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Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

Accueil > Actualités > Opinions • Lefaso.net • mardi 27 septembre 2022 à 19h32min
Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

Dans cette tribune, l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo s’est prononcé sur la présence de Wagner sur le continent africain ainsi que les nombreuses exactions commises par les paramilitaires « russes ».

« La présence de Wagner sur le continent africain à travers certains États en crise sécuritaire divise les opinions. « Quand on se noie, on s’accroche à tout ... », coupent court simplement des citoyens africains qui, par-là, traduisent également l’agacement dans lequel se trouvent ces pays meurtris par l’insécurité.

Entre une armée française pointée de doigt, à tort ou à raison, d’être de connivence avec les groupes terroristes ou de faire dans la passivité, et un groupe privé de sécurité russe, Wagner, dont on ne connaît les contours de ses interventions, il va falloir pour ces dirigeants africains une lucidité, loin de l’euphorie et du tintamarre des réseaux sociaux.

Le groupe Wagner s’est révélé à une partie des Africains par le bourbier centrafricain. Là, malgré les tentatives de masquer les réalités en donnant le beau rôle à ce groupe, l’actualité est loin de lui faire luire. « C’est une solution qui se révèle pire que le mal », se désolent des observateurs africains. Les éléments qui pèsent sur lui sont nombreux.

Pas plus tard qu’il y a quelques mois, par exemple, une source à l’ONU confiait qu’une opération militaire conjointe entre l’armée centrafricaine et des mercenaires du groupe russe Wagner a, les 16 et 17 janvier 2022, fait au moins une trentaine de victimes. De nombreux massacres et exactions sont à l’actif du groupe privé russe, dont la présence sur ces théâtres d’opérations est niée par Moscou (quand bien même Wagner est réputé proche de Kremlin). Ici, il est évoqué, et pour la n-ième fois, la possibilité de pillages dans certaines zones du pays.

En clair, les mercenaires russes pillent les mines artisanales en Centrafrique. Ils y auraient tué des dizaines de travailleurs clandestins depuis le mois de mars 2022, relate La Croix. Dans ce pays, l’implication des accords entre les autorités centrafricaines et le groupe restent dans un flou. Quelle sera la contrepartie de cette présence de Wagner ? Boule de mystère ! C’est aussi la même et principale interrogation qui se pose avec le Mali.

Au-delà des soupçons d’exactions qui commencent à peser sur Wagner, des maliens s’interrogent sur le coût de cette intervention et son implication à long terme, notamment par rapport aux ressources naturelles de leur pays. Ce vaste pays du Sahel est réputé abrité d’importantes quantités de richesses naturelles, prisées par les grandes puissances, de sorte à faire l’objet de toutes les convoitises. L’entrée remarquée de Wagner sur ce territoire, au même moment où la junte s’est attelée à repousser Barkhane, pourrait procéder de la politique de positionnement russe. 

« Mieux vaut un partenariat avec une organisation officiellement reconnue, même s’il paraît déséquilibré, que des accords clandestins, qui peuvent rattraper à tout moment et susceptibles de mettre en péril des générations. Je dénonce ces accords entre ces puissances, notamment la France, et des pays africains, dans lesquels ces derniers ne tirent pas grand-chose et je suis carrément contre le fait que tout un pays s’attache les services d’un groupe privé, dont le pays d’origine même décline toute responsabilité », commente un ancien diplomate burkinabè. N’est-ce pas ce côté gênant qui a poussé les autorités maliennes, la junte, à d’abord nier la présence de ce groupe sur son territoire avant d’être rattrapées par le terrain !

Il est clair que dans des pays africains en crise, un travail se fait, surtout à travers des organisations civiles, pour avoir une assise de Wagner. Ce que déplorent citoyens qui ne sont pas du tout favorables à cette installation de Wagner en Afrique. Mais, peut-on en vouloir à cette frange qui trouve un terrain propice pour mener cette campagne en faveur de Wagner ?

En effet, au-delà de l’ignorance d’une grande partie de la population, les forces internationales dans les pays en crise n’ont jamais donné espoir aux âmes meurtries. Ces dernières ont même parfois l’impression d’être assistées dans leur mort. Que ce soit la MINUSCA en Centrafrique, la MINUSMA au Mali ou encore la MINUSCO au Congo, la vocation même de ces missions internationales peine toujours à se justifier. Les récentes et violentes manifestations au Congo contre la MINUSCO témoignent bien cela.

S’il est donc clair qu’il faut se méfier des accords avec les entités dont le caractère mercenariat semble bien affiné et projeté dans le temps, il est aussi vrai que les partenaires classiques doivent revoir certains accords avec des États africains pour qu’ils servent davantage les populations. Ne pas le faire, c’est ouvrir la voie à des coopérations nuisibles à ces pays africains en difficultés, car comme le dit bien cet adage : « Quand on se noie, on s’accroche à tout, même aux serpents ».

Timbila Jean Sanogo

Analyste-politique

Vos commentaires

  • Le 27 septembre à 20:08, par Mm En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

    Citer l ONU comme source discrédite d’or et déjà l’auteur.
    Les américains ont travaillé longtemps en Afghanistan et en Irak avec des paramilitaires privés. Ça n’a pas posé de problème. Chaque pays a besoin de partenaires fiables. Pour ce qui concernent les droits de l’homme, l’occident est le pire élève.
    L’armée francaise dans la crise ivoirienne, en Lybie... Il ya eu quoi comme suite. Les exactions commises par les américains en Afghanistan ? Ne nous laissions pas distraire.
    Les français sont calés dans toutes nos structures et contrôlent toute commande d’armement eet empêche les partenariats même avec d’autres pays européens.

    La faute revient à nos autorités évidemment. Donc laissez les gens trouver des partenaires qui au moins leur vendent les armes dont ils ont besoin peu importe le prix. C’est la où il y’a la paix que l’on parlent de droits de l’homme...

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    • Le 28 septembre à 08:58, par kwiliga En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

      Bonjour Mm,
      Je n’aurais pas le temps de reprendre une à une toutes les contres vérités que vous alignez ici.
      Néanmoins, quand vous écrivez : "Les français sont calés dans toutes nos structures et contrôlent toute commande d’armement"
      Je me sens obligé d’y faire réponse.
      Concernant les accords de vente d’arme, il est vrai que la France a un droit de regard et de "véto" concernant les achats auprès d’autres pays de l’union européenne. Je ne sais par quelle manipulation, sous quelle pression notre pays a pu en arriver là, (mais je peux l’imaginer) et je trouve ça parfaitement scandaleux (à renégocier à l’occasion, le jour où nous auront un vrai gouvernement).
      Pour ce qui est des autres pays du monde (hors union européenne, donc) il n’existe aucune interdiction ni aucune restriction concernant nos achats d’armement (à ma connaissance).
      Pour appuyer mon propos, voici une copie d’un article de journal turc de 2021, qui par bonheur a été traduit dans notre langue nationale (oui, oui, c’est une provocation).

      Le Burkina Faso se dote d’équipements et de véhicules de défense turcs pour la lutte antiterroriste
      - Le pays africain qui souhaite renforcer son armée pour mieux lutter contre les organisations terroristes, a approfondi sa coopération avec la Turquie dans le domaine de l’industrie de la défense, ces dernières années
      Göksel Yıldırım |
      17.09.2021
      Le Burkina Faso se dote d’équipements et de véhicules de défense turcs pour la lutte antiterroriste
      Ankara
      AA / Ankara
      D’après les informations obtenues par l’Agence Anadolu, les entreprises d’industrie de défense turques suscite l’intérêt des pays africains avec la qualité de leurs produits, des coûts acceptables et des services d’entretien et de réparation.
      Le Burkina Faso qui souhaite renforcer son armée pour mieux lutter contre les organisations terroristes, a approfondi sa coopération avec la Turquie dans le domaine, ces dernières années.
      Cela se reflète par les chiffres d’exportations. La valeur des exportations turques réalisées vers ce pays africain pendant les huit premiers mois de 2020, a été de 277 mille dollars, concernant l’industrie de défense et de l’aéronautique.
      Ce chiffre est passé à 6 934 000 dollars dans la même période de 2021. Il s’agit donc d’une hausse de 2 403%.
      Le Burkina Faso utilise depuis un certain temps le véhicule blindé tactique Cobra, produit par l’entreprise turque Otokar.
      Le pays a ensuite cherché à diversifié les produits turcs qu’il importe : lors de sa visite en Turquie en 2019, le Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré a signé l’accord de coopération d’industrie de défense.
      Dans ce cadre, l’une des principales entreprises turques du domaine, ASELSAN a réalisé des exportations vers le Burkina Faso. L’entreprise ASFAT a signé un contrat pour exporter des équipements mécaniques de déminage.
      - La délégation burkinabè a visité le salon IDEF en Turquie
      Le ministre burkinabè de la Défense, Aimé Barthélemy Simporé a participé au 15ème Salon international de l’Industrie de la défense (IDEF’21) à Istanbul, au mois d’août.
      Un contrat a été signé en marge du salon, entre les entreprises turques et les forces du G5 Sahel (formé par le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger).
      Suivant ce contrat, la Société anonyme turque de l’Industrie mécanique et chimique livrera au G5 Sahel des fusils et des munitions.
      La Direction de l’Industrie de la défense de la Présidence de la République de Turquie et le G5 Sahel ont en outre signé une déclaration de volonté visant à renforcer la coopération dans le domaine.
      Selon les estimations, le Burkina Faso a dépensé 1,3 milliard de dollars pour la lutte antiterroriste depuis 2018.
      Les groupes affiliés à l’al-Qaïda et Daech, actifs au Mali, mènent souvent des attaques dans le nord et l’est du Burkina Faso, depuis 2015.
      *Traduit du turc par Nur Asena Ertürk

      Des drones armés, de construction turque : les Bayraktar TB2, achetés par Rock, ont déjà été utilisés par notre armée depuis janvier, ils ont même causé des dommages collatéraux à Béléhédé, dans le Soum, ces faits ayant été reconnus dans un communiqué de notre état major.
      On pourrait rajouter que, selon Jeune Afrique, notre putschiste gouvernement aurait récemment acheté trois hélicoptères en Serbie, pays d’Europe qui ne fait pas partie de l’union européenne.
      Alors cher Mm, l’information est partout, pas seulement dans les post de vos copains sur face book et WhatsApp et même si les interprétations peuvent-être diverses, les faits quand à eux, sont difficilement contestables.

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    • Le 28 septembre à 13:44, par Alph@2025 En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

      La grosse différence entre les Américains et les Russes, c’est que les Américains n’ont jamais nié faire appel à ces paramilitaires privés, et ont assumé leurs actes. Quand aux Russes, ils ont toujours affirmé ne pas etre au courant de Wagner. Assez récemment, le ministre des affaires étrangères de la Russie, M. Lavrov affirmait lors d’une interview que sont pays n’avait rien à voir avec les entreprises privées qui opéraient au Mali.. Il a fallu que récemment, le patron de Wagner en personne reconnaisse la présence de son entreprise au Mali. Les autorités maliennes ayant jusqu’à présent nié la présence de Wagner sur leur sol, on verra ce qu’elles vont dire à présent.

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  • Le 27 septembre à 20:44, par TANGA En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

    Avec ce qui se passe dans nos pays cochés par les ténors de l’ONU et de ’’toutes les bonnes choses et manières’’ du monde, surtout avec ce que le Mali a comme preuve et que personne ne veut regarder à l’ONU, vous venez vouloir nous conseiller. C’est plutôt nous faire avaler un ou des serpents que vous faites votre écrit.
    Vous savez lire au moins, vous lisiez depuis des années ? Et comment faites vous pour ne pas savoir que la france chef de file de l’occident est notre mal ?
    Ca se voit que vous n’avez rien perdu depuis le début du terrorisme dans nos contrées. On devrait vous retirer cette capacité d’écrire.
    Puisse le pire s’abattre très vite sur ceux qui arment les terroristes.

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  • Le 27 septembre à 20:59, par Jean Paul En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

    Perdre le temps à écrire un tel chiffon dont la source de renseignement est L’ONU, ça ne valait vraiment pas la peine.

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  • Le 27 septembre à 21:22, par Ed51 En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

    Pour endiguer les abus des pays extérieurs sur les richesses d’un pays, la règle devrait être que ce soit ce pays qui formalise les contrats, tout en faisant jouer la concurrence, pour faire cesser le pillage.
    Pour lutter contre le terrorisme, il n’y a pas que les armées et le coût de celles de l’extérieur doit être évalué à sa juste valeur. C’est prendre un pays en otage que de profiter de sa vulnérabilité.
    Il n’y a pas de solution miracle pour vaincre les maux : il faut retrousser ses manches et travailler d’un commun accord, avec rigueur.

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  • Le 27 septembre à 21:35, par Burkindi En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

    Cher analyste sachez que depuis la création de l’ONU à nos jours, les guerres continuent pire elles s’aggravent, en Afrique nous assistons à des guerres au Nigeria (boko haram), dans le bassin du Congo, au Soudan, en Somalie qui révèlent l’échec de l’ONU à maintenir la paix. Ce n’est pas cette même ONU qui a créé tout ce problème de terrorisme dont nous souffrons en cautionant l’assassinat de Khadafi traité de dictateur par les mêmes médias occidentaux (RFI, France 24,...) ? Alors svp M.l’analyste laisser les maliens chercher leur propre remède (LOL : si avec Awa j’ai pas eu d’enfant peut être avec Aïcha j’en aurais)

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  • Le 28 septembre à 02:15, par Bob En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

    Vous vous autoproclamez analyste politique où vous avez ramassé ce titre par terre ? L’écrit confus que vous vous êtes donné tant de mal à faire relève plus d’une compilation de rumeurs, d’affirmations gratuites et de suppositions sans fondement que d’une quelconque ébauche d’analyse. On ne voit ni le fil conducteur de votre dissertation, ni les apports et les conclusions vers lesquelles vous tentez de parvenir. Si l’époque trouble dans laquelle nous nous trouvons commande qu’on libère la parole et la réflexion pour trouver des solutions originales à nos maux, certaines pollutions sèment la confusion. Restons concentrés sur l’essentiel et ne nous laissons pas distraire par certains. Macron a demandé à ses services et médias d’investir la toile et les réseaux sociaux pour défendre la France. Est ce une conséquence ?

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  • Le 28 septembre à 09:40, par Boss En réponse à : Afrique/Insécurité : « Quand on se noie, on s’accroche à tout... », estime l’analyste-politique Timbila Jean Sanogo

    Citer l’ONU comme source pour vilipender Wagner discrédite déjà cet article.
    Avez-vous déjà entendu parler d’"Académie", "blackwater" ? Eh bien, ce sont des sociétés de sécurité privé ; en fait des mercenaires pour faire court. Savez-vous avec qui ils travaillent ? eh bien avec la puissante armée américaine.
    Ah, quand il s’agit des occidentaux, alors ce sont de bons mercenaires, et si ce sont les autres, ce sont des pilleurs et des gens qui ne respectent rien ? Même avec les français, il y’a déja eu des exactions sur des civils.
    Ne va t’on pas arrêter d’être des relais du venin occidental ? Nos pays ont essayés combien d’année avec les occidentaux, et pour quel résultat ? Ce n’est même pas faute d’avoir essayé...Le bons sens veut qu’on aille seul ou qu’on aille voir ailleurs quand même ; à moins que la souffrance des populations doit rester la norme...

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