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« La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET • jeudi 6 octobre 2022 à 22h43min
« La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

L’actualité socio-politique dans le Sahel en lutte contre le terrorisme s’apparente bien à une lutte de positionnement de puissances occidentales en Afrique de façon générale, considérée comme le continent de l’avenir. Depuis l’irruption du phénomène terroriste au Burkina par exemple, le penchant d’une partie de Burkinabè vers la Russie s’est progressivement accru avec la montée continue des actes terroristes. Cette affection a atteint son pic avec les derniers évènements relatifs à l’avènement du MPSR II dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré et son équipe. Un élément qui nourrit l’actualité nationale en matière de coopération internationale et remet en surface une interview que l’ambassadeur de Russie auprès du Burkina avait accordée en fin novembre 2019 à Lefaso.net sur la coopération Russie-Afrique.

Les évènements de ces derniers jours ont donné l’allure d’une guerre de positionnement entre notamment la Russie et la France dans un pré-carré. Des demandes de plus en plus accrues en faveur de la Russie, de Roch Kaboré à Paul-Henri Damiba, vont connaître une sorte d’épilogue avec le MPSR II (images et discours). Une bataille diplomatique irréversible à l’image du printemps arabe ?

Certains spécialistes des relations internationales croient bien en une sorte de chamboulement qui va se poursuivre à travers des pays africains. Des sources qui se montrent bien introduites dans certains cercles annoncent déjà la chute, au plus tard dans l’année 2024, d’autres présidents africains (dont elles ont cité quelques noms) dans des conditions de mouvements/soulèvements du fait de la bataille de positionnement des puissances sur le continent.

En attendant que le temps donne raison ou fasse mentir ces spécialistes et psychos, cette interview accordée en novembre 2019 par l’ambassadeur de Russie auprès du Burkina et publiée sous le titre «  La Russie est de retour sur le continent africain » , peut aider chaque lecteur à poursuivre l’analyse de la situation et à cerner certains enjeux du moment. Car, comme a encore interpellé l’ambassadeur lui-même dans ladite interview, et au sujet de la politique Russe : « Nous avons un principe de politique clair : aux problèmes africains, les solutions africaines ».

Répondant à une question sur le bilan du premier sommet Russie-Afrique, tenu en octobre 2019, Vladimir Baykov présentait : « Tous les Etats africains ont répondu présents. Au niveau des représentations, parmi les 54 Etats africains, 45 étaient représentés par des chefs d’Etat ou de gouvernement. Cela montre l’engouement de nos amis africains envers mon pays et envers notre président. Parfois, certaines personnalités qui étaient à leur première visite de notre pays étaient agréablement surprises. (…). Pour l’essentiel, on a adopté une déclaration, un document consensuel, concerté, qui montre les actes d’importance majeure, fixant les secteurs de coopération entre l’Afrique et la Russie. Il s’agit des volets humanitaire, politique, économique, scientifique. (…). Le sommet a bien prouvé le rôle important et actif de la Russie dans la construction de la paix et la stabilité en Afrique. On a montré le rôle de la Russie dans le maintien de la sécurité ; de la paix sur le continent africain et dans la lutte contre le terrorisme. Cela a permis d’assurer le contact entre les organes de renseignements dans la lutte contre le terrorisme. Le sommet a assuré une certaine percée dans les affaires internationales, donc, c’est un évènement d’une importance planétaire ».

« Il n’y a pas de présence visible de militaires russes dans le Sahel et ce n’est pas notre rôle »

En matière bilatérale, précisément sur le volume des investissements dans l’économie du Burkina que la Russie espère atteindre dans les cinq ans à venir et les éventuels crédits à octroyer au pays…, le diplomate confiait : « Par l’entremise d’une société privée russe, l’Agence internationale du développement souverain, on pourrait trouver des financements plus avantageux sur les marchés extérieurs pour les pays africains, à travers les conditions très favorables. Nous avons un projet avec le Burkina Faso très important, mais je préfère maintenir le suspens. Les potentiels des pays africains pour le financement extérieur à des conditions avantageuses sont estimés à plus de 100 milliards de dollars ».

Sur le terrain de la lutte contre le terrorisme à proprement dite, Vladimir Baykov a étalé : « Concernant les situations tragiques du Mali, quelle était l’origine de cette stratégie. C’est à cause de ce qui est arrivé en Libye, avec les tentatives de certains pays occidentaux de détruire le régime de Kadhafi, éliminer physiquement Kadhafi et détruire l’Etat. Et si l’Etat n’est plus là, s’il y a des bases militaires opérationnelles des djihadistes en Libye qui assurent leur propagation au Mali et sur votre pays, ce n’est pas la faute à la Russie, ce n’est pas à nous d’apporter la solution. C’est ceux qui ont créé cette situation tragique, ce n’est pas à nous ; voyez-vous, nous sommes quand même assez loin, par la situation géographique de la région du Sahel. Je peux vous dire qu’en ce qui concerne la Syrie, c’était une menace directe à nos intérêts, le président Vladimir Poutine a décidé de répondre à l’appel du gouvernement légitime de Bachar Al Assad. Il y a quatre ans, nous sommes venus sauver l’Etat et on a éliminé les menaces djihadistes. On a élimé Daech, sauf dans certains foyers. Sauf que parfois, certains de nos partenaires occidentaux souhaitent avoir ces foyers de tension, en pensant savoir qu’il y a des bons et des mauvais terroristes, ce qui est faux, les terroristes sont des terroristes, il faut les éliminer. La Russie a de très bonnes relations avec les pays de cette région, beaucoup de ces pays dans la région du Sahel, nous les aidons dans le cadre bilatéral dans la formation militaire, soit les ventes d’armes, soit les échanges des renseignements, etc. On ne fait pas beaucoup de publicité à ce sujet. C’est quelque chose qui existe bel et bien. Concernant notre engagement, ce n’est pas dans l’intérêt majeur stratégique de notre pays, parce que l’implication étrangère ce n’est pas quelque chose de bien en soit, sauf quand il s’agit de la survie de l’Etat. Dans le cas actuel, quand vous parlez de vos voisins des autres pays de la région, les Etats existent, sauf qu’il y a des foyers de tension dans certaines régions du pays. Et il revient aux forces armées nationales de les combattre. Ce n’est pas à nous de les remplacer. C’est la vision générale de la Russie. Nous avons donné des réponses ; en 2015, aux Nations-unies, le Président Vladimir Poutine a lancé un appel pour la création d’une coalition internationale contre les terroristes ; mais rien n’a été fait. Mais maintenant que la situation s’est aggravée, on dit que la Russie ne fait rien. Ce n’est pas la Russie qui a aggravé la situation, alors pourquoi voulez-vous que nous nous engagions dans cette opération. Il n’y a pas de présence visible de militaires russes dans le Sahel et ce n’est pas notre rôle. On a les militaires russes en Syrie où on a éliminé les terroristes, on a montré l’efficacité des militaires russes dans la lutte contre le terrorisme ».

« Il n’y a pas de bon samaritain en matières de relations internationales »

Le diplomate russe, tout en précisant au passage ne pas être un grand spécialiste des conflits, dans le domaine militaire et du renseignement, croit que le combat contre le terrorisme est une lutte idéologique. Il faut assurer le développement social et économique ; la pauvreté joue un rôle dans le recrutement des fous de Dieu, a-t-il brandi. Il a ensuite établi que l’option militaire n’est pas sûre ; même si on arrive à écraser les menaces terroristes sans prendre en compte le développement social, la menace va toujours persister. Ce n’est pas le grand nombre de militaires qui permet d’écraser le terrorisme ; donc, il faut d’abord assurer le développement social et économique du pays, a-t-il avancé.

Comment les pays africains, notamment ceux rongés par le mal terroriste, peuvent-ils se sortir du gouffre pour ensuite penser développement et ainsi intégrer le concert des nations ? Composé de 54 pays, donc le plus important numériquement, le continent africain est toujours à la traîne, même dans les secteurs vitaux censés donner un minimum de dignité aux peuples. Par où commencer pour se sortir de l’ornière, dans un environnement mondial où tous les autres ont fini de se nourrir, de préparer l’avenir de leurs enfants et se battent maintenant pour leurs futures générations ?

« Il n’y a pas de bon samaritain en matière de relations internationales. Les puissances se donnent tous les moyens, et à travers tous les dirigeants qui se succèdent à leur tête, pour atteindre leur objectif. Les Africains semblent être les seuls à n’avoir pas intégré cela dans leurs politiques nationales et extérieures. Aucune puissance n’est mauvaise envers nous et plus que nos dirigeants (africains : ndlr) ne le sont vis-à-vis de leurs propres concitoyens. Quand les gens accèdent au pouvoir, leurs programmes et projets de société sont arrimés à la durée de leur mandat et selon qu’ils veulent être réélus ou passer la main à qui ils souhaitent. Chez nous ici en Afrique, quand quelqu’un prend le pouvoir, le principal projet, c’est comment travailler rapidement à se mettre à l’abri financièrement et matériellement, ensuite comment consolider son pouvoir et enfin comment faire profiter ses parents, ses amis et proches et s’adonner à la bamboula. Si ce n’est pas parfois dans les discours, on ne pense même pas aux générations futures, même pas à nos enfants », se lâche un spécialiste des relations internationales, commentant l’actualité burkinabè sous l’angle de la coopération.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 6 octobre à 18:05, par Wimsam En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Ce qui différencie la Russie de la France c’est que dans le discours Russe on ressent une certaine sincérité. La politique Française n’a pas évolué, elle n’a pas compris que les mentalités ont évolué en Afrique. Les jeunes de maintenant ne se sentent pas concerné par cette politique. Le seul problème des africains réside dans le choix de leur dirigeants. Nous sommes tous à l’image de nos dirigeants. Le Rwanda est l’exemple parfait. Regardez nos hôpitaux ça fait honte . Les dirigeants préfèrent gaspiller des centaines de milliards pour se faire élire plutôt que de payer des scanners pour soyer sa population. Pour un rien depuis il partent se soigner à l’extérieur. Au lieu de développer les compétences ici il préfère dilapider l’argent malhonnêtement gagner. Ce qui est rassurant c’est qu’il revienne nt au payer en cercueil. C’est notre seule satisfaction. Il nous faut donc des bons dirigeants pour nous amener sur le toit du monde. Faisons une constitution conforme à nos réalités et laissons les copier coller. Il y va de notre survie.

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  • Le 6 octobre à 21:47, par abdoulaye En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Je pense que c est la dernière chance si jamais on rate cette collaboration avec la Russie.. soutenir ibrahim Traoré et sa vision..
    .

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  • Le 6 octobre à 22:41, par Yovis En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Si ce retour devait s’opérer à travers ces genres de porte étendard, il ne faut pas en attendre grand chose d’intelligent.

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  • Le 7 octobre à 00:00, par Baoyam En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Merci à Omar pour ce reportage neutre et sans propagande. La Russie n’est pas une panacée mais pour être indépendant d’une puissance X il faut s’allier avec une puissance Y. C’est la rivalité entre X et Y qui permet aux Etats faibles d’être indépendants.

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    • Le 12 octobre à 00:59, par Jacob En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

      A nos chers frères qui réclament un partenariat avec la Russie, sachez que l’Etat Russe n’intervient pas dans les pays où il semble être présent. Les mercenaires de Wagner ne sont pas l’état de Russie et en tant que tel, nous gagnerons à ne pas tomber dans les mêmes déboires que les pays où ce groupe écume déjà. Ce groupe se spécialise plus dans la désinformation et le raquetage que le sécurité. Nos forces de défense ont la capacité de défendre l’intégrité du territoire national si nous investissons de façon appropriée dans leur soutien. Aussi apprenons à nous départir du gain facile et soyons disciplinés dans nos manières d’agir Personne ne développera se pays à nôtre place Merci

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  • Le 7 octobre à 07:35, par Kem En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Compter sur ses propres forces avant tout. Espérer que ce sont les autres qui vont résoudre nos problèmes est une illusion et un manque de détermination. C’est de la naïveté de croire que tous les problèmes vont être résolus, soit par la Russie, soit par le nouvel homme fort du pays.
    La Russie ne résoudra pas les problèmes du terrorisme au Burkina car elle est en déroute en Ukraine, une guerre inacceptable contre l’autonomie d’un pays et qui fait plus de morts que les terroristes au Burkina.
    Ibrahim Traoré peut être de bonne volonté mais sans l’appui d’une armée disciplinée et efficace, de populations prêtes à s’impliquer, l’hydre du terrorisme ne sera pas vaincue.

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    • Le 7 octobre à 09:05, par Samuel En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

      "Compter sur ses propres forces" oui, mais c’est de la naïveté que de croire que sans la protection d’une puissance extérieure un régime burkinabé peut survivre. C"EST DE LA NAÏVETÉ. TOUTE NOTRE HISTOIRE MONTRE QUE LES FRANÇAIS N’HÉESITENT PAS À RENVERSER ET MÊME À ASSASSINER TOUS LES DIRIGEANTS AFRICAINS QUI NE LEUR OBÉISSENT PAS. DES DIZAINES D’EXEMPLES CONNUS DE TOUS SONT LÀ POUR LE PROUVER. TOUTE NOTRE HISTOIRE MONTRE AUSSI QU’ILS ONT TOUJOURS RÉUSSI PARCE QUE D’ABORD CE SONT EUX QUI FORMENT LES OFFICIERS AFRICAINS PARMI LESQUELS ILS COMPTENT DE MULTIPLES AGENTS PRÊTS À AGIR DÈS QUE LA FRANCE LE LEUR DEMANDE ET À QUI CETTE MÊME FRANCE FOURNIT LES CONSEILS TACTIQUES ET PRÊTE MAIN-FORTE EN CAS DE BESOIN. D’autre part nos sociétés, y compris nos armées, sont encore très fragiles et sont parcourues de toutes sortes de fractures internes créées et entretenues par la France pour nous affaiblir. Et d’ailleurs même les Français comptent sur la protection de gens plus puissants tels que les Etats-Unis et l’OTAN. On ne peut pas évoluer en électron libre dans le monde d’aujourd’hui. Certes, toute alliance a ses inconvénients, mais entre deux maux il faut choisir le moindre.

      1. Les Russes ne nous ont jamais esclavagisés.

      2. Les Russes ne nous ont jamais colonisés.

      3. Nous ne parlons pas russe et nous ne sommes pas soumis à une tutelle politique, mentale et culturelle de la Russie.
      4. Nous n’avons aucune richesse minière chez nous que les Russes nous convoitent. La Russie est l’une des plus grandes puissances minières du monde. La France en revanche n’a rien, strictement rien sur son sol et ne pourra pas faire marcher un seul jour ses industries sans les produits miniers qu’elle vole aux Africains.

      Donc, il faut savoir ce qu’on veut. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

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    • Le 7 octobre à 11:05, par Peuple insurgé En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

      @ Kem
      Mon frère, les gens ne sont plus aussi naïfs que ça. La guerre en Ukraine n’est rien d’autre qu’une provocation de l’OTAN contre la Russie. C’est l’Occident qui veut détruire tous ceux qui refusent de courber l’échine. Irak, Syrie, Libye, ... C’est parce que les africains ont laissé la France et l’OTAN détruire la Libye que le terrorisme s’est propagé au Sahel. C’est sciemment fait. Alors si nous voulons exister comme nations libres nous devons lutter pour un Monde multipolaire qui est d’ailleurs en construction. Diversifier les partenariats en route liberté. Et de grâce ne prenons pas les propagandes des médias occidentaux pour la vérité. Ça fait partie de leurs outils de manipulation et de domination.

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  • Le 7 octobre à 08:49, par numero1 En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Les USA, Chine, France, Russie et Angleterre sont les fabricants et vendeurs d’arme dans le monde. Leurs économies en bénéficient énormément. Il est alors illusoire que la fin des conflits soit leurs vœux. Au contraire, ils s’arrangent pour toujours créer des conflits (lorsque uns est considéré comme bourreau, les autres font semblant d’être les protecteurs et vis -versa).
    Nous sommes entre nous burkinabè et africains, donc il faut qu’on soit capable de nous écouter, trouver nos solutions dans la paix et ne jamais oublier cet grand combat "civilisationnel". L’Afrique est une terre de paix

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  • Le 7 octobre à 09:56, par Sonni ALIBER En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Attention ⚠️ à ne pas TROP écrire comme un occidental à la pensée impérialiste et dominatrice /L’esprit de l’homme noir est SPOLIÉ,jusqu’à lui enlever le droit de penser à l’Africaine c’est à dire pour soit même /Nous sommes alors perturbé sans stabilité mentale il est difficile de croire en soit et de construire un projet de politique de développement propre à notre pensée africaine /l’impérialisme à gangrener nos esprits par nos soit disant qui au juste est une ségrégation /l’homme africain ne tient compte de son peuple jamais jamais,toujours dans le moi ,alors l’humanité est née en terre Africaine

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  • Le 7 octobre à 12:10, par Le prince En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Je reste debutatif quand certains burkinabe s’accrochent désespérant à la Russie pour combattre les terroristes
    Soyons sérieux. Quel est le résultat de l’agression de Poutine contre l’Ukraine ? Débâcle et débandade de l’armée russe.
    Quel est le résultat de la coopération avec le Mali ? Livraison de matériel vétuste. Crash d’avion de combat ?
    Quel est le résultat de l’implication des forces wagner au Mali et en Centrafrique ? Avancée des terroristes et Occupation et pillage des ressources minières.
    Je ne veux pas de ce type de coopération pour mon pays. La libération du Burkina se fera par les patriotes.

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  • Le 7 octobre à 17:49, par hum En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Le problème c’est que les russes n’ont pas largent
    Je n’ai jamais vu un financemement russe pour quoi que ce soit
    meme sous sankara

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  • Le 8 octobre à 11:08, par caca En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    La Russie, un roman familial burkinabé !
    Freud, en 1909, a écrit un court article intitulé « le roman familial des névrosés ».
    Les termes de « roman familial » désigne l’activité fantasmatique enfantine qui consiste à un enfant de s’inventer d’autres parents plus aimants, plus comblant, plus compréhensifs ou plus prestigieux (souvent d’un rang social plus élevé).
    Dans ce texte, le père de la psychanalyse pose en principe cette étape du développement et précise qu’elle n’est pas réservée aux névrosés seulement. Il explique que ce fantasme est une parade aux frustrations imposées à l’enfant par ses parents et qu’il vise deux buts : l’un érotique et l’autre ambitieux mais qui au final se rejoignent car à ce résultat « concourent, entre autres, les plus intenses motions de rivalité sexuelle »
    Le roman familial est un moyen d’apaiser les tensions intérieures. L’enfant idéalise ses parents. Il les souhaite parfaits et il les voit ainsi. Ensuite, vient un moment où l’enfant réalise que, malheureusement, ses parents ne sont pas parfaits. Pour remédier à cette situation, qui lui cause des problèmes, l’enfant a recours à son imaginaire et se met à fantasmer sur des parents idéaux. Certains enfants pensent qu’ils ne viennent pas de la famille, qu’ils ont été kidnappés et que, quelque part au loin, existe une famille aimante et compréhensive. L’enfant biologique peut penser avoir été adopté, même s’il a toutes les preuves contraires !
    La Russie est un pur roman familial dans le fantasme burkinabé. Imaginer que ce pays serait une solution pour notre problème avec le terrorisme est un fantasme du genre roman familial décrit par Freud. Frustrer par la France, certains en déperdition idéalisent des fantasmes pour une réalité. Pourtant la lutte contre le terrorisme n’a pas de solution miracle en dehors du courage d’affronter le mal tel qu’il se présente dans sa déstabilisation. Le courage même des terroristes pouvaient inspirer les FDS qui se préparent à mourir pour une cause en combattant.

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  • Le 28 octobre à 13:32, par Renault HÉLIE En réponse à : « La Russie est de retour sur le continent africain … », confiait en 2019 à Lefaso.net, l’ambassadeur de Russie, Vladimir Baykov

    Incroyable naïveté de certains commentaires ! Soyons indulgents : il s’agit de braves gens qui manquent de connaissances en géographie comme en histoire.

    La Russie n’est que le résidu d’un empire colonial brutal. Ses conquêtes, extrêmement violentes, ont commencé entre 1500 et 1600. Tout le sud de la Russie et même de l’Ukraine a été arraché au monde turc au 18e siècle, et la conquête fut très violente.
    Si la Russie perdait ses colonies de Carélie, du Caucase et la Sibérie, elle ne serait qu’un état de l’est de l’Europe, une sorte de grosse Pologne sans ressources minières significatives, avec le niveau de vie bien plus pauvre que l’Europe de l’ouest.

    Demandez aux Polonais, aux Baltes, aux Tchétchènes et aux Ukrainiens ce qu’ils pensent de l’impitoyable occupation russe qu’ils ont subie, vous serez édifiés.

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