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Programme de résilience et de cohésion sociale au sahel : Un taux de réalisation des activités à mi-parcours estimé à 68%

Publié le mardi 15 novembre 2022 à 22h05min

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Programme de résilience et de cohésion sociale au sahel : Un taux de réalisation des activités à mi-parcours estimé à 68%

Le Programme de résilience et de cohésion sociale au Sahel (PROGRESS) a tenu un point de presse ce mardi 15 novembre 2022 pour dresser le bilan à mi-parcours de ses activités. On note que le bilan est satisfaisant nonobstant la situation sécuritaire délétère dans certaines régions. Le taux de réalisation des activités est estimé à 68% pour un temps écoulé de 55%.

Malgré un contexte sécuritaire assez volatile, les résultats à mi-parcours de la mise en œuvre du Programme de résilience et de cohésion sociale au Sahel (PROGRESS) sont satisfaisants. Le taux d’exécution des activités est estimé à 68% pour un temps écoulé de 55%. Cela démontre la capacité de résilience et de réadaptation des organisations pour pouvoir continuer à assister les populations vulnérables tout aussi résilientes et plus que jamais en quête de soutien durable.

PROGRESS est mis en œuvre dans deux régions au Burkina Faso. Il s’agit de la Boucle du Mouhoun (la Kossi et le Sourou) et dans la région de l’Est, dans la Tapoa, depuis 2020. Il vise à améliorer substantiellement les conditions de vie, la résilience à l’insécurité alimentaire et la cohésion sociale des populations des zones concernées. De façon spécifique, il entend renforcer les moyens d’existence des populations agricoles, pastorales en améliorant de manière durable et structurelle la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Il s’agit aussi d’appuyer les communautés et institutions locales dans la prévention des conflits et le renforcement de la cohésion sociale.

Le directeur pays de Action contre la faim, Grégoire Brou, a indiqué que ce café de presse a pour but d’assurer une vulgarisation des acquis, des réalisations du programme

Selon le directeur pays de Action contre la faim, Grégoire Brou, ce café de presse a pour but d’assurer une vulgarisation des acquis, des réalisations. Cela vise aussi, a-t-il ajouté, à informer l’opinion publique et surtout à contribuer au processus de sensibilisation des acteurs en vue du changement positif recherché à la fin du projet prévue pour 2024.

PROGRESS est un projet multisectoriel qui est mis en œuvre au niveau national par un consortium d’ONG (Action contre la faim, Terre des hommes, Search for common ground et des ONG nationales, notamment l’association Tin Tua, et Wu Pakuwé).

Quelques résultats en chiffres

En terme chiffré, dans le secteur de la sécurité alimentaire, 2249 ménages ont reçu des subventions pour des activités génératrices de revenus. Le programme a aussi permis la mise en place de 126 groupes d’épargne et de crédit ; la récupération de 1366,5 ha de terres agricoles. A cela s’ajoute la distribution de cash à des ménages pour un montant estimé à plus de 641 millions de francs CFA à raison de 25 000 francs CFA par ménage par mois (pendant trois mois) et cela pendant trois ans. Il y a aussi la mise en place de 9 jardins maraîchers au profit de 2343 ménages, etc.

Dans le secteur de la santé, 179 905 enfants ont été dépistés sur la malnutrition et ont été référencés. 39 CSPS ont été équipés en matériel d’hygiène et il y a le suivi de 395 accouchements à domicile. En outre, on note la formation de 49 901 femmes sur le dépistage de la malnutrition, entre autres.

Sur le plan de la cohésion sociale, PROGRESS a pu réaliser cinq activités de rapprochement communautaire. A cet effet, 448 personnes ont été mobilisées dont 50 femmes et 193 jeunes. Le consortium a mentionné également la tenue de neuf missions conjointes d’élaboration des plans communaux de prévention et de gestion de conflits et de plan d’action pour la prévention de conflits ; la formation de 454 jeunes leaders et la réalisation de 7059 documents civils, la création de neuf clubs d’écoute pour la validation des productions medias.

La situation sécuritaire dans certaines régions entrave la mise en œuvre de certaines activités, a précisé Herman Bourgou

Des difficultés rencontrées

Tous ces résultats n’ont pu être engrangés non sans difficulté. A écouter le coordinateur du consortium, Herman Bourgou, la question sécuritaire est la principale difficulté. En effet, elle rend inaccessibles certaines communes. Qu’à cela ne tienne, M. Bourgou a souligné qu’une stratégie est mise en place en leur sein pour leur permettre d’accéder à ces zones. « Nous travaillons avec des ONG et des associations nationales. Du fait de leur ancrage communautaire, elles ont un dispositif endogène qui permet d’implémenter les activités sur le terrain sans problèmes », a-t-il fait savoir.

PROGRESS se déroule dans les zones transfrontalières de trois pays de la sous-région, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Avec une zone d’invention de 21 communes. Il est financé par l’UE dans le cadre du programme de développement d’urgence à plus de six milliards de francs CFA.

Obissa Juste MIEN
Lefaso.net

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