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Campagne agricole dans le Lorum : Croisade contre un sol et un ciel capricieux

Accueil > Régions • • jeudi 20 août 2009 à 02h23min

Le ciel serait avare en eau pendant cette campagne agricole dans la bande sahélo-sahélienne, à en croire les prévisions du centre régional Agrhymet de Niamey, structure technique du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). Face à cette situation, l’organisme inter-Etats recommande l’adoption des méthodes d’économie, de conservation et de rétention d’eau ainsi que l’utilisation des variétés hâtives. Quelques mois après le démarrage effectif de la campagne agricole, les producteurs de la province du Lorum essaient, tant bien que mal, de prendre en compte cette nouvelle donne. Non sans difficultés, car on est dans un contexte de campagne agricole à plusieurs variables.

Titao, capitale de la province du Lorum. 232 Km au nord de Ouagadougou. 29 juillet 2009. Rues désertes, boutiques et hangars de commerce en état de service minimum ; silence de marteaux dans les ateliers de menuiseries ou de groupe électrogène du côté des soudeurs. Une atmosphère de terre mouillée et d’humidité dans l’air. Des flaques d’eaux confirment l’installation progressive de l’hivernage. Très tôt le matin, les populations se sont réveillées dans la fraicheur et l’humidité. Une pluie bienfaisante vient de tomber sur la ville et ses environs.

La météorologie indique 39 mm d’eau au poste pluviométrique de Titao, 60 mm à Ouindigui et 25 mm à Sollé ; des hauteurs d’eau qui en valent la chandelle, après une longue poche de sècheresse qui a fini par semer le doute dans les esprits. C’est par groupuscules de 5 à 10 personnes, ou par ménages entiers, panier sur la tête ou gibecière en bandoulière, souvent en longue file indienne, à pied, en charrette, à dos d’âne, à vélo ou à motocyclette que les producteurs prennent d’assaut les sentiers et pistes qui mènent à leurs champs, très tôt le matin. Comme un seul homme, la ville s’est vidée de ses bras valides, ne laissant sur place que quelques fonctionnaires et particuliers dont l’activité principale les maintient en leur lieu de travail. Ici, personne ne veut être en reste. C’est une véritable course contre la montre. « La saison est courte et la note à payer pour le moindre retard est fatale. Tout se joue en quelques jours », lance un producteur, visiblement pressé.

Un petit détour dans les champs confirme l’empressement des producteurs. Dans les champs de case, dans les champs de brousse, pioche ou houe en main, l’activité principale, en fonction des cultures, est inévitablement consacrée aux semis et au sarclage. Avec les poches de sécheresse constatées jusque-là, les semis n’ont pas bien poussé et pour certains producteurs, c’est le recommencement. Dans l’ensemble, l’état végétatif des cultures est fonction des spéculations. Le mil est au stade de tallage et de montaison, le sorgho et le niébé au stade de montaison. L’opération culturale dominante pour ces spéculations est le sarclage. L’arachide est au stade de semis à 70% ou de levée. Le niébé, associé pour la plupart des cas au mil est au stade de montaison ou de ramification, surtout dans les champs de bas-fonds où l’humidité a pu être conservée, malgré les poches de sècheresse. Avec 6 à 15 personnes selon les tailles des ménages, les producteurs sont présents à tous les coins de la brousse. Les techniques agricoles diffèrent d’une personne à l’autre et selon les moyens disponibles.

S’adapter aux nouvelles techniques

Rasmané Kagoné dit « 105 » est de cette race de producteurs qui tentent aujourd’hui de tirer profit des nouvelles techniques agricoles. Il s’essaie, depuis une quinzaine d’années, à la récupération progressive d’un espace entièrement dégradé sur la route nationale N°23, à quelques encablures de Titao. 6 hectares, c’est la superficie qui a été lentement mais sûrement récupérée durant des années. Un investissement qui fonde aujourd’hui toute son existence et duquel, il tire entière fierté. « Je ne suis pas pressé. Je sais que je vais réussir dans mon initiative. Au début, lorsque je me battais dans ce « zipélé » (ndlr : sol décapé, de dégradation ultime en langue mooré), on me qualifiait de fou. Mais pour moi, il fallait expérimenter une technique que j’ai entreprise avec un projet dans les années 90. Aujourd’hui, les résultats sont là », affirme « 105 ». A environ 100 mètres de là, les coups de daba sont incessants. Dans une bonne ambiance de travail, une dizaine d’enfants et de femmes sont en train de sarcler le niébé d’un hectare que « 105 » a ensemencé pour cette campagne. « Mon ménage comptait 15 personnes. Mais depuis cette campagne, j’ai libéré les fils mariés et je leur ai donné des terres pour qu’ils puissent se prendre en charge. A présent, j’évolue avec 10 personnes. J’essaie de leur inculquer les nouvelles techniques agricoles ». Chaque année, Rasmané Kagoné cogite sur des techniques et essaie de les mettre en application.

Ici, rien n’est fait au hasard. Chaque acte, chaque technique requiert une explication. « Je travaille en fonction de la donne actuelle. Il n’y a pas assez de pluie, et il faut s’adapter à cette situation. Il faut profiter du peu d’eau qui tombe. Cette année, j’ai abandonné les demi-lunes que je trouve non adaptées à ce sol. L’eau a du mal à partir et s’infiltre peu. Elle stagne et forme des sortes de boulis (ndlr : mini retenues d’eau). Cela contribue à détruire les semis. Les demi-lunes sont adaptées à des sols un peu sablonneux. J’ai donc préféré une technique basée sur des planches de 7 à 8 mètres ». Visiblement, les cultures se portent bien dans le champ de « 105 ». Dans un espace jadis dégradé et impropre à la culture, ce paysan réalise des merveilles. Les variétés semblent être bien choisies. Les cycles sont bouclés au bout de 70 jours, juste deux bons mois de pluies.

« Il ne faut pas se leurrer, l’heure est aujourd’hui à l’application de techniques adaptées à nos sols et à notre pluviométrie. Il faut faire un choix judicieux des semences et des techniques pour espérer avoir plus de rendement », conseille-t-il aux producteurs. Pour « 105 », la mise en place de l’Union professionnelle de producteurs du Lorum qu’il préside, répond aux soucis de formation et de professionnalisation des producteurs. « Même à l’ère de nos grands-parents, les semences n’étaient pas choisies au hasard. Nous ne pouvons pas continuer à utiliser les mêmes variétés avec les changements climatiques actuels. N’est pas producteur qui veut et il faut le mériter en se professionnalisant. J’invite donc les producteurs à se former, à s’investir de façon judicieuse dans la terre. La terre ne ment pas et il faut oser y croire », s’exclame-t-il. Dans l’espace récupéré par « 105 », on se croirait dans une exploitation maraîchère. La technique des planches a été ici exploitée pour produire du mil.

Ce sont des planches de 7 à 8 mètres de long sur 1 mètre de large, soigneusement agencées en colonnes dans des parcelles séparées les unes des autres par des bourrelets et quadrillées par des cordons pierreux pour diminuer le ruissellement et favoriser une rétention maximale d’eau de pluies. Dans les planches aménagées, des sillons sont tracés à l’aide d’une corde pour recevoir deux rangées de poquets de « zaï » en ligne. Ceux-ci sont enrichis par la suite en fumure organique, prêts à être ensemencés dès les premières pluies. La combinaison des techniques “zaï”, parcelles, cordons, fumure, maintient les plants dans un microclimat favorable aux plants. Pour le sarclage, même les enfants sont mis à contribution. Il suffit d’arracher les mauvaises herbes qui poussent dans les planches, juste un coup de daba par-ci par-là et le tour est joué.

Avec soin et délicatesse, “105” libère les plants, souvent étouffés par quelques herbes. Il demeure serein quant à l’issue de la saison agricole, malgré les prévisions du centre Agrhymet de Niamey. « Si les pluies continuent jusqu’en septembre, nous pourrons espérer un rendement de 2 tonnes par hectare, soit 10 tonnes de mil. Pour le haricot, j’espère obtenir 1 tonne et demie à l’issue de la campagne ».
A quelques kilomètres de là, You Kirba. Des producteurs s’évertuent à lutter contre l’adversité de la nature. Là également, c’est un champ d’une superficie de 20 ha qui est emblavé et exploité selon la technique « zaï ». Les variétés utilisées sont hâtives, au regard de la mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies ces dernières années. Hamadé Gansonré est le précurseur de cette technique dans la localité. Aujourd’hui, sur cette même parcelle, il a été rejoint par ses frères.

Ils sont actuellement 8 ménages à évoluer sur cet espace dont la superficie croît d’année en année. « Nous manquons de moyens pour intensifier cette pratique. Elle est très exigeante en fumure organique. Nous sommes obligés d’étendre la superficie emblavée de façon progressive », souligne ce paysan dont l’exploitation a été régulièrement un point d’escale pour les ministres en charge de l’agriculture depuis 2006. Tout comme « 105 », M. Gansonré reconnaît la nécessité d’une adaptation de notre système agricole aux changements climatiques. Toutefois, note-t-il avec regret, l’insuffisance de semences améliorées contraint à utiliser des variétés dont le cycle est moins court. D’autres producteurs encore, sont organisés individuellement ou en groupements pour appliquer les techniques agricoles innovantes. C’est le cas des groupements Naam de Titao, qui s’investissent depuis des années à promouvoir de nouvelles méthodes et à encourager les producteurs à une adaptation des méthodes culturales aux réalités locales.
“Zaï”, demi-lunes, cordons pierreux, ce sont les techniques les plus usitées sous l’impulsion des services techniques et des projets et programmes de développement œuvrant dans la localité au profit des producteurs.

Des variétés améliorées comme alternative

La direction provinciale de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques a mis des variétés hâtives à la disposition des producteurs. Pour « 105 », cette initiative est salutaire. Tout de même, note-t-il, « pour que l’opération réussisse, il faut que les semences parviennent très tôt aux producteurs. Malheureusement, ces variétés atteignent les producteurs quand ceux-ci ont souvent fini de semer ». Ce sont au total, 2 040 producteurs qui ont bénéficié des 24 650 kg de semences, à en croire le directeur provincial de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques du Lorum, Almissi Sawadogo. Selon lui, ces semences ont été repositionnées auprès des communes dès le mois de juin. Mais le retard dans l’acheminement et sa répartition aux bénéficiaires n’ont pas permis à certains producteurs de les utiliser. Pourtant, selon le centre régional Agrhymet de Niamey, le ciel n’ouvrira pas assez ses vannes. La pluviométrie sera « normale à tendance déficitaire » sur la bande sahélo-sahélienne. Dans les champs, les producteurs s’activent. « Il n’y a pas lieu de se décourager », renchérit « 105 ». Toutefois, regrette-t-il, « même s’il est vrai qu’il ne va pas beaucoup pleuvoir cette année, l’annonce n’était pas opportune. C’est comme si vous dites à un malade non préparé qu’il a le sida. Il risque de mourir plus vite parce que ne s’étant pas préparé à accueillir cette nouvelle.

J’aurais préféré que l’Etat mette l’accent sur la sensibilisation des producteurs afin de les amener vers l’adoption des méthodes culturales adaptées comme le zaï, les demi-lunes, les cordons pierreux. Ces prévisions ont suscité le découragement chez certains producteurs et engendré la spéculation du côté des commerçants de céréales. Ils stockent pour revendre plus cher ». Pourtant, selon Mahamadou Ouédraogo de la météorologie nationale, l’avantage de ces prévisions est de permettre aux décideurs d’orienter les producteurs et les amener à mieux choisir les variétés et les techniques pour mieux profiter du peu de pluie. « C’est bien vrai, soutient-il, que toute politique a des inconvénients mais, il est plus intéressant de prévenir pour amener les uns et les autres à prendre les dispositions qui s’imposent ». En tournée d’information avec la direction régionale de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques du Nord sur la situation pluviométrique, M. Ouédraogo a invité les populations à bien choisir les variétés et à intensifier la pratique du « zaï » pour mieux tirer profit du peu d’eau qui tombera du ciel. « J’invite les producteurs à suivre les conseils des encadreurs et à adhérer aux nouveaux produits qui leur sont proposés », insiste-t-il.
Face à une telle campagne à plusieurs variables, démarrer tôt, suivre l’itinéraire technique, utiliser les semences améliorées, pratiquer des techniques agricoles adaptées, utiliser la fumure organique s’avèrent être dans tous les cas, les clefs de succès préconisés par les techniciens de l’agriculture.

Abdoul Salam OUARMA : AIB/Titao


Les réalités d’une campagne agricole

Des prix toujours élevés

La situation pluviométrique dans la province du Lorum n’est pas si alarmante. Comparativement à la campagne précédente, la 3ème décade du mois de juillet enregistre un excédent pluviométrique de l’ordre de 27,2 à 67,7 mm dans les communes rurales de Banh, Sollé et Ouindigui. Seule la commune urbaine de Titao enregistre un faible déficit de 72 mm. L’état végétatif des cultures est assez satisfaisant dans l’ensemble. Les opérations culturales dominantes en cours sont le sarclage (75%) et les semis (25%) pour le mil, le sorgho et le niébé. L’arachide, le sésame et le vandzou sont au stade des semis (75%). Quant à la situation alimentaire, elle semble assez préoccupante. Certes, les denrées sont sur le marché, mais les prix demeurent inaccessibles aux producteurs moyens. Le sac de 100 kg de mil et de sorgho se négocie entre 18 000 et 19 500 F. Cette situation demeure encore plus préoccupante dans la commune rurale de Banh, où les populations doivent leur salut aux marchés voisins du Mali et à la cueillette de feuilles consommables. Une opération de vente de mil à prix social est en cours avec la Société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaires (SONAGESS), à raison de 11 000 F le sac de 100 kg. Ce qui contribuera assurément à baisser les prix des produits sur le marché. Quant aux barrages, leur niveau de remplissage est satisfaisant à la même période. A la même période en 2008, le barrage de Titao était à moins de 70% de taux de remplissage. Ce qui réconforte davantage les producteurs dans leur engagement à combattre l’adversité
de la nature.

Les recommandations du CILSS

Face à de telles prévisions, le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) recommande aux paysans d’éviter de semer sur des terres marginales à faible capacité de rétention hydrique et/ou à fort potentiel de ruissellement. Aussi, doivent-ils s’assurer que les emblavures faites bénéficient d’un entretien régulier pour réduire la compétition des cultures avec les mauvaises herbes. Les techniques culturales d’économie d’eau telles que le grattage superficiel en début de saison, le billonnage cloisonné, l’application de la fumure organique, la modération des doses de fumure minérale et le buttage sont également fortement recommandées en cette saison agricole pour faire face aux caprices des précipitations. Ces techniques pourraient être complétées par des stratégies de conservation des eaux et de restauration des sols (zaï, demi-lunes, etc.) pouvant permettre de récupérer plus d’eau de ruissellement.

Des vieilles techniques qui font leur retour

Selon Ibrahim Bouzou-Moussa et Nomao Dan Lamso du département de géographie de l’Université Abdou Moumouni du Niger, le zaï au Burkina Faso ou towalen au Mali ou tassa au Niger signifie « poches d’eau » ou « cuvettes ». Ces techniques traditionnelles remonte aux époques pharaoniques. Elles ont été abandonnées pendant longtemps et réutilisées après les périodes de sécheresse par les populations du Sahel, notamment les Dogons et par la suite, les populations du Yatenga, comme technique de conservation des eaux et des sols. Ces techniques consistent à faire des poquets de 10 à 40 cm de diamètre et de 10 à 25 cm de profondeur, selon les lieux. Ces poquets sont ensuite remplis de fumure organique pour modifier la texture du sol. Quant aux demi-lunes, elles sont beaucoup plus récentes et consistent à creuser des hémisphères de 2 à 3 mètres de diamètres, face à la ligne des pentes. Ces demi-lunes sont ensuite ameublies par apport de fumure organique. Elles sont disposées en quinconces, pour favoriser la rétention et la bonne répartition des eaux de pluies.

Le buttage est une opération culturale qui consiste à ramener la terre en forme de « butte » au pied des plantes. Il s’agit de renforcer l’émission de racines adventives pour faciliter la croissance, ou bien de recouvrir une partie des plantes pour les forcer à blanchir.
Le billonnage consiste à la construction de billons (haut) et de sillons (bas) positionnés perpendiculairement et à quelques mètres de distance entre les barrières principaux. Le billonnage cloisonné provoque des augmentations spectaculaires du rendement sur les alfisols tropicaux soudano-sahéliens. Ce système a été développé vers la fin des années cinquante en Afrique, originellement sur des grandes exploitations agricoles mécanisées.

Des efforts du gouvernement

L’engrais MPK et l’urée ont été mis à la disposition des producteurs presqu’à moitié prix. Selon le directeur provincial, Almissi Sawadogo, cet effort du gouvernement tend à vulgariser les nouvelles méthodes agricoles et favoriser l’accès des producteurs aux intrants. L’urée est concédée aux producteurs à 12 500 F le sac de 50 Kg et l’engrais MPK à 16 500 F. Ces mêmes sacs se vendent sur le marché entre 19 000 et 22 000 F. Aussi, pour responsabiliser les producteurs des champs semenciers seraient en gestation. Ce qui permettra de produire localement des semences améliorées.

Sidwaya

Vos commentaires

  • Le 20 août 2009 à 16:15, par Ousmane En réponse à : Campagne agricole dans le Lorum : Croisade contre un sol et un ciel capricieux

    Excellent article !

    Je crois que la gestion durable des terres n’est plus simplement une question environnementale. C’est aussi, très clairement, un problème agricole, social, économique, et de subsistance notamment au Nord de notre cher pays, le Burkina Faso.

    Je pense, pour ma part, qu’une des meilleures manières d’empêcher la dégradation alarmante des terres consiste à apporter des ressources financières, de l’expertise et du savoir-faire directement à la base, notamment aux agriculteurs et aux communautés locales pour soutenir les efforts auxquels ils consentent individuellement et collectivement pour améliorer leurs conditions de vie.

    Et il y a un atout immense, c’est que fort heureusement, nos chers parents de ces zones climatiques capricieuses et avares sont courageux et ingénieux. Il leur faut juste un petit coup de pouce pour aller de l’avant.

    Voilà un combat que nous devons mener de front avec la plus ferme détermination, aux côtés des paysans. Nous y gagnerons tous, j’en suis persuadé.

    Ousmane SAWADOGO

    Répondre à ce message

  • Le 20 août 2009 à 18:39, par Goama En réponse à : Campagne agricole dans le Lorum : Croisade contre un sol et un ciel capricieux

    Messieurs les journalistes de Sidwaya,
    on ne dit pas MPK mais plutôt NPK (N pour azote, P pour phosphore et K pour potassium). Désormais prenez le soin de bien vous renseigner...

    Juste pour votre gouverne, c’est sans rancune !!!

    Répondre à ce message

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