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Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

Accueil > Actualités > Opinions • crédit photo l’économiste du faso • samedi 10 septembre 2022 à 11h05min
Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

Dans cette tribune, Kountiala Jean de Dieu Somé, doctorant en éducation, s’inquiète des grappes de mendiants qui essaiment les rues des grandes villes du Burkina. Il invite à les prendre correctement en charge, sinon, prévient-il, cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait.

« Je viens en paix. Je ne suis qu’un citoyen fragile avec un œil social.
Je viens une fois de plus interpeller sur l’avenir des milliers de femmes et d’enfants qui s’attroupent sur les passagers à tous les coins de la ville de Ouagadougou et de toutes les autres villes du Burkina Faso (mendicité groupée).

Oui, je sais qu’on a le choix de monter les vitres et passer quand des groupes de plusieurs femmes et enfants s’attroupent autour de nous. Mais il y a tout de même une conscience qui nous grogne, nous qui voulons aider, mais savons que c’est impossible de donner quelque chose à tous ces groupes qui nous tendent la main à chaque 1 km voir 500 m sur la route.

Ceux qui ne reçoivent souvent rien quand ils viennent vers nous finissent souvent par tendre la main avec insistance et retournent avec le cœur serré contre des gens véhiculés qui ne veulent pas les aider. La révolte est bien possible dans ces cas de figures, à court ou à long terme. Et c’est le prix que nous paierons les nuits et les jours, nous hommes de bonne ou de mauvaise foi : personne ne sera épargné.

Et que dire des enfants (des mamans accompagnées de 2 à 4 enfants souvent) d’un âge compris entre 6 et 15 ans (surtout côté féminin) qui accompagnent leurs mamans dans la rue pour une mendicité groupée ? Ces enfants qui n’apprennent rien dans des rues de crimes et seront forcés à suivre l’éducation de cette rue pour survivre ? Et bien le temps nous le dira s’il ne nous le dit pas déjà.

Je vous le rappelle : les problèmes sociaux naissent un seul jour, mais il faut souvent 10 ans pour les éteindre. Nous serons demains coupables de ce qu’on aurait inconsciemment contribué à créer.
Alors je donne ma voix aujourd’hui pour, et une fois de plus, dire non à la mendicité groupée dans nos villes et je propose ceci :

1) Créons des centres d’accueil pour toute personne de la rue et obligeons tout mendiant à y aller, à ne moins qu’il accepte quitter la rue pour être chez quelqu’un. Ces centres auront une mission d’éducation, d’instruction, et de formation. Je préfère le développement d’une culture institutionnelle à celui d’une culture de la rue.
2) Allouons une part du budget national (qui vient de la contribution de tous les Burkinabè) à la gestion de ces centres.

3) Encourageons et cultivons les dons individuels et institutionnels à ces centres. Je préfère faire un don annuel de 60 000 FCFA à un centre qui, en plus de nourrir ces enfants, pourrait les éduquer que de donner plus de 60 000 F à ces femmes et enfants, qui après dépenses sont obligés de s’exposer à tous les risques.
Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait.

Parce que les enfants qui sont dans ces groupes grandiront et n’auront plus l’attention des usagers de la route. Si la route ne leur nourrit plus, ils se nourriront sans doute de la rue.
J’invite les hommes de média à vraiment actionner la conscience collective pour qu’on mette fin à la pratique et donne la chance à ces enfants et femmes de jouir de leurs droits sociaux, économiques et culturels ».

Kountiala Jean de Dieu SOME
Doctorant en Education, ISU, USA, 2020
Lead-Projets, Mobilisation de Ressources et Communication Stratégique/Cidoc
Auteur, Formateur-Traducteur-Interprète bilingue
Certifié en Andragogie de l’enseignement des langues
(TESOL) et de la diversité culturelle (CAT) 2018
Alumnus Fulbright et Yali, 2017
Enseignant d’anglais d’instituts supérieurs privés
Président-Directeur du Dream Center for Young Leaders

Vos commentaires

  • Le 10 septembre à 12:47, par Bigbale En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Le Capitaine Thomas SANKARA avait institué les " cours de solidarité" où on invitait les
    mendiants (appelés honorablement ceux qui sont dans le besoin de la solidarité des camarades révolutionnaires ) à s’y rendre pour recevoir ce que les autres ont pu déposé pour eux ! Le Front Populaire de Blaise Compaore les a fait disparaître sous la pression de "certains religieux" qui vivaient du travail de ces mendiants et qui voyaient leur moyen de subsistance menacé si la mendicité venait à être éradiquée. Sous Roch KABORE, on n’a vu ces groupes de pressions religieux ( maîtres coraniques ) insulter Mme Ilboudo/Marshall pour avoir dit certaines vérités sur le phénomène de la mendicité ! La mendicité prendra toujours de l’ampleur à cause de notre mensonge comme quoi elle est prescrite par certaines religions, comme quoi les personnes déplacées internes ont rejoint leurs villages et patati et patata !

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  • Le 10 septembre à 12:47, par Manodelaroche En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Bonjour Cher SOME,
    Vous avez vu juste ... Je valide !!! Très bonne solution ... il faut que cela se fasse vite et même très vite !!! Car, cela nous rejoindra dans quelques années si rien n’est fait pour résorber cet état de fait. Donner 10F, 100F ou 500F c’est bon ... mais c’est juste pour la journée. Et le lendemain, il faudrait encore donner puisque la même personne te tendra encore la main ... Je me suis même permis de me demander ce que fait le département ministériel en charge de ce volet social ... On a vraiment pas besoin de formation pour comprendre qu’il s’agit d’une "vrai bombe" à venir si rien n’est fait dans les meilleurs délais ... Je suis vraiment triste de constater (surtout avec la situation actuelle ...) que personne n’en parle ... Voici une vrais piste ... J’en ai à plusieurs reprise évoqué ce même sujet via Facebook mais toujours rien à l’horizon ... Merci donc aux décideurs d’agir !!! Surement que des gens en parle depuis longtemps dans les salon feutré de Ouaga mais on ne vois rien venir ...

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  • Le 10 septembre à 13:04, par jeunedame seret En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Beau message de fraternité. Que chacun le considère et s’en inspire comme commune obligation morale. Malheureusement nous sommes toujours disposés à défendre sans attaquer. Sans aucune estime ni moyens ni confiance en nous mêmes. La mendicité dans son fond est une éducation tronquée. Se passer de la morale est une fuite de responsabilité qui n’arrange personne. La preuve est là. Pourquoi encore une négligence de soins ? C’est cynique. « J’invite les hommes de média à vraiment actionner la conscience collective pour qu’on mette fin à la pratique et donne la chance à ces enfants et femmes de jouir de leurs droits sociaux, économiques et culturels ». » J’invite d’abord les hommes d’éducation comme Jean de DIEU SOMMET, à briser toujours le tabou pour inspirer et orienter. Nous avons des ministères de femmes, de religions et d’actions sociales qui doivent se démontrer ouvertement. Il faut ensuite toujours taper la table du côté des religieux et des traditionnels pour modifier les rites et effacer les mentalités. Car les mendiants de l’ISLAM sont créés et éparpillés. Les femmes qui instrumentalisent leurs enfants pour s’enrichir ont besoin d’activités, d’abris et de sensibilisation à la procréation. Et les partisans des actes mystiques pensent utiliser ces mendiants gérer leurs dossiers avec des dons ou des douah . Une mentalité à effacer. Les radios, artistes sont ici invités aussi à animer de critiques et de conseils aux hommes illettrés et bornés qui se cultivent cet esprit de gain facile. Mêmes nous les donneurs, sommes coupables ; car nos gestes créent des caprices et des empirements que nous ne pouvons plus gérer à nos dépens. Attaquons le fléau en limitant nos dons pour décourager les amateurs. C’est difficile mais possible. Sinon la « situation nous bouffera tous »

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  • Le 10 septembre à 13:06, par Alamadi seni En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Les enfants de 3 ans qui mendient vraiment c grave , un enfant avant 13 ans doit avoir toute lattention pour grandir normalement éducation loisir jeux éveil ils nont rien a faire ds la rue ! Ce sont les parents de ces enfants quon doit envoyer a la maco ! C une honte pour nos generations futurs ! Que vont devenir ces enfants ? Des voyous ? Des teroristes ? Ou tués sur la route !
    Faire des enfants et les mettre a la rue pour ramasser largent ca doit être considéré comme.un.crime ! A quand une.reelle prise de cosncience pour les enfants dafrique ? Qui va construire le pays quand nous serons plus la ? Des enfants qui mendient et qui ne sont jamais a lecole ? Il est temps de prendre ce probleme au sèrieux et de soccuper de nos generarions futures

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  • Le 10 septembre à 13:10, par saam En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Très belle alerte à prendre au sérieux vraiment.
    Je suis souvent sous stress, tantôt agacé ou découragé ou compatissant quand je m’approche d’un feu tricolore et que je les vois se ruer pour coller leur front à ma vitre à me saluer avec insistance. Parfois je donne des pièces et parfois j’en ai marre je les menace quand ça suit pas trop chez moi aussi (oui je suis triste et j’ai honte de l’avouer).
    Cela n’arrange personne, ni eux, ni nous autres qui circulons.
    Vivement que l’état se penche sérieusement sur cette situation qui nous causera du mal à tous si rien n’est fait.
    A la longue, ces personnes ne rendront que ce qu’ils ont reçu dans la rue, c’est-à-dire violence, mépris et manque de considération.

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  • Le 10 septembre à 13:19, par TANGA En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Ce mal est national et fait donc que les autorités prennent leurs responsabilités.
    Chacun peut se retrouver dans cette situation si on considère que 90% de ces gens là sont des PDIà cause du terrorisme. Donc c’est l’état Burkinabè et aussi les personnes en privé et autres qui peuvent.
    Mais comme le YING et le YANG (le bien et le mal imbriqués) l’ont démontré, parlais ces gens là peuvent se cacher où se cachent des personnes qui font la quête pour les terroristes.
    Admettons que parmis eux se trouvent des enfants et des femmes qui reversent chaque jours ce qu’ils ont eu à un patron pour la cause djihadiste. Combien auront ils amassé déjà et combien auront ils encore ?
    Pour résoudre ce problème, il faut que l’état trouve des cours ou seront amenés ceux qui n’ont pas où dormir ; ils y seront nourrit et même formés. D’aucun pourra y aller pour trouver des aides.
    Pour ceux qui sont issus d’écoles coraniques, il faudra recadrer ces écoles et leur demander d’avoir les moyens avant de prendre des pensionnaires. Par ce que si l’état se met à nourrir les pensionnaires de ces écoles coraniques, alors chacun deviendra maître coranique.

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  • Le 10 septembre à 15:44, par @@GOG En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Il suffit d’une décision gouvernematale qui les ramène autour des mosquées,et les voies seraient débarrassées.
    Mais je n’en veux pas trop au gouvernement.Puisque nous continuons à leur donner à tous les feux tricolores et autres .Je suis convaincu que si on arrête de leur donner quelques choses sur les voies,leur nombre y diminuereraient considérablement et cela ne presenterait aucun danger de circulation .
    Faites leur donc les cadeaux et faites les sacrifices autour des mosquées ;tout le monde respirerait bien.Sans rancune.

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  • Le 10 septembre à 18:01, par kenfo En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Belle analyse vraie et pertinente. Mais si l’Etat ne fais rien, qui peut faire quelque chose et quoi ?. Il faut voir où toutes ses personnes dorment pendant la nuit. Et ensuite faire travailler tout le monde durant les journées. En ville rien n’est vraiment gratuit. Toutes les politiques Sociales, de quelques bords que ce soient ce sont heurtées à la question, sans succès. Ceux et Celles qui sont en mesure de travailler doivent travailler, comme tout le monde. C’est cela aussi "VILLE PROPRE."

    Concernant Kountiala Jean De Dieu Somda, il aurait du simplement dire son nom sans tout cette litanie de titres de positions de fonctions ou de grade. Cette forme de présentation irrite les mendiants de tout acabit..

    Kenfo

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  • Le 10 septembre à 18:55, par HUG En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Le phenomene est complexe et meme tres complexe. Le.phenomene est aussi vieux queque l.humanité.On a vu en 2o18 la.puissante ministre de l action sociale avec l aide de ses cadres guidés par la recherche de nomination lancé a grande pompe l operation retrait des enfants de la rue.Ou en sommes nous actuellement ? L operation necessite d importantes ressources .

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  • Le 10 septembre à 19:03, par Ollo En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Très bel article. Malheureusement, depuis le début de la crise sécuritaire, tout est devenu Tabou au Burkina Faso. Il semble que d’autres pays ont abordé courageusement le sujet montrant par là qu’ils ont de la vision. Qu’est-ce que le Burkina attend ? Pour ma part, je crois que la réponse est la peur et l’hypocrisie. Voilà un sujet que le ministre des religions devrait aborder rapidement sinon il sera tard. Essayez de projeter tous ces enfants dans 20 ans, lorsqu’ils seront un jour confrontés à des besoins vitaux de base, que feront-ils ? Essayez de projeter les besoins sexuels, alimentaires, d’habitat etc. à celui que ne se sera pas exercé à autre chose que la mendicité. Quelles idées nourrissent-ils envers le reste de la société, que contiennent leurs regards envers celui qui n’aura pas tendu quelque chose et qui est supposé avoir quelque chose ? Leur répartition dans les villes fait qu’ils maitrisent parfaitement la cartographie et disposent des renseignements qu’ils peuvent fournir aux ennemis de la cité. Lorsque certains mettent au-devant les précarités existentielles pour justifier le terrorisme, quelles garanties ont-ils pour ceux qui squattent les rues et qui parfois ont plus de besoins existentiels comparativement aux zones rurales ? Dans tous les domaines, la fuite des responsabilités rattrapent toujours les peuples. Déjà qu’on voit des mendiants d’un âge compris entre 15 et 18 ans qui visitent les domiciles tard la nuit ou pendant les heures de service, c’est très préoccupant.

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  • Le 10 septembre à 19:27, par Esprit Paisible En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Je suis la’ pour soutenir l’idee de creer un centre d’acueil, et encourager la culture des dons individuals entre autres sources de support. Je contribuerai si un tel centre etait cree.
    J’etais a Ouaga cet ete pour des vacances et j’ai observe et vecu the phenomene. La police et les goupes de femmes et enfants mandiants competissent pour l’espace a’ toutes les intersections de la ville.

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  • Le 10 septembre à 22:18, par Le petit tranquilos En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Les musulmans ne veulent pas s’assumer. Les parents de ces enfants n’ont pas honte et pensent que ce sont les autres qui vont les rendre heureux. C’est ce que j’appelle une intelligence diabolique. Ce sont les musulmans seuls qui peuvent arrêter le phénomène car c’est par leur sous-couvert que nous voyons tout ça.

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  • Le 10 septembre à 22:23, par Floda En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Très belle analyse M.SOME, il faut que les autorités étatiques réagissent sinon nous allons droit dans le mur.Aussi, les autorités musulmanes doivent sensibiliser les maîtres coraniques à changer cette manière de faire. Pour ceux ou celles qui le font par nécessité ils doivent être recensés et accompagnés. En effet, lorsque ces enfants deviendront adultes ils ne sauront rien faire, car ils n’auront appris qu’à mendier et nous savons tous que ce sont des personnes qui verseront dans la délinquance avec le phénomène de la drogue . Vivement que les autorités prennent à bras le corps ce phénomène.

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  • Le 10 septembre à 22:40, par Dieudon En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Toute personne qui s’érige contre ce système de mendicité des enfants se heurtera au "syndicat des marabouts" et des maîtres coraniques. Ils exploitent et exploiteront ces pauvres enfants toujours avec le silence coupable de l’État. Joséphine Ouedraogo, s’y était essayé. Marshall/ ilboudo aussi. La résistance est forte, il ne pensent qu’à leurs poches, peu importe l’avenir des enfants, du pays. Les fossoyeurs du Burkina sont toujours à côté de nous. N’allez pas loin les chercher. Dieu sauve notre patrie.

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  • Le 11 septembre à 03:35, par COB En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Ils m’arrivent de penser que toute personne donnant des pièces à des mendiant aux feux tricolores contribue à les exposer aux accidents. C’est comme verser des graines sur la chaussée pour les oiseaux. Je m’excuse pour la comparaison. Donner aux mendiant au feu tricolore n’est pas un acte de charité.

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  • Le 11 septembre à 06:21, par PIONG YANG En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Merci cher compatriote. L’irresponsabilité nous bouffera avant les mendiants. Nous sommes de grands irresponsables et on s’y complait. Sous Rock à coté, lorsque la ministre ILBOUDO a voulu s’en charger, des musulmans (osons nommer les gens au nom de la vérité) se sont levés contre elle et certains ont saboter le travail. Personne n’a véritablement soutenu la dame. Nous tous d’ailleurs. Ni journaliste, ni OSC, ni écrivain. On a laisser la dame à leur merci. Elle a naturellement abandonné et nous voilà dans une situation bine pire. Ce pays et nous ses habitants ne méritons aucun pité. Censurer moi on va quitter ici.

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  • Le 11 septembre à 07:40, par sid pa yii En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Véritablement cette période de transition est propice pour résoudre ce problème de façon définitive...Cela va heurter les marabouts qui s’y opposeront vigoureusement ! Certains en ont fait une source de revenus : les enfants quittent le matin tôt le ventre creux et sont tenus de ramener chacun la somme de 500 FCFA sous peine de recevoir des coups de fouet....le repas du soir est souvent inexistant et que l’éducation coranique...inexistant également sauf à l’utiliser pour les enseigner la docilité, la soumission à eux les marabouts ! Ces pseudo marabouts sont dans les quartiers périphériques , parfois non lotis et s’occupent d’au moins une cinquantaine d’enfants ...J’ai par curiosité observer le ,phénomène et poser des questions et je puis dire que c’est la plus grande bombe qui explosera et suivra celui du foncier/ MENDICITE ET FONCIER SONT DES DOSSIERS URGENTS ET SENSIBLES QU’IL FAUDRA APURER ET LA TRANSITION EST BIEN PLAC2E POUR LE FAIRE SANS CALCULS POLITIQUES§

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  • Le 11 septembre à 08:30, par Adakalan En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Moi je pense qu’il faut introduire l’instruction religieuse dans le curricula de l’école primaire. Pour instruire les gens sur les religions même si on brandit le fait que le pays est laïc. C’est ça nos copier mal coller qui ne marche pas. C’est parceque les gens a cause de la sensibilité de la chose religieuse refuse de découvrir certaines vérités sur les religions importé et on fait ce qu’on pense comprendre là-dedans. Si on ne fait pas attention le terrorisme a des beau jour devant lui. Souvent on refuse d’affronter les vérités du présent qui deviennent des problémes de demain.
    Nous avons la chance qu’on a tout un ministère chargé des questions religieuses. Il faut couragement adresser ce questions de mendicité. D’ailleurs le profil de ces mendiants est connu. Je ne pense pas que les pays où ya pas de mendiant de ce genre Dieu soit absent là-bas. Souvent nous differons nos problémes qui finalement nous rattrape. Posons nous la simple question : que deviendront ces enfants demain ? Je précise que je ne suis contre d,aucune religion mais contre la pratique aveugle souvent de ces religions.

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  • Le 11 septembre à 11:30, par Nabiiga En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    LE PROBLÈME EST AILLEURS :

    Certes, les arguments avancés ci et là par les internautes et même l’auteur, sont tous valides car chacun y va selon sa compréhension du problème, qui pour ceci et qui pour cela et j’en passe. Moi, j’ai une vision complètment différente car je ne pense qu’à l’effet sur notre société mais toucher du doigt le problème en identifiant ces enfants mendiants.

    - Qui sont-ils ?
    - Pourquoi se trouvent-ils dans les rues en train de mendier ?
    - Où vont-ils à la fin de la journée ?
    - Pourquoi faut-il avoir des enfants qu’on est incapable de lever et d’éduquer ?
    - Pourquoi faut-il avoir deux, voire même trois femmes, tout en sachant que toutes ces femmes vont mettre au monde et les bouches, il faut les nourir ?

    La pauvreté et la mendicité, c’est nous-mêmes qui nous les imposons. Sauf erreur, je peux dire que 90% de ces enfants-là sont issues des familles musulmanes polygames où les parents ne peuvent pas payer les frais de scolarité, et finissent par les envoyer aux écoles coraniques.

    L’on ne mange pas de coran, on mange la nourriture et la nourriture, il faut l’acheter et pour l’acheter, il faut travailler.

    - Quel travail la connaissance du coran va -t-il déboucher sinon que la souffrance et une vie condamnée à la pauvrété la plus abjecte ?

    Ceux qui écument notre pays et sèment la désolation ne sont-ils pas des gradués des écoles coraniques et ne pouvant rien trouver pour se nourir, se lancent dans le terrorisme. Le problème du terrorisme ne se limite pas au manque de travail dans le sahel mais plutôt et surtout un manque d’éducation formelle qui débouche normalement à un travail rémunéré sans qu’on ne se balance pas dans terrorisme au nom de la croyance d’islam.

    Donc pour ma part, qu’on cesse de fuir la réalité pour se réfugier dans la croyance afin d’empirer le problème que nous connaissons tous.

    La polygamie oui, encore faut-il être capable de nourir et éduquer les enfants. Qu’on ferme toutes les écoles coraniques ou mieux, qu’on les associes à l’éducation formelle. Au moins, après avoir appris à réciter le coral par coeur, on peut compter de 1 à 10, peut écrire le nom de soi et avec quoi, l’on peut trouver un travail rénuméré. Voilà

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  • Le 11 septembre à 11:59, par Citoyen LAMBDA En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Merci Mr SOME . Le drame au BURKINA FASO ,c’est que nos dirigeants affectionnent toujours la politique de l’autruche pour ne jamais voir les difficultés et les problèmes .
    Voyez comment ,par cette même politique de l’autruche ,l’ancien gouvernement du MPP et même l’actuel du MPSR refusent de voir avec tout le sérieux requis la menace terroriste pour lui appliquer la solution la plus appropriée avec l’implication de toute la Nation . Les autorités nationales et les spécialistes du terrorisme burkinabè ignorent t-ils que par le biais des mendiant(e)s ,femmes ,enfants ,estropiés et autres handicapés et même des fous que le groupe BOKO HARAM a commis beaucoup d’attentats suicides au NIGERIA au bord des grandes voies ,dans les marchés ,dans les mosquées et autres endroits de regroupement.
    Effectivement ,si nos autorités ne s’attaquent pas en urgence et avec détermination à ce phénomène ,nous aurons un jour nos yeux pour pleurer en abandonné parce que nos chères autorités pensent toujours que ça n’arrive qu’aux autres . Vos proposons pertinentes que d’autres compatriotes peuvent enrichir ,sont donc les bienvenues sauf qu’au BURKINA FASO ,nos autorités n’écoutent jamais ceux qui veulent les aider par des conseils judicieux aveuglées qu’elles sont par les vouvouzelas dont la conscience est proportionnelle au volume de leur estomac d’éléphant .

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  • Le 12 septembre à 10:18, par K Parfait En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Tous les commentaires sont excellents mais ne seront lus que par ceux qui sont déjà sensibles au sujet. Très humblement je propose des actions concrètes comme une pétition pour espérer voir les autorités compétentes à se saisir de la question

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  • Le 12 septembre à 10:42, par kwiliga En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    "Oui, je sais qu’on a le choix de monter les vitres..."
    Hum, le fait que certains aient des vitres devrait aussi être pris en compte dans les composantes du problème.
    Mais bon, moi-même, j’ai un ordinateur...

    Répondre à ce message

  • Le 12 septembre à 11:31, par Wendso En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Dans l’islam, par exemple, la mendicité est non seulement une doctrine coranique, mais un vrai business pour leur clergé, et en plus de celà, on te permet d’épouser plusieurs femmes, et les musulmans croient en tout celà à la lettre, alors, toute solution à ce problème de mendicité dans les rues et artères deviendront caduque.
    Les gains faciles ne sont pas une bénédiction, puisqu’il est écrit : " tu gagneras ton pain à la sueur de ton front"

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  • Le 16 septembre à 14:12, par yano En réponse à : Mendicité groupée dans les villes du Burkina Faso : « Cette situation nous bouffera tous, si rien n’est fait »

    Juste dire que votre analyse est pertinente, merci.

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