Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «La foule croit qu’elle sait et comprend tout ; et plus elle est sotte, plus ses horizons lui semblent vastes.» Anton Tchekhow écrivain russe

Formation régionale en genre à l’ISSP : « Le genre prône l’égalité, mais ce n’est pas une égalité mathématique », Dr Bilampoa Gnoumou/Thiombiano

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 2 décembre 2022 à 17h00min
Formation régionale en genre à l’ISSP : « Le genre prône l’égalité, mais ce n’est pas une égalité mathématique », Dr Bilampoa Gnoumou/Thiombiano

L’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’université Joseph Ki Zerbo (UJKZ) a œuvré pour la formation en genre de 16 personnes venues de la Guinée, du Sénégal, du Ghana et du Burkina Faso. La cérémonie de clôture de ces deux semaines d’activités s’est tenue ce vendredi 2 décembre 2022 à l’ISSP. L’objectif était de développer les capacités des acteurs nationaux et régionaux du développement en vue d’une meilleure intégration du genre dans les politiques, programmes et projets de développement.

« La formation s’est tenue dans une ambiance très cordiale, détendue et où on a pu allier l’utile à l’agréable. Tous les participants se sont sentis exister. On a eu deux semaines d’activités intenses, un vrai marathon, avec des horaires assez serrés. Mais cela dénotait de l’intérêt de la problématique de la session de formation. Les capacités ont été renforcées sur les questions de genre avec ces interrelations avec les thématiques abordées. Il y a eu aussi des cas pratiques qui ont suscité grand intérêt chez les différents acteurs. La symbiose et la richesse culturelle étaient au rendez-vous et cela a facilité l’intégration ». Voilà en somme ce que pensent les participants à cette formation régionale en genre initiée par l’ISSP de l’UJKZ. C’est du moins l’avis de Mahmouth Diouf qui, à l’instar des 15 autres participants, a pris part à cette formation qui aura duré quatorze jours, soit du 21 novembre au 2 décembre 2022.

« La formation a été très positive en terme de résultats et les attentes ont été comblées » Mahmouth Diouf

L’objectif de la formation était clair : « développer les capacités des acteurs nationaux et régionaux du développement en vue d’une meilleure intégration du genre dans les politiques, programmes et projets de développement ». Pour répondre à cette problématique, quatre modules ont été abordés avec les participants. D’abord, la définition du concept genre. Il s’agissait de faire comprendre aux participants « le rôle de la socialisation dans la construction des rapports de genre puis, par la suite, appréhender l’approche genre et développement ainsi que ces multiples enjeux ».

« Quand on parle du genre, il s’agit d’inclure les deux sexes dans tous les axes de développement » Dr Bilampoa Gnoumou/Thiombiano

Ensuite, a été évoqué la relation entre genre et santé de la reproduction. De façon spécifique, il était question de « leur montrer les techniques et outils pour intégrer les aspects genre et reproduction dans les programmes de santé de la reproduction ». Le troisième module était consacré à la relation entre genre et violence à l’égard des femmes. « Dans un premier temps, il a été identifié les types de violence faites aux femmes. Dans un second, les participants ont été édifiés sur l’utilisation des instruments juridiques, internationaux, régionaux et nationaux de protection des femmes ». Le dernier module concernait la relation genre et éducation. « Ici, les apprenants ont été édifiés sur les outils méthodologiques et les instruments juridiques pour un examen des questions de genre dans le système éducatif », a rappelé succinctement Dr Bilampoa Gnoumou/Thiombiano.

Des présents ont été offerts aux participants qui se sont distingués de par la pertinence de leurs interventions, leur sens de l’organisation, d’animation de ponctualité et d’assiduité

Elle rappellera au passage que « le genre désigne de façon simple, les rapports sociaux entre homme et femme. Ce n’est pas une domination de la femme sur l’homme. C’est vrai que le genre prône l’égalité, mais ce n’est pas une égalité mathématique. C’est une égalité de chances et d’opportunités. Malheureusement c’est ce que pensent beaucoup de gens ».

C’est d’ailleurs le cas dans les autres pays africains. Selon Adama Diouf, « la question du genre, comme presque partout en Afrique, est un concept qui vient mais qui n’est pas trop compris. On croit que c’est mettre les femmes au-dessus des hommes ».

« Je suis journaliste de formation et je travaille depuis quelques temps sur la question du genre. Cette formation m’a permis d’enrichir mes connaissances », Adama Diouf

Que de joie donc pour elle qui, au départ, avait des idées préconçues sur la question du genre, mais qui repart la lanterne éclairée sur ces tenants et ces aboutissants. « Au Sénégal, nous avons une association de journalistes sur le genre. C’était une belle opportunité d’enrichir mes connaissances parce qu’on ne peut pas parler d’une question sans la maîtriser. Vu que je représente une association, je suis amenée à débattre sur cette question. Il fallait que je fasse une formation continue et l’ISSP m’a offert cette opportunité. Quand je venais, j’avais des appréhensions sur la question. La formation a dépassé toute mes attentes et j’ai eu ce que je voulais », se réjouit-elle.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
High-tech : Abstergo Store à la conquête du marché burkinabè
Ouagadougou : Un dépôt de matériels explosifs et de produits médicaux prohibés découvert au quartier Larlé
Burkina Faso : « En 2020 il y a eu près de 1132 cas de cancer du col de l’utérus avec près de 839 cas de décès liés à cette maladie », Pr Aboubacar Bambara.
Santé et pollution de l’air au Burkina Faso : Des experts se penchent sur un plan d’action
Burkina : Les restes mortuaires de Thomas Sankara seront inhumés au Mémorial Thomas Sankara courant février 2023
Burkina Faso : Des civils non armés auraient été tués par des FDS, selon le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés
Burkina : Le PNUD offre 14 véhicules et trois motos au ministère de la Justice
Burkina : « Cette transition ne devrait pas être une transition de trop », prévient une OSC
Reprofilage de voies à Bobo-Dioulasso : De la mélasse pour soulager des riverains contre la poussière
Province camillienne du Burkina : Sept frères ordonnés diacres ce 2 février 2023
Santé : Le Burkina Faso se prépare à faire face à une éventuelle épidémie de méningite
Burkina : Plus d’une centaine de femmes bénéficient de formations en transformation agroalimentaire et en élevage
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés