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Direction générale des douanes : Un deuxième sondage sur la perception de l’intégrité lancé

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 24 janvier 2023 à 15h39min
Direction générale des douanes : Un deuxième sondage sur la perception de l’intégrité lancé

Après un premier sondage réalisé en 2021, la direction générale des douanes vient de lancer ce 24 janvier 2023, un deuxième sondage relatif à la perception de l’intégrité dans l’administration douanière. Ce sondage entre dans le cadre du programme anti-corruption et promotion de l’intégrité (A-CPI), et bénéficie de l’accompagnement financier de l’Agence norvégienne de coopération pour le développement (NORAD). Du 24 janvier au 17 février 2023, ce sont au total 376 agents des douanes et 285 acteurs du secteur privé, qui vont se prêter aux questions du sondage réalisé par la société PWC.

Faire des douanes du Burkina une administration intègre et débarrassée de toute corruption, c’est l’ambition affichée des premiers responsables de la direction générale des douanes. Et pour y arriver, diverses actions sont menées et plusieurs mesures prises. Depuis 2019, la direction générale des douanes met en œuvre le programme anti-corruption et promotion de l’intégrité (A-CPI). C’est sur recommandation de ce programme, qu’un premier sondage avait été réalisé en 2021, afin de mesurer le niveau de performance des services offerts par la douane et d’avoir une idée de l’appréciation faite par les agents des douanes et les acteurs du secteur privé, sur les initiatives mises en place pour lutter contre la corruption.

Pulchérie Dabiré /Somda a invité les agents des douanes et les acteurs du secteur privé à prendre activement part au sondage

Le deuxième sondage lancé ce jour devrait donc permettre à la douane de constater les progrès réalisés depuis le premier sondage, mais aussi de prendre les mesures adéquates pour bâtir une administration douanière intègre, a laissé entendre Pulchérie Dabiré/Somda, présidente du comité de pilotage du programme A-CPI au Burkina Faso.

Le premier sondage ainsi qu’une auto-évaluation réalisée, avait révélé quatre domaines prioritaires dans lesquels œuvrer. Il s’agit du cadre réglementaire, des relations avec les partenaires privés, de la fonction audit et contrôle interne ainsi que le moral des agents des douanes.

Sayouba Sawadogo, représentant du ministre de l’économie, des finances et de la prospective

Pulchérie Dabiré/Somda a invité les fonctionnaires des douanes ainsi que les partenaires du secteur privé à prendre activement part à ce sondage, pour une amélioration des services fournis par la douane. « Le premier sondage a révélé que notre réglementation était complexe et cela encourage les acteurs du secteur privé à payer des agents des douanes pour ne pas la respecter. Un échantillon important a même affirmé qu’au regard du fait que la réglementation soit complexe, il était prêt à donner des pots de vin pour ne pas la respecter », explique-t-elle.

Selon Sayouba Sawadogo, représentant du ministre de l’économie, des finances et de la prospective, ce sondage va permettre, non seulement d’identifier les problèmes en lien avec l’intégrité dans l’administration douanière, mais aussi de prendre les mesures correctives qui conviennent. « Souvent, il n’y a pas un problème de corruption mais un problème de communication. Ce sondage pourrait donc aider l’administration douanière à améliorer sa communication sur certaines procédures », a-t-il ajouté.

Photo de famille

Le sondage va se dérouler sur sept sites identifiés dans la ville de Ouagadougou. Ce sont le siège de la direction générale des douanes du 24 au 27 janvier, le siège de la Chambre de commerce et d’industrie du 30 janvier au 1er février, l’école nationale des douanes du 2 au 3 février, le bureau des douanes Ouaga-gare du 6 au 8 février, le bureau de douanes Ouaga-aéroport du 9 au 13 février, le bureau de dédouanement des véhicules du 14 au 15 février et le bureau des douanes Ouaga-route du 16 au 17 février. Il faut noter que le sondage est anonyme et les répondants renseignent eux-mêmes les questionnaires sur des tablettes.

Quelques agents des douanes et acteurs du secteur privé présents à la cérémonie de lancement ont procédé à une démonstration du déroulement du sondage.

Armelle Ouédraogo/Yaméogo
Lefaso.net

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