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Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

Accueil > Actualités > Portraits • • lundi 22 mars 2010 à 16h15min

Zéphirin Diabré

Ayant été (autrefois) dans l’air du temps « économique »,
Zéphirin Diabré pense être (demain) dans l’air du temps « politique ».
Et vise la présidence du Faso. Après avoir atomisé le régime Compaoré ?

Ce n’est pas une surprise. Ce n’est pas, non plus, un événement politique majeur. C’est une affaire anecdotique qui est, cependant, selon moi, l’expression d’une illusion « technocratique » : le management des Etats et des nations relèverait bien plus du savoir-faire entrepreneurial que de l’action politique. En d’autres temps, Casimir Oyé Mba au Gabon, Alassane Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire, Nicéphore Soglo et Thomas Yayi Boni au Bénin,… qu’ils soient à la primature ou candidats à la présidence de la République, ou même présidents de la République, ont pu toucher du doigt la différence qu’il peut y avoir entre le politique et l’économique. Zéphirin Diabré nous rejoue, aujourd’hui, la partition d’une ritournelle qui tourne en boucle depuis deux décennies mais ne fait pas danser les peuples. Si la mélodie peut-être séduisante, les paroles sont toujours un peu « nanardes ». Voilà donc Diabré qui se lance, après une très longue réflexion mais à la veille de la présidentielle 2010, dans la bataille politique. Il vient pour cela de créer, le 1er mars 2010, l’Union pour le progrès et le changement (UPC).

Pas de confusion possible entre l’UPC burkinabé et l’UPC « historique » (Union des populations du Cameroun) qui avait pris le maquis et les armes pour conquérir une indépendance totale qui n’aurait pas été qu’une indépendance octroyée par la puissance coloniale. Diabré affirme se trouver « en dehors des idéologies ». L’UPC burkinabé, dit-il, c’est le « progrès », « le changement (démocratique) » et « l’alternance ». Pas question d’atomiser le régime actuellement en place à Ouagadougou, même s’il entend se positionner dans « l’opposition républicaine » ; son programme, qui tient en trois mots : « améliorer, corriger, réaliser », se situe dans le prolongement des années Compaoré. Il s’agit seulement de mettre en place une « nouvelle économie » qui permette la « redistribution des fruits » de la croissance. L’une et l’autre étant, justement, la finalité de « l’alternance », maître-mot du discours de Diabré qui avait déjà consacré, à cette question, un colloque très remarqué voici tout juste un an, en mai 2009.

Ce n’est pas la première fois que l’on évoque l’irruption de Diabré dans le jeu politique burkinabè. Mais, jusqu’à présent, c’était sous la burka du Rassemblement populaire des citoyens (RPC) que ses adversaires l’accusaient de progresser vers le pouvoir. Son leader, Léonard Massimbo, n’était, disait-on, qu’un « faux nez ». Le RPC, officialisé le 13 décembre 2006 à la veille des législatives 2007, se voulait ni pour ni contre Blaise Compaoré ; rien d’autre qu’un parti de « propositions ». Propositions qui ont dû être jugées insuffisantes par Diabré puisque voilà désormais que monte personnellement au front Monsieur le président de l’UPC.

Diabré n’aimait pas, jusqu’à présent, être interrogé sur ses pérégrinations politiques. En octobre 1998, il avait démissionné du CDP, le parti présidentiel. Dix ans plus tard, il dira dans L’Observateur Paalga (samedi 19 janvier 2008) : « Si j’ai envie de faire de la politique, je le ferai quand je l’aurai décidé, et je serai maître de mon calendrier », fustigeant au passage ceux de ses anciens amis du CDP « qui ne savent pas dire non », ces « caciques du parti qui restent, subissent et se morfondent en privé ».

Le temps serait donc venu, pour Diabré, « de faire de la politique », lui qui, jusqu’alors, avait fait essentiellement de l’économie. Né le 26 août 1959, à Manga, « capitale » de la province du Zoundwéogo, à moins d’une centaine de kilomètres au Sud-Est de Ouagadougou, Diabré est diplômé de l’Ecole supérieure de commerce (ESC) de Bordeaux et docteur en sciences de gestion. Voix forte, trop plein d’énergie, longtemps célibataire endurci (ce qui ne manquait pas de poser des problèmes à sa secrétaire quand, lorsqu’il était ministre, on invitait à dîner M et Mme Diabré), cet adepte de la libéralisation économique, va tout d’abord enseigner les règles de la bonne gestion à l’université de Ouagadougou comme professeur assistant, de 1987 à 1989, avant d’intégrer le secteur privé. De mars 1989 à mai 1992, il sera ainsi le directeur des relations humaines de la Société burkinabé de brasseries (Sobbra), filiale du groupe Castel. Il sera aussi secrétaire général de l’Association burkinabè du management et du Club des hommes d’affaires burkinabè. Ce qui ne l’empêchera pas de se faire élire député, le 24 mai 1992, sur la liste de l’ODP/MT, le parti présidentiel, dans sa province natale.

Partisan d’un désengagement de l’Etat - qui ne devait être, selon lui, qu’un collecteur de taxes - du secteur productif en un temps où les Politiques d’ajustement structurel (PAS) n’avaient pas la faveur des intellectuels africains, il sera appelé, dans le premier gouvernement formé par Youssouf Ouédraogo le 20 juin 1992, au portefeuille de l’Industrie, du Commerce et des Mines. Mission : mener à bien une politique active de privatisation. Ce qu’il fera.

Le 22 mars 1994, deux mois après la dévaluation du franc CFA (12 janvier 1994), alors que Roch Marc-Christian Kaboré a obtenu la primature, il sera nommé ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Diabré va donner une nouvelle tonalité à l’action gouvernementale. Lors des Deuxièmes assises nationales sur l’économie (9-11 mai 1994), il annoncera la couleur : « Les hommes et les femmes de ce pays ont le droit de savoir et d’accepter qu’avec 122 milliards de recettes on ne peut faire qu’une politique de 122 milliards ». Il ajoutera afin d’être bien compris : « Il y a trop de revendications irréalistes arc-boutées sur un malencontreux dialogue de sourds entre ceux qui pensent que la caisse est trop pleine et ceux qui savent que la caisse est trop vide ». Diabré ne cessera de se faire le tenant d’une ligne que je caractérisais alors de « sado-fatalisto-réaliste ». « La dévaluation est difficile, disait-il alors, comme l’était l’esclavage, comme l’était la colonisation… car il s’agit d’épreuves que le destin réserve toujours aux peuples qu’il a choisi d’aimer ». Diabré devra gérer la dévaluation du franc CFA, l’exécution du PAS et lancera la « lettre d’intention de politique de développement durable 1995-2005 ».

Le 3 septembre 1996, un nouveau Premier ministre sera désigné : Kadré Désiré Ouédraogo. Il prendra en charge, également, l’économie et les finances. Diabré, qui ne s’entend pas avec KDO, va devoir quitter le gouvernement et sera nommé président du Conseil économique et social (CES). A ce poste, il a eu de glorieux prédécesseurs dont Youssouf Ouédraogo (qui a été, par la suite, Premier ministre) et Philippe Ouédraogo (le premier polytechnicien burkinabè). Mais Diabré vise d’autres horizons. Il ne restera que quelques mois à la présidence du CES et rejoindra Harvard pour travailler avec Jeffrey Sachs sur le devenir des économies africaines. Sachs, qui a été à 28 ans, en 1983, le plus jeune professeur d’économie à Harvard, s’est fait une réputation, au lendemain de l’éclatement de l’URSS, de « libéralisateur » des économies autrefois « centralement planifiées ». D’où son surnom de « docteur choc » : privatisation de masse ; dérégulation des prix ; libre-échangisme. Par la suite, en Afrique, il va se consacrer à la lutte contre la pauvreté et sera ainsi l’inspirateur des Objectifs du millénaire pour le développement. Aujourd’hui, Sachs est professeur à l’université Columbia à New York où il dirige l’Institut de la Terre.

Diabré va rester auprès de Sachs, à Boston, comme enseignant-chercheur, de 1997 à 1999. Le 15 janvier 1999, il sera nommé administrateur associé (directeur adjoint) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il devient le premier Africain nommé à ce poste ; nomination soutenue par Compaoré et Alassane Ouattara, alors directeur général adjoint du FMI.

A suivre

Jean-Pierre Béjot
La Dépêche Diplomatique

Vos commentaires

  • Le 21 mars 2010 à 14:47, par Tapsoba En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    « Zephirin Diabré nous rejoue ,aujourd hui,la partition d une ritournelle qui tourne en boucle depuis deux décénies mais ne fait pas danser les peuples » .Voilà ca recommence encore avec des obscures récriminations dans le seul but de garder le statu-quo.L on comprend,les intellectuels capables de nous sortir des griffes des néocolonialistes ne font pas bonnes presses,mais tout de même.Laissez nous juger qui mérite ou qui ne mérite pas la magistrature suprème.Dans tous les cas ,nous préférons les joueurs de ritournelle aux dictateurs déguisés.

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    • Le 22 mars 2010 à 15:01 En réponse à : Ellen Johnson comme Zeph Diabre

      Ceux qui pensent que le fait que Zeph aie ete ministre (ils oublient d ajouter qu il est un des rares a avoir fuit le gombo de ministre parce qu il n etait pas d accord avec les surfacturations et les marches de gre a gre qu on voulait imposer a son ministere) devraient voir du cote du Liberia.

      1. Ellen Johnson a etudie et enseigner a Harvard, elle a ete ministre de Samuel Doe et Charles Taylor.

      2. Elle a ensuite travailler dans le systeme ONU et FMI

      Pourquoi Zeph ne serait il pas a l instar de Johnson apte a sortir le BF du desastre en Novembre 2010 ?

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  • Le 21 mars 2010 à 15:37 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    j’ai beaucoup de respect pour zeph mais il faut tout de même reconnaître qu’il doit tout ce succès à Blaise compaoré car être ministre à 33 ans dans nos pays est vraiment exceptionnel malgré les compétences que le burkina regorge actuellement cela n’est pas permis à n’importe qui.

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    • Le 22 mars 2010 à 01:44, par wend waoga En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

      Salut ! Moi je crois,surtout qu’il s’agit d’un pays,d’une Nation,l’homme devrait devoir son succès à ce qu’il est,à sa valeur intrinsèque ! C’est vrai,on entend souvent dire "c’est le produit d’un tel,c’est untel qui est à la base de son succès !" etc. Mais je crois que si ceux qui sont intervenus pour que quelqu’un ait du succès n’avaient pas détecté quelque chose en l’individu,ils se seraient pas investis pour que ce succès ait lieu ! Si on voit qu’untel a fait tel manequin,c’est qu’il a eu en face de lui une fille qui, esthétiquement remplit les critères nécessaires à une candidature pour le boulot de TOP MODEL ! Il a juste besoin désormais de lui enseigner l’attitude qu’un TOP MODEL doit avoir. Ce qui veut dire,si Blaise a faire recours aux services de Zéph.,c’est qu’il a décerné en lui quelqu’un sur qui il pouvait compter dans tel domaine ! Il reste maintenant à savoir si les motivations qui ont poussé Zéph. à répondre à l’appel de Blaise sont les meme pour lesquels Blaise lui a fait appel ! D’après vous,serait-il parti du CDP parcequ’il a eu un "Gombo" qui l’arrange plusque ce que ce Parti lui offre ? Pensez-vous que,meme en tant que représentant d’AREVA en Afrique,et meme très actif en Orient,fait de lui plus riche qu’un cadre du CDP ? Mais pourquoi l’a-t-il quand-meme fait ? Parceque c’est "quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut" ? Vous etes sur qu’en démissionant,il n’a aps voulu fuire quelque chose qui lui faisait peur ? Là où vous devez comprendre que Blaise n’a été en rien dans ce que Zéph. est devenu,c’est que l’homme est parti sans avoir meme eu à se demander ce qu’il deviendrait s’il n’est pas aux cotés de Blaise,parcequ’il était tout simplement sur de lui,il fallait tout simplement qu’il montre ses papiers quelque part,et tout est réglé ! Ce sont ceux qui ne savent pas où aller sans Blaise qui crient à qui veut les entendre que "l’article 37 est antidémocratique !" Il est vrai que Compaoré a soutenu sa candidature à un poste de cadre de la CEDEAO,mais il a fallu d’abord qu’il en ait les qualités nécessaires !Est-ce Blaise qui a fait de lui un enseignant-chercheur aux États Unis ? Je propose qu’on se focalise sur ce que l’homme a comme programme social pour le Burkina Faso,au lieu de nous laisser dispercer l’esprit en pensant ou en voulant semer dans la tete des gens que c’est l’un qui a fait l’autre !

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    • Le 22 mars 2010 à 12:59, par Machiavel En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

      Devoir à quelqu’un n’est pas être son esclave. Et Blaise Compaoré ne doit-il pas à quelqu’un d’être devenu ce qu’il est aujourd’hui. Tout le monde doit quelque chose à quelqu’un car personne ne peut se faire out seul. « Il y a au moins quelqu’un qui t’a mis au monde, même si après tu n’a ni tété ni appris quelque chose de quelqu’un ».

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  • Le 21 mars 2010 à 16:09 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Mr Zéphirin Diabré, vous avez pesez de tout votre poids sinon même de toute votre âme afin que la ville de Manga soit chef-lieu de la région du Centre-Sud. Je n’ai rien contre la ville de Manga que je connais bien, mais la bonne gouvernance aurait voulu que la ville de Pô (Frontier Ghana) soit chef-lieu de la région du Centre-Sud. A travers cette action vous avez confessez que vous ignorez tout de la gestion d’un pays. Honnêtement je suis très convaincu que vous êtes intelligent mais qu’il vous manque celle qu’il faut pour diriger le Burkina Faso.

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    • Le 21 mars 2010 à 19:22, par LPT En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

      M. l’anonyme, en émettant l’hypothèse que ce que vous insinuez soit vrai, c’est –à-dire qu’en supposant que Mr Zéphirin Diabré ait pesez de tout son poids sinon même de toute son âme afin que la ville de Manga soit chef-lieu de la région du Centre-Sud comme vous l’affirmez. A ce que je sache, Mr Zéphirin Diabré n’est pas le législateur et que si Manga est devenu chef-lieu de la région du Centre-Sud, vous ne pouvez vous en prendre qu’à l’assemblée nationale (d’ailleurs monocolore donc au CDP) et qui aurait pu aller dans le sens que vous auriez souhaité si vous lui avez fourni des arguments plus convaincants. Partant de là, vous ne pouvez en aucun cas préjuger hâtivement que M. Zéphirin Diabré manque l’intelligence qu’il faut pour diriger le Burkina Faso. Il m’a tout l’air que vous êtes de ceux-là qui aiment jeter les peaux de bananes sur les chemins des autres (surtout ceux qui prennent de l’initiative). Sachez que si Manga est chef-lieu de la région du Centre-Sud, c’est grâce au CDP au regard de la « coloration » de l’assemblée nationale. Evitons la mauvaise foi.

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    • Le 22 mars 2010 à 00:14, par djos En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

      Mr l’ anomyme , vous ignorez gravement comment s’est déroulée la designation des chefs lieu, zeph n y es pour rien. C etait simplement electoral, et le mang’naba y est pour beaucoup.
      Sinon que Ziniaré est chef lieu de région ce qui est aussi discutable

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    • Le 22 mars 2010 à 01:49, par wend waoga En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

      Excusez-moi,j’ai fait un lapsus ! Zéph.a été un cadre au PNUD,pas dans la CEDEAO !

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    • Le 23 mars 2010 à 01:08, par FG Hien En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

      Vous auriez dû vous taire si vous n’avez même pas le courage de signer ne serait-ce que par un pseudo. Vous savez, ce n’est pas en pleurant sur le sort de Po que vous la réhabiliterez ! Investissez plutot votre intelligence, puisqu’il semble que vous en ayez, et vous remarquerez par exemple que Pouytenga qui n’est pas un chef-lieu de province, moins encore de région, est une commune urbaine qui ne demande rien à des chef-lieux de régions ! C’est le fruit du travail des fils et filles de cette ville...Ce conseil est gratuit.

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  • Le 21 mars 2010 à 18:45, par dabre En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    mr zeferin mes felicitation tous ce lhomme propose dieu realise vive la jeunesse du faso en italie

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  • Le 21 mars 2010 à 19:58, par Mavision En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Je commence à me persuder que je ferai le bon choix si je vote pour Zéphirin. En suivant les commentaires des uns et des autres, je vois que les gens n’ont pas d’arguments solides pour contre attaquer le Monsieur. Avoir été ministre dans le régime en place est plutôt un avantage et pas du tout une mauvaise chose. Le reste n’est que du bla-bla bla. Il faut une alternance heureuse pour nous preserver des difficultés des après longs règnes.

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  • Le 21 mars 2010 à 21:15, par tangzougou En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    IL ya une erreur fondamentale que ec monsieur fait analysant le parcours de Diabré. Celui ci a d’abord été un produit politique local, avant de devenir un technocrate international.Il a commencé comme militant de base du parti au pouvoir, en a gravi les échelons à force d’élections sur le terrain (deux fois député) avant de se retrouver sur la scène internationale.C’est un politicien local qui a eu une chance sur le plan international. Or, tous les exemples que ce brave monsieur cite, ce sont des gens qui ont fait toute leur carrière sur la scène internationale, et qui ont, par la suite, décidé de faire de la politique au niveau national.La différence est fondamentale.Pour n’avoir pas perçu cela, notre brave auteur, qui est connu pour etre un griot du système, frappe dans le vide.

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  • Le 22 mars 2010 à 02:27 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    La gestion du pouvoir ne se résume pas a déclarer Manga chef-lieu de région encore moins de déclarer Po chef-lieu de région. Mr Zephirin a fait ce qu’il avait a faire la ou il était quand il le fallait. C’est tout.

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  • Le 22 mars 2010 à 02:51, par Armando En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Je reconnais qu’entre la politique et l’économie, il y’ a un fossé. Mais comme M Zéphirin a déjà été ministre et député, il ne sera pas complètement novice. Pour l’instant je pense qu’il est une alternative sérieuse à Blaise. Je ne partage pas l’avis de ceux qui pense qu’il doit tout à Blaise. Étudier à Harvard et enseigner au USA ne dépend pas de Blaise. Il faut reconnaitre les mérites de l’homme. C’est une tête.

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  • Le 22 mars 2010 à 04:42, par banzai En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Il faudrait peut etre que nous attendions tous de voir les programmes politiques des uns et des autres. Quelle est la vision, le reve d’avenir de tous ces messieurs candidats a la gestion de notre pays. Qu’ils nous disent dans quel etat ils vont conquerir le faso et dans quel etat ils pensent nous le laisser a la fin de leurs mandats respectifs. Que nous proposeront ils pour faire des recettes propres, pour la sante, l’education, la production agricole...Cela devrait etre la base du debat. Je ne sais pas si dans les differents etats majors, vous apercevez actuellement des futurs gestionnaires de la politique economique, sociale...de tous ces partis. Qu’ils nous donnent de quoi les juger aujourd’hui et demain.

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  • Le 22 mars 2010 à 10:19, par marso710 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    A suivre les débats qui sont ici engagés, je pense humblement que M.Zeph représente une alternative sérieuse pour notre pays : n’être ni trop près, ni trop loin de Blaise est un gage de transition pacifique pour le Burkina en 2015.Et en attendant le projet de société de l’UPC en préparation, les courtisans du pouvoir actuel devraient pLutôt saisir l’occasion pour aménager une porte de sortie honorable à leur champion. Au cas bien sûr où ils aiment réellement le Président et le Burkina !

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  • Le 22 mars 2010 à 11:13, par Dios En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Toutes mes féléicitions à Zéphirin pour son courage en se lancant dans la conquête du pouvoir d’Etat.Avec les moyens dont il dispose, il doit mettre comme priorité L’implantation de son parti dans les villages le plus reculés du Burkina parce que c’est là-bas que se jouent les différentes élections. La faiblesse de notre opposition c’est qu’elle concentre son action dans les grandes villes notamment Ouaga et Bobo. Combien sont-ils les partis de l’opposition qui ont des sections opérationnelles dans tous les villages et même dans toutes les communes ?.
    C’est bien d’occuper le terrain politique à travers les médias mes nos opposants doivent avoir conscience que plus de 70% de l’électorat n’a pas accès à ces médias. Or c’est cet électorat potentiel, facilement manipulable qui constitue aujourd’hui la force du CDP

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  • Le 22 mars 2010 à 11:53, par un burkinabe vivant a l’est des USA En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    salu quand on a rien a dire souvant ont se tais vous voulez dire ke c’est blaise ki la pousser depuis son cp1 ? l’homme a meriter tous les postes qu’il a occuper m’aime si vous ne l’aimez pas sacher qu’il n’est pas un nullard.

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  • Le 22 mars 2010 à 12:24, par Une lectrice En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Quel est le projet économique (et social) mis en place par M. DIABRE au profit du Burkina, en tant qu’Economiste ayant côtoyé des « Eminences » tels que M. Sachs ? Tous des théoriciens…

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  • Le 22 mars 2010 à 13:06, par DJAMEL En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    OUI !! MEZS CHERS AMIS ZEPH commence à faire peur des milieux intellectuels. On comprend leur peur.
    mais tenons bon et suivont l’evolution des choses. l’avenir nous departagera.

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  • Le 22 mars 2010 à 13:09 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Voilà un Monsieur qu’il faut respecter pour ses qualités humaines. C’est un homme qui croit en ses capacités et qui sait les vendre ; tout le reste est une question d’opportunité et de chance.Combien de personnes ont occupé avant lui de grands postes dans ce pays et ne valent pas un centime à l’international !
    Blaise même est au pouvoir aujourd’hui grâce à des petits soldats, mais est ce pour autant qu’il doit se soumettre à vie à tous ceux qui ont fait de lui ce qu’il est !
    De grâce, respectons ce monsieur pour ce qu’il est et que les éternels soumis et moins courageux que lui continuent de dormir.

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  • Le 22 mars 2010 à 13:21, par PANBA En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    J sui d’avi avec ceux qui pensent que Zeph est l’homme du changement.Pour une fois au moins songeons à placer a la tete de notre pays un intellectuel de son rang.Il merite notre soutien
    aussi j salut et felicite le president Blaise pour la paix et la stabilité qu’il a pu instorer, c’est louable. seulement ventre creux ne peut vivre eternellement de paix, nous avons besoin de progrès economique. et cela ne peut venir a l’heure actuelle qu’avec des reformes profondes des instituions et systèmes actuels.
    Vite le changement sinons j risque de perdre ma dignité, cette fierté d’etre Burkinabé

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  • Le 22 mars 2010 à 15:19, par Bila En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Je vote pour DIABRE !

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  • Le 22 mars 2010 à 15:20 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Tu as raison Bila Je vote pour DIABRE pian !

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  • Le 22 mars 2010 à 15:23 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    je vote pour DIABRE. Anonyme détrompe toi !

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  • Le 22 mars 2010 à 15:45, par Nôogo En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    C’est le genre d’article qu’on demande tous les jours aux journalistes burkinabè sans qu’ils ne comprennent. Faire de la recherche d’informations, croiser toutes ses déclarations précédentes avec ses positions actuelles, poser des questions factuelles, mais hélas. Ils préfèrent nous donner leurs opinions au premier degré comme si nous aussi étions incapables, d’avoir des opinions. La seule phrase qui m’a tiqué dans l’article c’est cette déclaration attribuée à Zéphirin diabré :

    « La dévaluation est difficile, disait-il alors, comme l’était l’esclavage, comme l’était la colonisation… car il s’agit d’épreuves que le destin réserve toujours aux peuples qu’il a choisi d’aimer ».

    C’est quand même énorme de la part de quelqu’un qui se prétend intellectuel d’affirmer que la dévaluation est le fait du destin qui de surcroît manifesterait son amour à notre égard en nous faisant cadeau de l’esclavage et de la colonisation. Est-ce une autre version des "aspects positifs de la colonisation" ? En tout on gagnerait à lui faire éclaircir sa position là dessus.

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    • Le 1er avril 2010 à 20:05, par yeral dicko En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

      Mes Frères burkinabè ! le PAS(progamme d’ajustement structurel) c’est comme le problème ivoirien !tous les burkinabè ont été toucher de près ou de loin comme aussi les enseignants sous la RDP. Mais qui disait que c’est Zéph qui a conduit ce pays à ce malheureux programme ? Hors mit ça il peut améliorer son score mieux que le dernier deuxième !

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  • Le 23 mars 2010 à 22:12 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    je vote pour mr diabre !!

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  • Le 24 mars 2010 à 20:46 En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    Bravo, Burkinrawa, pardon, BurkinGriot, tu vas pas creer les Amis de Zephirin Diabre ?, les AZD, version renouvlee de ce qu’ on sait deja ? Fais vite car tu risques d’etre devance. Toi meme tu sais qu’ a l’ heure conn han, les mangeurs ne ratent aucune okaze pour vendre leur ame afin de nourrir leur corps. Un ami sur ce site a invente un mot qui leur colle comme un gant : Ce sont tous des ventriotes, pas des patriotes, meme plus, ce sont des pagriotes, loin des la patrie, en tous cas.
    On dit a Maha..etc, de ne pas prendre Blaise comme un Dieu et toi tu ne veux pas qu’ on prenne un monsieur que Blaise a forme comme un homme ?

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  • Le 22 avril 2010 à 09:53, par SONG-MALGRE En réponse à : Zéphirin Diabré : Un parcours sinueux de l’économique au politique

    bravo ,zeph est un homme qui a des couilles. rien que ses intentions font tembler les soit disant majoritaire ,sino pourquoi tout cet acharnement ;si vous ne voulez pas prendre votre responsabilite pour le changement n empecher pas les courageux de le faire . vs etes prevenus, on ne peut pas tjrs etre suiviste et subir. on vous a longtemps suivi, vous avez fait vos preuves maintenant, cedez la place aux autres ; c’ est pas mechant . tot ou tard la nature meme l’ instaurera.

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