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Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

Accueil > Actualités > Opinions • Tribune • lundi 7 novembre 2022 à 11h28min
Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

Le juriste Amadou Traoré regrette, dans cette tribune, l’absence d’un ministère plein en charge de la réconciliation nationale dans le gouvernement formé par M le Premier ministre Apollinaire Kyelem de Tambèla.

Le jour de sa prestation de serment devant le Conseil constitutionnel, le Capitaine Traoré, Président de la Transition a appelé les Burkinabè à s’unir pour lutter contre le terrorisme que notre pays connait et dont la persistance a justifié sa prise de pouvoir le 30 septembre passé. Je ne doute nullement qu’il ait conscience de l’importance de l’union des filles et des fils dans la réussite de la difficile mission de sécurisation du territoire national. Mais qui fait appel à l’unité nationale doit s’assurer de l’entente préalable des différentes composantes sociales.

Je m’étonne donc que le Capitaine Traoré n’ait pas montré lui-même son attachement à l’unité nationale par la nomination d’un Gouvernement d’union nationale et par la création d’un ministère en charge de la réconciliation nationale dans le Gouvernement formé par le Premier Ministre Apollinaire Kyelem de Tambèla.

Le regroupement des missions au sein d’un ministère est préjudiciable à l’efficacité de l’action gouvernementale

Le Président de la Transition et le Premier Ministre semblent véritablement attachés à la refondation de l’Etat et à l’atteinte des résultats tangibles par les chefs de départements si l’on s’en tient à leurs déclarations. Mais dans ce cas, le regroupement des missions de plusieurs départements entre les mains d’un seul ministre est aux antipodes de l’efficacité recherchée, hormis bien sûr le cas de missions connexes.

En poussant le raisonnement, l’on est en droit de penser que le Président ne donne qu’une moindre importance à certaines missions des ministères composites, ce qui pourrait être préjudiciable à ses objectifs de refondation de l’Etat. En effet, quel besoin avait-on d’associer l’Energie aux Mines et Carrières dans un seul département ? Ensuite, en lieu et place du département ministériel lourd confié à la Ministre Diallo qui aura sans doute de la peine à assurer des résultats dans chaque secteur, n’était-il pas judicieux de constituer trois départements distincts composés l’un du ministère de la solidarité nationale et de l’action humanitaire, un second du ministère de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale et enfin un troisième composé du ministère du genre et de la famille ? Et il n’y en d’autres dont le Ministère chargé du développement industriel, du Commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises.

L’exécutif de Transition, sans doute animé par le souci de réduire le train de vie de l’Etat, s’est laissé convaincre par les avis de ces personnes qui martelaient que le nombre élevé de département ministériels est source de dilapidation des deniers publics. En réalité, tout dépend des objectifs poursuivis, parce qu’un Ministre surchargé peut difficilement traiter de façon égalitaire toutes les missions du département. L’effort de guerre pour le rétablissement de l’intégrité du territoire national, la réconciliation nationale et l’action humanitaire qui s’avèrent nécessaires à la paix sociale, la refondation de l’Etat pour asseoir les bases du Burkina Nouveau et bien d’autres, sont des missions structurelles dont le Burkina Faso ne pourra pas faire l’économie et auxquelles il faut mettre le prix.

L’existence d’un ministère en charge de la réconciliation nationale était indiquée
Dans un pays en crise comme le Burkina Faso, aucun gouvernant ne devrait ignorer l’objectif de réconciliation nationale, s’il est animé du souci de rassembler les filles et les fils du pays, parce que la solidarité et l’unité d’action des populations sont conditionnées par la bonne entente entre elles. Le Président Roch Kaboré, qui a accédé à la magistrature suprême pour un premier mandat à partir de décembre 2015, ne s’est pas préoccupé de la question de réconciliation nationale dans un premier temps, alors que les évènements de 2014 requéraient qu’il fédère les différentes composantes sociales autour de lui s’il voulait avoir toutes les cartes en main.

C’est à l’épreuve des difficultés de gouvernance liées au manque de cohésion sociale durant ce premier mandat, notamment les attaques terroristes à partir de 2016, les affrontements intercommunautaires et surtout le drame de Yirgou des 1er et 2 janvier 2019, qu’il s’est résolu à engager le processus de réconciliation nationale. Elu pour un second mandat présidentiel en 2020, il a donc créé dans son premier gouvernement le poste de Ministre d’Etat chargé de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, directement attaché à la Présidence du Faso.

Lorsque le MPSR a pris le pouvoir en janvier 2022, le Président Damiba a maintenu le poste de Ministre en charge de la réconciliation nationale qu’il a confié au Ministre d’Etat Yéro Boly.

Ce rappel me parait nécessaire pour montrer qu’au regard du passé tragique du Burkina Faso, la réconciliation nationale est un préalable à l’unité d’action des populations. Tous les gouvernants qui se sont succédé à la tête du pays ont perçu cette exigence de cohésion sociale à un moment ou un autre. Les différents coups d’Etat que le pays a connu depuis 1966, les assassinats politiques qui ont endeuillé les familles, les carrières brisées, les biens spoliés, les incendies volontaires de bien privés pour des raisons politiques ont laissé des séquelles qui ne peuvent être jugulées sans des décisions politiques fortes des gouvernants.

Aujourd’hui, certains feignent d’ignorer que le fait notable qui a exacerbé les affrontements intercommunautaires et accéléré la montée du terrorisme dans notre pays a été le drame de Yirgou de janvier 2019, auquel le gouvernement n’a pas su donner les réponses judiciaire, politique et sociale qui s’imposaient en son temps. Seule la réconciliation permettra aux ennemis d’hier de s’associer pour défendre la cause nationale. La réconciliation, vue sous cet angle, doit être insufflée et incombe à l’autorité au plus haut niveau de l’Etat. Un ministère plein n’était pas de trop pour porter cette mission d’apaisement social qui s’avère aussi importante que la lutte contre le terrorisme.

Du reste, nous devons nous rendre à l’évidence que le terrorisme se propage sur le terreau de l’injustice, de la mal gouvernance, de la mauvaise redistribution des ressources et des exclusions multiformes. Certes, une réponse immédiate ne saurait être trouvée à toutes ces questions. Mais pour qui veut poser les jalons de la refondation du pays et passer la main à des pouvoirs publics élus dans 20 mois, il est illusoire de penser que le tout militaire pourrait arriver à bout du terrorisme et permettre le rétablissement du vivre ensemble dans un pays en proie à une crise multidimensionnelle.

La nomination d’un Gouvernement d’union nationale aurait préconisé l’objectif d’unité

Le Président de la Transition, en phase avec le Premier ministre, a nommé un gouvernement composé de personnalités sans appartenance politique présumée, pour la durée de la Transition. Pour ma part, je suis d’avis qu’un gouvernement de sortie de crise devrait être inclusif, au risque pour l’exécutif d’être privé des créneaux de soutien des acteurs exclus et de leurs relais de transmission de messages dont l’action gouvernementale a besoin. Le pays ayant renoué avec les principes de l’Etat de droit, c’est aux organisations politiques et à leurs servants que la Constitution confie la mission de concourir à l’animation de la vie politique, à l’information et à l’éducation du peuple ainsi qu’à l’expression du suffrage. Décider volontairement d’exclure ces acteurs de la gouvernance publique et des réflexions sur la refondation de l’Etat en cette période cruciale de la vie de la nation est un choix qui montrera très vite ses limites : on ne peut pas organiser un secteur en dehors de ses acteurs attitrés.

Inversement, la mise en place d’un Gouvernement d’union, outre de permettre la correction de certaines insuffisances ci-dessus invoquées, aurait marqué un signal fort du Président en faveur de l’unité de tous les Burkinabè et du coup, lui aurait assuré une trêve de l’hostilité des politiques, des militaires, des syndicats et des OSC. C’est au Président qu’il revient de créer les conditions de cette trêve afin de se consacrer utilement aux objectifs de la Transition. Dans ce même ordre d’idées, il aurait pu conditionner l’appartenance à un tel Gouvernement d’union à l’acceptation par chaque ministre d’œuvrer à la réconciliation et à la cohésion sociale.

Cela dit, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition, a besoin de l’accompagnement et du soutien de tous les Burkinabè pour réussir. Qu’il soit également assuré que les vœux de réussite de tous les Burkinabè l’accompagnent, afin que le pays sorte définitivement de cette spirale d’état d’exception pour se consacrer au développement. Mais pour être compris, le Président Traoré devra d’abord s’adresser à la Nation de façon solennelle pour expliquer ses orientations et ses choix ; ensuite, il devra accepter de se soumettre à un exercice périodique de redevabilité pour que la confiance lui soit renouvélée. Pour le reste, il devra s’assumer.

Amadou Traoré
Juriste

Vos commentaires

  • Le 7 novembre 2022 à 12:14, par Bob En réponse à : Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

    Le Burkina est peuplé d’enfants mais aussi d’adultes conscients qui savent ce qui est bien pour eux et mieux pour le pays. Si c’est le cas, ils tairont leurs différents, oublieront leurs égos, mettront en sourdine leurs querelles, s’assiéront sur leurs ambitions personnelles égoïstes pour le SALUT de la NATION. Conscients que tout le monde ne peut pas être ministre ou appelé à des hauts postes de responsabilité, ils se réjouiront d’avoir les mains libres pour AIDER la NATION à survivre. Avec leur intelligence, leur force et leurs biens, ils participent sans arrière pensée et sans calcul à la lutte pour libérer le pays. Ils ne le font pas parce qu’un ministre ou le président le leur a demandé, non, ils le font par DEVOIR et PAYRIOTIME.
    Évidemment c’est un rêve ! Nos politiciens réclament qu’on les iINCLUT, dans la transition, certains réclament des ministères spécifiques parce que tout le monde pense à ses intérêts et au JOUR d’APRES. Dans 20 mois quand on lâchera les POLITICIENS, véritables terroristes des villes pour nous ramener encore à la case départ et à notre misère.
    Tant que nous ne serons pas désintéressés, nous ferons des écrits tendancieux, nous poserons des actes et des paroles partisans et finalement, nous lutterons CONTRE le Burkina.

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  • Le 7 novembre 2022 à 14:12, par WALY En réponse à : Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

    Je suis un burkinabé de 65 ans qui a eu quelques ennuis avec les CDR, qui a échappé de justesse sous le régime sanguinaire de Kouadio Blaise COMPAORE, qui n’a eu aucune prébende avec le régime des copains et des coquins de Roch, mais je suis en paix avec moi-même et avec tout le monde. J’ai été insulté , spolié et même battu, mais je suis en paix avec mes bourreaux à qui j’ai pardonné. Cela parce que je vis sans ressentiment ni esprit de vengeance, je n’ai besoin de rien ni de personne pour cela parce que je suis un CROYANT qui veut avoir l’esprit en paix. Dans un pays où la compétition politique se fait entre des PARTIS prêts à TOUT pour le pouvoir il est normal qu’il y ait des déceptions, des frustrations, des trahisons et autres coups bas, mais c’est l’ESSENCE même de toute compétition. Comme ce sont des adultes, ils n’ont BESOIN de personne pour régler leurs différents quand ils en ressentent le besoin. Peut-être qu’il y y’a 1million de politiciens burkinabé qui se sont insultés, vilipendés et trahi pendant les joutes électorales ou en dehors, mais c’est leur PROBLÈME. S’ils ne sont pas assez SAGES pour se RÉCONCILIER c’est leur problème. Si à cause de leurs bêtises ils ne peuvent pas se mettre ensemble pour sauver le BURKINA FASO c’est encore leur problème. Personne ne les réconciliera.
    Maintenant il y’a des problèmes entre les communautés, avec ceux qui ont pris les armes, et dans ce cas il y’a tellement de choses à faire qu’un simple ministère ne sera pas suffisant. Chaque burkinabé doit se mobiliser pour cette RÉCONCILIATION . Pour cela on n’a besoin ni de Blaise COMPAORE, ni des sorciers de MANEGA, ni d’aucun scribouillard qui n’oie ses intentions inavouables dans un fratras d’arguments et de raisons plus fallacieuses les unes que les autres. Mobilisons nous tous pour défendre notre pays sans préalables ni arrières pensés.

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  • Le 7 novembre 2022 à 15:07, par Bebeto En réponse à : Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

    Ce monsieur cherche à manger politiquement
    Arrêtons de nous casser les tympans avec cette notion de réconciliation nationale.
    Personne n’empêche personne de se réconcilier avec qui il veut.
    Le MPP peut ase réconcilier avec le CDP
    L’ADF RDA peut se réconcilier avec l’UNDD de Herman
    L’UPC peut se réconcilier avec le parti de Simboro et autres,
    Les multiples groupuscules de gauche peuvent se réconcilier avec le PCRV
    Certains syndicats où il y a eu des putsch peuvent aussi se réconcilier.
    On ne doit pas mêler l’Etat où la nation dans ces querelles réconciliations privéed
    Il n’y a pas de problème de réconciliation au Burkina, mais plutôt de vieux contentieux privé entre partis politiques ou entre OSC ou entre syndicats, rythmés par des crocs en jambe, des trahisons et des voltes faces spectaculaires.
    Le Herman national à lui seul est à son 4e parti politique. Qui dit mieux ?

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  • Le 7 novembre 2022 à 15:27, par Sonni ALIBER En réponse à : Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

    Et revoilà le son de clochers qui contribue à ébranler le Burkina Faso 🇧🇫 /Pourquoi autant insister sur la question de la réconciliation ?le sujet est vide .le peuple burkinabé est mûr pour combattre son intérêt général /la question de la réconciliation est impérialiste,juste pour faire peur que le Burkina est en guerre contre son peuple /NON ET NON /Arrêtez tout ça pour aller à la reconquête du territoire burkinabé point /le reste est une question d’organisation et ´informations /

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  • Le 7 novembre 2022 à 16:26, par Yako En réponse à : Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

    L’analyse de l’honorable Traoré est irréprochable dans la forme et dans le fond sauf qu’il demande l’impossible au nouveau régime c.à.d d’agir comme un gouvernement de salut national.En effet, l’avènement même du MPSRII le 30 septembre et les jours suivants montrent bien qui veut comprendre qu’il s’agit d’une action improvisée sans un réel programme ni idée de sortie de crise existentielle qui menace notre pays.Je crains fort que le MPSRII soit pire que le MPSR I encore du temps perdu et de son lot de tragédie, hélas ! Yako

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  • Le 7 novembre 2022 à 18:05, par Dibi En réponse à : Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

    Une politique de cohésion sociale nationale (développement social égalitaire, politique de justice sociale, de lutte contre l’impunité, de respect et de valorisation équilibrée de nos territoires et cultures locales, de lutte contre la culture du vol, de la corruption et de l’incompétence ; et le recouvrement de notre souveraineté nationale, par la nationalisation de l’exploitation de nos ressources minières et naturelles, la fermeture des bases militaires occidentales sur notre sol... suffisent à nous assurer la victoire dans la lutte contre le djihadisme cannibale ; et à nous sortir de l’état criminogène dans lequel Kouacou Blaise Compaoré et ses héritiers politiques incompétents, médiocres et ethnocentrés nous ont tenu jusqu’ici !
    Après quoi, tout le reste n’est que verbiage oiseux, réactionnaire et débile sur ce que de pseudo-intellectuels politiciens appellent Réconciliation nationale !
    Na an lara, an sara !

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  • Le 7 novembre 2022 à 18:15, par John En réponse à : Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

    Reconciliation encore.c’est ce que Damiba a cru et a ete trahit.la question du burkina n’est pas là où nous le pensons.

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  • Le 7 novembre 2022 à 18:33, par HUG En réponse à : Burkina : La place de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale dans l’unité d’action face au terrorisme

    Le.mpsr 2 a fait de supprimer.le.ministere de las reconcialation.Il.n y a pas un.probleme.entre les burkinabes.Damiba l a appris douleureusement.La reconciliation entre blaise compaore et ses anciens amis ne nous interesse pas.

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