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Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

Accueil > Actualités > Opinions • • mercredi 5 octobre 2022 à 21h45min
Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

Cet écrit de Aboubakar Mahamane Nacro, ingénieur à la retraite, est une invite à la connaissance du Liptako Gourma et de son histoire secrète. A travers quelques anecdotes bien croustillantes, il tente de démontrer que la crise sécuritaire que vivent les pays du Liptako-Gourma était prévisible et évitable.

LIPTACO-GOURMA PROCHAIN KATANGA en AFRIQUE de l’OUEST !
‘’diktat’’ du Ministre Léopold KAZIENDE

Qu’il me soit permis de relater ce que j’ai appris et retenu lors de mon passage dans la Fonction Publique de la Haute Volta. Presque 90 % des cadres de notre génération ont levé l’ancre pour un voyage sans retour, dans cet immense océan sans fin. Ceux qui n’ont pas encore levé l’ancre, de nos jours peu nombreux, détiennent assurément des informations peut être lilliputiennes, peut être petites ou grandes, des informations qui collées bout à bout peuvent être considérées comme la ‘’pierre angulaire’’ de la mission salvatrice, de ceux qui ont à cœur le Développement Economique, Social, Culturel et Cultuel du Burkina Faso.

Pourquoi les Terroristes ont-ils jeté leur dévolu, dans la sous-région, sur le BURKINA, le MALI, le NIGER ? Beaucoup ont jasé ; beaucoup ont polémiqué ; et c’est ....... , pour la création d’un Etat Islamique.

Un Etat Islamique ? Est-ce vrai ? Même si cela l’était, l’ISLAM interdit leur manœuvre car le Verset 256 de la Sourate 2 dit péremptoirement :

« Point de contraintes en religion ».

Les manœuvres actuelles des Terroristes que l’on nomme ‘’Djihadistes’’ ne sont que du banditisme, du mimétisme, un acte qui se développe beaucoup plus rapidement qu’une trainée de poudre… Le Djihad (le djihadiste, le djihadisme) en ISLAM est un acte salvateur bien côté. Le Djihad n’est pas du banditisme pour créer la terreur. Tuer, brûler, voler, détruire les biens d’autrui durement acquis avec la miséricorde du Créateur ne relèvent pas du Djihad. Le Djihad est l’acte des pieux musulmans qui sur la voie droite qui les mène à Dieu, posent des actes conformes au dogme, des actes éloignés des extrêmes, des actes du ‘’juste milieu’’ (Verset 143 de la Sourate 2). Le Terrorisme peut aussi être défini comme ‘’actes de ceux qui savent et se taisent’’ et qui assurément seront punis par le JUGE Suprême (Versets 140, 159,174 de la Sourate 2).

Cette précision faite, revenons à l’essentiel, au LIPTACO GOURMA, surnommé ou qualifié de prochain ‘’KATANGA’’ en Afrique de l’Ouest.

1°) UNE CAUSERIE DANS LE SALON DE SON EXCELLENCE MR LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS, DES MINES DE LA REPUBLIQUE DU NIGER, MR LEOPOLD KAZIENDE, UN NATIF DE KAYA.

En 1968, lors d’une mission non officielle à COTONOU, l’avion d’AIR AFRIQUE qui avait des signes de fatigue, après son décollage de OUAGADOUGOU, s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de NIAMEY qui abritait un centre secondaire d’entretien d’AIR AFRIQUE. Le lendemain, un avion venant d’ABIDJAN apportera le nécessaire pour la réparation de l’appareil. Nous étions trois personnes : le Très Regretté Ministre Moussa KARKOUGOU, la regrettée Madame Madeleine OUEDRAOGO, qui fut Maire de la Commune de BOULMIOUGOU, et moi, sans Chef de délégation, individuellement invitée par un Institut qui prône un concept métaphysique appelé religion : ‘’The QUAKER’’.

Arrivés à l’hôtel, notre aîné le Ministre Moussa KARGOUGOU téléphone à son Frère Léopold KAZIENDE alors Ministre au NIGER qui nous envoie une voiture pour nous chercher.

Bien accueillis par notre illustre Hôte : les deux Ministres sur le grand fauteuil, côte à côte, Mme OUEDRAOGO dans un fauteuil à la droite du Ministre KARKOUGOU et moi dans un autre fauteuil à la gauche du Ministre KAZIENDE.

Après les salutations d’usage, naturellement les problèmes du pays (la HAUTE VOLTA, son développement, etc.), s’inscrivent à l’ordre du jour. C’est ainsi que j’ai avec assurance dit que ‘’la HAUTE VOLTA est pauvre et notre pays rencontre certaines difficultés voire, des difficultés certaines dans son développement’’.
Le Ministre KAZIENDE piqué au vif, me fixe avec des yeux non accusateurs, des yeux d’un enseignant, d’un formateur qui instruit et dit :

« ‘’Petit Frère’’, ton pays n’est pas pauvre. La HAUTE VOLTA n’est pas un pays pauvre. Bien au contraire, un pays riche qui rencontrera assurément des difficultés de gestion dans la gouvernance de la richesse de son sous-sol. A fleur de terre, le long des rivières affluentes du fleuve NIGER, il y a de l’or et les études montrent qu’en profondeur, il y a une richesse qui sera convoitée par les ‘’Puissants de ce monde’’. Il en est de même au MALI, au NIGER, dans le Territoire du LIPTAKO GOURMA. Le LIPTAKO GOURMA à n’en pas douter sera le prochain KATANGA en AFRIQUE de l’OUEST, car son sous-sol regorge de minéraux à tel enseigne que les Géologues parlent de ‘’scandale géologique’’ »
« Monsieur le Ministre ! »
« NON ! Dis Grand Frère ; ce vocable est plus fraternel, plus familial ; nous sommes en famille. Ici je suis ton Grand Frère et non un Ministre. »

« Grand Frère ! Que faire pour localiser et extraire cette richesse. Nous n’avons pas de cartes, peut-être que vous en disposez au NIGER, car à OUAGADOUGOU, dans mon entourage, personne n’en dit mot, sauf les mines de manganèse à TAMBAO que j’ai visitées par curiosité lors d’une mission à MARKOYE. J’ai été déçu. Cette richesse est sans surveillances : pas d’âme qui y vive ».

« Petit Frère ! Là je suis d’accord avec toi ; ton pays est pauvre et les trois pays du LIPTAKO GOURMA sont également pauvres et il leur sera difficile de localiser ces gisements, de les extraire, de les commercialiser et d’utiliser à bon escient cette richesse car nous sommes non seulement pauvres, mais faibles. Il faut s’attendre à des interférences à coup sûr contradictoires dès que ces gisements seront localisés ».

Le constat de nos jours donne entièrement raison à mon Grand Frère KAZIENDE qui aujourd’hui ne vit plus, ni notre aîné Moussa KARKOUGOU, ni Mme OUEDRAOGO. « A beau mentir, qui vient de loin ! » dira-t-on, car je suis le seul survivant de ce quarto. Mon Grand Frère a raison en ce sens que de nos jours en plus de la Force Barkhane (la France, pays colonisatrice qui a fouillé, analysé le sous-sol du MALI, du BURKINA FASO, du NIGER), un deuxième larron, WAGNER (la RUSSIE très aguerrie scientifiquement et financièrement), a pris possession sur le sol du MALI et son arrivée a soulevé des objections de la part des autres puissances (Amérique et Europe).

Ce titillement des Terroristes de nos jours, est-ce les prémisses ou les prémices de l’avènement du KATANGA tant attendu et redouté ?

2°) UNE RENCONTRE ET UNE CONNAISSANCE D’UN COMPATRIOTE EN FRANCE.
Lors de mon séjour à ATHIS MONS (1969/1970), banlieue sud de PARIS, après l’Aéroport d’ORLY, j’ai fait connaissance du Voltaïque … … … (A.P.T.) que j’ai surnommé ‘’a pété’’ en stages de 3e Cycle au B.R.G.M. (Bureau de Recherches, de la Géologie et des Mines, B.R.G.M.) PARIS, qui était un résident de cette banlieue. Précisions : il fut Ministre de notre Pays. Vivant tous à Athis-Mons, étant tous deux des voltaïques, nous nous rendions constamment visite. Nous utilisions la même voie pour nous rendre à PARIS, respectivement dans nos Ecoles. Dans une de nos causeries, A.P.T. me dit : « Sauras-tu ou saurais-tu garder un secret ? » « Pourquoi le futur et le conditionnel dans ta question ? Parle. Je ne suis pas un bavard à tel point de livrer un ami, un frère à la guillotine, à la mort. Parle. »

« Dans mes travaux de recherches, j’avais un besoin urgent de documents pour étayer un concept scientifique. Que faire ? Je suis allé voir mon Directeur de Recherches ; à ma question, il m’a donné une clef et me dit : Prenez l’ascenseur, descendez au …e sous-sol. A votre sortie, couloir du côté …, …e porte du côté … . A cette porte, c’est la Haute Volta ; vous avez tous les documents pour répondre à vos questions. J’ai suivi les instructions et j’ai trouvé la Haute Volta. Ce que j’ai vu me rend perplexe, aphone ; ce n’est pas vrai ; ce n’est pas possible ; c’est méchant. Laisser vivre tout un peuple dans la misère alors qu’il peut aisément prétendre à un bien être, à une richesse pour curer une pauvreté endémique ? Ce n’est pas possible ! C’est méchant ! ». « A.P.T., crois-tu en ce que tu as vu ? ». « Oui ! La méthode utilisée par le B.R.G.M. est infaillible. » « A.P.T. ! Tu es la deuxième personne à me parler de la richesse cachée de notre Volta. C’est méchant comme tu le dis, c’est criminel ; voir des enfants, des nécessiteux mourir alors qu’ils disposent de quoi se prendre en charge ! Mais pourquoi rentré au pays tu ne donnerais pas l’information ? » « Mon frère ! Tu veux que l’on me tue ? NON ! ». Depuis lors, c’est dans cet écrit que je viole le secret de ‘’a pété’’.

3°) CONSEILLER TECHNIQUE DU MINISTRE DU DEVELOPPEMENT RURAL, DE L’ELEVAGE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DU TOURISME, LE COMMANDANT ANTOINE DAKOURE ; Conseiller en charge du C.I.L.S.S. des O.N.G. nationales et internationales, et Chef de la Délégation des Experts de Haute Volta aux assises relatives à la Sécheresse au Sahel.

Le Secrétariat Exécutif du C.I.L.S.S. sur recommandation des Pays membres du C.I.L.S.S. a décidé la création sur le Territoire du C.I.L.S.S. de trois (03) Etablissements à vocation ‘’Enseignement, Formation et Recherches’’ pour les besoins du C.I.L.S.S. dans sa lutte contre les effets de la sécheresse et le développement des Pays membres. Ces trois Etablissements sont : le Centre de TELEDETECTION, l’INSTITUT du SAHEL et le Centre AGRO-HYDROLOGIE et METEOROLOGIQUE (AGRHYMET). Déjà informé et conscient des performances de la Télédétection pour la détection des richesses du sous-sol du C.I.L.S.S., d’où, du LIPTACO-GOURMA, et aidés par mes collègues, nous nous sommes focalisés sur le Centre de TELEDETECTION, également visé et très convoité par le MALI.

Le résultat a été :
a) Centre de TELEDETECTION : HAUTE VOLTA
b) INSTITUT du SAHEL : MALI
c) Centre AGRO-HYDROLOGIE et METEOROLOGIQUE (AGRHYMET) : NIGER.

Hélas ! Trois fois HELAS ! L’INSTITUT DU SAHEL et le CENTRE AGRHYMET fonctionnent à merveille dans leur site avec des financements des bailleurs de fonds. La TELEDETECTION sans ressources pour vivre parce que délaissée par les donateurs est morte de sa plus horrible mort : le personnel non payé, les appareils non entretenus, démontés et transférés ailleurs, etc. La TELEDETECTION était semble-t-il un luxe pour les pauvres.

Morale : Vous voulez détecter vous-mêmes vos potentialités et connaître votre force de frappe et vous rebeller contre nous ? NON, NON et NON !

4°) LE CLUB DES AMIS DU SAHEL : UNE RENCONTRE INTERNATIONALE A DAKAR (1976).

Le Club des Amis du Sahel a organisé à DAKAR en 1976, sous la présidence du Président Abdou DIOUF, une rencontre internationale. A cette rencontre, les Participants ont appris que de DAKAR à N’DJAMENA, le SAHEL est perché, le SAHEL s’étend sur une importante nappe d’eau comestible avec des débits dont le pic dépasse 30 m3 /H et les faibles débits environnent 10 m3/H. Cette nappe à peu de frais peut reverdir le SAHEL. Des cartes hydrogéologiques portant la griffe B.R.G.M./FRANCE couvrant tout le territoire (les pays) du C.I.L.S.S., englobant donc le LIPTACO GOURMA, était à l’Ordre du Jour. Ces cartes étaient hachurées avec des +++ en bleu foncé (débits élevés) ou en bleu clair (débits faibles).

Je me rappelle, de retour à OUAGADOUGOU, avoir pris un compas, et mettant la pointe sur BOBO DIOULASSO, je couvrais KOUMBIA, ORODARA, BANFORA, (bleu foncé) ; c’est dire que les Eaux Minérales LAFI, BABALI, JIRMANI sont sur le site du débit élevé : débit égal ou supérieur à 30 m3/H. Faut-il le rappeler « Pour le site de l’Hôpital de Référence de Bobo Dioulasso, deux groupes s’invectivaient avec pour thème ‘’Pollution de l’eau’’. Le Groupe 1 : NON pas à KOUA pour cause de pollution de l’eau ! Groupe 2 : NON pas à DINDERESSO pour cause de pollution de la rivière ! Chaque Groupe a raison, car la nappe d’eau couvre les deux sites ; mais ils ont tort en ce sens qu’il ne s’agit pas de nappes phréatiques à -30/60 m ; la nappe d’eau du B.R.G.M. est à -200/250 mètres.

Hélas ! Ces cartes se sont volatilisées : elles ont disparu, car les Voltaïques aussi bien que leurs cadets les Burkinabè, n’ont cure des archives et un Frère Magistrat me disait que beaucoup de jeunes magistrats proposent de brûler tous les documents de plus de 10 ans d’âge. SIC ! Dans ce cas, et la Jurisprudence, que faire d’elle ?

5°) THE LAST BUT NOT THE LEAST : A BEAU MENTIR QUI VIENT DE LOIN !

Les acteurs : Les Ministres Moussa KARGOUGOU, Léopold KAZIENDE, la Maire Madeleine OUEDRAOGO, l’Ingénieur des Mines Adama Pierre TRAORE (mon A PéTé) cités dans l’affaire de la richesse du sous-sol de la Haute-Volta (le LIPTACO GOURMA) ne sont plus de notre monde. Dans ce cas, mes propos peuvent être considérés comme des inventions, et ‘’à beau mentir, qui vient de loin !’’ Personne ne me croira ; personne pour me soutenir, pour dire c’est vrai.

Etant dans un Bureau (courant juin 2022) en attente du traitement de mon dossier et pour passer le temps, je dissertais sur la méchanceté des Colonisateurs qui connaissent notre pays mieux que nous-mêmes et qui gardent le secret. Je mettais un point d’honneur sur l’acte d’Emmanuel MACRON, un acte qui dénote l’audace, une audace jamais rêvée : les objets d’art, les objets de culture, de culte, (croyances religieuses : le VAUDHOU), expropriés, et exportés par ses Frères du temps de la colonisation et qui trônent dans des Musées français : PARIS, VERSAILLES, etc., ont été partiellement rendus aux Etats propriétaires. J’ai développé de long en large la richesse du LIPTACO GOURMA. et qu’il serait juste et très appréciable, comme Emmanuel MACRON l’a fait pour d’autres pays colonisés par la FRANCE, de nous en parler, de nous donner les indications de leurs trouvailles dans le sous-sol du territoire du LIPTACO GOURMA.

Ce même jour, j’ai reçu dans la soirée, un message sur WhatsApp ; ce message confirme mes dires avec des précisions de mon Grand Frère, le Ministre Léopold KAZIENDE, des informations qui ne laissent pas inactif et qui complètent et confortent mes dires. J’étais très surpris, interloqué. Instinctivement, j’envoie un message au numéro de mon interlocuteur de ce matin :

« As’Salam. Qui êtes-vous ? Assurément Mr Idrissa ? Il faut une rencontre entre les fils du LIPTACO GOURMA pour sortir la braise fort rougeoyante de la cendre, … Etc. »

« Wa aleykoum salam ! Affirmatif c’est Idrissa. Que Dieu veille sur la terre de nos aïeux. »

Je partage le message avec toi et avec tous ceux qui sont intéressés. J’ai cette ferme conviction qu’après lecture, ils ne resteront pas inactifs.

6°) GUERRE AU LIPTACO GOURMA. Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : ‘’Souvenir d’enfant de la colonisation’’.
Qui au Mali, au Burkina Faso, au Niger s’en est soucié ? Quelle Autorité a daigné parcourir les pages prophétiques ? Un coup d’œil, une lecture même en diagonale, dans un cabinet, dans un bureau, dans un salon, de Bamako, de Ouagadougou ou de Niamey aurait peut-être suffit à le conjurer. L’auteur, Léopold KAZIENDE déclare dans le Tome 5 : « J’affirme et je réaffirme que je serai dans mon tombeau, mais le LIPTACO GOURMA fera parler de lui. Il en sera ainsi dans un futur plus ou moins éloigné ». Mais avant il questionnait : « La prophétie de SADIO présageant que cette région sera le KATANGA de la HAUTE VOLTA, du MALI, et du NIGER se vérifiera-t-elle ? » La réponse concrète se trouve dans la guerre contre le Terrorisme. Elle est dans l’occupation par des armées étrangères. Elle est dans le meurtre, dans l’assassinat. Elle est dans le déplacement des populations civiles. Elle est dans la mort de plusieurs centaines de soldats.

Léopold KAZIENDE, plusieurs fois Ministre de la République de 1959 à 1974, ayant occupé plusieurs portefeuilles, notamment ceux des Travaux Publics et des Mines, savait de quoi il parlait. Il savait que les richesses minières de la région sont immenses et diversifiées. Il savait que les convoitises extérieures et les complicités intérieures transformeraient la région en brasier, qu’elles en feraient un charnier.
La FRANCE sait -peut-être mieux que nous- ce que contient le LIPTACO GOURMA. Ancienne puissance coloniale, pendant que la région était dans son empire colonial, elle l’a sondée, prospectée, elle y a creusé des trous, des puits, et des sillons afin de connaître ses entrailles. Les technologies nouvelles ont permis de découvrir des minerais insoupçonnés. Mais la France n’est pas seule à savoir. Des puissances étrangères, grandes, petites et moyennes savent et veulent leur part du butin.

Que l’exploitation des richesses serait aisée si l’on faisait du LIPTACO GOURMA une Tabula Rasa ! Ah ! Qu’il serait facile si l’on y créait un Etat minier entièrement dévoué à la cession des richesses ! Mais que faire des populations qui ont fait souches dans le LIPTACO GOURMA ? Les terroriser, les déraciner, les pousser à l’exode, les tuer, tout cela concoure au dépeuplement. Au MALI, au NIGER, au BURKINA FASO, elles vivent quotidiennement dans le martyr sous les yeux de gouvernements incapables, sous l’œil clos de la Communauté internationale.
Gens du BURKINA, du MALI et du NIGER, que l’appellation ‘’Zone des Trois Frontières’’ n’évoque pas en vos esprits l’idée d’éloignement. Et si c’est le cas, jetez un coup d’œil sur l’essai de localisation qui suit ; vous verrez que vous êtes au cœur du LIPTACO GOURMA.

LIPTACO GOURMA est la francisation de ‘’Liba’’ qui signifie ‘’terrasser’’ en peulh et de ‘’Ta-a-ko’’ dont la signification est ‘’on ne peut pas’’. Etymologiquement, LIPTACO c’est ce qu’on ne peut pas terrasser. Avec le GOURMA qui signifie l’ouest en SONGHAY, il forme une vaste région qui couvre le BURKINA FASO, le MALI et le NIGER.

D’aucuns parlent de la Région des Trois Frontières, mais il s’agit là d’une vision réductrice car, le LIPTACO GOURMA au-delà des frontières s’étend d’ouest en est de Mopti au MALI à Tassara au NIGER et du nord au sud, de Bourem au MALI à Kaya au BURKINA FASO.

Au Niger font partie du LIPTACO GOURMA : Niamey et ses environs, Torodi, Say, Tillabéry, Banibangou, Tillia, Ouallam, Ayérou, Gotheye, Téra, Bankilaré, Finlagué, Balléyara, Abala, Tassara.

Au MALI : Djenné, Gao, Assongo, Gossi, Kidal, Meneka, Anderamboukane, Bourem.
Au BURKINA FASO : Dori (Province du Séno), la Province du Yagha, la Province du Sanmatenga (Kaya), la Province du Namentenga (Boulsa), la Province du Yatanga (Ouahigouya), la Province du Bam (Kongoussi).

Jeunes Gens des trois pays, le LIPTACO GOURMA pose à votre avenir un problème concret. Unissez-vous pour le résoudre. Honorez-le suivant la toponymie ‘’Libataako’’, région qu’on ne peut pas terrasser.
FARMO M. 

6°) DISCUSSION. OH ! Mon DIEU ! Aide-nous ! Ta Terre n’appartient-elle pas aux premiers occupants ? Cette région que l’on ne peut pas terrasser (Libataako) est ou sera la convoitise des Puissants et c’est ça qui justifie le Terrorisme de nos jours dans ‘’Libataako’’. Malheureusement, ceux qui n’ont pas la parfaite information du scandale géologique de ‘’Libataako’’, (un scandale géologique qui comme un morceau de viande en putréfaction, attire des mouches ; disons mieux, une goutte de miel, attire des mouches, des abeilles, des fourmis, etc.), se lancent dans des polémiques, dans des élucubrations dont eux seuls ont le savoir, pour démontrer que telle ou telle autorité n’a pas compétence à la gouvernance ; ils ne maîtrisent pas la ‘’CAUSE’’ de ce Terrorisme, mais sont prêts et compétents à épiloguer sur ses conséquences ! Est-ce juste ? Ne faut-il pas maîtriser la ‘’Cause’’ avant ses ‘’Conséquences’’ ? La Cause est en amont ; les Conséquences en aval.

Pour laver un escalier, commençons d’abord à laver les marches en amont et graduellement on descend vers l’aval ; l’eau ruisselle de la montagne vers la vallée. Sur cette question de gouvernance, seule la sagesse du terroir moi-a-ga peut répondre à cette question ; elle enseigne que : « Zi tenga mi mooré ». « Le spectateur est le meilleur lutteur » ; mettez-le dans l’arène et il démontrera ses performances s’il en a. »

Le meilleur lutteur sera le meilleur diplomate qui, par sa formule : « Sésame ouvre-toi ! », aura pour écho souverain : « ‘’Libataako’’ ouvre-toi. » de Emmanuel MACRON.

En additif cher Frère ! :

Je fondais beaucoup d’espoir sur la ‘’diplomatie’’ pour le démarrage et la réalisation de ‘’Liba-ta-a-ko’’ ; mais l’atmosphère politique qui de nos jours embrase l’Ambassadeur de France et réclame son expulsion, serait-il sage de braver, de défier orgueilleusement un lion dans son antre en ramant à contrecourant ? NON et NON ! Si on le faisait, les adversaires politiques en tiendraient compte et à cœur joie, ne se lasseraient pas d’asséner sur la gouvernance, des massues aux moments opportuns. Changeons de tactique ; ne baissons pas les bras.

Paraphrasons notre aîné le regretté Ministre Bamina Georges NEBIE, Ministre de la Défense dans le Gouvernement du Président Maurice YAMEOGO, en charge des négociations avec la France sur les accords militaires qui aboutirent à la création de l’Armée Voltaïque. Le Ministre B.G. NEBIE a dit : « On est mieux défendu par soi-même que par quelqu’un d’autre. » Sur cette base, rendons caduque la diplomatie car, quand un diplomate ne veut pas dire 4, il vous dira toujours soit 1+3 ; soit 2+2 ou 5-1, etc. jamais, il ne prononcera le chiffre 4. La diplomatie peut ne dévoiler qu’une minuscule frange de Liba ta a ko, ce qu’a vu mon ami ‘’Apété’’ dans ses recherches pour son Mémoire, alors que le Burkinabè a à faire à une ‘’ZONE’’ que l’on ne peut pas terrasser, i.e. une ‘’ZONE’’ que l’on ne finira jamais d’exploiter. Faisons recours aux prospections géologiques par Télédétection’’ nous-mêmes et en fonction des désidératas du moment : de nos besoins, de nos forces, du marché international, exploitons et commercialisons tel ou tel item.

Les prospections géologiques ont beaucoup évolué. Loin de se contenter seulement de creuser des trous, de tracer et creuser des sillons dans le sol ; elles se font beaucoup plus par Télédétection. Cette modernité permet à la fois de localiser avec précision le ou les champs miniers à exploiter (surface, profondeur, densité des matériaux qui s’y trouvent), etc. Mais cette technologie est très chère : elle requiert un ou des satellites, des ordinateurs performants, un personnel de haut grade scientifique, des bâtiments, du matériel technique, des moyens financiers, de l’ordre de plusieurs milliers de milliards d’Euros, etc. Pour ces moyens financiers, de bons négociateurs peuvent les trouver.

A mon humble avis, il faut d’ores et déjà créer une Société Nationale Burkinabè de la Géologie et des Mines, à vocation Recherches, Exploitation, Commerce.
Le Mali vient de créer la sienne. Pour une convergence de la volonté, des efforts, … du peuple malien à soutenir cette création, le Président GOÏTA a cru bon d’exhumer le discours de son aîné (son Papa, son Papy) Modibo KEÏTA, un discours de 24 minutes vieux de 61 ans, lors de la cassure intervenue entre le Mali et le Sénégal en 1961. Pour conforter cette convergence et lui donner une assise populaire, il ne manquait seulement que les exhortations sublimes du célèbre griot moraliste BAZOUMANA à l’adresse du peuple malien, une galvanisation, une exaltation, une invite à se dresser et à être UN, face à l’adversité, car le Mali de Soundiata KEÏTA, le Mali du fils de la bufflonne Sogolon KONE, ne doit pas baisser la tête et se laisser voler.

Ce jour-là (22 Septembre 1961), le vol d’U.T.A., un D.C.4 qui me transportait de Bobo-Dioulasso à BAMAKO pour KATIBOUGOU : ligne Dakar/Bamako/Bobo-Dioulasso/Ouagadougou/Niamey et Retour), atterrissait à BAMAKO. En route pour KATIBOUGOU pour mes études secondaires, j’étais noyé dans une ville (BAMAKO) en ébullition que je ne connaissais pas ; toute la population Bamakoise se dirigeait vers le stade où le Président Modibo KEÏTA (Prisonnier libéré de Léopold S. SENGHOR), arrivait de DAKAR par la voie ferroviaire DAKAR-NIGER, et devait prononcer son discours.

Frères !

Aujourd’hui, au Burkina Faso, l’atmosphère médiatique est centrée sur la SECURITE et ses corollaires, ses conséquences heureuses que sont : la ‘’Réconciliation’’, le ‘’Vivre Ensemble’’, la ‘’Stigmatisation’’, … . Un Média qui ne disserte pas sur la Réconciliation, le Vivre Ensemble, etc. n’a assurément pas d’auditeurs, et comment dans ces conditions, faire naître Liba ta-o-ko ?

Trouvons un créneau, une faille dans les médias adonnés à ces thèmes pour faire poindre une petite flamme qui les jours venant, grossira et jettera son dévolu, toute sa lumière sur Liba ta-a-ko afin d’intéresser, d’instruire et décider le citoyen lambda à faire de Liba ta-a-ko le centre d’intérêt dans les causeries : Liba ta-a-ko par ici ; Liba ta-a-ko par là ; Liba ta-a-ko partout dans les rues, à la radio, à la télé, dans les Grains de thé, de jeux, de lido, poker, … . A y penser et après analyses pointues, on arrive à une conclusion : Liba ta-o-ko traite le terrorisme, la stigmatisation, la réconciliation car l’UNION fait la FORCE et nous avons besoin de cette union face aux forces destructives de l’intérieur et de l’extérieur.

J’ai beaucoup aimé Burkina Info qui a rappelé dans une de ses émissions ‘’MédiaScope’’ je pense bien, l’héroïsme de Patrice LUMUMBA. L’animateur était à la hauteur de sa tâche. Avec doigté et élégance, il savait quand fallait-il jeter l’huile sur le feu (le pyromane) et inciter ses invités à éteindre ce feu (les pompiers) et quand faut-il que ces invités fassent recours à des tonnes et des tonnes d’oxygène, si le feu est en voie d’extinction.

La création de la Société sera ainsi facilitée et les institutions internationales de financement : le F.M.I., la B.I.R.D., les Institutions de Financement Islamique assujetties aux dispositions coraniques relatives aux prêts (la RIBA) : la B.I.D., la B.A.D.E.A., les FONDS des Pays arabes, n’objecteront pas à toutes sollicitations de subventions, de prêts pour la création ou le fonctionnement de la Société Nationale Burkinabè de la Géologie et des Mines car, c’est tout le Peuple Burkinabè qui se sent concerné et qui dans son indigence, sollicite un financement pour alléger sa détresse, son infortune. Il ne s’agit pas d’une imposition du Gouvernement, mais bel et bien une requête du Peuple Burkinabè. Pour toutes fins utiles, je joins un avant-projet d’organigramme afin d’inciter à la réflexion, à l’analyse et faciliter le travail pour décider très rapidement.

NOTA BENE

1°) La Société Nationale Burkinabè d’Hydrocarbures (SONABHY). La SONABHY est à citer comme exemple dans l’impérieuse nécessité de création de la future Société Nationale de la Géologie et Mines à vocation Recherches, Exploitation et Commercialisation. En effet, les Hydrocarbures liquides (essence, gasoil, fuel, D.D.O. etc.) ou gazeux (méthane, propane, etc.) sont du seul ressort de la SONABHY. Des Marqueteurs connus sur le plan international, très puissants (TOTAL Energies, etc.) sont obligés de s’approvisionner à la SONABHY. Aussi, les Grandes Sociétés minières connues mondialement, seront-elles aussi obligées de travailler dans et pour la SOCIETE NATIONALE BURKINABE DE LA GEOLOGIE ET DES MINES. L’indigence du BURKINABE rejette les pis-aller que les Gouvernants qualifient triomphalement, de nos jours, comme trophées de guerre, un bonus pour le Budget National.
A la date du 16 Septembre 2022, le cours de l’or était :

Lingot Or 1 kg à 53.610 Euros ; et l’Euro affichait : 1 Euro à 657,25 F C.F.A. A ce taux, nous avons : 1 Kg d’Or vaut 53.610 x 657,25 F = 35.235.172,5 C.F.A. 1 000 kg vaut 35 Milliards, 235.172.500 F C.F.A. et
1.000 000 kg à 35.235 Milliards, 172.500 000 F C.F.A.
En rappel, le Budget National du BURKINA FASO culmine à 3.000 Milliards de F.

C.F.A. Une exploitation de 1.000 Tonnes d’or étant estimée à 35.235 Milliards 172500, le ratio équivaudra à 35.235,172500 /3.000 = soit 11,7450575 fois le Budget National. Notre analyse ne concerne que l’or ; et les autres spécialités. A-t-on le droit ou le devoir de cracher sur cette aubaine qui permettra de rembourser les prêts, de payer les salaires, d’entretenir et de veiller à la fonctionnalité efficiente des investissements pour un rendement futur meilleur (100%), de renflouer le Budget National pour le développement national : enseignement, santé, sécurité ; ces trois secteurs sont gourmands, on le sait ; mais ils propulsent les autres secteurs économiques à des hauteurs inespérées. Ces 3 secteurs sont à comparer avec profit aux trois premiers étages d’APPOLO, gourmands et très puissants chargés de placer la capsule en orbite.

2°) Suis-je un Petit Frère de notre illustre hôte Léopold KAZIENDE ? Je ne le pense pas. Né à Kaya en 1910, sa fille est octogénaire ; je le suis actuellement ; nous avons le même âge. Il a enseigné le Lieutenant-Colonel Seyni KOUNTCHE. Il a quitté notre monde en 1999, à 89 ans d’âge. Il est mon Tonton, et non un Grand Frère.

« Repose en PAIX, Tonton KAZIENDE et que cette Paix prophétiquement souhaité, environne le Liba-ta-o-ko c’est-à-dire le Burkina Faso qui abrite
ton placenta, le Niger, et le Mali. »

« Tonton, tes paroles prophétiques sont en train de se réaliser car le Terrorisme programme notre asservissement pour occuper notre Liba ta-o-ko. »

A.M. NACRO

Vos commentaires

  • Le 5 octobre à 13:47, par Raogo En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    Edifiant et revoltant ! Ou sont nos pseudo intellectuels Burkinabé et valets locaux de la France.

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  • Le 5 octobre à 16:02, par Faso Nêda En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    Bonjour Papy
    Je me permets de vous appeler Papy pour magnifier votre clarté dans l’exposé des faits, des analyses et des conclusions.
    Je m’incline devant la perspicacité de votre refléxion en tant que octogénaire. Cependant, je me pose la question : Si les voltaiques n’ont pas pu le faire, est -ce que les burkinabés le pourront ?
    Les personnalités qu’ont été les acteurs cités dans l’article (KIENDE, TRAORE, OUEDRAOGO et toi) étant bien formés et bien instruits ont été à des moments des décideurs. Alors qu’est ce qui n’a pas marché surtout que la Haute Volta bénéficiait du Centre de Télédétection.
    Maintenant pour la question du financement, les enjeux étant eminenment stratégiques, je me demande si les institutions ci-citées seront de coeur pour nous soutenir. Je m’arrête ici pour le moment.
    Pour ma part, je prends l’engagement d’être un relais de la voie du Liba Ta-a-co pour que naissent la prise de conscience unitaire pour notre bien à tous comme appelée de tous vos voeux.
    Bravo Papy, vous avez vécu, cet écrit en un témoignage pour les générations futures. Longues vies à vous.

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  • Le 5 octobre à 16:43, par Kem En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    Un grand article pour nous amener à dire qu’il faut changer la façon de procéder.
    En matière de propriété, il faut différencier le sol et le sous-sol. On n’est pas propriétaire du sous-sol profond.
    Le sous-sol appartient à l’état burkinabé. C’est le propriétaire qui doit faire les contrats et pas l’acheteur ou l’exploitant.
    Auucn contrat ne devrait être à durée indéterminée, mais limitée et le contrat révisé tous les 5ans.

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  • Le 5 octobre à 16:54, par Bob En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    Merci pour cette adresse qui illustre bien la PARADOXE de l’Afrique, continent béni par DIEU qui y a mis toutes les richesses du monde mais ENFER de misère pour ses populations. C’est que un pays, un continent ne vaut que par ses élites. Or l’Afrique compte les élites les plus égoïstes, corrompues, apatrides et stupides que la terre ait jamais produites. Incapables d’empathie pour leurs peuples, ces démons préfèrent quelques prébendes pour eux même au détriment des peuples. Comment peut on céder par exemple l’exploitation de l’or au Burkina contre 5% de ce que ceux qui pillent nos richesses nous donnent ? Les Émirats 🇦🇪 dans leur nouveau projet gazier ne réservent que 25% des parts de la nouvelle société, et les investisseurs se bousculent pour avoir 1 à 5% des actions, et c’est comme ça et pas autrement dans cette partie du monde. En Afrique les négociateurs luttent d’abord pour se faire corrompre et acceptent n’importe quoi. Tous ceux qui ont participé à la signature des accords miniers au Burkina doivent être jugés pour conçussions et vol en complicité avec des intérêts étrangers.
    Malheureusement, c’est cette façon de faire qui entretien la misère, l’analphabétisme, le désespoir et la maladie, terreaux du terrorisme et de tous les maux qui nous assaillent. Ce n’est pas pour rien que les occidentaux et leur bras armé la CDEAO pousse des cris d’orfraie lorsque l’un de leur larbin qu’ils ont placé à la tête de nos pays est renversé. Ils ont toute une collection de pions à la tête de Partis qu’ils entretiennent et financent pour leur sale boulot. Que vous remplaciez Marc, par Ablasse, Zephirin ou Tartanpion pas de problème. Ils savent comment formater ces pions ♟ pour faire leur sale boulot. Vous avez raison grand frère, mais sachez que c’est toute l’Afrique qui est le Liba a Taako. J’espère que votre cri du cœur servira à l’éveil des consciences.

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  • Le 6 octobre à 05:52, par Songo En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    Merci bien papy pour cet éclairage qui donne les véritables raisons du terrorisme dans ces trois pays. Malheureusement, l’individualisme, l’égoïsme, la méchanceté empêchent les africains de s’entendre sur l’essentiel pour avancer.
    Espérons que la jeune génération saura lire entre les lignes et relever le défi. Il ne s’agit pas de négocier notre indépendance économique, mais se l’arracher avec de la connaissance, de la loyauté et du patriotisme.

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  • Le 6 octobre à 08:03, par Incognito En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    C’est une des premières fois que je fais un commentaire sur ce site, car cet écrit peux pas me laisser indifférent. Et pourquoi ?
    Parce qu’en 2012 je suis allé en Tunisie et au retour pour le Burkina par pur hasard mon voisin était un éminent Géologue Tunisien travaillant sur le site du barrage de Samandeni. Dans nos échanges il m’a dit que pour son travail il avait besoin d’informations Géologiques et toutes les informations officielles qu’il a trouvé sont fausses et ne correspondent pas au profil géologique du pays ; il a utilisé le même terme de "ce pays est un scandale Géologique". Car après avoir lui même fait ses propres investigations il s’est révélé que le sous sol de ce pays réserve beaucoup de surprises, on pourrait y trouver tout. Par exemple il m’a dit que selon ses propres analyses les ressources en eaux dans la régions des haut bassin pourraient alimenter tout le pays à cause e de la famille qui s’y trouve qui à occasionner une accumulation d’une quantité inestimable d’eau. Le granite qu’il a vu dans le pays serait l’un des meilleurs au monde. Le scandale Géologique serait à tel point que l’or le pétrole et des minéraux rares pourraient être trouvé partout. Il m’a affirmé qu’il était lui même scandalisé par ses trouvailles et qu’avant de partir ferra un rapport confidentiel qu’il laissera aux autorités Quid à eux de savoir ce qu’ils en feraient. Ceci est mon témoignage.

    Répondre à ce message

  • Le 6 octobre à 10:14, par Beonéré En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    Tout d’abord, je tiens à m’incliner devant la clairvoyance et la clarté de votre article. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire.
    Je partage entièrement votre point de vue cependant, je reste septique par rapport à la recherche de financement extérieur pour l’exploitation des mines au Burkina. Je reste convaincu qu’il est possible de s’appuyer sur des financements endogènes. Plus concrètement, combien coûte une mine semi-artisanale ou industrielle ? Nous devons avoir une stratégie qui préserverait les ressources pour les générations à venir. Pour ce faire, il faut commencer avec de petites exploitations (en fonction de nos moyens) et réinvestir progressivement les retombées pour accroitre nos capacités. Cela est possible même si cela peut nous prendre plus de temps. Oublions les autres et avançons à notre rythme. Aujourd’hui 2 à 3 mines bien exploitées peuvent régler les problèmes sociaux du Burkina. Avec un financement populaire, cela est réalisable. Si vous en doutez lancez un appel à souscription et vous verrez. Les banques le font régulièrement et en général, elles obtiennent plus qu’il ne faut.
    Pour conclure, les institutions financières internationales (de mon point de vue) ont été crées pour nous aliéner. J’espère vivement que les nouvelles autorités de ce pays liront votre écrit et arrêteront de cautionner le pillage de nos minerais.

    Répondre à ce message

  • Le 6 octobre à 12:29, par Mechtilde Guirma En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    Tout d’abord voici en retrospective deux de mes precedent posts :

    23. Le 30 septembre à 22:37, par Mechtilde Guirma En réponse à : Burkina Faso : Un groupe de militaires renverse le LCL Damiba
    Seigneur Dieu ! Ainsi donc se réaliserait-il la prophétie du Président Joseph Ouédraogo dit Jo-Weder, il y a de cela exactement 33 ans mois pour mois ? Mais Toi seul reste Maître du passé comme du présent et de l’avenir et nul ne peut se prévaloir de sonder Tes Desseins : « Ti bé yê, n’kay yê !!! ». Disent les Mossé.
    - Puis dans mon poste du :
    33. Le 2 octobre à 21:49, par Mechtilde Guirma En réponse à : Burkina : Damiba a posé sept conditions avant de rendre sa démission, selon les autorités religieuses et coutumières
    J’ai comme le sentiment que des tempêtes s’annoncent à l’horizon, comme le Président Jo-Weder m’avait confié ce jour 18 Septembre 1989 : « C’et fini pour notre pays. Plus rien à espérer. Tout est fini. À mon objection pour lui faire modérer ses propos, il insista de plus belle « Non je te dis que tout est parti, fini. Enfin si cela peut te consoler, pour longtemps très longtemps il n’y aura plus la paix dans ce pays ».
    Et j’avais ajouté en partage :
    Maintenant, je laisse chacun à son commentaire avec ce phare du passé.

    Monsieur votre longue révélation constitue un premier flash de ce phare du passé dont je parle, pour deux raisons :
    - La première c’est la comparaison que j’ai faite des sept paroles : celles du Christ avec celles du Président Sandaogo, on y lit une mise en garde contre un danger qui guette, si on refuse le pardon et la réconciliation. Mais aussi des éléments d’espoir si nous nous aimons les uns les uns les autres. En tout cas on y lit pas de malédiction du genre de l’arrivée de mille jésus christs ou mille Sandaogo Paul Henri Damiba qui, pour le mental africain, ne pourraient être configurée que par une horde d’esprits mauvais sinon de démons tous comme. En plus ne dit-on pas chez les Mossé que ceux qui meurent de mort violente (kiim midou) se nourrissent du sang de haine et de vengeance d’âge et âge jusqu’à la fin des temps ou jusqu’à ce que quelqu’un d’avisé mette fin à leur supplice par des actes de propitiation dans le sens du pardon ! Cette personne existe mais l’occasion fut ratée. Fort heureusement les confessions religieuses et coutumières peuvent le faire par des exorcismes ou des rituels de ce genre. À ce que je sache l’Église catholique a déjà joué sa partition. Le temps ne compte pas pour Dieu, il l’habite éternellement en pédagogue de sa création.
    - La seconde a un lien avec votre longue révélation. Il s’agit de la déclaration du Président Jo-Weders qui, je l’avoue m’a laissée perplexe. Mais avec ce flash du passé que vous aviez projeté alors, j’ai, en rétrospection, visionné un temps où Ouédraogo était le maire de Ouagadougou. C’est lui qui a lancé l’opération du lotissement et de la viabilisation de la ville de Ouagadougou.je ne me rappelle plus de la date (1956-1960 ?). les gens était réticents parce les uns et les autres qui, ayant construit son lopin à côté de la grande Mosquée ou près du marché central, tel autre, à côté de la cathédrale, trouva même absurde de s’éloigner de son lieu d’habitation. Et Joseph Ouédraogo de répliquer : « Et vos enfants avez-vous songer à vos enfants ? Et les gens de répondre : « Bein eux aussi ils n’ont qu’à se débrouiller comme nous l’avons fait ». Joseph tout embarrassé et devant son insistance d’autant plus que les lots étaient distribués gratuitement vu l’urgence du moment, les gens commencèrent à réagir à son appel mais c’était tout juste pour aider les étrangers soit des pays voisins soit des voltaïques d’autre régions de la Haute Volta qui du fait de leur profession dans la capitale n’avait pas de lieu pour abriter leurs famille. Puis par finir le bruit fuita. Dans les coulisses de nos parents, nous avons appris, que les espaces qui environnaient le village de Ouagadougou (aujourd’hui devenu quartiers Dapoya et Paspanga) et qui étaient encore envahis par la savane boisée devait être incessamment occupés pour une exploitation minière d’un gisement très important et de ce fait la capitale devait de Ouagadougou être délocalisée et transférée avec toutes les infrastructure du système gouvernemental à Bobo Dioulasso. Mais j’étais à l’époque au secondaire et on était encore jeune pour comprendre l’agitation de Joseph Ouédraogo. Puis un jour, le Président Maurice Yaméogo, dénonça un certain mouvement de l’Ouest qui cogitait des idées de scission de la Haute-Volta pour la formation d’une éventuelle République du Mandingue (plus tard devenu Kénédougou : celle dont son Excellence Traoré Méllégué a parlé il y a quelques temps dans lefaso.net). une république qui circonscrira son domaine avec le Nord Côte d’Ivoire l’Ouest-Burkina en grignotant éventuellement au mali, au Niger, en tout cas il ne devait pas rester grand chose de la Haute-Volta. Et le « Modus-opérandi » était clair : il fallait d’abord délocaliser par le transfert avec toutes les infrastructures y afférentes la capitale de Ouagadougou à Bobo. Mais nous les lycéens et lycéennes nous avons tout simplement et bêtement cru à des affabulations politiciennes pour se nuire les uns et les autres. Plus tard, nous devions apprendre que la devise de cette république était celle du « Wassoulou » ou quelque chose de ce genre.
    Cher Monsieur merci de cet éclairage très précieux, que vous nous donnez. Mais le symbole dont je parle et qui pourrait être appliqué à toutes ces révélations, dépasse toujours mon entendement car, comme on dit souvent, nul ne peut sonder les desseins de Dieu. Cependant vous avez reçu de Lui le privilège et la grâce de vivre jusqu’aujourd’hui pour nous le dire. Vous être son missionnaire.
    Deux dernières remarques pour étayer vos propos surtout en ce qui concerne les archives et les recherches et qui nous édifient encore davantage :
    - Joseph Ouédraogo fut une grande personnalité de l’Institut Fondamental de l’Afrique Noire (IFAN).
    - La Révolution de 1983 a saccagé, réduit à néant les archives des Ministères. Rien d’étonnant puisque son hymne a annoncé une ère nouvelle en faisant table rase du passé.

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  • Le 8 octobre à 10:56, par Diallo Boureima En réponse à : Crise sécuritaire au Sahel : « Le drame avait été prédit. Il dormait depuis plusieurs années dans un livre : Souvenir d’enfant de la colonisation »

    Très beau texte et bIEN instructif pour nous et surtout pour les générations futures
    J’ ai beaucoup appris a la lecture de cet article et merci a l auteur
    Seulement j y ai relève une erreur factuelle lorsqu il dit que Abdou Diouf était a la tête du Sénégal en 1976
    Non c était du temps de Senghor qui a abandonné le pouvoir volontairement a Abdou Diouf en 1980
    Merci

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