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Mosquée de Dioulassoba : Un monument aux dimensions spirituelle, culturelle et touristique

Accueil > Actualités > Société • • jeudi 19 août 2010 à 01h53min

Du 16 au 18 juillet, le Réseau d’Initiatives de Journalistes (RIJ) y a effectué une sortie de production à Bobo. Visites touristiques, rencontres avec des autorités administratives et coutumières, rencontres d’échanges ont constitué le menu de cette sortie de travail. Arrêt sur un monument vieux de plus d’un siècle.

Située au quartier Dioulassoba, la grande mosquée de Dioulassoba est un lieu de curiosité pour ceux qui découvrent l’édifice pour la première fois. Elle est classée parmi les lieux traditionnels ou touristiques les plus attrayant de la ville de Sya. La mosquée a été construite par Almami Sanou Sakidi Gaoussou qui a fréquenté le même marabout que Almami Samory Touré. Samory Touré a prié 10 vendredi dans la mosquée de Dioulassoba avant de poursuivre son combat contre la pénétration coloniale, nous apprend le guide des lieux.

La mosquée serait construite vers 1880 selon les sources coloniale, mais une autre source orale racontée par les sages situe la construction de la mosquée vers la fin de la bataille de Bama, soit en 1874. La construction de la mosquée a pris dix ans environs. Elle a été construite avec des briques rondes faites de mélange de terre, de banco et d’argile. La construction de la mosquée a été l’œuvre uniquement des colonies Bôbô, qu’elles soient animistes, chrétiennes ou musulmanes. De l’intérieur comme de l’extérieur, l’aspect de la mosquée témoigne d’une époque assez reculée.

A l’intérieur, la mosquée est soutenue par 42 piliers et compte 9 rangées. Pour le respect de leur âge, les deux dernières rangées sont réservées aux femmes âgées qui ont fini leur maternité ou qui ont été à la Mecque. A cette partie qui constitue l’ancienne construction est annexée une deuxième partie nouvellement construite (1980) et qui est réservée aux autres femmes moins âgées. Selon notre guide, les femmes n’étaient pas autorisées à entrer dans la mosquée mais avec l’évolution, les femmes contrôlent mieux leurs cycles menstruels et c’est pourquoi cette deuxième partie a été ajoutée à la mosquée pour ces dernières. L’ancienne partie de la mosquée a une capacité d’accueille de 810 personnes.

Les piliers et les murs sont originels puisqu’ils n’ont jamais été changés. La toiture par contre est renouvelable par rangée et tous les dix ans ou quinze ans lorsque des fuites d’eaux sont constatées. Le jour, la mosquée est éclairée par la lumière naturelle grâce aux ouvertures que sont les portes et les trous d’aération fixé sur le toit. Ces trous en cas de pluies sont refermés par une sorte de coupe faite en terre cuite. Les lampes à huiles qui servaient autrefois à éclairer la mosquée la nuit ont fait place à l’électricité. De loin, la mosquée est visible par ses minarets très élevés. Il y a un minaret principal et des minarets secondaires. Le minaret principal comprend cinq étages et cinq chambres et est situé au dessus de l’émirabe (où se place l’imam pour diriger la prière). Le minaret secondaire fait quatre étages, quatre chambres.

Les minarets sont des lieux de retraites pour les imams qui viennent y passer des journées entières, voire cinq à 10 jours pour se consacrer à l’adoration de Dieu. A l’extrémité du sommet, des minarets se trouvent placée des œufs d’autruche. Pour les uns, ces œufs d’autruche assurent une protection aux minarets alors que d’autres y voient seulement un objet de décoration. De l’intérieur de la mosquée, montent des escaliers qui conduisent jusque sur le toit de la mosquée. A partir du toit de la mosquée, la vieille ville Dioulasso est à globalement portée de vue. La mosquée de Dioulassoba accueille des milliers de visiteurs nationaux et des touristes étrangers par an, ce qui engendre des recettes financières. Ces recettes participent à l’entretien et à la réfection de la mosquée n

Boukari Ouoba

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