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Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • jeudi 8 décembre 2022 à 22h10min
Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

L’Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique, section du Burkina (ARGA-Burkina) a, en partenariat avec l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (NIMD), dans l’après-midi de vendredi, 25 novembre 2022 à Ouagadougou, tenu son deuxième « café politique » sous le thème : « Quelles priorités et quelles contributions pour un retour serein à l’ordre constitutionnel ? ». La réflexion s’est déroulée sous forme de panel, avec pour intervenants, l’enseignant-chercheur, Dr Aboubacar Sango ; l’expert en stratégie du territoire et développement, Kalifara Séré et l’avocat Me Guy Hervé Kam.

Pour ces panélistes, il s’est essentiellement agi d’identifier les priorités de l’heure du Burkina, en mettant en exergue les enjeux et les défis de la transition et en proposant des solutions pour un retour à l’ordre constitutionnel normal.

Ainsi, le juriste et enseignant-chercheur, Dr Aboubacar Sango, a d’abord scruté les réformes susceptibles d’améliorer le système électoral burkinabè, souhaitant qu’à l’image des pays occidentaux, le Burkina puisse œuvrer à établir des politiques porteuses de fruits. Pour y parvenir, Dr Sango pense qu’il faut réduire l’emprise de l’argent dans les élections, afin d’éviter de corrompre les institutions concernées. Un bon président est celui qui a un bon programme et est capable de le mettre en œuvre, définit-il.

Dr Aboubacar Sango

Il préconise ensuite des réformes pour davantage rendre responsables les gouvernants. « Je pense que la démocratie ne peut pas s’accommoder de présidents qui ont les pleins pouvoirs et sont malheureusement irresponsables », fait-il observer avant d’ajouter la nécessité de renforcer la citoyenneté. « Ce que nous vivons est une crise de la citoyenneté. La démocratie sans des citoyens responsables est une ruine de l’État », a conclu Dr Aboubacar Sango.

L’avocat, Guy Hervé Kam, a rappelé à la transition, sa mission prioritaire d’inverser la tendance sur le plan sécuritaire (et laisser les questions de développement à un pouvoir démocratique). Me Kam pense d’ailleurs qu’en 21 mois (durée de la transition), il est très difficile de parler de projets de développement.

C’est pourquoi insiste-t-il sur le fait que le gouvernement de la transition doit aller à l’essentiel, afin de permettre la mise en place d’un pouvoir constitutionnellement légitime. « Dans un contexte d’insécurité où le pays n’exerce pas sa souveraineté sur près de la moitié du territoire, dans un pays avec près de deux millions de déplacés (…), je pense que la priorité pour un gouvernement de transition dont la durée a été fixée à 21 mois doit être consacrée à la question d’inversement de la tendance actuelle sur le plan sécuritaire. Commençons à avoir le contrôle du territoire sur le plan national ensuite, on pourra penser au retour des déplacés, on pourra penser au développement. Si le gouvernement actuel met dans son programme de faire du développement, de faire des réformes qui vont diviser la population au bout de 20 mois, on ne sera pas allé loin. Je pense qu’il y a certaines choses qui conviennent mieux à un gouvernement légitime. Il faut que la transition travaille à ce qu’après elle, il y ait un gouvernement légitime qui aura le temps pour faire les réformes », argue le co-panéliste, Guy Hervé Kam. De son avis, à ce stade, il est déraisonnable de penser à la question du chemin de fer, à des sujets de changements de curricula dans un pays où la majorité de la population ne cherche qu’à vivre, finalement.

Vue partielle des participants.

« La démocratie ne peut pas s’accommoder de présidents qui ont les pleins pouvoirs et sont malheureusement irresponsables »

L’administrateur civil à la retraite, Kalifara Séré, planchant sur les manquements de la transition, affirme que ceux-ci sont de plusieurs ordres. « Au niveau institutionnel, surtout au niveau macro-institutionnel, dès que le président du MPSR2 est installé dans ses fonctions, il n’y a aucun contrôle. Il n’y a rien. Pas de monitoring sur lui et ça, ce n’est pas normal. Aucun être humain ne peut être là avec un pouvoir illimité pratiquement, avec un groupe de compagnons sans contrôle. Non ! Il faut créer un ordre de contrôle. C’est-à-dire un ordre de gestion, de contrôle, d’auto-contrôle, d’évaluation », préconise Kalifara Séré, pour qui, l’Assemblée législative de transition ne joue absolument pas ce rôle, car la majorité des membres a été choisie par le chef de l’Etat lui-même. Tout comme son prédécesseur, M. Séré pense que la priorité du pouvoir Traoré doit être la sécurité.

Me Guy Hervé Kam

« Le défi pour nous, c’est d’élaborer des éléments de mesure d’itinéraire afin de mieux nous orienter. Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2. A cela, s’ajoutent les dérives au niveau des questions diplomatiques dénoncées par certaines personnes. Il faut qu’ils écrivent leurs opinions afin qu’elles soient mieux élucidées. Je pense que le président peut régler ces aspects avant de mieux mener son combat. Avec cela, nous pouvons aller avec tout le monde et tout le monde peut partir avec nous, si tout est bien clair sur des supports. Il faut aussi une union sacrée de notre armée », suggère l’expert en stratégie du territoire et développement, Kalifara Séré.

Boureima Ouédraogo

M. Séré a passé en revue, des scénarii de sortie de la crise actuelle et fait des propositions pour un retour à l’ordre constitutionnel normal. Ainsi parle-t-il de scénario pessimiste, stade auquel le Burkina se trouve actuellement. Le scénario moyen qui est la situation où on contrôle et où il existe de l’auto-contrôle par les parties-prenantes qui peuvent amener la mitigation des éléments constitutifs du scénario pessimiste. Le troisième scénario est celui de la reprise des démembrements structurels, institutionnels.

Pour rappel, « café politique » est une initiative de débat politique qui a pour objectif de mener des échanges avec les acteurs publics sur les questions traitant des situations d’enjeu national.

O.L
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 8 décembre 2022 à 21:54, par Kato En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    On est vraiment fatigué des intellos du bruit mais en réalité ils n’ont rien contribué de concret pour cette nation appelé le Burkina Faso. Juste des critiques inutiles et en bas ils sont financés par les européens. Quels sales valets locaux déguisés en donneur de leçons ? IB est entrain de montrer un exemple concret sur le terrain pendant ce temps ces gens continuent de critiquer. Allez y au front et on verra. C’est parce que y’a la paix à ouaga que vous parlez trop !

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    • Le 9 décembre 2022 à 09:22, par kwiliga En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

      Bonjour Kato,
      Vous écrivez : "IB est entrain de montrer un exemple concret sur le terrain" Heu, c’est à peu près ce que disent à mots couverts les panélistes que vous critiquez.
      Evidemment, il est probable que vous ne parliez pas du même terrain.
      Eux, et ils ont mon soutien sur ces propos, pensent que : IB est entrain de montrer un exemple concret sur le terrain politique ou, pour l’exprimer autrement, comment instaurer une martiale et durable dictature.
      En commençant par dire que l’on ne veut pas le pouvoir, que l’on est seulement venu combattre, pour, peu de temps après, se retrouver plénipotentiaire et bien loin du front.
      Ensuite, , en posant des insinuations de "déstabilisation" sans le moindre élément factuel, utilisant ainsi une vieille recette propre à toutes les dictatures du monde : "l’ennemi est parmi nous, surveillons-nous les uns les autres, méfions-nous de nos voisins, de nos collègues, dénonçons les comportements louches et antipatriotiques,..." on connait bien le couplet, mais ça vient grandement en contradiction avec les grandiloquents discours sur la fameuse "réconciliation nationale", qui s’avère alors, un fameux ballon de baudruche.
      Et surtout, la prise de pouvoir par la force, de nos putschistes dirigeants, ne se justifiait que par le seul fait que l’ennemi était déjà identifié, et que eux seuls pouvaient le combattre.
      Maintenant, incapables de progresser contre le terrorisme qui nous endeuille quotidiennement, ils préfèrent s’inventer de nouveaux ennemis fantômes, de l’intérieur, ou en jetant l’opprobre sur des puissances alliées.
      Puis, la suspension de RFI, les menaces non-sanctionnées contre les journalistes, l’intimidation des médias pour les inciter à l’auto-censure.
      Qui va décider de ce qui est bon ou mauvais, néfaste ou bienfaisant, moral ou amoral ?
      Un organisme libre et indépendant ou une junte militaire, venue au pouvoir par la force des armes ?
      Ou est le CSC dans cette affaire ?
      Est-il néfaste de donner de vrais infos, même si elles sont démoralisantes ? Dans ce cas, il ne fallait pas nous parler d’Inata, ni de Solhan,... ni de rien d’ailleurs.
      Pour finir, notre PM, qui interrogé par la représentante des USA, au sujet de l’organisation des élections, lui répond : "c’est donc vain de penser qu’on peut construire des institutions dans un tel contexte". Mais pour qui se prend-il ? Même les maliens ont compris qu’il fallait adoucir leur discours sur ce point.
      Traoré et ses OSC, nous préparent une jolie dictature.
      Kyelem nous annonce qu’elle pourrait bien durer indéfiniment.

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  • Le 8 décembre 2022 à 21:59, par TANGA En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Je vous aime tous les trois mais je crois que vous n’avez pas besoin d’êtres avec des occidentaux pour ’’pouvoir’’ relever les manquements de cette transition. Et puis, est ce que notre bien être regarde les occidentaux ? Ils sont tous les mêmes. Ils travaillent en tandem. C’est des choses qu’il faut éviter de dire mais souvent il le faut. Regardez ce qui se passe au Mali, à peine la france a le dos au mur, tous les autres prennent le pas ; ils veulent s’en aller ; C’est la même clique.
    Mes chers, qui a dit que le Burkina veut retourner vers une vie constitutionnelle normale ? On y va chaque fois et ça foire ; pourquoi y retourner ou tenter même ?
    Le Burkina veut ALLER VERS UNE VIE CONSTITUTIONNELLE NORMALE.
    On ne doit pas se dire je suis ceci ou cela, j’ai tel niveau etc. par ce que ce que nos intellectuels dits ’’bons’’ savent faire, c’est ce qui leur a été appris par qui veut les avoir dans sa main à tout moment. Donc, arrêtons de vouloir faire de la démocratie sans avoir mis en oeuvre ce qui le permettra.
    COLOMBO, il chercher ailleurs car il n’y a pas de problème là où tu crois.

    WEBMASTER, LAISSEZ PASSER SVP

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    • Le 9 décembre 2022 à 09:34, par kwiliga En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

      Bonjour TANGA,
      Vous écrivez : "qui a dit que le Burkina veut retourner vers une vie constitutionnelle normale ?" Et bien, sur ce coup, je dois bien admettre que vous avez tout compris, vous êtes même un grand visionnaire.
      Je suis bien incapable de savoir ce que veut le "Burkina", j’ai par exemple l’impression qu’une partie des burkinabè, s’accommoderaient volontiers d’un état musulman, sous régime de la charia (j’espère me tromper), par contre, sans avoir de certitude, j’ai la crainte que Traoré, Kyelem et paramilitaires associés, cherchent à instaurer une dictature durable.
      Alors, bien sur, de par le monde, il y a de nombreuses dictatures et certaines s’en sortent plutôt bien, en faisant copain avec les puissants de ce monde (et parfois en regorgeant de gaz et de pétrole, ce qui invite au respect). D’autres qui s’en sortent mal. Enfin, c’est le pays qui s’en sort mal, c’est le peuple qui souffre et meurt dans la misère. Les dictateurs et leur entourage, eux, s’en sortent toujours bien,... sauf parfois à la fin.

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  • Le 8 décembre 2022 à 22:42, par Yaboin En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Quelles elements de mesures avez vous mis en place pour suivre Damiba ? Il y’a quand meme le CNT.
    Et si Ibrahim decide de gouverner par decret vous allez faire quoi ?

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  • Le 9 décembre 2022 à 01:22, par jeunedame seret En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Huumm.. Et vous vos manquements c’est de vous vous adosser aux partenaires européens pour pouvoir réfléchir et publier vos critiques. Refondez d’abord votre autonomie avant de refonder la gouvernance en Afrique. Vraiment, intellectuel n’est pas toujours intelligent. Messieurs les intellectuels penseurs, reconnaissez que vous profitez bien de l’apaisement transition ; commencez à célébrer d’abord les acquis de la transition avant de scandaliser ses incidents. Qui de vous peut rejoindre les VDP ou aller passer une nuit avec des déplacés internes ? L’heure n’est pas venue de décourager la transition et la population. Mais de faire preuve de sociabilité positive. Sinon, de grands hommes comme vous demeurez de valets locaux de l’impérialisme et donc de grands volcans endormis.

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  • Le 9 décembre 2022 à 04:40, par COB En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Les romains avaient prévu le poste de dictateur pour faire face aux grandes crises. Le dictateur avait les pleins pouvoirs. Cela n’a pas toujours été heureux comme parenthèses, mais Rome se sortait de guerres civiles grâce à certaines dictatures. La transition, reste une transition. Donnez leur du soutien et rappelez leur les missions à eux confiées. Que Dieu vienne en aide au Burkina

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    • Le 9 décembre 2022 à 20:26, par Renault HÉLIE En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

      @COB
      M. ou Mme COB
      Vous écrivîtes :
      « Les Romains avaient prévu le poste de dictateur pour faire face aux grandes crises. Le dictateur avait les pleins pouvoirs. »
      Mes quelques connaissances sur la République Romaine me conduisent à vous objecter que la comparaison avec les Romains est fallacieuse, elle ne tient pas la route.
      En effet, le « DICTATOR » romain était un magistrat élu pour une période de six mois au plus et pour une situation de crise exceptionnelle ; en aucun cas le « DICTATOR » ne se nommait lui même, ni n’était imposé par un coup de force ; autrement dit, le « DICTATOR » n’était pas un dictateur africain d’aujourd’hui, issu d’un putsch, il était hors de question qu’il renouvelât son mandat.
      Ce « DICTATOR » correspond à peu près au président des USA, élu pour 4 ans, qui devient chef de guerre si nécessaire, mais seulement pour 6 mois . Qui imaginerait une seconde un « POTUS » (President Of The United States) prendre le pouvoir à la tête d’une escouade de « Marines », baïonnette au canon ?
      La situation burkinabè n’a rien à voir, puisque votre chef suprême s’est autoproclamé en prenant d’assaut la présidence avec une escouade, mais le peuple burkinabè n’a absolument pas été consulté sérieusement. N’importe quel petit lieutenant, avec encore du lait de sa maman sur les joues, peut décider mardi prochain de prendre la Présidence d’assaut, toujours sans que le peuple burkinabè ne donne son avis d’une façon régulière.
      Chez vous, un pouvoir instable peut être remplacé à tout moment par un nouveau pouvoir instable, qui sera lui même remplacé quelques mois plus tard, etc., etc.
      VOTRE SITUATION POLITIQUE EST DESTINÉE À RESTER INCONTRÔLABLE,
      et ça dure depuis 1966, et ça durera tant que vous n’aurez pas pris des mesures de verrouillage de votre armée. Il vous faudrait des lois très dures plaçant hors-la-loi tout militaire ayant comploté contre un gouvernement élu dans les règles.
      ON SOUHAITE BONNE CHANCE AU PEUPLE BURKINABÈ POUR SORTIR DE CES CYCLES INFERNAUX DE COUPS D’ÉTAT.
      On en reparle dans 56 ans ?
      C’est ici un simple citoyen d’une démocratie étrangère qui s’est exprimé, je n’engage que moi-même.

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  • Le 9 décembre 2022 à 06:00, par AMADOU En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Kato et Tanga vous avez tout dit. Ils étaient tous là pendant les 27 ans de Blaise au pouvoir. Il a fallu que IBT vienne pour qu’on sache que des Burkinabé n’ont pas d’eau potable pour boire et mangent l’herbe pour survivre. Comme au temps des CDR les jeunes sont décidés à se battre pour diriger le FASO

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  • Le 9 décembre 2022 à 08:07, par Sacksida En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Voyez vous, la question securitaire et sociaux de retour des deplaces internes sont prioritaires certes ; mais l’on ne peut pas mettre les questions Nationales de Refondation des Institutions fortes Endogenes et les questions Nationales de Developpement economiques et sociales fondamentales. Certains pretendus Intellectuels qui ne pensent qu’a eux memes alors que qu’il faudrait s’organiser pour resoudre des problemes complexes et structurelle pour les interets fondamentaux actuels de populations Burkinabe et des generations a venir. Apres 2015, quelles reformes serieuses le MPP et ses accolytes ont pu faire en 7 annees de pouvoir politique ? Sauf que la mauvaise gouvernance et de gestion publique scandaleuse ont ete amplifies dans une contexte d’insecurite et de grand Banditisme desastreux. Non..Le Peuple Burkinabe integre souhaite que le President du Faso Ibrahim Traore et son Gouvernement Patriotique prennent le Temps qu’il faudrait pour faire une Travail serieux et Patriotique consequent. Aucune Institution Neocolonial ne doit imposer des pretendus systeme Democratique decadent a notre Peuple Burkinabe..Soyez lucides et Perspicaces dans les recherches de solutions adequates Endogenes a nos Problemes Internes. Gemeralement, plusieurs intellectuels Africains sont des opportunistes et situationistes qui ne voient que leurs interets personnels egoistes et ceux de leurs compagnons de Partis politiques sans aucune conviction politique et ideologique determine..Salut

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  • Le 9 décembre 2022 à 08:26, par Le pays réel En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Vous voulez dire un ordre maçonnique de contrôle ? NON c’est NON. C’est ce que nous ne voulons plus, être contrôlé par des mains invisibles. Sachez que le Burkina n’appartient pas à cet ordre. Nous voulons quitter les discours creux et aller au développement maintenant. Si le Président TRAORE fait le job ( et pour le moment c’est le cas), je pense que le peuple ne fera que l’accompagner. Nous n’avons plus besoin des développements sur papier, nous ne voulons plus de programmes de développement sur papier. Que celui qui se croit intellectuel, apporte une solution probante à la crise que traverse notre chère patrie, c’est tout. Epargnez nous de vos tergiversations.

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  • Le 9 décembre 2022 à 08:43, par Renault HÉLIE En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Traduction :
    - Un gouvernement au pouvoir suite à un coup de force militaire ne peut guère prétendre à la légitimité, et encore moins prétendre « représenter le peuple ». C’est un peu trop facile de mettre un signe « = » entre « peuple burkinabè souverain qui s’exprime librement » et « agitation d’activistes manipulés et violents dont personne n’a jamais vérifié les papiers ».
    - La seule façon d’obtenir un peu de légitimité est d’organiser rapidement des élections convenables, transparentes et contrôlées par une commission internationale, sans pression fascisante d’émeutiers, en s’engageant bien entendu à en accepter les résultats quels qu’ils soient.
    - Toute autre considération n’est que du « n’importe quoi ».

    Ce n’est que mon avis personnel de citoyen d’un pays démocratique qui n’a rien à prouver. Ai je écrit quelque chose de vilain ?

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  • Le 9 décembre 2022 à 09:33, par YAWOTO En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    C’est dans une vie constitutionnelle normale que s’est installé l"insécurité, si vous n’avez pas d’autres chanson, parce que politiquement il n y a plus à manger , ça n’intéresse surement pas les PDI votre vie constitutionnelle normale. Et pourquoi pas une monarchie constitutionnelle comme dans les pays du golfe ? Vous êtes consciemment ou inconsciemment les prophètes de l’impérialisme occidentale dans son volet politique.Ce qui m’intéresse c’est le retour à une vie sécuritaire normale !

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  • Le 9 décembre 2022 à 10:21, par boss En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Je trouve ça bizarre de critiquer son pays tout le temps avec des étrangers. Ordre constitutionnel normal ou pas, franchement ce n’est pas la priorité de bon nombre de burkinabés. La sécurité, la paix, le développement, l’espoir, la santé, la prospérité, ça oui ça intéresse les burkinabés. Donc, si votre ordre constitutionnel peut et doit permettre cela, ok allons-y.
    Sinon, jusqu’à today, on n’a pas encore vu ça. Réfléchissez au système qui va obliger les dirigeants à être patriote et à ne penser qu’au bien être de leur population d’abord, que ce soit la forme démocratique ou autre.

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  • Le 9 décembre 2022 à 10:36, par Alph@2025 En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Franchement, il faut que certains changent, pour employer une expression à la mode, de paradigme. Les panelistes donné leur point de vue. On les attaque tout simplement parce qu’ils semblent critiquer le pouvoir en place. Au lieu de les contrer argument contre argument, on profère des imprécations, et même des menaces voire des insultes. Ce n’est pas comme ça que nous allons avancer. Je partage globalement le point de vue de ces panélistes. Ceux qui ont réagi n’ont aucun argument à leur opposer. Ca rappelle les réactions provoquées par les écrits de Newton Ahmed Barry. Au Burkina, ça devient un crime d’oser critiquer le président IB.
    Et pourtant il faut bien qu’on le critique, parce qu’il est critiquable. Il donne l’impression d’avoir un agenda caché qu’il déroule à petits pas, avant de pouvoir, quand il sera temps pour lui, se dévoiler et avoir tout le monde par surprise, afin qu’il ne puisse pas être contesté. Ce n’est pas comme ça que l’on gouverne un pays. Le président IB n’est pas un naba, il est encore moins un Dieu. Même chez les naba, on ne fait pas tout ce que l’on veut, il y a des contre-pouvoirs. IB veut s’affranchir de contre-pouvoir. Ou mène t’il le pays ? Je doute que lui même le sache réellement. Que Dieu aide le Burkina

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  • Le 9 décembre 2022 à 12:16, par Jonassan En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Le problème de l’ignorant c’est qu’il ignore qu’il est ignorant et pire c’est qu’il croit qu’il connaît tout. C’est la philosophie qui est à la base des découvertes scientifiques et assimilés dont nous profitons des heureuses retombées (exploitation des gisements, acquisition des armes redoutables mais aussi élaboration de stratégies). Le haro sur nos intellectuels voire sur la réflexion, sur la raison est un suicide à court et long terme. Nos orgueilleux illuminés, rejetons sans doute de notre éducation à moitié prodiguée disparaîtront ou se camoufleront en changeant de veste comme à l’accoutumée quand le bâteau coulera. Celui qui réfléchit ne fait pas trop de bruit mais il aura inéluctablement le dernier mot sur ce qu’il aura prévu : succès ou échec. Économisons l’échec en consultant nos intellectuels et non en les traitant de vendus à l’occident alors même que l’on ne consomme que l’occident. Seuls eux qui ont connaissance de la composition de ce que nous consommons peuvent nous libérer à leur rythme. MA PATRIE NE DOIT PAS ÊTRE LIVRÉE AUX IGNORANTS, AUX AIGRIS ET AUX REVANCHARDS. REVEILLEZ-VOUS, CHERS INTELLECTUELS, VOUS ETES DES BURKINABE ET LE BÂTEAU PREND L’EAU !

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  • Le 9 décembre 2022 à 12:23, par PiereSimon En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    L’injure facile remplace la réflexion. Comme l’a dit Kyelem, se montrer impertinent devient une norme, un standard. Croyant soutenir ainsi IB, on installe en fait une forme de terrorisme ou de dictature de l’ignorance qui empêche de penser sereinement à nos problèmes.
    ALLONS SEULEMENT

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  • Le 9 décembre 2022 à 14:15, par Sonni ALIBER En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Du calme mon cher EXCITÉ /tes propos sont du genre de RANCUNIER sans solution à ton problème de situation personnelle de famille chez toi à la maison 🏠 /Personne ne veut entendre tes propos ignorant /

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  • Le 9 décembre 2022 à 22:50, par Oscar En réponse à : Gouvernance au Burkina : « Les manquements de cette transition, c’est qu’il n’y a pas de contrôle sur les démarches du président et du MPSR 2 » (Kalifara Séré)

    Ils se croient vraiment intelligents ces gens.
    Combien de fois tu as été président, combien de fois tu as conseillé un président, combien d’années tu as travaillé à la présidence pour dire à un président ce qu’il doit faire ou non.
    Seulement que des théories livresques pour embrouiller les gens.
    À la pratique ils sont tous nuls.

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Burkina : « La première déclaration du chef du MPSR 2 présente des points de convergence avec nos positions », affirme Germain Bitiou Nama du Front patriotique
Politique : « Nous ne sommes pas un parti électoraliste, nous sommes un parti d’engagement, de conviction, de combat pour une nouvelle société… », lègue Me Bénéwendé Stanislas Sankara
Relecture du Code du travail au Burkina : L’UAS indignée par un nouveau retrait du projet de loi
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