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Nouveau gouvernement : Objectif, bien terminer le quinquennat

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Tertius Zongo, Premier ministre • • lundi 11 juin 2007 à 05h01min

Comme toujours, les élections législatives au Burkina ont pour corollaire l’avènement d’une nouvelle équipe gouvernementale. Le scrutin du 6 mai dernier n’aura donc pas échappé à la règle. C’est un gouvernement qui sera chargé de terminer le quinquennat de Blaise Compaoré dont le programme de large rassemblement voudrait induire le progrès continu.

En regardant de près ce gouvernement, on relève que le chef de l’Etat s’est résolu, non sans peine probablement, à se séparer de certaines têtes comme Youssouf Ouédraogo et Boureima Badini, respectivement ministre d’Etat, en charge des Affaires étrangères et de la Coopération régionale et ministre du très délicat département de la Justice. Les deux sont des éléments qui connaissent bien les arcanes de la présidence.

Djibrill Bassolé , un pandore intellectuel aura été une sorte de missi dominici dans les négociations qui ont abouti à l’accord de Ouagadougou pour le règlement des crises togolaise et ivoirienne. Il est l’un des hommes du président, et il se sera bien battu sur les deux fronts essentiels de la sécurité et des règlements de crises. Ce fut bien l’homme des situations difficiles.

On verra promener sa silhouette lors de certaines crises et malentendus (Mauritanie, Togo, Côte d’Ivoire, etc.). Il fera valoir ses compétences encore plus directement, lui qui détient maintenant le porte-feuille hautement stratégique du ministère des Affaires étrangères.

On attend de voir à quels postes les "remerciés" de l’Exécutif vont échoir, mais, il est presque certain qu’ils ne seront pas définitivement laissés sur le quai. On constate également que l’ADF/RDA reste bien au gouvernement par le biais de son président Me Gilbert Noël Ouédraogo, ministre en charge des Transports et Ousséni Tamboura, ministre délégué à l’Alphabétisation et l’Education non formelle.

Une fois de plus le ministère de la Communication et celui de la Culture sont de nouveau réunis et le département sera dirigé par Filippe Savadogo, précédemment en poste à Paris, comme ambassadeur du Burkina. Il sera également le porte-parole du gouvernement. Zakalia Koté un proche de Blaise Compaoré quitte le Secrétariat du gouvernement pour le ministère de la Justice. Assane Sawadogo, un officier jusque-là pas très connu du grand public prend les rênes du département de la Sécurité. Côté genre, d’autres femmes ont pris les places de leurs consoeurs ministres.

C’est ainsi que Salamata Sawadogo/Tapsoba, précédemment ambassadeur du Burkina à Dakar prend le portefeuille de la Promotion des Droits humains, en remplacement de Monique Ilboudo, tandis que Céline M. Yoda/Konkobo ex-ambassadeur du Burkina à Copenhague (Danemark) remplace Gisèle Guigma à la Promotion de la femme et que Minata Samaté/Sessouma récupère le poste de ministre délégué à la Coopération régionale.

C’est sans doute un gouvernement qui doit tout de suite aller au charbon , car il est quasiment sûr que ce quinquennat qui finit dans quelque deux ans a toujours de gros défis à relever. Et le chef de l’Etat, pour des raisons qui tiennent à la fois de l’histoire et de son image personnelle, voudrait bien que ce quinquennat soit celui qui s’ancre le mieux dans l’imaginaire des Burkinabè. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

Le Pays

P.-S.

Lire auss :
Tertius Zongo, Premier ministre

Le gouvernement Tertius Zongo en images

Messages

  • Ou en est-on avec la question de genre ? Sur 34 ministres il n’y a seulement que 4 femmmes !!! . Est-ce à dire que nous ne sommes pas assez intelligentes pour diriger comme les hommes. je crois que c’est le gouvernement qui doit donner l’exemple s’il veut la question de gendre soit d’actualité. Et Si le Président avait fait comme son homologue de la France 50% hommes 50 % femmes ?

    • pourquoi vouloir coûte que coûte 50% d’hommes et 50% de femmes. je suis contre ce genre de choix qui favorisent le nivellement vers le bas
      et non vers le haut. Cela ne me gêne pas qu’il y ait 100% de femmes ou d’hommes ,le seul critère devant être la compétence et les relations de
      confiance entre le président et les ministres. il faut éviter de tomber dans certains mouvement d mode. Sanwé

    • Oui la parité homme - femme dans les sphères de décision n’est pas pour demain la veille. Nos gouvernants ont encore du chemin à faire. Mais poursuivons la lutte mes soeurs et démontrons à ces mâles qu’ils doivent désormais compter avec nous.

    • au dela d la mode, il faut tenir compte des réalités du terrain.
      vous êtes sans doute très intelligentes, mais la nomination d’un ministre est laissée à la discrétion du chef du gouvernement.
      il ne faut pas nommer des femmes pour nommer, la compétence et les diplômes doivent être de rigueur. Des ministres sont nommés par complaisance, le niveau n’y est pas le plus souvent, simplement parce qu’ils mobilisent du bétail électoral dans leur blède natal.Elle est partie finalement, M.G.G née DIASSO en était l’exple parfait ; également, dans le nouveau gouvernement, on peut en citer encore.
      Je demanderais à lefaso.net, d’éviter les jugements de valeurs et l’apologie de certains ministres et laisser aux lecteurs de faire leur bonne appréciation... D.BASSOLET, oui, il est dans les sérails,oui il a aider à l’accord de ouaga dans la gestion de la crise ivoirienne(félicitation encore une fois) mais non, et je le dis,il n’est pas l’homme des situations difficiles, l’insécurité, le vol (oups c ’est plutôt l’argent des funérailles...)des derniers publiques dilapidés en soirée par son fils.
      félicitation à salamata SAWADOGO, elle le mérite, c’est bein elle qui a redynamisé l’ambassade du Burkina au SENEGAL, en outre elle porte haut le flambeau du Burkina dans la commission africaine des droits de l’homme.

    • Je ne voudrais pas me lancer dans des polémiques inutiles mais vous comprenez bien messieurs que de toutes les femmes du Faso, il n’y en a pas que 4 qui ont la tête bien faite pour être au gouvernement. Refuser de voir la réalité ne serait pas honnête de notre part. Je ne suis pas un féministe de la première ni de la dernière heure encore moins je ne suis particulièrement favorable à la discrimination positive. Tout simplement parce que assurer la représentation des femmes n’en est pas une ; ce n’est que justice. Alors arrêtons de refuser de voir la réalité de la sous reprsésentativité des femmes. Il y a aussi des hommes qui ne doivent ou n’ont dû leur poste que parce qu’ils sont du sérail : on en a déjà vu.
      Donnons la chance aussi à d’autres personnes et notamment aux femmes, aux jeunes : un pays c’est un tout. On ne naît pas ministre et la compétence n’est pas dévolue qu’à certains encore moins elle n’est liée aux diplômes : détrompez-vous. Sinon, il faudra alors, en lieu et place des nominations prendre les plus diplômés et à diplôme égal, organiser un concours si ça peut vous rassurer.
      Je salue l’arrivée de nouvelles personnalités au gouvernement en espérant qu’ils s’investiront pleinement dans leur fonction pour faire avancer le Burkina.
      Quant aux jugements de valeur dont vous faites cas, je fais juste remarquer que ce n’est pas lefaso.net qui est à l’origine de l’article. Il ne fait que vous relayer des articles de presse des organes officiels. Prenez le soin de lire jusqu’au bout et vous vous rendrez compte qu’à la fin, le nom de l’organe apparaît. Dans le cas d’espèce, il s’agit du journal Le Pays et merci de leur transmettre votre indignation.

    • Tant que des gens vont continuer à penser que la question du genre est une question de rapport de force femme/ homme, nous allons droit vers le mur. Ils doivent savoir qu’il y a de l’homme en la femme et réciproquement. C’est vraiment idiot de vouloir comparer l’homme et la femme. Tous les hommes sont des enfants de femmes et toutes les femmes sont des enfants d’hommes. La question du genre est tous simplement une question de justice au même titre que l’esclavage, la discrimination, l’exclusion, le racisme, etc.. c’est-à-dire un problème assimilable à un système d’équations comprenant plusieurs équations a plusieurs inconnues. Si vous prenez une seul équation dans ce system d’équation, vous ne pouvez jamais trouvez une solution applicable. C’est l’erreur que nos politiciens font toujours avec par exemple l’histoire des quotas pour femme et homme dans les institutions. Si nous nous construisons une société de justice et d’égalité, la question du genre trouvera en même temps une solution dans un carde globale. L’égalité ne veut pas dire femme = homme mais plutôt individus1 = individus2. Bref, la non représentativité du genre féminin dans le gouvernement traduit probablement une certaine injustice au sein même de la population. C’est un miroir du systeme.

    • Chere soeur, il faudra se mettre à l’évidence que dans la plupart des pays en develloppement (comme le notre), le taux d’education des hommes est plus eleve que celuides femmes. Et nous savons pourquoi et comment ca fonctionne. Ce n’est que moins d’un quart de siecle passe que la bataille pour l’education des jeunes filles a pris ampleur considerable. Je pense tout simplement qu’il faut plutot se battre pour etre eduquee (scolarisee) >= au hommes afin de pouvoir compter des "...femmes dans les spheres de decision..." Je ne veux pas signifier qu’il faut etre scolarisee pour savoir comment prendre une decision, mais l’education demeure un facteur de grande importance, surtout dans un pays en developpement. Quand on dit "...les Hommes naissent tous egaux en droits..." c’est vrai mais qu’en est-il du devoir ? meme si elle est implicite dans la phrase, on comprend qu’il y a des choses que les hommes peuvent faire au contraire des femmes et vice-versa. L’adhesion egalitaire au gouvernement ? Effectivement ca ne sera pas pour demain... De plus, vous voulez des postes dans un gouvernement où on dicte vos actions. Si c’est pour alle etre des pantins comme certains deja en place, dites plutot que vous aurez aime un partage du pouvoir et du magot...

      Ouedraogo Freudonné - freudouedraogo@caramail.com

  • Krole a raison. N’ecoute pas les Bla Bla des matchos. Il faut cesser de marginaliser les femmes. Cette histoire de competence ne tient pas. On peut trouver au Burkina plus de 1000 femmes toutes plus competentes et plus diplomees que chacun de tous ceux qui sont sur cette liste du gouvernement. Je ne suis pas forcement un partisan de la parite mais justifier la sous representation des femmes par une histoire de competence est tout simplement insultant. C’est la meme attitude que le cultivateur au village a envers sa femme. Elle travaille aussi dure ou meme plus que lui mais en fin de saison c’est lui qui empoche l’argent du coton et decide des priorites de la famille ( comme par exemple marier une nouvelle femme). Cette histoire de gouvernement, on le sait, n’est pas une question de competence mais plutot une question de partage de gateau entre amis... Personne ne peut justifier de l’utilite d’avoir un Ministere des Postes ( ce n’est qu’une petite entreprise) comme si on disait Ministere de l’Universite. Ya toujours des ministres des postes mais les Burkinabe qui sont a l’etranger savent qu’ils ne faut jamais prendre le risque d’envoyer des colis par la poste. C’est d’ailleurs pourquoi les sites de vente en ligne ne tiennent pas compte de l’Afrique ou des gens sont tapis a la poste pour piller les colis. Tout ca pour dire que la formation des gouvernements ici comme ailleurs repond a d’autres criteres sauf la competence......

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