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Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 6 octobre 2022 à 22h38min
Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

Depuis quelques semaines, des internautes dans un groupe de consommateurs sur Facebook, mais aussi des auditeurs sur différentes radios se plaignent de la difficulté à recharger leurs bouteilles de gaz de marque Sodigaz. S’il est vrai que la société a du mal à satisfaire la demande, force est de constater que dans certains points de vente, la spéculation est le mot d’ordre. Ce qui accentue l’impression de pénurie et favorise ainsi l’augmentation des prix de vente du gaz. Noraogo Sawadogo, directeur de la communication et des relations publiques de Sodigaz APC que nous avons rencontré ce jeudi 6 octobre 2022 indique que la société met tout en œuvre pour combattre cette pratique préjudiciable aussi bien pour le consommateur que pour la société.

Au quartier Karpala de Ouagadougou comme dans plusieurs autres de la capitale burkinabè, cela fait plusieurs semaines qu’il est difficile de recharger sa bouteille de gaz de marque Sodigaz. En cause, la pénurie. Mais pas seulement. La réalité, c’est qu’il y a une spéculation qui ne dit pas son nom sur les bouteilles de cette marque. Dans de nombreux points de vente agréés, pendant que le camion décharge les bouteilles de gaz, des taxi-motos sont garés prêts à emporter ces bouteilles vers des revendeurs non agréés, notamment des quincailleries. Une fois dans les quincailleries, les prix sont majorés. La bouteille de 6kg est revendue entre 2500 FCFA et 3000 FCFA au lieu de 2000 FCFA. La bouteille de 12,5kg est elle revendue à 6000 ou 6500 FCFA au lieu de 5500 FCFA. Pourtant le gaz est subventionné par le gouvernement afin de le rendre accessible à tous.

Selon Noraogo Sawadogo, directeur de la communication et des relations publiques de Sodigaz APC, la société qui détient 60% des parts du marché de gaz butane au Burkina, est au courant de la pratique et travaille à la combattre. Mais pour venir à bout de cette pratique, il faudrait selon M. Sawadogo, que le gaz soit disponible en quantité, car dit-il, c’est le manque qui crée la spéculation. « Tant que nous n’arriverons pas à faire en sorte que les besoins de Sodigaz et des autres marketeurs soient satisfaits et que le gaz soit disponible pour tout le monde, nous allons beaucoup nous battre, mais nous ne sommes pas sûrs que ce soit la solution. Pendant les périodes de basse consommation, il n’y a pas de spéculation. La spéculation naît du fait qu’il y a manque. Et le manque est dû au fait que les marqueteurs n’ont pas suffisamment de gaz pour pouvoir le distribuer. La logistique est là, les bouteilles sont là, l’expérience est là. Il ne nous reste que le gaz pour pourvoir le distribuer », confie-t-il.

Dénoncer les points de vente qui fournissent les revendeurs

Sur la question de la spéculation qui entoure les bouteilles Sodigaz, M. Sawadogo a indiqué que la société prend le problème à bras-le-corps, puisqu’elle est la première victime. Ainsi affirme-t-il, des points de vente agréés qui fournissent ceux qu’il appelle le « secteur informel », c’est-à-dire les revendeurs non agréés, sont régulièrement fermés. Sodigaz ne communiquait pas sur ces fermetures, mais désormais au regard de l’interpellation sans cesse croissante des consommateurs, la société a décidé de communiquer là-dessus. « Sur nos points de vente agréés, si nous avons la preuve que quelqu’un vend à un autre prix, (pour éviter qu’un concurrent ne vienne dénoncer de façon abusive quelqu’un), si nous avons la preuve en image ou d’une manière ou d’une autre, si la personne est dénoncée, nous avons les moyens d’aller vérifier de nous-mêmes. Et dès qu’on a la preuve que la personne l’a fait, nous la suspendons et ensuite on ferme définitivement le point de vente. Si vous êtes témoin ou victime d’une situation de ce genre, faites-le nous savoir », dit-il.

Et pour dénoncer ces points de vente agréés qui contribuent à la spéculation, vous pouvez contacter les numéros : 07022510 et 67994916.

Pour ce qui est des revendeurs non agréés, notamment les quincailleries, la Sodigaz ne dispose pas de contrats avec eux et ne peut donc pas les empêcher de vendre des bouteilles de gaz. C’est au ministère en charge du commerce de s’en occuper, a laissé entendre M. Sawadogo. Il souligne d’ailleurs qu’au-delà du préjudice que ces revendeurs non agréés portent à Sodigaz, c’est aussi un danger pour la population puisqu’ils ne remplissent pas les conditions pour stocker et vendre des bouteilles de gaz.

Tout compte fait, pour Noraogo Sawadogo, la solution à la problématique de la spéculation sur le gaz est de le rendre disponible en quantité pour la population. « Aujourd’hui, il n’y a pas d’autres solutions que de permettre aux marqueteurs d’avoir suffisamment de gaz pour pouvoir distribuer. Nous interpellons la SONABHY, le ministère du Commerce, tous les acteurs, nous interpellons la population parce que c’est un combat de tous. Chacun à son niveau doit prendre ses responsabilités. Les points de vente agréés lorsqu’ils vendent plus cher, cela ne rentre pas dans les poches de Sodigaz. Au contraire, ça détruit notre image, nous ne pouvons pas en être complices. Nous faisons ce que nous pouvons, mais nous ne pouvons pas gagner cette bataille seuls si la population ne contribue pas en dénonçant cela auprès de Sodigaz mais aussi auprès des pouvoirs publics parce que c’est eux qui sont garants de la règlementation », a-t-il laissé entendre.

Tout en félicitant la SONABHY pour les efforts consentis pour rendre disponible le gaz, M. Sawadogo les encourage à redoubler d’efforts afin de satisfaire la demande. « Lorsque sur un besoin de 300 tonnes, vous avez 175 tonnes, sur un ou deux jours cela ne fait que creuser les besoins. Nous sommes obligés de travailler à imaginer toutes les possibilités pour pouvoir disponibiliser le gaz pour le client. Ce ne sont pas les camions qui manquent, ce ne sont pas les bouteilles qui manquent, ce ne sont pas les capacités opérationnelles ni logistiques qui manquent. C’est juste le gaz (…) C’est un problème que nous ne pouvons pas résoudre seul, mais ensemble avec toutes les parties prenantes », a laissé entendre M. Sawadogo.

Justine Bonkoungou
Photo : Bonaventure Paré
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 6 octobre à 22:48, par Par une cliente En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    Hum hum il faut parcourir des.kilomètres et des kilomètres pour avoir du gaz c’est grave. Je suis à pissy si i’ faut quitter pissy pour aller chercher gaz vers karpala c’est grave. Le Burkina va mal Dieu ai pitié du pays qu’on appelle Burkina Faso. On ne comprend plus sodigaz.

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  • Le 7 octobre à 02:49, par INCONNU En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    Vous ne pouvez pas empêché la vente de gaz par les opérateurs non agréé, mais vous pouvez empêcher le changement des tricycles dès le gaz déposé chez vos opérateurs agréés.

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  • Le 7 octobre à 04:49, par HUG En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    Hum, dans presque toutes les provinces le prix du gaz a augmenté depuis que le prix du carburant a augmenté.

    Répondre à ce message

  • Le 7 octobre à 09:28, par ibit En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    Bonjour Monsieur le Dircom, j’ai suivi votre intervention et ce que nous pouvons vous donner comme conseil, c’est de faire le tours des revendeur non agréer pour ramasser vos bouteilles dans les coins de revente non agrées.
    C’est de vous dédouaner en disant de dénoncer les points agrées qui font de la spéculation sur vos bouteilles ou en disant que c’est le ministère du commerce qui doit contrôler. Vous mêmes vous savez que en temps normal, vos bouteilles ne doivent pas se retrouver entre les mains des revendeurs non agrées et si vous voyez vos bouteilles exposer dans les quincailleries ou des boutiques de rue en vente et vous ne voulez pas vous assumer, c’est que vous êtes aussi complices.
    Vous avez la responsabilité de protéger vos produits puisque pour cette marque personne d’autre ne peut détenir si ce n’est vous.
    Hier, nous avons appeler vos numéros pour dénoncer et c’est une dame que nous avons eu au téléphone, mais la manière dont vous voulez que les clients fassent là nous pensons que c’est une fuite de responsabilité de votre part.
    nous l’avons même indiqué un point de vente non agrée juste au feu de la station Total route de Pô qui expose les bouteilles à 6000 pour la bouteilles de 12 Kg. Pendant ce temps, le point de vente agrée qui est à peine 100 m n’a pas de gaz et même à la station SODIGAZ à 500 m il n’y a pas non plus de gaz également.
    Ne rejeter pas la responsabilité sur les clients et même totalement sur vos revendeurs agrées. Ceux font cette spéculation sont ingénieux et ils ne viennent pas avec un nombre élever de bouteilles. Il peuvent faire autant de tours qu’ils veulent avec une ou deux bouteilles pour aller stocker et revendre après. Dans ce cas, les vendeurs agrées ne peuvent pas les empêcher.
    Si vous êtes de bonne foi, il faut que vous voyer avec la police municipal pour qu’elle vous aide à faire le contrôle de façon efficace.
    Rejeter la faute au ministère du commerce revient à dire que votre agrément n’st pas mérité.

    Répondre à ce message

  • Le 7 octobre à 09:40, par ibit En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    Bonjour Monsieur le Dircom, j’ai suivi votre intervention et ce que nous pouvons vous donner comme conseil, c’est de faire le tours des revendeur non agréer pour ramasser vos bouteilles dans les coins de revente non agrées.
    C’est de vous dédouaner en disant de dénoncer les points agrées qui font de la spéculation sur vos bouteilles ou en disant que c’est le ministère du commerce qui doit contrôler. Vous mêmes vous savez que en temps normal, vos bouteilles ne doivent pas se retrouver entre les mains des revendeurs non agrées et si vous voyez vos bouteilles exposer dans les quincailleries ou des boutiques de rue en vente et vous ne voulez pas vous assumer, c’est que vous êtes aussi complices.
    Vous avez la responsabilité de protéger vos produits puisque pour cette marque personne d’autre ne peut détenir si ce n’est vous.
    Hier, nous avons appeler vos numéros pour dénoncer et c’est une dame que nous avons eu au téléphone, mais la manière dont vous voulez que les clients fassent là nous pensons que c’est une fuite de responsabilité de votre part.
    nous l’avons même indiqué un point de vente non agrée juste au feu de la station Total route de Pô qui expose les bouteilles à 6000 pour la bouteilles de 12 Kg. Pendant ce temps, le point de vente agrée qui est à peine 100 m n’a pas de gaz et même à la station SODIGAZ à 500 m il n’y a pas non plus de gaz également.
    Ne rejeter pas la responsabilité sur les clients et même totalement sur vos revendeurs agrées. Ceux font cette spéculation sont ingénieux et ils ne viennent pas avec un nombre élever de bouteilles. Il peuvent faire autant de tours qu’ils veulent avec une ou deux bouteilles pour aller stocker et revendre après. Dans ce cas, les vendeurs agrées ne peuvent pas les empêcher.
    Si vous êtes de bonne foi, il faut que vous voyer avec la police municipal pour qu’elle vous aide à faire le contrôle de façon efficace.
    Rejeter la faute au ministère du commerce revient à dire que votre agrément n’st pas mérité.

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  • Le 7 octobre à 09:56, par le voyant En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    dans les pays qui ont des ambitions on construit des oleoducs pour regler definitivement des problemes,que ce soit au niveau du gaz ou des hydrocarbures.mais ici on prefere navigue a vue pour maintenir un systeme de fou pour pouvoir voler les populations.comment on peut importer tout temp par des camions alors que il existe des moyens pour rendre le gaz et les hydrocarbures plus disponible et moins couteux.pourquoi l’onea ne ravitaille pas la ville de ouaga en eau par des citernes ?

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  • Le 7 octobre à 11:33, par Haa OUI ! En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    Je crois que même les quincailleries devraient pouvoir être poursuivi par SODIGAZ. La marque appartient à la Société. vous constatez que des individus utilisent votre marque à des fins de spéculation, vous n’avez pas besoin d’avoir un contrat avec eux ; il faut le leur interdire. Si cela continue, il faut les poursuivre puisque c’est aussi votre image qui est bafouée.

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  • Le 7 octobre à 12:07, par ibit En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    Bonjour Monsieur le Dircom, j’ai suivi votre intervention et ce que nous pouvons vous donner comme conseil, c’est de faire le tours des revendeur non agréer pour ramasser vos bouteilles dans les coins de revente non agrées.
    C’est de vous dédouaner en disant de dénoncer les points agrées qui font de la spéculation sur vos bouteilles ou en disant que c’est le ministère du commerce qui doit contrôler. Vous mêmes vous savez que en temps normal, vos bouteilles ne doivent pas se retrouver entre les mains des revendeurs non agrées et si vous voyez vos bouteilles exposer dans les quincailleries ou des boutiques de rue en vente et vous ne voulez pas vous assumer, c’est que vous êtes aussi complices.
    Vous avez la responsabilité de protéger vos produits puisque pour cette marque personne d’autre ne peut détenir si ce n’est vous.
    Hier, nous avons appeler vos numéros pour dénoncer et c’est une dame que nous avons eu au téléphone, mais la manière dont vous voulez que les clients fassent là nous pensons que c’est une fuite de responsabilité de votre part.
    nous l’avons même indiqué un point de vente non agrée juste au feu de la station Total route de Pô qui expose les bouteilles à 6000 pour la bouteilles de 12 Kg. Pendant ce temps, le point de vente agrée qui est à peine 100 m n’a pas de gaz et même à la station SODIGAZ à 500 m il n’y a pas non plus de gaz également.
    Ne rejeter pas la responsabilité sur les clients et même totalement sur vos revendeurs agrées. Ceux font cette spéculation sont ingénieux et ils ne viennent pas avec un nombre élever de bouteilles. Il peuvent faire autant de tours qu’ils veulent avec une ou deux bouteilles pour aller stocker et revendre après. Dans ce cas, les vendeurs agrées ne peuvent pas les empêcher.
    Si vous êtes de bonne foi, il faut que vous voyer avec la police municipal pour qu’elle vous aide à faire le contrôle de façon efficace.
    Rejeter la faute au ministère du commerce revient à dire que votre agrément n’st pas mérité.

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  • Le 7 octobre à 12:11, par hayaah En réponse à : Spéculation sur les bouteilles de gaz Sodigaz : Les clients invités à dénoncer les points de vente complices

    « Aujourd’hui, il n’y a pas d’autres solutions que de permettre aux marqueteurs d’avoir suffisamment de gaz pour pouvoir distribuer." merci pour la franchise. si vous les marqueteurs avec votre surface financière extrêmement importante connaissez le prejudice causé par le manque de gaz, imaginez le cas du petit revendeur agréé. tu loue un local, tu as du personnel même une personne, tu paie les charges courantes et au lieu d’avoir le gaz chaque semaine pour pouvoir y faire face, tu gagne le gaz tous les 2 mois ou une fois le mois. Que faire ? fermer la boutique et mourir de faim surtout que ta caution en millions est détenu par les marqueteurs,ou majorer de 250 F CFA la bouteille pour survivre en attendant des périodes favorables ? personne ne veut rendre la vie difficile à personne puisse que eux aussi sont des consommateurs d’autres produits. Que la SONABHY Fasse son travail c’est tout. quand le gaz est disponible partout quel client va laisser 2000 ou 5500 et aller payer 2250, 2500 ou 6000 , 6500 ?

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