale (rue Sakidi Sanou).

Sans être expert en arboriculture, nous pouvons dire sans craindre de nous tromper, que le temps n’est pas propice à la mise en terre de jeunes plans. Mais est ce que la même réalité justifie le cas du caniveau de la rue Sakidi Sanou ? Seuls les gestionnaires de la cité peuvent répondre à cette questions qui, nous sommes sûr se pose à plusieurs citoyens de cette belle cité. Bien « relooké », la rue Sakidi Sanou longée par un caniveau ouvert, présente un danger pour les usagers et surtout pour les riverains. A défaut de couverture sur le caniveau, des riverains ont trouvé de quoi mettre devant leur porte pour pouvoir y entrer.

A l’approche de la saison pluvieuse, le cas de ce caniveau urge, si nous ne voulons pas un jour déplorer des cas malheureux. Sans apprendre à l’autorité communale le mauvais entretien des biens publics par les populations, l’état actuel du caniveau n’arrange aucunement la gestion de la cité. Si les pluies trouvent le caniveau dans son état actuel, il y aura sans doute des dégâts. En réalité, le caniveau est le dépotoir de certains riverains, si bien qu’il est plein en partie d’ordures de tous les genres. La cité étant un cadre commun que tous les résidants se partagent entre eux, ils convient à chaque citoyen de faire sien tout combat qui peut contribuer à son entretien. Il ne s’agit pas d’exiger des autorités des infrastructures nouvelles et ne pas les entretenir.

Souro DAO

L’Express du Faso

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