Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Ne priez pas pour une vie facile, priez pour avoir la force d’endurer la difficulté.» Bruce Lee, Acteur, Artiste, Cinéaste, Pratiquant d’art martial, Sportif (1940 - 1973)

Maladie du ver de Guinée : Aucun cas autochtone depuis janvier 2004

Accueil > Actualités > Société • • mercredi 21 avril 2004 à 19h27min

Le Programme national d’éradication du Ver de Guinée (PNEVG) a tenu sa revue annuelle les 15 et 16 avril 2004 à Dori. Il s’est agi de faire le point des activités de l’année écoulée dans la région et districts sanitaires.

Après deux jours de travaux, les 15 et 16 avril 2004 à Dori, les animateurs des différentes régions et districts sanitaires du Burkina Faso en matière de lutte contre le ver de Guinée ont annoncé des résultats satisfaisants. La lutte contre la maladie a permis de la réduire de façon significative avec le nombre des cas qui est passé de 591 en 2002 à 203 en 2003, soit une baisse nette et bruts de 65 %.

En 2001-2002, 30 districts sanitaires étaient déclarés endémiques. Cette année, 13 demeurent toujours dans cette situation. Sur l’ensemble du pays, 69 villages ont connu des cas de ver de Guinée. Le coordonnateur du Programme national d’éradication du ver de Guinée (PNEVG) le Dr. Dieudonné Sankara a laissé entendre que quatre districts, Kaya, Djibo, Gorom-Gorom et Gaoua, constituent le peleton de tête des plus touchés en 2003. "Le Sahel enregistre le plus de malades et cela est dû au manque d’eau potable, les populations buvant les eaux de ruissellement’’ a-t-il expliqué. Et aussi, elles n’ont pas de "connaissance nécessaire’’ pour filtrer l’eau. Le cas du Sahel s’explique également en grande partie par sa proximité avec le Mali et le Niger, les Sahéliens étant des populations nomades, donc "importatrices’’ de cas de maladies du ver de Guinée.

Des actions concertées

La nécessité de mener des actions concertées a été réaffirmée à Dori. Quand bien même ce volet est pris en compte depuis des années par des rencontres entre pays frontaliers. Ainsi deux à trois rencontres formelles par an ont lieu, selon le coordonnateur, avec le Niger et le Mali. Il en va de même pour le Ghana qui compte plus de 8000 cas ; ce qui n’autorise pas que la surveillance baisse d’intensité dans le district de Batié (13 cas). "Tant que nous travaillerons de manière séparée, nous n’atteindrons pas de bons résultats’’ , avertit Dr Sankara.

Aucun cas enregistré depuis 2004

La revue annuelle a fait des résolutions relatives à l’intensification des activités dans les régions et districts sanitaires ayant toujours des localités endémiques afin d’assurer un "arrêt de la transmission d’ici à la fin 2004’’. L’ensemble de ces régions doivent en outre s’employer à la surveillance des localités libérées en vue d’éviter les éventuels rebonds et de faciliter le processus de certification de l’éradication du Ver de Guinée.

Pour ce faire et pour le compte des perspectives de 2004, le Programme prévoit des échanges d’expériences notamment en ce qui concerne les stratégies novatrices en matière d’information, éducation, communication, d’isolement des cas, de formation-recyclage des acteurs, de renforcement logistique...

En attendant, les acteurs se frottent les mains car "depuis 2004, le Burkina Faso n’a enregistré aucun cas autochtone’’. Aussi envisagent-ils un arrêt de la transmission de la maladie à travers tout le pays en atteignant un niveau d’isolement des cas à 10 %.

Le noma s’agrippe au Ver de Guinée

Dori a connu la participation des responsables du Programme Noma. Cette maladie dite de pauvreté, à l’évolution buccale et qui gangrène la face des enfants de moins de 6 ans est pris en compte dans un programme. Ce programme est certes soutenu par des partenaires (Suka, Sentinelle, Hymnes aux enfants...) mais l’opportunité de son intégration dans le PNEVG qui en devient la "locomotive’’ est envisagée. En ce sens que les performances actuelles du premier profiteront au second. Un partenariat avec la Croix-Rouge est aussi prôné.

Souleymane SAWADOGO
Sidwaya

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
École burkinabè des affaires : Une conférence publique sur l’impact des crises sécuritaire et sanitaire dans la chaîne d’approvisionnement
Foire « Campus Team Europe » : Présenter aux étudiants burkinabè les opportunités de bourses offertes par l’Union européenne
Burkina : Quand des agents de liaison se prennent pour des demi-dieux…
Crise à la mine de Houndé : Il y a trois ans, en juin 2019, le CGD alertait sur la situation déjà explosive
Beguédo : Cinq ans de prison ferme pour onze personnes impliquées dans l’affaire des bars vandalisés
Forces armées nationales : Six gendarmes radiés pour convenance personnelle
Affaire Dabo Boukary : « Non à 32 ans d’impunité », clament les étudiants
Effondrement d’un bâtiment universitaire à Koudougou : Le tribunal administratif rejette la décision de l’ARCOP
Lutte contre le terrorisme : Le Président du Faso prêche l’engagement et l’unité dans la garnison de Bobo
Défis sécuritaires au Burkina : Le rôle des chercheurs examiné par le Haut conseil national de la recherche scientifique et de l’innovation
Dépolitisation de l’administration au Burkina : Une loi en cours d’adoption, selon le chef du gouvernement
Solenzo : Ecobank va plier bagages à compter du 30 mai 2022 (AIB)
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés