REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

mardi 1er février 2011 à 02h31min

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Le Pr basile Guissou

Le Secrétaire général du Syndicat national autonome des enseignants chercheurs (SYNADEC), s’interrogeait sur l’opportunité de la création d’un ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation (MRSI) d’autant qu’il existe un ministère auquel les chercheurs appartenaient déjà. Voici la réponse du délégué général du Centre national de la Recherche scientifique et technologique (CNRST).

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Pour la première fois depuis neuf (9) ans que la Présidence du Conseil d’Administration de l’Université de Ouagadougou m’a été confiée, il me faut réagir à la tonitruante sortie médiatique de mon collègue Magloire Somé sur la création d’un ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (cf. "L’Observateur Paalga" n°7805 du 24 janvier 2011). Avec la double casquette de P.C.A. de l’Université de Ouagadougou et de Délégué Général du CNRST chacun comprendra que les propos de Magloire Somé m’interpellent très fortement pour clarifier un amalgame, des confusions de rôles et de missions que je préfère attribuer à l’incompréhension pour le moment.

Magloire Somé peut bénéficier de l’excuse (et pas du droit) d’ignorer et de sa bonne foi, jusqu’à preuve du contraire. Mais qu’il accepte que "l’expérience est une école où même les insensés peuvent apprendre", selon le Président Franklin Roosevelt. La création du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation s’imposait depuis vingt (20) ans au moins, sinon plus. C’est l’expérience pratique et non pas l’abstraction théorique qui l’imposait à notre pays, depuis que le ministre feu Clément Oumarou Ouédraogo a redimensionné le ministère en y rajoutant l’enseignement secondaire et technique professionnel. Le ministre Joseph Paré, lors d’un CASEM tenu à l’ENAM a dit que le MESSRS était un "albatros" et il avait raison.

I. Quelques repères historiques

Le Centre Voltaïque de la Recherche Scientifique (CVRS) a été créé en 1969 et relevait du ministère de l’Education nationale. L’Université de Ouagadougou date de 1974 et relevait aussi du même ministère de l’Education nationale. C’est seulement en 1978, qu’un ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est créé avec le Professeur Harouna Traoré comme titulaire du ministère. A l’époque, tous les enseignants comme tous les chercheurs n’étaient que des "professeurs des lycées et collèges" affectés dans les deux structures. C’est avec le ministre Sib Sié Faustin, successeur de Traoré Harouna, comme ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique que deux projets de statuts différents seront adoptés en Conseil de ministres en 1982.

Le professeur Sib Sié Faustin, ancien chercheur du Centre national de la Recherche scientifique (CNRS) en France, nous a demandé de choisir entre les deux statuts. Il avait à cœur de construire un système national de la recherche scientifique au service du développement avec des chercheurs à temps plein. C’est pourquoi, il proposait deux statuts différents pour les chercheurs et pour les enseignants de l’Université. Il n’y a eu aucune ambiguïté. Certains ont quitté le CNRST pour aller à l’Université, comme le futur ministre, le professeur Mouhoussine Nacro. Oui ! Magloire Somé dit la vérité en écrivant que :

"Seul le Burkina a eu la spécificité et la particularité de donner au CNRST une dimension d’organisme de recherche menant, séparément de l’Université, les missions de recherche" (cf. page 7). Mais il est totalement dans le faux, en ajoutant que : "si l’on crée donc un ministère de la recherche scientifique, pourquoi la dissocie-t-on de l’enseignement supérieur où se trouve la majorité des acteurs de la recherche scientifique du pays ?". D’abord, il ignore que la séparation des statuts (celui des chercheurs et celui des enseignants) opérée par le ministre Sib Sié Faustin est aussi un appel à séparer les deux (2) types de recherche scientifique qui sont complémentaires mais pas identiques.

On ne peut comparer que des choses comparables. La fameuse "majorité" de Magloire Somé n’est majorité que dans son contexte de recherche universitaire, en relation avec d’autres universités mais pas avec le CNRST. De nombreux enseignants, ouverts et sans complexes, collaborent au quotidien avec des chercheurs dans de nombreux projets et programmes de recherche du CNRST et vice-versa depuis l’existence des deux structures. Des chercheurs du CNRST enseignent et encadrent des Maîtrises, DEA et Thèses en direction et en co-direction, sans aucun problème et sur la base du protocole signé en août 2004 par le Président de l’Université de Ouagadougou, le professeur Joseph Paré et moi-même, Délégué Général du CNRST. Tant pis pour ceux qui refusent la mise en œuvre de ce protocole à l’Université de Ouagadougou comme au CNRST.

Au niveau du CAMES aussi, il existe très bien deux voies d’accès au passage des trois grades. Il existe la voie recherche et la voie enseignement supérieur. Les trois (3) listes d’Aptitudes du CAMES sont :

Enseignement Supérieur = Recherche Scientifique

1° Maître Assistant (LAFMA) = Chargé de Recherche (LAFCR) 2° Maître de Conférence (LAFMC) = Maître de Recherche (LAFMR) 3° Professeur Titulaire (LAFPT) = Directeur de Recherche (LAFDR)

Mon cher Magloire ne sait pas que, les "conditions de productions scientifiques" ne sont pas les mêmes pour les chercheurs et pour les enseignants au niveau des dossiers d’évaluation des CTS du CAMES. Il y a des spécificités bien précises. Et comme l’adage allemand le dit « le diable est toujours dans les détails". Alors, allons dans le détail. Il faut dans mon domaine (sociologie politique), dix-huit (18) articles publiés pour un chercheur et deux thèses de doctorat encadrées plus deux (2) articles publiés pour un universitaire pour introduire un dossier d’inscription sur les listes d’aptitude aux fonctions de Directeur de Recherche et de Professeur titulaire des universités. C’est clair non ?

II. Il y a recherche et recherche

Lorsque dans le quotidien "Le Pays" n°4295 du vendredi 30 janvier 2009, dans un article intitulé : "Bilan africain de la recherche scientifique : le Burkina peut en être fier", je rendais hommage aux chercheurs burkinabè, aucune différence n’a été faite entre l’Université et le CNRST. Sur les cinquante (50) plus grands chercheurs des cinquante dernières années (1958-2008) il y avait huit (8) Burkinabè, soit 16%. Aucun autre pays africain sur les 53 n’avait ce pourcentage. Par exemple le docteur Zéphirin Dakuyo, pharmacien-chercheur qui fait partie des huit (8) proclamés du Burkina pour ses phyto-médicaments n’est ni du CNRST ni de l’Université. Et pourtant, il est chercheur indépendant, privé, qui a des résultats connus et éprouvés dans le monde entier.

Et bien, le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation doit se donner les structures et les moyens pour s’occuper de ce type de recherche qui n’est ni à l’Université, ni au CNRST, et qui n’est pas candidat aux CTS du CAMES. Il existe au Burkina des centaines d’inventeurs et d’innovateurs évoluant dans "le secteur informel". Quelques miraculés arrivent à venir présenter leurs résultats aux éditions du Forum national de la Recherche et de l’Innovation technologique (FRSIT) tous les deux (2) ans. Mais après ? Ils courent d’un ministère à un autre pour quémander un soutien financier, souvent sans suite.

Aujourd’hui que les biocarburants sont à la mode, très peu de Burkinabè savent que c’est un enseignant de l’Université de Ouagadougou qui, depuis 1983 (il y a 28 ans !) a produit du bio-diesel du jatropha et fait démarrer une mobylette (Peugeot CT) avec. Qu’en a-t-on fait ? Il y a un réel besoin de capitaliser, organiser, diffuser et populariser les résultats existants de la recherche scientifique nationale de façon autonome pour faire avancer notre pays dans l’émergence. La "scission" que Magloire Somé pleure à chaudes larmes est une nécessité historique. Elle n’a que faire des états d’âme. Les vrais enseignants et les vrais chercheurs, les enseignants-chercheurs, chercheurs-enseignants, chercheurs non enseignants, savent très bien pourquoi, lorsqu’on peut avoir de l’électricité, on ne refuse pas parce que "on aime la lampe tempête" !

Conclusion : on sépare pour mieux unir

Président du Conseil d’Administration de l’Université de Ouagadougou, il me plaît de saluer les efforts d’ouverture de collaboration scientifique et de soutien mutuel qui s’affirment sur le terrain avec le CNRST. Le bilan est positif. La création d’un ministère de la recherche brise définitivement les vieux rêves des nostalgiques de la vielle époque des velleités de "phagocytose" ! Il nous faut au contraire et de plus nombreuses universités et de plus nombreuses structures de recherche scientifique. C’est le prix de l’émergence, dont le point de passage n°1, partout dans le monde, a toujours été la qualité de la recherche scientifique et de l’innovation. La très vielle sagesse mooaga nous enseigne que "a-mi di ta zi" = c’est celui qui sait qui aura toujours raison de l’ignorant. Alors, cherchons tous le savoir !

Pr Basile GUISSOU

Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 1er février 2011 à 09:39, par UOCNRST
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Bonjour
    j’ai lu avec intérêt cet écrit du PCA de l’UO et DG du CNRST , j’attendais une analyse beaucoup plus profonde que celle la. Les raisons données ici ne justifient pas réellement la création de ce ministère. On doit chercher les raisons ailleurs. Peut être que les enseignants ne font pas de l’innovation !!!!
    Quand le PCA dit qu’il y a "recherche et recherche" il a fallu qu’il aille jusqu’au bout de son raisonnement, je suis resté sur ma soif d’apprendre. Peut être qu’il a voulu defendre l’indefendable ...

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  • Le 1er février 2011 à 10:06, par Le Prof
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Chapeau bas Pr Guissou, Vous avez tout dit. En faisant une petite revue bibliographie, on se rend compte que la plupart des pays dits émergents (Chine, Japon, Brésil, Indonésie, Israël, Malaisie, Australie et j’en passe) dispose d’un Ministère de la recherche séparé de celui du supérieur. Qu’en pense Pr Magloire Somé ? Et pour ma part, la France n’est pas une référence.

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  • Le 1er février 2011 à 11:12, par Le Prof
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Chapeau bas Pr Guissou, Vous avez tout dit. En faisant une petite revue bibliographie, on se rend compte que la plupart des pays dits émergents (Chine, Japon, Brésil, Indonésie, Israël, Malaisie, Australie et j’en passe) dispose d’un Ministère de la recherche séparé de celui du supérieur. Qu’en pense Pr Magloire Somé ? Et pour ma part, la France n’est pas une référence.

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  • Le 1er février 2011 à 12:15, par un autre enseignant chercheur
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    En tant qu’enseignant chercheur, je ne vois pas en quoi est ce que la création d’un nouveau ministère de la recherche scientifique pose problème. En quoi es ce que la séparation peut jouer sur mes activités de recherches et même d’encadrement ? On collaborera toujours avec les centres de recherches. Sincèrement, je pense que cela est une bonne chose et permettra de prendre en compte les chercheurs indépendants et innovateurs comme Dr Dakuyo et autres.

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    • Le 1er février 2011 à 15:57, par soyons intellectuels dans les débats...
      En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

      La notion de chercheur indépendant reste discutable. Y a t-il vraiment des chercheurs indépendants dans les exemples cités ? A partir du moment où un chercheur bénéficie de soutien multiforme pour sortir des résultats, peut-on parler d’indépendance ? A mon avis, le débat ne se situe pas à ce niveau et la réponse n’est pas la création d’un ministère. Où trouvent-ils les financements pour leurs recherches ? Et le droit à la propriété ? C’est là où se situe le véritable problème, car lorsqu’on n’a plus les moyens, on commence à accuser l’Etat de délaisser des chercheurs. Faut-il vraiment un ministère pour traiter des questions aussi simples ? C’est peut-être une incapacité pour nous d’asseoir des dynamiques institutionneles créatrices qu’on est obligé de multiplier les ministères. J’espère que désormais tous ces chercheurs dit indépendants ont une case pour s’abriter.

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      • Le 1er février 2011 à 18:14, par magson
        En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

        Le français étant souple, élastique, maniable à souhait et comme vous le dites si bien (La notion de chercheur indépendant reste discutable), je puisse vous rassurer qu’il en existent des chercheurs indépendants et que Dr Dakuo en est un bel exemple.

        Pour être comme mon cousin pour ne pas dire terre-à-terre, Mr Maxime Kaboré à bénéficier du financement de l’état (pardonnez du contribuable) pour la campagne présidentielle mais on l’appelait candidat indépendant

        Toutes mes excuses

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  • Le 1er février 2011 à 12:53, par L’Affamé
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Pr Somé n’a pas à s’inquiéter à mon sens. Dans tous les cas, cherchez (UO, CNRST, Privé, Innovateurs et inventeurs) et mettez les résultats de vos recherches respectives à la disposition des populations. D’ailleurs, au Sénégal, Cameroun, Af. Sud, Ghana, Nigeria, et bien d’autres, le ministère de la recherche est séparé de celui de l’enseignement supérieur et je pense que ça marche bien. Les ministères ne viendront jamais dans vos labo faire la recherche, ce sont les hommes qui cherchent et donc à vos marques prêt cherchezzzzzzz

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  • Le 1er février 2011 à 13:26, par Premier niveau
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Monsieur le PCA et DG, je suis resté sur ma soif et pour cause : quelle est la différence entre la science vue du CNRT et la science vue de l’université puisque vous affirmez bien que les recherches menées dans les instituions sont complémentaires mais pas identiques. A ce rythme, j’ai bien l’impression que confirmez le constat de Bachelard qui dans « la formation de l’esprit scientifique » notait que la contribution de l’homme de science à l’évolution des idées se situe à deux niveau au meilleur des cas ou malheureusement à trois niveaux : dans un premier niveau et généralement dans sa jeunesse, il est porteur d’idées révolutionnaires qui contribuent à la remise en cause des vieilles conceptions et fait avancer la connaissance ; le deuxième niveau correspond à la maturité où le chercheur arrive à diffuser les avancées dont il a été l’initiateur. Les chercheurs intelligents et lucides s’arrêtent à ce niveau en appuyant surtout les jeunes à faire mieux qu’eux. Les autres passent malheureusement à la troisième étape : ils s’opposent à la remise en cause de leurs idées, les considérant parfois comme absolues, se prennent pour des dieux et pour tout arranger s’engagent en politique. A ce stade, ils deviennent des obstacles épistémologiques car ils utilisent leur pouvoir politique pour fossiliser et gangrener les structures de la recherche. Monsieur le PCA et DG, ne me dites pas que je me trompe, démontrez le moi.

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    • Le 1er février 2011 à 16:21, par zino
      En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

      Bonjour,
      il faut surtout savoir que le MRSI a été créé pour mettre beaucoup plus l’accès sur la recherche au service du développement. Le MESSRS devenant difficile à gérer par son ministre, vu les amputations budgétaires successives du CNRST, il ressort que le ministre pensait que ce domaine ne représentait pas une priorité nationale. Maintenant chacun a compris que ça n’est pas vrai. Le MESSRS est victime de ses ministres universitaires qui n’ont pas trouvé mieux que d’empêcher les chercheurs de travailler. S’il faut revenir à la phase initiale, il faut necessairement trouver de personnes neutres comme ministre MESSRS. Ce ministère n’a jamais mieux marché comme avec les Mélégué, Dabiré, ... qui ne sont pas professeurs.
      Pourquoi chercher forcement à rattaché des structures entières au ministère. Je pense aussi que pour ce MRSI, il interesse aussi bien le CNRST que les universités si ce ministère arrive à se doter de fonds compétitifs de recherche pluridisciplinaires pour des besoins de recherche nationaux. Voyez plûtot comment faire pour que chacun tire bénéfice de ce nouveau ministère surtout que l’allègement est un rappel à l’approfondissement.
      Soyez bénis

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  • Le 1er février 2011 à 13:40, par moi même
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Je suis très fier de mon Délégué Général que je félicite pour cette réaction.
    Dans les deux phrase suivantes le Pr Guissou à tout dit : La "scission" que Magloire Somé pleure à chaudes larmes est une nécessité historique. Elle n’a que faire des états d’âme. La création d’un ministère de la recherche brise définitivement les vieux rêves des nostalgiques de la vielle époque des velléités de "phagocytose" !

    Bravo DG, Toute la maison CNRST vous exprime sa reconnaissance

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  • Le 1er février 2011 à 15:48, par Un chercheur
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    C’est vraiment dommage de voir que ni le SG du SYNADEC ni le DG CNRST ne maîtrisent vraiment la situation de la recherche scientifique au Burkina, quoique le Pr. Guissou soit plus proche de la réalité.

    Les instituts privés comme publics voués à la recherche, il y en a des masses. Toutes ne relèvent pas du CNRST et même pas du MESSRS, ce qui nous posent des problèmes de plans de carrière par exemple. Quand on parle MESSRS, tous les yeux sont tournés vers l’université, sinon, les lycées et enfin le CNRST. Il y a un bon paquet qu’on laisse sur la route. Faites un recensement, Pr. SOME et réécrivez nous.

    Certes beaucoup de chercheurs sont à l’université mais pour dire vrai, c’est juste des passerelles pour le CAMES, sinon lisez les articles burkinabé et voyez les institutions sources.

    Enfin, concernant le problème du ministère de l’éducation nationale qui ne concerne que le primaire, l’alphabétisation et le non formel, c’est une politique des chiffres que nous ne partageons pas et que même nous redoutons. Il faut arrêter ça et avant qu’il ne soit trop tard...

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  • Le 1er février 2011 à 16:10
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    helas ! je suis plus que decu par cet article (comme le fait si bien remarquer le premier intervenant), encore plus decu que cela vienne d’un individu comme Basile. Vraiment cela m’etonne. Il est clair que les arguments qu’il avance n’en sont pas du tout. Que Basile descende a ce niveau d’argumentation me laisse pantois car je connais la valeur de l’individu. A-t-il changé a ce point ? Le vrai debat est totalement occulté. A la limite son argumentation valide celle de M Somé Magloire. Et cela me donne l’impression que le debat est ailleurs. Ce n’est plus le Basile que je connaissais !!! Je suis decu ! expliquez moi !
    SOME

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  • Le 1er février 2011 à 17:08
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    je suis très ravi que ce debat sur le divorce du vieux couple université-recherche soit engagé par les acteurs meme du système.mais en retour je suis très agacé que les chercheurs du CNRST veuille se considerer plus savants que les valeureux profs d’univ !avant tout dans les deux fonctions, il faut avoir le doctorat pour s’y engager.que le prof GUISSOU écrive dans un journal de la place pour "rabaisser" les travaux de ces collègues d’univ en disant qu’il ya recherche et recherche, c’est pas à son niveau d’esprit.j’atendais de lui plus d’explication côté organisationnelle.le disours est disgracieux, tendancieux....that’s a pity !

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    • Le 2 février 2011 à 02:21
      En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

      Juste pour revenir sur le passage ci-dessous d’un commentateur :
      "que le prof GUISSOU écrive dans un journal de la place pour "rabaisser" les travaux de ces collègues d’univ en disant qu’il ya recherche et recherche, c’est pas à son niveau d’esprit"
      Juste pour dire à Mr qu’il n’a pas bien compris ce que le Pr Guissou a voulu dire. Au fait, il ne veuille rabaisser personne ;
      Il ya recherche et recherche veut dire qu’il ya 2 types de recherches entre griffes.
      La première concerne la recherche ménée à l’université et au CNRST ayant la possibilité de se faire évaluer ds les CTS du CAMES et l’autre recherche concerne celle ménée par les "indépendants" (ex de Dr Dakuyo) ainsi que les innovateurs et les inventeurs oeuvrant dans l’informel.
      Monsieur vous voyez donc qu’il ya effectivemlent recherche et recherche. Recherche ne se résume pas à celle ménée à l’UO ou CNRST donc ce nouveau ministère pourrait prendre en compte les seconds.
      Bonne compréhension

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  • Le 1er février 2011 à 17:28
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Je pense qu’il faut que les internautes essayent d’analyser l’argumentaire du Délégué Général du CNRST en se défaisant de l’esprit partisan. ce qu’il dit est tellement sérieux et juste que je ne comprends pas les écrits de certains chauves-souris. la chauve souris est l’animal qui voit tout en l’envers. la terre est son son ciel et le ciel sa terre lorsqu’elle est suspendue à sa branche. Par contre dans le nouveau gouvernement de 38 membres, il y a des ministères dont la création reste à justifier plutot qu’à expliquer. il y a des ministères créés par Tertius, que personne n’a jamais vu sur le théatre des opérations en dehors des cérémonies d’accueil et de plantation d’arbres.

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  • Le 1er février 2011 à 23:36
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Dr Basile Guissou, n’est pas modeste. Il plaide pour la différence entre enseignant-chercheur et chercheur et il usurpe le titre de Professeur ! c’est une malhonnêteté intellectuelle car il n’est pas Professeur mais directeur de recherche, grade qu’il a obtenu en fin fin de carrière (2010) avec la soutenance d’un doctorat dans des conditions de "je ta pitié" en 2002 à l’université de Cocody. En plus le titre de PCA de l’université, c’est malhonnête de le mettre en exergue, il était PCA de l’UO avec le grade de maître de recherche, pouvais-t-il présider le CA normal d’une Université avec ce grade ? 9 ans de PCA est subjectif et signe de laxisme et contradictoire au décret 051-1999 sur le statut général des EPE. Il est donc dans l’illégalité totale et il se plait de la mettre en exergue. Au Burkina les gens sont gonflés pour rien. Basile n’a rien foutu au CNRST, il passe son temps à lire les journaux, à fumer dans le bureau et à raconter du n’importe quoi, c’est normal que le CNRST meurt de sa propre mort, et ce n’est le MRSI qui va réveiller un cadavre.
    La comparaison entre les productions scientifiques entre chercheur et enseignant-chercheur n’est pas exacte. Dans notre CTS (agronomie et science de la vie), les critères scientifiques sont les mêmes.
    Il y a des gens qui sont en fin de carrière et qui cherchent à tout bougier avec de quitter, Blaise doit se méfier de ces gens ; sinon c’est tampis pour le Burkina.
    A bon entendeur salut !!!!

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  • Le 2 février 2011 à 00:17
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Juste pour dire à Guissou Basile d’aller au bout de sa logique et d’arrêter de se faire appeler "Professeur". Ce titre est réservé aux universitaires chercheurs.

    Répondre à ce message

    • Le 2 février 2011 à 11:01, par Un membre CTS du CAMES Côte d’Ivoire
      En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

      Juste un petit éclaircissement, le titre de "Professeur" n’est pas exclusivement utilisé pour les universitaires et ne relève pas du national. Il s’agit des appellations consacrées par le CAMES dont votre pays fait partie. Ainsi tout enseignant de rang A (Maître de Conférences et Professeur Titulaire) et tout tout chercheur de rang A (Maître de Recherches et Directeur de Recherche) sont appelés des Professeurs au CAMES (en abrégé Pr).

      Aucun enseignant (Assistant ou Maître-assistant) ne peut et ne doit se faire appeler professeur du CAMES (en abrégé Pr). Il en est de même pour les chercheurs (Attaché de Recherches et Chargé de Recherches)

      Il est claire que l’appellation "Professeur" n’est pas fonction du corps (enseignant ou chercheur) mais plutôt du grade dans le CAMES.
      Naturellement, vous voyez qu’il y a des enseignants d’université qui ne peuvent pas se faire appeler professeur (Pr)

      Le Pr GUISSOU a donc le plein droit et le devoir de se faire appeler "Professeur" pour se conformer aux règlements du CAMES dont votre pays est membre.

      Répondre à ce message

      • Le 2 février 2011 à 11:49
        En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

        S’il n’ y avait pas de différence entre les titres de Professeur titulaire et de Directeur de recherche pourquoi avoir donc deux appellations différentes ? Pour ma part, le titre de professeur est réservé aux enseignants et celui de Directeur de recherche aux chercheurs. Que chacun utilise son titre !

        Répondre à ce message

        • Le 2 février 2011 à 15:47
          En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

          C’est dur dur !!! On parle d’appellation au sein d’une structure organisée à l’échelle continentale (CAMES). Mais maintenant, il appartient à tout un chacun de donner une appellation qu’il veut dans son propre environnement. Ainsi, quelqu’un pourra appeler son cousin (au village) "professeur" ou "Directeur de Recherche" et ça marche.
          Pourquoi l’Africain en général et le Burkinabé en particulier aime tant le désordre ? (c’est à un soi disant "membre du CTS Côte d’Ivoire qui vous donne des éclaircissements sur ces appellations) yakoooooooo

          Répondre à ce message

  • Le 2 février 2011 à 02:06
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Je suis content du débat mais je pense que le Pr Guissou dans la précipitation a oublié l’essentiel du problème à moins que le but soit de tirer déjà la couverture du nouveau Ministère vers sa structure. Les structures de recherche des autres ministères ont été complètement ignorées par le Pr. Enfin, le problème de l’utilisation des résultats un peu abordé a été aussi négligé dans la fièvre de la réponse. Pour être vraiment franc, on NE peut PAS demander au ministère de l’enseignement supérieur de s’occuper de la recherche qui se fait dans d’autres ministères et on ne peut pas aussi lui demander de s’occuper de sa mise en valeur. Cependant, il faut se dire que le tout n’est pas de créer un ministère, il faut le dynamiser et le rendre vraiment utile au développement du pays. ESPERONS QUE CE MINISTERE NE DISPARAITRA PAS AU PROCHAIN REMANIEMENT.

    Répondre à ce message

  • Le 3 février 2011 à 00:00
    En réponse à : REPONSE AU SECRETAIRE GENERAL DU SYNADEC : "Enfin un ministère de la Recherche"

    Depuis quand Basile Guissou est- il sociologue ? Il a son doctorat en lettres modernes meme s’ il a ecrit une these truffee de phraseologie revolutionnaire. Mais enfin, qui ne nveut pas etre sociologue aujourd’ hui ? Ca nourrit son homme. N’est-ce pas Nyamaba Andre ? Vous voyez bien que votre these de la sociologie du miammiam marche fort. Deposez vite la marque avant que le Burkina- Copie ne s’ en empare.

    Votre Etudiant qui vous combattait pour l’usage de sociologue du manger.

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