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Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

Accueil > Actualités > Opinions • Une tribune de Sayouba Traoré • mardi 26 juillet 2022 à 20h15min
Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

Personnellement, j’ai pardonné il y a bien longtemps. Le fait que les auteurs de crimes se cachent est déjà un aveu.
J’ai pardonné, car on ne peut pas vivre au milieu de ses semblables, avec la rancœur en bandoulière. J’ai ma douleur, qui, elle, est ineffacable. Je ne vais pas porter en plus des tourments éternels.

Il y a la quête de la paix intérieure. Mais, quelque chose me gêne dans tout ça. Des gens persistent à faire de la politique politicienne avec ces crimes. Je ne peux m’empêcher de penser que tout cela est abject. Et ce n’est certainement pas ce que les Burkinabè attendaient du MPSR.

Jusque là, pas une seule fois on n’a parlé des familles. Seule la récente rencontre des chefs traditionnels a parlé des victimes et de leurs familles. C’est quoi cette réconciliation qui se passe toujours entre des gens qui n’ont subi aucun dommage ? Peut-être que je suis limité, mais je pense que Kosyam n’est pas le lieu indiqué pour une demande de pardon. C’est plutôt devant les hangars des vieux, dans les familles de ceux qui ont été assassinés.

Il reste des plaies à cauteriser. Et je redis la même demande. Qu’on nous donne les corps de nos parents. Je crois pouvoir dire que cette demande est légitime. En tout cas, on peut la comprendre.

Il faudra bien que l’on se décide à nous expliquer le lien entre cette foire de la réconciliation et la lutte contre le terrorisme. Est-ce cette question des crimes politiques qui grippe les armes de nos soldats ? Est-ce la raison qui fait que des barbus à moto tiennent tête à toute une armée de métier ?

Allons jusqu’au bout ! Les acteurs de cette réconciliation auraient-ils des relations obscures pouvant faire cesser ces attaques ? Pour être plus clair : des gens parmi nos dirigeants mettraient-ils en activité leurs amis djihadistes à des fins de politique politicienne ? Est-ce que des Burkinabè auraient le cœur de faire ravager notre pays pour des luttes de pouvoir ?

Avec le sinistre bilan des morts, les cohortes de PDI, je crois que nous avons payé cher pour avoir droit à des réponses.

Je suis sincèrement désolé, mais je ne peux pas dire autre chose.

Sayouba Traoré
Journaliste, écrivain

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Vos commentaires

  • Le 26 juillet à 20:40, par Bob En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Je peux répondre à une QUESTION, il n’y a aucun rapport entre la RÉCONCILIATION du Machin de MANEGA et DAMIBA and co et l’ÎNSECURITE et les attaques contre notre pays. La preuve ? L’attaque de Barsalogho dans la période où Kouassi Blaise COMPAORE a été exhibé à la télé. Le message était clair. Les terroristes disaient nous n’avons rien à voir avec ces farceurs. En fait DAMIBA, Lookman, le Machin de MANEGA, tous ces sorciers qui s’arc-boutent sur la RÉCONCILIATION inconditionnelle n’aiment pas le Burkina Faso. On ne peut pas mentir ainsi à tout un peuple. Même cette demande de PARDON de Kouassi Blaise COMPAORE sonne FAUX. C’est seulement la preuve que OUAGADOUGOU demeure la CAPITALE du CINÉMA Africain

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  • Le 26 juillet à 21:07, par Amadoum En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Grand frere bravo.Une fois de plus vous avez su quitter l EMOTION qui nous colle a la peau pour dire les gwê(Verité) comme disent les Ivoriens.
    Toutes vos questions sont legitimes.
    Ce a quoi sert cette foire de la reconciliation c est a la diversions.Ça permet de justifier.

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  • Le 26 juillet à 21:26, par SOME En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Sayouba tu poses bien les questions que nous nous posons tous ; et tous nous en connaissons les reponses !
    Notre probleme de fond c’est ces "...gens [qui] persistent à faire de la politique politicienne avec ces crimes}. Oui blaise connait les us et coutumes africaines, mais que nous sert-on la : ceci est signe de cela !
    SOME

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  • Le 26 juillet à 22:25, par kaboredatamanegremathieu@gmail.com En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    RESPECT À VOUS ! TRES BELLE ANALYSE ! CA CONCERNE EN CHEF LES FAMILLES ENDEUILLEES : OUMAROU CLEMENT OUEDRAOGO, LINGANI, LES DEUX ZONGO, NEBIE ....,

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  • Le 26 juillet à 22:27, par Swartskoff En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Voilà qui est bien dit. Du pré-Fespaco que le Premier Ministre Boly et son chef Sandaogo nous projettent sur un écran clair-obscur. Une lettre lue par (............le lecteur de service" comme le dirait hallade jupiter. Et pourtant la fille représentant le père comme l’architecte et metteur en scène Boly aurait l’une ou l’autre pu livrer le contenu de cette mystérieuse lettre qui irrite. on ne fait pas profil bas, on ne reconnaît rien en fait (....fautes qu’on a pu faire.....), on demande pardon par procuration, on a l’outrecuidance de soi même proclamer les bienfaits du pardon. Puis on s’applaudit sans la présence de ceux censés accorder le pardon. Hum ! Les échafaudages se suivent et se ressemblent. Que de bricolage et d’amateurisme !

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  • Le 26 juillet à 22:42, par Kenichi En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    L’auteur bde cet article a vu clair.. Évitons de faire les choses toujours comme si nous n’avons rien dans la tête.. faisons les choses dans les règles de l’art et tout va bien se passer.. franchement j’ai honte pour ces dirigeants et leurs conseillers

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  • Le 26 juillet à 22:43, par verizon En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Chapeau le journaliste pour ta plume, épaisse, simple mais pointue !

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  • Le 26 juillet à 22:51, par Mya En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Mon cher, les gens ne vont pas de comprendre et ils n’essaiyeront meme pas de te comprendre. Est-ce que vraiment la demande de pardon doit se passer a la presidence et lu par quelqu’un d’autre. Et a ecouter le texte c’est ce texte qu’il devait lire lors de son sejour en terre natale. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ?
    Et si c’est la reconcialition qui doit faire que les djadistes vont deposer les armes, alors c’est qu ’il ya deux hypotheses :
    1/ soit c’est les partisans de Blaise qui ont pris les armes pour dire que tant que Blaise n’est pas au Burkina il n’y aura pas la paix.
    2/ Ou les partisans de Thom Sank qui veulent venger leur idole.
    Et la on aura du fil a tordre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  • Le 26 juillet à 23:55, par Mafoi En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    En plus de tes questionnements justifiés,ce qui est hallucinant,grotesque dans cette histoire,c’est qu’on vient nous lire un torchon ante-daté car il suffit de se focaliser sur les premières lignes pour se rendre compte de la forfaiture,de l’escroquerie intellectuelle.En plus si ce criminel était sincère,il aurait fallu que c’est djamila qui lit ce torchon afin qu’on puisse lui accorder un peu de considération.Donc une fois de plus,damiba et son mpsr ont tout faux

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  • Le 27 juillet à 02:03, par Demande de Pardon 2.00 En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Ca c’ est une demande de pardon 2.00. Instantanee comme du cafe instantane. Tu veux oo tu veux pas oo, faut pardonner. Surtout pour des fautes qu’ on n’a pas necessairement faites, hein ! Pour des fautes que j’ ai pu commettre. Les gens ne comprennent plus le francais. Blaise n’ a pas forcement commis de crimes. Mais il demande pardon a la famille de Sankara et aux autres pour leur fils qui ont pu etre tues. Ils ne sont poas forcement tues, hein ! Ils ont peut-etre( " c’ est le sens des fautes qui ont pu etre commises).
    Et des vieux mendiants veulent nous embrouiller en disant que la justice n’est pas au dessus de la nation. C’ est la nourriture qui vous fait courir encore de facon si honteuse ou bien c’ est les glorioles a deux pas de la tombe ?

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  • Le 27 juillet à 06:57, par Dedegueba Sanon En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Grand frère, merci pour ta réaction. Une réaction sage, juste et partagée par nombre de burkinabè. Personnellement je suis comme toi, pardonnerà Blaise n’est pas aussi inaccessible que ça. Il se trouve que malheureusement, et cela depuis le fatidique 15 Octobre 87,des "nambèlès, kpakpatos, mounafica" qui gravitent autour de lui, ont mis dans sa tête qu’il est un "super chef ou Naaba" dans la pure tradition moaga. Rappelez vous, il fut un moment où Blaise se coiffait avec un bonnet de chef, sans doute ce qui a inspiré Smarty dans son Opus sur "le bonnet du chef" , que RFI "cube Maggi"(excuse moi, comme c’est ta boîte), et non moins kpakpato avait primé. À l’époque cela avait provoqué une éclosion de la chefferie sur toute l’étendue du territoire au point où mêmes les sociétés égalitaires comme celles de l’ouest, se sont trouvées des "chefs suprêmes" comme pour être les homologues des Naaba du plateau mossi. Le côté burlesque de cela, est qu’on s’est retrouvé avec des symboles de la colonisation comme les chefs de cantons devenir des " chefs suprêmes autoproclamés" à Bobo-Dioulasso par exemple. Du coup lorsque nos politiciens puisque ce sont eux qui instrumentalisent cette chefferie, viennent à Bobo-Dioulasso, ils sont écartelés entre trois chefs.
    Bref, revenons à Blaise. Donc si on lui met dans sa tête qu’il est un super Naaba, qui ne doit pas demander pardon au peuple pour ses fautes, ajouter à son caractère taciture et réservé, voir hyperorgueilleux on ne peut aboutir qu’à ce triste épilogue. Personnellement moi je n’ai aucun problème pour lui pardonner, ayant évolué loin de la sphère politique, mais force est de constater que ses conseillers, ceux qui se prétendent être ses plus proches, paradoxalement, optent comme pour l’humilier d’avantage, involontairement sans doute, en refusant le schéma juste et consensuel, pour imposer une sorte de "passage en force".
    J’avais réagi à la première tentative de Damiba en tirant sur Yero, car c’est véritablement lui qui est à la manœuvre. Car dès son retour en politique tous les burkinabè, même les plus myopes en politique savaient que Boly est revenu pour faire rentrer son patron. J’avais conclu que son premier "essai" était un fiasco total et comme s’il m’avait lu je lui avais conseillé de trouver un autre "enrobage" pour nous faire avaler cette pilule. Pour ce deuxième essai, je dirai "c’est bien mais c’est pas arrivé". Surtout que Damiba a formé un régime coloré CDP, toute chose qui braque tous ceux qui ont souffert de ce parti politique. Je vais terminer en rappelant à Boly, "qu’il ne peut pas rouler les burkinabè, comme il tromperait un peuple de bobos." Qu’il pousse son patron à affronter juste son destin, c’est ça être garçon, et je suis sûr que toutes les rancœurs fondront. Parce qu’ils furent nombreuses, les victimes de son règne et leurs familles attendent. Il faut donc craindre par la suite une série de procès qui vont lui pourrir sa retraite.
    Je reste convaincu que malgré son règne sanglant et dictatorial, beaucoup étaient prêts à tourner la page, n’eût été l’irruption de son frère qui a voulu" patrimoiniser" le pouvoir.

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  • Le 27 juillet à 07:41, par caca En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    J’ai parcouru quelques lignes du journaliste sur sa conception du pardon. Je remarque simplement que cette conception est erronée dans la forme et le fond. Le pardon aujourd’hui a plusieurs dimension sur le plan théologique comme sur le plan philosophique et sociologique. Dans le contexte actuel du Burkina, c’est le pardon politique philosophique qu’il s’agit.
    Qu’est ce que le pardon philosophique et sociologique ?
    Du Point de vue philosophique
    « Peut-on parler du pardon en philosophie ou faut-il abandonner cette notion au registre religieux ». Depuis quelques décennies, des philosophes (Henri Bergson, Hannah Arendt, Vladimir Jankélévitch, Paul Ricœur) s’efforcent d’acclimater la notion de pardon dans l’espace particulier de la philosophie, mais sans jamais l’abstraire de son lieu religieux de naissance.
    Vladimir Jankélévitch insiste sur les faux-semblants qui ne sont pas des pardons :
    - l’usure temporelle (si l’on oublie les faits, c’est tout sauf du pardon) ;
    - l’excuse (réduire la gravité des faits réduit l’importance du pardon, et ne s’y substitue pas).
    Selon Jankélévitch, le vrai pardon - le pardon scandaleux selon Kierkegaard - est celui qui est accordé à cause du crime et non malgré le crime20. Toutefois, la problématique paradoxale du pardon constitue au cœur de sa pensée une difficulté fondamentale. En effet, « il oppose le refus le plus radical au pardon des crimes contre l’humanité, puisque ce pardon ne saurait être accordé à des crimes dont les abîmes insondables et la méditation inépuisable dépassent l’entendement et hantent nos nuits ».
    Chez Voltaire le pardon est une démarche émanant philosophique dans le chapitre de la liberté dans son célèbre discours sur l’homme. Il affirme qu’il faut pardonner à l’erreur et aimer la vérité.
    Chez André comte Sponville, le dépassement du pardon d’un point de vue philosophique est la bienveillance émanent la volonté de se reconstruire malgré les plissures physiques, psychiques et spirituelles.
    Point de vue psychologique
    En psychologie cognitive
    Selon l’expérience clinique de trente ans du psychologue et professeur de psychologie américain Robert Enright et de ses collaborateurs, le pardon est un instrument de travail clinique validé par les études, qui est capable de réduire les différents malaises qui affligent l’homme spécialement dans la société moderne, peut servir aussi au bien-être physique, mental et émotif. Pas seulement : celui qui est capable de le pratiquer augmente même l’estime de soi et l’espoir pour le futur, dans le travail et dans la communauté.
    En développement personnel
    Dans les milieux du développement personnel, le pardon est abordé par plusieurs auteurs comme le moyen de se libérer soi-même de l’étau de la haine, du poison émotionnel du ressentiment, dont les effets toxiques touchent en premier chef ceux qui les cultivent. Le Don du Pardon d’Olivier Clerc ou les neuf étapes du pardon du Dr Fred Luskin, de l’Université de Stanford, représentent - parmi d’autres - des approches nouvelles du pardon accessibles à chacun indépendamment de l’adhésion à des croyances religieuses spécifiques. Pour ces auteurs, pardonner aide à vivre mieux : qui peut être heureux avec un sentiment de rancœur ? Les travaux du Dr Luskin soulignent par ailleurs l’impact important du pardon sur la qualité de vie (santé) et la longévité.
    Point de vue social et politique
    En politique
    La question du pardon se limite-t-elle à la sphère strictement privée, ou peut-elle avoir une portée sociale et politique ? La notion même de « pardon » est généralement considérée comme insolite dans le champ politique. Cependant, Hannah Arendt considère que la « faculté de pardonner » a bien sa place dans les affaires publiques. La philosophe estime en effet que le pardon peut libérer des ressources à titre individuel et collectif face à l’irréparable.
    En Droit
    La justice transitionnelle
    Le pardon est l’un des ressorts auquel recourt la justice transitionnelle, ensemble de mesures judiciaires et non judiciaires permettant de remédier au lourd héritage des abus des droits humains dans les sociétés qui sortent d’un conflit armé ou d’un régime autoritaire. Son principe est qu’en promouvant la justice, la reconnaissance des victimes et la commémoration des violations passées, on multiplie les chances de la société de revenir à un fonctionnement pacifié et démocratique.
    Démarche de repentance
    Les quatre mesures centrales de la justice transitionnelle (procès, publication de la vérité, réparations et réformes administratives) sont destinées à garantir quatre objectifs : la reconnaissance, la confiance, l’état de droit et à terme la réconciliation. Dans certains cas, les commissions de vérité et de réconciliation qui se mettent en place afin d’obtenir la manifestation de la vérité promettent une amnistie en échange de la pleine coopération des prévenus et essaient d’encourager le pardon, comme base d’un redémarrage d’une société pacifiée. C’est le pardon accordé sur le fondement de la compréhension de ce qui a poussé le coupable à agir qui est probablement celui qui assure le mieux la pacification des rapports au sein de la société, et c’est très certainement lui que les commissions de la vérité et de la réconciliation recherchent. Mieux encore, elles facilitent l’expression par les coupables de leurs regrets ou de leurs remords ; ceux-ci peuvent reconnaître leurs torts, demander pardon. Cela ne va pas sans difficulté : l’insincérité des excuses, le désir de se dédouaner de sa responsabilité sont parfois présents. L’impunité pénale – irresponsabilité pénale, amnistie, etc. – qui est parfois mise en place après le rendu des conclusions des commissions de la vérité et de la réconciliation peut s’avérer problématique.
    Un exemple dans l’Histoire : l’Afrique du Sud
    Le pardon a joué un grand rôle dans le processus de réconciliation entre les Noirs et les Blancs qui a suivi la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Les uns et les autres devaient pardonner les violences commises. Le pardon a été possible grâce à la mise en place d’une Commission de la vérité et de réconciliation, afin de reconstruire les liens sociaux qui avaient été coupés dans ces périodes troubles. L’archevêque anglican Mgr Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, et auteur d’une théologie de la réconciliation s’appuyant notamment sur le concept africain d’ubuntu, y a joué un rôle de tout premier plan, puisqu’il a été président de cette commission.
    Le cas du Rwanda
    Dans une enquête menée au Rwanda sur les discours et les pratiques du pardon après le génocide de 1994, le sociologue Benoît Guillou illustre l’extrême polysémie du mot « pardon » mais également le caractère éminemment politique de la notion. En guise de conclusion de son ouvrage, l’auteur propose quatre figures principales du pardon pour mieux saisir d’une part, les usages ambigus et d’autre part, les conditions dans lesquelles le pardon peut se faire le médiateur d’une reprise du lien social.

    La démarche de demande du pardon du président Blaise Compaoré est purement politique pour l’intérêt supérieur de la nation et Kosyan est un lieu idéal pour ça. C’est ce volet qu’il faut comprendre car le politique actuel a voulu qu’il soit ainsi.

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  • Le 27 juillet à 12:38, par WALY En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Caca, je crois que vous avez bien choisi votre pseudo parce que depuis que le Faso.net existe je n’ai jamais lu de telles insanités qu’on enrobe dans un pseudo verbiage savant. En philosophie comme en justice ou en religion, en rêve ou en réalité, je ne vois pas comment on peut OBLIGER quelqu’un à PARDONNER s’il ne veut pas. Arrêtez de vous torturer les méninges pour exempler Kouassi Blaise COMPAORE de la case JUSTICE puisqu’il a déjà été JUGÉ et CONDAMNÉ. Comment peut on nier à ce point la RÉALITÉ ? Pourquoi cet entêtement absurde ? Le PARDON ne s’impose ni se décrète. Point à la ligne.

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  • Le 27 juillet à 15:28, par Mechtilde Guirma En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Des passage que vous citez de je retiens particulièrement :

    Selon Jankélévitch, le vrai pardon - le pardon scandaleux selon Kierkegaard - est celui qui est accordé à cause du crime et non malgré le crime20. Toutefois, la problématique paradoxale du pardon constitue au cœur de sa pensée une difficulté fondamentale. En effet, « il oppose le refus le plus radical au pardon des crimes contre l’humanité, puisque ce pardon ne saurait être accordé à des crimes dont les abîmes insondables et la méditation inépuisable dépassent l’entendement et hantent nos nuits ».

    Comme disent les Dioulas : « Haya a gnanma n’teri » ! En effet mon cher ami, en lisant votre citation j’ai été prise de spasme émotionnel au ventre. Car je discutais dans le Forum sans avoir une idée même du discours de Thomas (dont Madame Sankara aurait corriger les fautes d’orthographes) qu’il devait lire le 15 octobre après son coup d’État et dont Madame Sermé née Bangoura tentait d’expliquer à ses collègues de bureau de la DAF (Direction des Affaires Financières) au Ministère des Affaires Étrangères peu avant le début des événements au Conseil de l’entente.

    Tout d’abord je n’ai malheureusement pas relevé l’adresse du site d’où j’ai téléchargé le document, mais fort heureusement il est signalé à la dernière page du « qu’il est un extrait de l’ouvrage de Denis Montgolfier édité à compte d’auteur (lire l’article de Ludovic Kibora dans la rubrique Bouillon de culture) ».
    Voilà donc le passage que je relève à mon tour et qui n’est que la confirmation des dires de Madame Sermé née Bangoura :

    […] « Il y a une urgence que nous sortions, que nous parlions, que nous rassurions notre peuple. Il y a urgence :
    Eliminons de nos rangs les fauteurs de troubles. Toutes les luttes sociales ont connu des aventuriers frauduleusement introduits. L’histoire immédiate ou l’histoire lointaine se sont chargées de les éliminer. Notre révolution avancera en se purifiant. Nous ne perdrons rien à assumer le carnage révolutionnaire sentimentalement ressenti, dans le cas d’éventuelles séparations ne sera jamais rien par rapport à ce que nous endurons en ces jours, ni ce que notre peuple souffre en ces circonstances.
    Je proposerai des sanctions » […].

    Maintenant qui pourrait répondre à ma question comme un dieu si je voulais savoir :

    « Et si Thomas Noël Isidore Sankara était en vie, au pouvoir aujourd’hui, où serait maintenant Blaise Compaoré ? ». Moi je dirai « Lui ? Comme aujourd’hui chez ses beaux-Parents » de toute manière…

    En effet Thomas Sankara dans ses discours enflammés, il n’avait pas seulement en point de mire ses collaborateurs immédiats, mais aussi des groupes religieux, traditionnels et coutumiers, et une ethnie stigmatisée, profilée.

    Je ne compte pas rentrer dans les détails. J’ai voulu montrer seulement comment l’Afrique moderne a minorisé la femme en l’éliminant des prises des décisions importantes tout en se servant d’elle pour les crimes les plus odieux. Celles qui refusent sont éliminées faute de possibilités d’exile comme les hommes qui en ont la facilité.

    Moi je n’ai qu’un vœux désormais à partir d’aujourd’hui : Si Dieu nous permet de sortir de ce bourbier, qu’un Monument soit élevé en l’honneur des trois femmes Samos mortes sur le champ de bataille politico-social, pour la paix et la réconciliation dont Anaïs Drabo tiendra la flamme. Car trop c’est trop.

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    • Le 4 août à 23:22, par Hess En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

      Madame Guirma,
      Vous êtes constante depuis des années. Malheureusement personne ne corrobore vos dires et le procès a conclu qu’il n’y avait pas de complot de 20h. Aucune preuve matérielle n’a été trouvée.
      La colère personnelle que vous avez vis-à-vis de Sankara facile trop facilement vos conclusions. Puissiez-vous vous pardonner et pardonner un jour les erreurs de jeunes trentenaires qui ont tenté de libérer leur peuple des emprises de toutes sortes. Pour l’ethnie, Sankara a d’abord été Ouédraogo. Je vous l’ai déjà dit. Sa mère Marguerite est de Loumbila.

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    • Le 5 août à 01:12, par Hess En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

      Madame Guirma,
      Vous êtes constante depuis des années. Malheureusement personne ne corrobore vos dires et le procès a conclu qu’il n’y avait pas de complot de 20h. Aucune preuve matérielle n’a été trouvée.
      La colère personnelle que vous avez vis-à-vis de Sankara facile trop facilement vos conclusions. Puissiez-vous vous pardonner et pardonner un jour les erreurs de jeunes trentenaires qui ont tenté de libérer leur peuple des emprises de toutes sortes. Pour l’ethnie, Sankara a d’abord été Ouédraogo. Je vous l’ai déjà dit. Sa mère Marguerite est de Loumbila.

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  • Le 27 juillet à 16:21, par Bestiscoming En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    Décidement j ai de plus en plus peur !!Admettons comme le font les blaiso-fanatiques que le retour de Blaise aura pour conséquence la stabilité sécuritaire du pays !!Or Kouassi Blaise n’est pas loin de l article de la mort !!Donc d ici à 5 ou 10 ans on va retomber dans le terrorisme ???ohh MY God,have mercy on us !!!but BEST IS COMING !!!!!

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  • Le 6 août à 05:13, par Mechtilde Guirma En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

    @ HESS,

    Écoutez Monsieur Hess, qu’est-ce que j’ai à avoir avec l’origine de la mère de Sankara, ou de la vôtre ? Pendant que vous y êtes parlez-moi aussi de l’origine de la mère de Blaise !!! De toute façon, je n’ai que faire de tout cela, je donne un témoignage de ce que j’ai vu et entendu. Et Dieu aidant j’ai retrouvé un document qui affirme bel et bien mon témoignage. Celui qui donne le document dit bien que c’était un manuscrit. Or ce jeudi 15 octobre, peu avant 16 heures à la DAF du Ministère des Affaires Étrangères, madame Sermé née Bangoura, expliquait ce qui devait se passer au Conseil de l’entente à 16 heures. Elle disait que c’était sa belle sœur Madame Sankara née Sermé Mariam qui était obligée de reprendre le manuscrit de Sankara parce que son écriture était mauvaise et illisible. Et elle expliquait que Sankara allait bientôt éliminer tous ces faux révolutionnaires et tous les réactionnaires :

    « Eliminons de nos rangs les fauteurs de troubles. Toutes les luttes sociales ont connu des aventuriers frauduleusement introduits. L’histoire immédiate ou l’histoire lointaine se sont chargées de les éliminer. Notre révolution avancera en se purifiant. Nous ne perdrons rien à assumer le carnage révolutionnaire sentimentalement ressenti, dans le cas d’éventuelles séparations ne sera(sic) jamais rien par rapport à ce que nous endurons en ces jours, ni ce que notre peuple souffre en ces circonstances… »

    Puis elle lança un regard bifurqué à la femme d’un officier supérieur qui n’était pas en odeur de sainteté avec Sankara, quand tout à coup les bazookas ou autres armes envoyèrent les premières salves. Elle regarda alors sa montre et s’étonna « Déjà » !!!... En tout cas quand nous avions commencé à dévaler les escaliers pour rentrer chez nous et que le Secrétaire Général Saaba Boureima nous intima l’ordre de gravir de nouveau les escaliers, je l’ai croisée au niveau 2. Elle m’a demandé ce qui se passait, de ma bonne foi, je lui ai répondu
    que le SG ne veut pas qu’on quitte. Elle a répondit que le SG a raison et que elle, en tout cas, elle veut travailler. Et joyeusement elle est retournée à son bureau. Le lendemain je l’ai entrevue noyée dans ses larmes.
    En tout cas Hess, je ne vous dirai plus jamais rien. J’ai eu déjà l’idée de ce que vous pouvez être et qui vous êtes. Qui que vous soyez, je n’ai pas ou n’ai plus de problème avec vous. Vous devez vous en prendre avec votre conscience et vous réconcilier avec vous-même. Moi j’ai pardonné, c’est le minimum que je dois à mon Seigneur après tout ce que j’ai reçu de Lui.

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    • Le 6 août à 15:45, par Mechtilde Guirma En réponse à : Demande de pardon de Blaise Compaoré : Puisqu’il faut dire quelque chose

      Et puis Hess, cessez de me rappeler que Sankara avait pour nom Ouédraogo. Ce fut pendant la révolution que je l’ai su moi. Et comme vous croyez que je ne le savais pas, je vais vous le dire. À Ouagadougou dans le quartier de mes parents, qui était un quartier avec un nom de Saint, habitaient des princes et des princesses descendant de Naba Koudoumié originaire du village de mon père, de Tèma, de Boussouma, et d’autres. Pendant la révolution avec ses tueries et ses exactions etc., un jour que je rendais visite à ma mère j’ai vu des vieilles tantes là. Comme je suis arrivée la mine triste. Alors pour me consoler elles m’ont dit ceci : « hon ! Les enfants ne vous en faites pas. Les horreurs que Sandkara dénonce de la période coloniale, c’est nous qui les avons vécus et savons ce que c’est. Et pourtant il n’en fait pas mieux. Nous nous en sommes sortis, vous vous en sortirez aussi comme nous et comme si de rien n’a été ». Et elles m’ont raconté la prophétie d’un de ces rois issus de cette descendance de Naba Koudoumié. Ce qui voulait dire qu’il y avait de cela 7 siècles. 7 siècles je vous dis. N’eût été cette révolution moi je ne l’aurai jamais su. Et à l’heure où je vous parle là je ne sais réellement pas combien de personne comme moi connaissent cette révélation. L’essentiel à savoir de cette révélation si vous voulez le savoir au lieu de me casser les tympans et de me rabâcher tout le temps avec votre ritournelle « Sankara yinyin, il se nommait yinyin », est que Sankara est la réalisation parfaite jusqu’au moindre détail de cette révélation prophétique de l’Ancêtre-roi l’un des fils de Naaba Koudoumié. Du reste d’ailleurs il y a des Sankara qui ont pris le nom de leur mère. Par exemple j’ai une de mes nièces du village qui a épousé un Kaboré dont le vrai nom était Sankara. Et l’histoire qu’elle m’a racontée (elle-même ayant reçu de ses beaux-parents) corrobore avec celle que je savais déjà. Alors Monsieur Hess tenez vous tranquille et ne vous souciez plus de ce que je sais ou non que Sankaré se nommait Ouédraogo comme sa mère. Mieux en quoi était-ce mal que Sankara se nommât Ouédraogo ? Sinon que vous vouliez me confirmer la prophétie de Naaba Sanmbraogo ?
      Sans rancune.

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