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POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

Accueil > Actualités > Société • • mardi 3 novembre 2009 à 01h31min

Le président du Tocsin, le professeur Albert Ouédraogo

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a convié les différents acteurs de la gouvernance démocratique, notamment les organisations de la société civile, les partis politiques et les médias le 28 octobre dernier au Pacific Hôtel pour débattre autour d’un thème d’actualité : le vote des Burkinabè de l’étranger. La conférence a été animée par le président du Tocsin, le professeur Albert Ouédraogo, et a été l’objet de nombreuses réactions et recommandations. Le conférencier révèle que nous sommes 26 millions de Burkinabè aujourd’hui.

L’extension du droit de suffrage aux Burkinabè résidant à l’extérieur est aujourd’hui une réalité juridique. La loi 019-2009 AN du 07 mai 2009 portant modification du Code électoral autorise désormais le vote de nos compatriotes installés hors du pays. La conférence que le professeur Albert Ouédraogo a livrée avec dextérité sur la question a permis de cerner la problématique sous deux angles au moins.

Le premier prisme à travers lequel on peut entrevoir cette loi tient au fait qu’elle constitue une avancée pour le système démocratique du Burkina Faso qui n’innove pas en la matière. Cependant de nombreux pays le pratiquent déjà depuis longtemps. C’est pour cela que les partis politiques et les organisations de la société civile la revendiquaient depuis longtemps. Les partis politiques seront désormais obligés d’avoir des représentants partout où il y a des Burkinabè ou collaborer avec des partis dans les pays d’accueil. Ces partis, redoutant les votes-sanctions dont ils peuvent être l’objet de la part des électeurs de l’extérieur pour avoir été indifférents vis-à-vis de leurs difficultés, seront alors obligés de changer leur fusil d’épaule.

Le vote de cette loi peut être le déclic permettant de définir, à plusieurs niveaux, des politiques des Burkinabè de l’extérieur. Les Burkinabè à l’étranger ou de l’étranger sont ’’des Burkinabè à part entière et non des Burkinabè entièrement à part’’. Le conférencier affirme sans détour que le nombre de Burkinabè hors du pays est à peu près égal à celui des Burkinabè résidant au pays. Si l’on fait la somme des 3, 5 millions de Burkinabè en Côte d’Ivoire, des 3 millions au Ghana, des 1,5 million au Soudan et de tous les autres installés au Mali, au Sénégal, en Afrique centrale, en Europe, aux USA et au Japon, Albert Ouédraogo assure que 13 millions de nos compatriotes sont à l’extérieur. Par conséquent, dit-il, les Burkinabè ne sont pas seulement 13 902 974 comme on le dit couramment, mais plutôt plus de 26 millions. Même s’ils sont partis du pays, la plupart par nécessité, ils sont comme ceux restés au pays et n’en demeurent pas moins des citoyens.

Ce sont des hommes et des femmes instruits ou illettrés ; des partisans du pouvoir comme de l’opposition, etc. Ils doivent contribuer au développement du pays sur les plans économique, social et politique. Pour ce faire, ils doivent être traités comme tous les Burkinabè et bénéficier des mêmes droits et des mêmes devoirs. Ils ne doivent donc pas être exclus du processus démocratique du pays. Du reste, beaucoup d’entre eux souhaitent revenir un jour, car ils sont partis à la recherche de moyens pour améliorer leurs conditions de vie. Ils ne souhaitent pas réster ’’en brousse’’ (weoogo en mooré) même ceux qui vivent à New York ou à Washington. La nouvelle loi leur donne désormais le droit de prendre part aux élections présidentielles et référendaires organisées à la maison. Comme le dit fort à propos un proverbe de chez nous, ’’lorsque la danse familiale s’exécute dans un plat, tout le monde doit y mettre son pied’’. Ceux-ci peuvent revenir à tout moment. La vraie terre ou patrie reste le village auquel de nombreux Burkinabè restent très attachés.

Mais à peine adoptée, la loi sur le vote des Burkinabè de l’étranger suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique nationale. C’est le deuxième angle par lequel la nouvelle loi peut être cernée, après l’audition de la communication du conférencier. Comment mettre en oeuvre cette loi, qui dispose que les Burkinabè votent dans les ambassades et les consulats généraux, dans tous les pays quand on sait que tous n’ont pas la même concentration de Burkinabè ? A titre d’exemple, il n’y a que 15 de nos compatriotes au Japon avec une ambassade alors que dans certains pays, le nombre de Burkinabè est plus élevé et pourtant, il n’y a pas d’ambassade burkinabè comme c’est le cas au Soudan. D’après la loi, chaque bureau de vote devrait avoir au moins 800 électeurs ; ce qui n’est pas le cas partout à l’étranger.

De l’avis du conférencier, la nouvelle loi est donc lacunaire. Elle pose plus de problèmes qu’elle n’en résoud. Elle peut être à l’origine de diverses fraudes, tous les partis n’ayant pas les moyens d’avoir des représentants partout. Il estime qu’elle n’émane pas de la volonté des Burkinabè de l’extérieur, mais plutôt de ceux du pays. Albert Ouédraogo pense aussi que le droit qui a été concédé à nos compatriotes de l’extérieur ne sera pas bien exercé.

Qui trop embrasse, mal étreind. Le conférencier invite donc à revoir la copie de la loi car certaines étapes, de son point de vue, ont été sautées. ’’On a utilisé un bazooka pour abattre une mouche’’, ironise-t-il. A travers cette conférence, le CGD a donc offert l’opportunité aux différents acteurs de la gouvernance démocratique de débattre du sujet et de formuler des recommandations pour la mise en oeuvre efficiente et efficace du nouveau dispositif. Les débats qui ont suivi l’exposé du président du Tocsin étaient très enrichissants, vu la qualité des participants parmi lesquels des députés de l’Assemblée nationale, des membres de la CENI qui ont été quelque peu égratignés au cours de la conférence, des partis politiques, des organisations de la société civile comme le MBDHP, l’ABEPAM, le Tocsin, le CGD, des journalistes, etc.

Les participants, tout comme le souhaitait le CGD, initiateur de ces échanges, ont recommandé, entre autres, que les différents acteurs se concertent pour la mise en oeuvre de la loi à la faveur d’une réflexion sereine ; que les partis politiques se donnent tous les moyens pour conquérir le pouvoir et d’aller chercher les électeurs où qu’ils se trouvent ; d’ouvrir des ambassades dans les pays abritant un grand nombre de ressortissants burkinabè ; de résoudre les problèmes au fur et à mesure, car la première expérience aura certainement des couacs et il importe de travailler à combler les lacunes pour les futurs scrutins. Le CGD, dont l’objectif est de promouvoir le débat démocratique entre acteurs de la gouvernance en vue de déboucher sur la mise en oeuvre de recommandations visant à consolider la démocratie au Burkina Faso, a réalisé son ambition à travers l’organisation de cette rencontre.

Par Boureima OUEDRAOGO SONRE

Le Pays

Vos commentaires

  • Le 3 novembre 2009 à 01:52, par scofield En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Salut à tous
    je remercie le journaliste pour la qualité de sa rédaction.Je vis en France et lorsque que j’apprends qu’il y a 13 millions de burkinabé à l’étranger,je ne peuxpas comprendre quele gouvernement ne puisse pas trouver des solutions simples pour faire nos faire voter ;
    Tenez une proposition alors :
    - Le vote par internet
    C’est une methode qui a fait ses preuves aux USA et on n’a pas besoin de gros moyens pour sa mise en oeuvre.Il faut juste faire l’effortde penser que nous pouvons employer tous les nouvelles technologies.
    Le problème de la densite des burkinabé dans certains pays sera alors resolu.
    Si les étrangers du burkina votent,il se peut que les resultat des élections surprennent tous le monde.
    Je ne comprend pas pourquoi le gouvernement ne peut pas mettre cette mesure en oeuvre.

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    • Le 3 novembre 2009 à 18:58, par Machiavel En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

      Le vote par internet est la proposition la plus stupide qu’un burkinabè puisse proposer pour le vote des Burkinabè de l’extérieur. D’abord, je m’en vais vous dire que ce fameux vote qui a fait ses preuves, comme vous le dites si bien dans les grands pays, est bien celui qui a fait que Bush a été « jugé président » car la machine à voter (ordinateur compris) est une avancée technologique mais un recule démocratique. Quiconque connaît la nature de la démocratie est scandalisé par tout ce que l’on peut faire faire par une machine. Les programmes peuvent comporter des bugs bien cachés à l’intérieur et je peux bien demander au programme qu’à chaque vote de 200 ou 300 voix pour X, 100 voix soit prélevés pour Y et une vérification des algorithmes ne permet pas de voir ces genres de sous points du programme. En d’autres termes, lorsque j’appuie sur un bouton rouge pour le CDP par exemple, le programme peut être fait en sorte que la voix tombe chez l’opposition, il suffit de le demander à la machine. Mon frère, vous les nouveaux convertis en informatique et en automatique, il ne faut pas se leurrer, vous allez donner les moyens à tous les apprentis sorciers de niquer une fois de plus notre peuple. Je suis Burkinabè de l’extérieur et dans une vie de recherche, j’ai travaillé sur le vote électronique en France. C’est l’outil formidable pour la fraude électorale vous avez la possibilité de consulter tous les travaux sur le sujet en cherchant sur google. Propose donc autre chose car le publique burkinabè de l’extérieur n’a pas un niveau de culture TIC à même de remplir sa mission à parti de vos propositions. Nous avons plus de 60% d’analphabètes et les ambassades seront de véritables foyers de magouilles et de manipulations de voix électorale de la part de tous les partis.

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      • Le 3 novembre 2009 à 21:27, par scofield En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

        Mon frère,
        Le vote électronique est possibilité pour les étrangers vivant en petit nombre dans certains pays etrangers.Si tout le monde doit se deplacer pour aller dans les consulats généraux,il faut se dire que le taux de participation sera de 0%.Et s’il faut mettre un bureau de vote dans un pays où il y a 5 burkinabés résidents,c’est alors de l’argent gaspillée.
        L’informatique et l’automatisme sont des systèmes vérifiables.Les algorithmes sont verifiables par les spécialistes dont l’opposition.
        Nous voulons voter car nous avons foi en la democratie de notre pays.Les fraudes ne sont pas pardonnables et la CENI est là pour s’en assurer.

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  • Le 3 novembre 2009 à 05:49, par Bouba En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Je suis Burkinabè à l’extérieur et pourtant je m’interroge sur l’opportunité d’ouvrir le vote aux Burkinabè de l’étranger. Tous les partis auront-ils les moyens d’y battre campagne ? Sinon, y aura-t-il équité entre les partis poltiques ? A-t-on vraiment mesurer tout les enjeux ?

    Ça donne à réflechir parce que parmi tous les pays qui font voter leurs ressortissants à l’étranger y-a-til 1 seul qui a l’équivalent de sa population à l’extérieur (13 millions ?!!). A ma connaissance le cas du BF est un cas unique ! La CENI va encore engloutir des milliards de plus qui auraient pu servir au développement de mon pays. Il n’y a pas plus budgetivores que la CENI et l’Assemblée nationale.

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  • Le 3 novembre 2009 à 07:56, par Sidnoma En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Bonjour aux internautes ! C’est un très bon article. J’aimerais néanmoins savoir pourquoi ce nombre élevé de Burkinabè au Soudan.

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  • Le 3 novembre 2009 à 10:30, par boudwarba En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Bonne analyse scientifique du professeur Albert OUEDRAOGO. A la vue du nombre de missions pour mettre en place les bureaux CNI de nos représentations diplomatiques j’avais effectivement posé, comme le professeur, le proplème d’effcience et je m’étais inquiété de l’influence possible du vote de ces burkinabè à l’étranger qui peut donner la victoir à un parti qui a plus de partisants hors du pays qu’à l’intérieur. Le prof confirme qu’ils sont en tout cas assez nombreux. Et dehorss ils sont moins influençables par les vlop et autres tshirts. Merci aussi Professeur de rappeler à ces burkinabè de l’étranger qu’ils ont des devoirs envers le pays s’ils veulent le voir mieux construit à leur retour. qu’ils renvoient les briques publiques pas celles uniquement nécessaires à leurs constructions et autres investissements privés mais celles nécessaires pour les investissements structurants. Professeur proposez aussi un impôt des burkinabè de l’étranger ? C’est osé non ?

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  • Le 3 novembre 2009 à 14:51, par wang En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Bonjour à tous. Quelqu’un pourrait me dire pourquoi y’a tant de burkinabé au Soudan SVP ? Merci !

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  • Le 3 novembre 2009 à 16:35, par yam En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    les populations au burkina paient des impots et participent ainsi a financer une partie des charges liees aux elections. a mon avis, les burkinabe de l’exterieur, a defaut de payer lestaxes au pays pourront au moins prendre en charges l’organisaton des elections dans leur pays de residence. c’est vrai que beaucoup envoient de l’argent au pays (c’est moins en moins le cas d’ailleurs) mais il faudra que l’etat trouve un moyen de nous faire contribuer financierement pour soutenir le pays

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  • Le 3 novembre 2009 à 16:42 En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    1.5 millions de Burkinabe au soudan ? FAUX, Le professeur a parler un peu a travers son chapeau.
    Dommage, il aurait du etre un peu plus rigoureux en revelant la source de cette information, un peu bizarre...

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  • Le 3 novembre 2009 à 16:48, par kio En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    le fort taux de burkinabé au soudan s’explique par le pélérinage à la Mecque.En effet, l’abscence de moyens de transport moderne a contraint bon nombre de nos compatriotes à emprunter la voie terrestre pour accomplir le 5è pilier de l’islam , et de ce fait le soudan était un carrefour incontournable. Comme dans une telle aventure tout le monde n’arrive pas à destination, beaucoup chutait dans ce pays devenu depuis lors leur lieu d’exil.

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    • Le 4 novembre 2009 à 00:48, par seydou En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

      Bjr,peut-on considérer ces Burkinabè du Soudan comme Burkinabè jusqu,à quel niveau génératinnelle peut-on conserver la nationalité Burkinabè ? la-dessus c’est le flou total.J’admets que ces Burkinabè peuvent réintegrer la nationalité sur demande tant qu’ils sont en mésure de prouver leur ascendance c’est leur droit.Une quéstion me semble opportune à partir de quelle date on est supposer etre Burkinabè avant, pendant ou après la création de la haute volta ne risque-t-on pas de reveiller des vieux démons par excès de nostalgie et de sentimentalime ?
      Le vieux Moiaga parti au Ghana ou en RCI il ya un siècle serait-il tjrs Burkinabè ?tout comme le pélérin de retour de la mècque et qui s,est fixé au tchad ? une nation c’est une histoire certes mais aussi des dates.

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  • Le 3 novembre 2009 à 16:48 En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    En route pour la Mecque ou de retour de la Mecque, beaucoup font escale au Soudan et n’arrivent pas à destination.

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  • Le 3 novembre 2009 à 17:01, par kaya En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Merci beaucoup prof Albert, chapeau. si cela est possible j’aimerais bien que Mr Albert demande le plateau de la télé pour parler de ce sujet qui est plus que d’actualité. Mais je mets en garde Mr Yamyélé sur ce sujet. S’il te plaît ne raconte pas de inepties.

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  • Le 3 novembre 2009 à 17:04, par BOGAN En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    A l,epoque ou les partaient en pelerinage
    a la mecque par la marche,ils passaient par le SOUDANet ces
    burkinabe qui y sont ,sont ceux qui sont rester en partence ou de retour de l,ARABIE
    par fatigue

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  • Le 3 novembre 2009 à 18:20 En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Mon analyse va sur deux points : à savoir le vote des étrangers et leur contribution financière aux élections de leur lieux de résidence ou au budget de l’Etat.
    D’abord pour ce qui est leur participation aux élections, elle est louable. Toutefois, beaucoup d’interrogation apparaissent. Pourquoi avons nous attendu si longtemps avant de prendre de telles mesures ? A mon avis, la visée du CDP n’est pas celle des burkinabè à l’étranger. Le CDP sait que les burkinabè en Côte-d’ivoire est majoritaire et la crise ivoirienne dont Blaise est le facilitateur est une sorte de campagne, dans la mesure où ces burkinabè en Côte-d’ivoire est l’une des moins éduquée (éducation formelle) et donc ayant les mêmes attitudes que celle vivant dans les campagnes au Faso. Nos compatriotres en Côte-d’ivoire ne voient que Blaise comme sauveur. On l’a senti à travers les mulitiples voyages de Blaise dans ce pays. Le deuxième problème est celui de la crédibilité de tel vote des des burkinabè de l’étranger. Déjà au Faso, les partis d’opposition ont du mal à contrôler les scrutins. On sait également que les représentations du Faso à l’étranger sont des personnes nommées et dont les bords politiques ne sont plus à douter. Je parrie que chacun des représentants s’y mettra pour que le parti au pouvoir passe afin de préserver son poste.
    On se rappelle que la majeure partie des fraudes n’est pas seulement dans les urnes mais lors de la centralisation des résultats de vote. Si les partis d’oppositions n’ont pas de représentants dans les ambassades, je suis flatter de savoir que les résultats issus de ses ambassades soient fiables.
    Quant à la contribution des burkinabè sous formes d’impôts au budget de l’Etat, j’estime que cela searit louable, si on avait un Etat responsable qui rend compte à son peuple. A défaut de cette obligation qui incombe à l’Etat, il serait difficile qu’on puisse demander aux ressortissants (surtout sa classe éclairée) d’y contribuer. Il serait une erreur que certains pensent que les burkinabè de l’étranger ne contribuent au développement du pays. A ma connaissance, il n’y a plus d’impôt de capitation et donc les contribuables ne le font qu’à travers les différentes taxes. Or, si l’on reconnaît que les burkinabè de l’étranger investissent au pays, cela voudrait dire qu’ils payent ces mêmes taxes que ceux vivant au pays. Il est à souligner que nombres ces burkinabè contribuent en finançant les études, les problèmes de santé de leurs parents restés au pays. Ce sont là des investissements inextimables car le développement ne peut aboutir que lorsque le burkina aura sa population éduqué et en bon santé. N’entendons pas que le développemnt passe par l’éducation ? Plus une population est éduquée, plus elle est bonne santé (car peut éviter certaines maladies) et plus elle est en santé, plus elle peut travailler. Une population malade ne peut sortir de sa pauvreté.

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  • Le 3 novembre 2009 à 18:41, par Shake En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Il faut se mefier beaucoup de ce chiffre de 26 millions que les uns commencent à balancer. Nous sommes tous conscients que l’opposition ne peut vérifier ces chiffres en aucun cas.alors espérons que ceux que nous connaissons n’ont pas déjà tracé des plans pour prendre une avance de 13 millions pour les élections de 2010.

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  • Le 3 novembre 2009 à 22:35 En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Encore un lettré du continent qui dit n’importe quoi ! Un brin farfelu, le "Professeur" ?... Des preuves ’scientifiques irréfutables à vos allégations ?

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  • Le 3 novembre 2009 à 23:57, par le cryptographe En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Mr Machiavel,votre réaction en réponse à scofield m’éccoeure.
    en effet ,il a prpoposé quelque chose
     ;meme si vous y etes contre ,faites le par des arguments et non des insultes.certes,le vote électronique a eu une mauvaise pub en 2000 aux usa,mais je m’étonne que vous reagissiez comme ça, si vous avez fait des recherches sur le vote électronique ;je l’affirme, car si c’était le cas, vous nous donneriez l’adresse de publication de vos travaux.je suis un burkinabé d’origine, et j’ai un doctorat en cryptographie de l’université de harvard aux usa ;à l’heure où je vous parle, plusieurs institutions ont choisi ce système car il est sure et moins couteux.l’université catholique de louvain en belgique,cambrigde,harvard l’ont expérimenter pour les votes des recteurs et autres postes clés de ces universités.
    A vous écouter, on se rend comte que c’est vous le carrent en informatique.je ve demande de préciser l’adresse de vos publications de travaux, mais en attendant regarder le notre :www.ben.adida.net
    Respect

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  • Le 4 novembre 2009 à 13:08, par TALAGBEM PAWANDE NABA En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    N’ayant pas participé à la rencontre du PACIFIC hotel parce que je n’étais pas au courant, je ne me plainds pas parce que des communiqués ont dû etre faits pour inviter les responsables de la société civile.
    Pour ma part à ma modeste place je pense que c’est bien de dire ce qui ne va pas, mais pour toute oeuvre humaine c’est quand on agit qu’on se trompe pourvu qu’on accepte d’écouter l’autre pour savoir si il détient des solutions adéquates, il faut voir comment corriger prochainement.
    C’est bon qu’il y ait des gens vigilants en ce qui concerne notre avenir.
    A bon entendeur salut.

    TALABEM PAWANDNABA

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  • Le 4 novembre 2009 à 17:02, par Socratès En réponse à : POPULATION BURKINABE : 26 millions d’âmes aujourd’hui

    Aucune preuve tangible,aucune source dure. Toutes ces données proviennent du fantasme d’un professeur qui contribue à faciliter la fraude à l’extérieur du Burkina.Il n’ya aucun pays au monde dont les émigrés sont comparables numériquement avec ceux qui y sont restés ;même les contrées qui sont en guerre. Nous n’avons jamais appris en histoire.
    Que le prof nous indique des sources d´écrits pour qu’on se fie à ces propos. Attention, tous les ambassadeurs sont d’aubedience CDP,ils ont l’intention de falsifier les listes électorales et de frauder le jour "j".Vive le changement.

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