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Cinéma : « L’or des Younga », le premier western à la sauce burkinabè

Accueil > Actualités > Culture • • samedi 1er avril 2006 à 08h45min

Sous la présidence du ministre du Commerce, de la promotion de l’Entreprise et de l’Artisanat, Benoît Ouattara et de la marraine, le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Aline Koala a eu lieu la grande première du 5e film du réalisateur Boubacar Diallo, le mardi 21 mars 2006 au ciné Burkina.

« L’or des Younga » est un film western qui aborde des thèmes relatifs aux problèmes socioéconomiques de notre pays.

Une fois de plus, Boubacar DIallo tient son pari : celui de projeter un film dans les salles de ciné tous les 3 mois. La grande première de son dernier film, « l’or des Younga » a eu lieu, mardi 21 mars 2006, au ciné Burkina. Tourné en 33 jours et d’une durée de 112 mn, ce film aborde des thèmes relatifs à la vie de tous les jours. Il dénonce entre autres, sous un ton à la fois comique et sensibilisateur, les subventions aux cotonculteurs américains, la corruption, les abus de pouvoir. « L’or des Younga » sensibilise également contre le Sida et prône l’accès aux ARV.

En effet, le film commence par le retour d’exil de Tan au village. Sur place, il apprend que son père avait été tué par les hommes de Paco, suite à la découverte de l’or dans le champ paternel. Etant l’unique héritier, Tan engage une lutte féroce pour récupérer ses terres en vue de cultiver le coton, l’or blanc.

Puisque le village est, depuis, plongé dans la violence où seul Paco et sa bande font la loi, on est comme dans un Far West . Sous l’œil complice du commissaire et de ses agents, tous aussi corrompus que lui, Paco, le Boss, homme sans scrupule, règne en maître absolu donc sur le site.

Grâce au concours de Sissi, une animatrice anti-Sida, de son cousin, un séropositif sous ARV et d’autres amis , Tan déclare la guerre à cette bande de voyous afin de ramener la quiétude et la sérénité dans son village.

Le réalisateur plonge ainsi le cinéphile dans un conflit d’intérêt où le bien triomphe du mal, et le faible défait le puissant du moment, le tout dans un décor et un language bien à propos.

A la sortie de la projection, M. Benoît Ouattara a qualifié « l’Or des Younga » « d’audacieux et de belle facture » car traitant des sujets qui préoccupent le gouvernement burkinabè, comme la lutte pour la suppression des subventions aux cotonculteurs américains.

Il a également apprécié positivement les autres thèmes abordés .

Mme Aline Koala, pour sa part, a avoué être émue par tout ce qu’elle a vu dans le film et a encouragé le réalisateur et les acteurs à persévérer dans ce sens.

Quant aux autres cinéphiles, ils ont simplement dit avoir aimé le film. C’est le cas de Mme Céline Sanou : « Vraiment, je suis ravie. C’est un très beau film, il y a beaucoup de thèmes qui y sont abordés, les images sont bien et j’encourage beaucoup Boubacar Diallo à continuer dans ce sens. J’invite également les gens à venir voir le film ».

Le plus jeune acteur du film, Harris Assane Diallo, a confié que le tournage s’est déroulé dans de bonnes conditions avant de déclarer que le film est excellent.

Boubakar Diallo à souhaite faire projeter son film au festival de Cannes. En attendant, les cinéphiles burkinabè sont conviés à aller voir dans les salles noires, le premier western made in Burkina, a souligné M. Diallo, car c’est le 5e film que le réalisateur leur offre en 2 ans.

Ce qui est extraordinaire, selon le réalisateur Idrissa Ouédraogo, qui a affirmé être très content et qui n’a pas manqué de formuler une requête auprès de Mme Aline Koala,. Il a plaidé pour la mise en place d’une politique de production en masse du cinéma afin de permettre à plus de cinéphiles d’avoir accès aux films, made in Burkina.

Assita Manta SANGARE
(Stagiaire)
Sidwaya

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