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Barrage de Samandéni : Dans 42 mois, le rêve devrait être réalité

Accueil > Actualités > Economie • • lundi 25 janvier 2010 à 01h23min

C’est parti pour les travaux de la 1re phase du Programme intégré de la vallée de Samandéni (PDIS). Le ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, Laurent Sédogo a officiellement donné le top de départ le 22 janvier 2010, avec la pose de la première pierre de la base vie sur le site du barrage de Samandéni. C’était en présence des bailleurs de fonds et des partenaires techniques.

« Le barrage de Samandéni, longtemps attendu dans la région, sera bientôt une réalité », a déclaré Laurent Sédogo sur le site du barrage, au cours de la visite qui a consacré le lancement officiel des travaux de la 1ère phase du PDIS. Cette phase, qui coûtera 75 milliards de F CFA, comprend la construction d’un barrage, d’une centrale et d’une ligne électriques, l’aménagement de 1500 hectares de terre à des fins agricoles et la mise en œuvre d’un Plan de gestion environnementale et sociale (PGES).

A Samandéni, sur le site du barrage, le ministre et les bailleurs de fonds ont d’abord eu droit à une présentation des plans de construction de l’ouvrage et de la centrale électrique. Selon l’ingénieur conseil, Omer Ouédraogo, du bureau d’étude BERA, les travaux de construction dureront 42 mois. Le barrage de Samandéni aura une capacité de stockage de plus d’un milliard de m3 d’eau, avec une longueur de 2 900 mètres et une hauteur de 23,9 mètres.

Le coût de sa construction est estimé à près de 42 milliards de F CFA. La centrale hydroélectrique devra avoir une puissance de 5 mégawatts pour un coût de 4,124 milliards de F CFA. Il est également prévu la construction de digues de protection pour les villages qui pourraient être inondés par le barrage, notamment Banzon.

Après les explications sur le barrage et la centrale, le ministre et sa délégation ont suivi l’axe du barrage jusqu’au fleuve Mouhoun, histoire de leur permettre d’avoir une idée générale du site. La visite s’est poursuivie sur le site de construction des bâtiments administratifs et des logements. Sur ce site seront construits deux bâtiments, l’un pour l’administration du PDIS et l’autre pour l’entreprise Fadoul, en charge du chantier. Pour ce qui est des logements, il sera construit 20 villas au bénéfice des cadres du programme, du personnel, de l’ingénieur conseil et des hôtes. Un motel et un complexe cantine piscine sont également au programme.

A la fin de la visite, le ministre s’est entretenu avec les populations riveraines. Il les a invités à prendre soin du joyau qui leur sera offert, « car il constituera pour vous une véritable source de revenus à travers les activités agro-sylvo-pastorales que vous pourrez y mener ». Le dernier acte du déplacement de Samandéni a été la pose de la première pierre du bâtiment de l’administration. L’entreprise Fadoul, représentée par Jean-Claude Fadoul, a donné l’assurance que les travaux du chantier démarreront très bientôt.

Le démarrage des travaux de la 1ère phase du PDIS a été également marqué par la tenue d’un atelier, jeudi 21 janvier 2010. L’atelier a réuni le ministre de l’Agriculture et celui de l’Economie et des Finances, les partenaires techniques et financiers et tous les acteurs du programme. Il avait pour objectif de permettre un démarrage effectif des travaux dès fin février et leur bon suivi.

La rencontre a permis de mettre tous les acteurs au même niveau d’information. Ils ont par ailleurs pu actualiser et adopter le cadre logique de la 1ère phase du PDIS, ainsi que le chronogramme général de sa mise en œuvre. En outre, ils ont défini et établi un calendrier de suivi des activités par les bailleurs de fonds. Dans son discours d’ouverture de l’atelier, le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie-Noel Bembamba, a souligné que le PDIS est un programme ambitieux au regard des objectifs de développement économique et social qui y sont attachés.

« C’est un projet innovant et créateur d’emplois et de richesses en raison de la démarche participative utilisée pour sa mise en œuvre, impliquant l’Etat, les partenaires au développement, les promoteurs et investisseurs privés, les collectivités locales et les organisations paysannes », a-t-il déclaré. Il a aussi rappelé les actions déjà entreprises depuis le lancement officiel du programme par le président du Faso en janvier 2008.

Il s’agit notamment du bouclage du plan de financement de la 1ère phase, de l’effectivité du recrutement de l’ingénieur conseil pour la supervision et le contrôle des travaux, l’attribution du marché des travaux et l’indemnisation en cours des populations affectées par la construction du barrage. A ce sujet, plus de 700 millions de F CFA ont été versés par le gouvernement à 1446 propriétaires de vergers. « La situation actuelle du programme permet donc d’envisager le démarrage des travaux de construction du barrage au cours du 1er trimestre 2010.

Au vu de l’enjeu du PDIS, je vous invite à vous investir pleinement pour faire de ce programme une réalité d’icià peu », a dit le ministre. Quant au représentant des bailleurs de fonds, Nassir Almadi, il a réitéré l’engagement de tous les partenaires financiers à accompagner le gouvernement pour la réalisation de ce Programme de valorisation du potentiel hydraulique, faunique, forestier, agricole, pastoral et touristique de la vallée de Samandéni. Le PDIS est financé par 8 bailleurs de fonds et par le budget national du Burkina Faso. Le coût de la 1ère phase s’élève à 45,18 milliards de F CFA.

Clarisse HEMA

Sidwaya

Vos commentaires

  • Le 25 janvier 2010 à 02:16, par ouedmo En réponse à : Barrage de Samandéni : Dans 42 mois, le rêve devrait être réalité

    Voila une bonne idee que le Burkina Faso doit developper. Il faut que le projet soit bien mis en oeuvre pour pouvoir bien beneficier des fruits pour plusieur annees.

    Répondre à ce message

  • Le 25 janvier 2010 à 15:10, par Ouédraogo à abidjan En réponse à : Barrage de Samandéni : Dans 42 mois, le rêve devrait être réalité

    Encore bravo à ces personnes qui font de leur mieux pour le développement de notre pays. Du courage et conduisez à terme ce noble projet, le peuple vous serait reconnaissant

    Répondre à ce message

  • Le 25 janvier 2010 à 15:24 En réponse à : Barrage de Samandéni : Dans 42 mois, le rêve devrait être réalité

    Du n’importe quoi !!!
    Des contradiction !!!

    PREMIERE PHRASE DANS LE 1er PARAGRAPHE

    Le barrage de Samandéni, longtemps attendu dans la région, sera bientôt une réalité », a déclaré Laurent Sédogo sur le site du barrage, au cours de la visite qui a consacré le lancement officiel des travaux de la 1ère phase du PDIS. Cette phase, qui coûtera 75 milliards de F CFA, comprend la construction d’un barrage, d’une centrale et d’une ligne électriques, l’aménagement de 1500 hectares de terre à des fins agricoles et la mise en œuvre d’un Plan de gestion environnementale et sociale (PGES).

    DERNIERE PHRASE DANS LE DERNIER PARAGRAPHE

    Le PDIS est financé par 8 bailleurs de fonds et par le budget national du Burkina Faso. Le coût de la 1ère phase s’élève à 45,18 milliards de F CFA.

    Le cout c’est 45 Milliar OU 75 Milliard ????????,
    il faut savoir faire la part des choses !!!!!!!!!!!

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  • Le 26 janvier 2010 à 00:06, par Dénis En réponse à : Barrage de Samandéni : Dans 42 mois, le rêve devrait être réalité

    Oui, il y a trop de contradiction. C’est dans un but électoraliste.

    (Le barrage de Samandéni aura une capacité de stockage de plus d’un milliard de m3 d’eau, avec une longueur de 2 900 mètres et une hauteur de 23,9 mètres.

    Le coût de sa construction est estimé à près de 42 milliards de F CFA. La centrale hydroélectrique devra avoir une puissance de 5 mégawatts pour un coût de 4,124 milliards de F CFA. Il est également prévu la construction de digues de protection pour les villages qui pourraient être inondés par le barrage, notamment Banzon.)

    Mais dites nous clairement combien va nous coûter le barrage : 75, 45 ou 42 milliard ?

    On nous avait dit que la centrale hydroélectrique aurait une puissance de 17 mégawatt. Maintenant, on nous parle de 5 mégawatt. La longueur serait jusqu’à 25 km de Bourasso dans la province du Mouhoun. Maintenant on parle de 2900 m.
    Des éclaircissements pour ceux qui ont la bonne info.

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  • Le 26 janvier 2010 à 20:30, par Zagor En réponse à : Barrage de Samandéni : Dans 42 mois, le rêve devrait être réalité

    Ahh !!!! On pourrait dire enfin, mais !!!!!! A la lecture des nombreux écrits dans les journaux ces derniers temps, il y a de quoi avoir un goût amer et prendre peur. En effet, pour la gestion d’un tel grand programme, le Burkina ne manque pas de cadres compétents haut de gamme et rompus aux pratiques managériales et financières : pourquoi le ministre Sédogo a-t-il nommé un novice à la tête de ce grand programme ? Pourquoi tant de dénonciations à propos de ce monsieur sans un démenti surtout sur la quarantaine de millions de FCFA investis pour réhabiliter des locaux. On est où là ? Le REN LAC doit réagir de même que l’autorité supérieure de controle d’Etat !!!

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