Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «On ne tombe pas dans un piège les yeux ouverts.» Ferdinand Oyono

Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

Accueil > Actualités > Société • Lefaso.net • dimanche 3 juillet 2022 à 22h30min
Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

L’Observatoire national indépendant pour une Transition réussie (ONI-TR) a animé une conférence de presse, ce 2 juillet 2022, pour faire le point de ses observations mensuelles sur la conduite de la transition. Les conférenciers ont félicité la montée en puissance des forces armées nationales dans la lutte contre le terrorisme, sans manquer d’inviter chaque citoyen à apporter sa contribution pour venir à bout du terrorisme. Ils ont aussi fustigé tous ceux qui, selon eux, veulent en découdre avec la transition et qui exigent d’elle une victoire immédiate sur les terroristes.

Malgré la résistance des forces de défense et de sécurité et la résilience des populations, l’ONI-TR reconnaît que la situation sécuritaire tarde à s’inverser, avec des attaques de plus en plus meurtrières comme celle de Seytenga. S’il est vrai que l’avènement du MPSR au pouvoir avait pour objectif de venir à bout du terrorisme, ce n’est pas une raison, pense l’ONI-TR, pour certains Burkinabè d’exiger de la transition des résultats quasi-immédiats.

« L’ONI-TR s’offusque de la mauvaise foi évidente de tous ceux qui exigent ici et maintenant à la transition, la victoire sur les terroristes alors que six années durant, le pouvoir précédent, dont nombre d’entre eux étaient des suppôts, n’a pas réussi à montrer ne serait-ce que des prémices de victoire. Ce sont ces six années d’errance irresponsable et non les cinq mois de la transition, qui ont conduit notre pays au bord du gouffre dans lequel nous risquons de basculer », a fait savoir Mahamadi Ilboudo, qui a livré la déclaration liminaire. Il a, à leur endroit, lancé un appel « à la raison et au patriotisme pour ne pas se faire les complices intéressés de ceux qui nous endeuillent et qui veulent imposer à notre pays la loi des sans-loi dont ils sont porteurs ».

Mahamadi Ilboudo, membre de l’ONI-TR, a livré la déclaration liminaire.

L’organisation s’est dit ravie de constater la montée en puissance des forces de défense et de sécurité, qui s’est traduite par la neutralisation de dizaines de terroristes ainsi que la destruction de plusieurs de leurs bases, au cours du mois de juin ; la sécurisation effective de nombreuses zones ; le ravitaillement de certaines régions et le retour effectif des populations et de l’administration dans certains villages.

En ce qui concerne la construction de l’unité nationale, la présidente de l’ONI-TR, Yvette Belem, et ses compagnons affirment que de grandes avancées ont été enregistrées au cours du mois de juin. Ils en veulent pour preuve la rencontre entre le président Paul-Henri Sandaogo Damiba et les anciens présidents Jean-Baptiste Ouédraogo et Roch Kaboré, ainsi que celle entre Jean-Baptiste Ouédraogo et Blaise Compaoré à Abidjan.

Et pour parvenir à une réconciliation nationale totale, l’ONI-TR pense qu’il n’est pas nécessaire de continuer sur « la voie sans issue de vérité-justice-réconciliation ». Il préconise plutôt de passer la case justice pour aller directement au pardon. « Des exemples à travers le monde montrent à souhait que des peuples ont opté avec succès, de passer la case justice pour aller directement au pardon et sont actuellement en paix malgré des milliers, voire des millions de morts. On peut citer l’Algérie avec les deux millions de morts des GIA ; le Nigéria avec les deux millions de morts de la guerre du Biafra ; la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, etc. », argumentent les conférenciers.

Yvette Belem, présidente de l’ONI-TR.

Pour arriver au pardon, plusieurs actions sont proposées. Ce sont notamment l’arrêt de tous les procès à caractère politique, l’arrêt de l’exécution de toutes les peines à caractère politique (donc la libération de tous les condamnés pour des délits à caractère politique), le retour de tous les exilés politiques depuis 1960 au nombre desquels le président Blaise Compaoré, le vote par l’Assemblée législative de transition d’une loi d’amnistie et l’adoption d’un calendrier électoral consensuel.

Evoquant le sommet de la CEDEAO qui s’ouvre ce 4 juillet 2022, l’ONI-TR, qui regroupe plus d’une centaine d’associations, espère que le Burkina Faso parlera d’une même voix à cette rencontre. Il dit soutenir le gouvernement dans sa démarche d’un compromis dynamique qui ne fait pas de fixation sur la durée de la transition.
L’Observatoire national indépendant pour une Transition réussie (ONI-TR) a aussi saisi l’occasion de cette conférence de presse, pour faire le bilan des activités menées au cours du mois de juin.

Il s’agit essentiellement de la création de brigades dans les douze arrondissements de Ouagadougou dans le cadre de l’opération Mana- Mana, du lancement de l’opération « 300 kiosques et 300 prêts pour 300 femmes et jeunes entreprenantes et entreprenants au plan national » et d’audiences auprès du ministre de la Réconciliation nationale et celui de l’Action humanitaire pour solliciter leur accompagnement dans la mise en œuvre des projets portés par l’organisation.

Armelle Ouédraogo/Yaméogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 3 juillet à 10:56, par Jean MOULIN En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    A quoi jouons-nous dans ce pays ?
    A lire M. Mahamadi ILBOUDO, mes larmes coulent. Pourquoi passons-nous le temps à accuser chaque fois les prédécesseurs alors que nous demandons la réconciliation ?
    Ne pouvons-nous pas dépasser nos querelles pour nous unir afin de sauver la Patrie qui est en voie de disparition ?

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 11:07, par Bigbale En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Heee Burkinabe ! Mr Sandaogo a pourtant dit face aux chefs coutumiers qu’il faut qu’à un certain moment, il faut que les "Burkinabe se regardent dans les yeux" et ceci veut dire qu’il faut se dire la vérité, qui appeler la justice, la demande de pardon et le pardon lui-même viendra naturellement ! Et vous, toute honte bue, avec des passes bien remplies, vous venez raconter des inepties pendant que des innocents qui n’ont rien à voir avec vos calculs politiques, regardent mourir leurs êtres chers. Dieu vous voit ! Bon courage !

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 12:01, par Hore gari En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Je pense que l’oni- tr pouvait faire l’économie de cette conférence de presse. Comment peux t on se passer de justice avec tous ces crimes de sang sous le régime Compaoré ? Ayez un peu de décence et respecter les mémoires des défunts et des parents des victimes . Et ne comparer pas ce qui n’est pas comparable . Le Burkina sous Blaise et l’Algérie avec les GIA ,vous devriez aller vous documenter davantage. Et Blaise est condamné pour le procès Sankara et il.va payer ,point !! Et il devrait l’être pour bien d’autres choses encore et ce ne sera que ju
    stice.
    Connaissez vous le syndrome du mort au kilomètre ?

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 12:44, par Le Vigilent En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    L’ONI-TR, comme vous le dites, regroupe plus d’une centaine d’associations. Si cela est avéré, on se alors pourquoi il y a moins de cent personnes dans la salle ? Est à dire qu’un très grand nombre des associations n’ont pas été associées à l’organisation de votre conférence de press, ou ont tout simplement désapprouvé le contenu de votre message ?
    Si vous pensez que vous pouvez faire massacrer impunément des gens sous le prétexte que c’est pour des raisons politiques, vous vous trompez lourdement. Si l’on doit suivre votre logique, l’on devrait libérer tous les présumés terroristes détenus dans les prisons de haute sécurité, car ils défendent eux aussi une certaine ligne politique. Vous croyez que les responsables des crimes politiques dans les pays où un pardon leur a été accordé ont passé le temps à nier leur responsabilité dans ce crimes et allant même jusqu’a narguer ceux qui demandaient la vérité sur ces crimes ? Pensez-vous que le spectacle que Gilbert Diendere nous a offert à sa sortie du tribunal après sa condamnation à perpétuité ressemble à une demande de pardon ? Vous croyez que le refus de répondre à la convocation du juge est une façon, pour Blaise Compaore de reconnaître son tort et de demander pardon pour sa responsabilité dans l’assassinat de Thomas Sankara et de 12 de ses compagnons, le 15 octobre 1987 ?
    Si vous croyez que les burkinabé peuvent accepter de pardonner des criminels de droits communs tout simplement parce qu’ils ont joué un rôle politique dans ce pays, vous vous trompez. Ceux qui rêvent d’amnistie à travers des “appels je ne sais d’ou” ou autrejeux de Dginamori se trompent.

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 13:08, par OUEDRAOGO Joachim En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Un pardon ne se décrète, n’est pas imposé de manière autoritaire par un acte administratif ou judiciaire. C’est la victime qui accorde le pardon au bourreau. Comment poser des actes en direction des victimes pour apaiser leur coeur et les amener de manière consciente, délibérée et sans pression à accorder le pardon. Les autres citoyens ne peuvent que accompagner ce pardon accordé par les victimes à leurs bourreaux.
    Commençons par des actions en direction des victimes meurtries au lieu de croiser les bras et passer tout le temps à vociférer "pardon pardon et pardon ".
    VIVE la réconciliation mais pas la réconciliation institutionnelle.

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 14:00, par Adjara En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    C’est pas mauvais ça !
    Ainsi la vendetta serait privilégiée et légitimée. les parents des victimes opteront de se venger par tous les moyens et ce jusqu’au dernier membre de la famille. Imbécilité chronique généralisée, multidimensionnelle et générationnelle.

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 14:22, par momine En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    pas question.la cle du development passe par la justice.q les burkinabe apprennent a assume leurs responsabilities..il faudrait egalement pardonner ceux qui ont des problemes avec la justice.sinon l pardon EST trop facile.dans la vie ,il y a des regles.la paix durable passe par l respect de ces regles.nul n,est au dessus d ces lois... un vrai burkinabe doit assumer c,est ca etre intergre.on n deviant pas Homme quand on veut mais en s,assumant.de grace apprenont nous a nous assumer.

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 16:12, par Peuple insurgé En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    C’est ce genre de comportement et d’idées qui ont renforcé l’impunité et le terrorisme dans notre pays. Pourquoi nous les burkinabè sommes nous comme ça ? La honte ...

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 17:09, par Pierre En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Évitez de raconter des mensonges ! Le nombre de morts s’élève à 150.000 personnes en Algérie à cause du terrorisme et non 2 millions ! Vous voulez refaire le même cirque la journée nationale du pardon en 2001 ! Soyons sérieux, on ne peut pardonner à quelqu’un s’il n’explique pourquoi il a fait ceci ou cela. L’adage dit qu’une faute avouée est déjà à moitié pardonnée. Mais, les exilés sont des couards car ne veulent pas venir s’expliquer !

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 18:53, par lepaysvamal En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Ça fait vraiment pitié au Burkina Faso. Tous les moyens sont bons pour arracher quelques billets avec les autorités en place même s’il faut vendre sa dignité. Comment des personnes sensées peuvent proposer des inepties pareilles ?
    C’est qui on pardonne ? autrement dit, qui demande pardon ?
    On pardonne à celui qui est en faute. Et celui-ci doit reconnaître son tord et demander pardon. Ainsi le pardon peut être donné. Le contraire sera une insulte aux Burkinabé et cela ne fait que creuser davantage la fracture sociale.
    De grâce arrêtez de nous provoquer

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 20:40, par Le radical En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Le mal principal du Burkina s’appelle corruption ! La plupart des membres des OSC sont des opportunistes et des arrivistes sans vergogne du même acabit que les différents dirigeants donc il faut un changement radical dans ce pays ! S’ils parlent de passer la case justice pour aller au Pardon c’est qu’ils ignorent la douleur qu’on ressent quand on perd un parent sans pouvoir faire le deuil vu qu’il ait été victime de disparition ou enterré de façon secrète ! Le véritable terreau du terrorisme c’est l’injustice sociale ! Le peuple Burkinabé est épris de justice !!!!

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 21:42, par Bob En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Le centre nord du Burkina connaissait quelques problème d’insécurité comme toutes les régions de notre pays, puis il y eut le genicide de Yirgou que ROCH sous l’influence de quelques NABA corrompus et de ses proches choisit d’ignorer, signant le plus grand CRIME de sa présidence. Dès lors, les enfants, parents, amis des victimes prirent les armes et transformèrent la région en enfer. C’est ce que vous voulez pour le Burkina ? Comment pouvez-vous sacrifier le Burkina pour faire plaisir au satanique Blaise COMPAORE qui compte les jours qui lui restent. Comment pouvez-vous vous moquer ainsi de la JUSTICE de notre pays ? Je pense que toute personne qui remet en cause les décisions de justice doit être arrêté. En quoi l’assassinat de Norbert Zongo, le juge NEBIE, Dabo Boukari et tant d’autres est il politique ? Si vous pensez que l’IMPUNITE est une option viable pour le Burkina, alors faites gaffe, il se peut que DEMAIN vous soyiez victimes. Qui êtes vous, qu’avez-vous fait pour ce pays pour vous autoriser à parler pour le Burkina Faso ou le peuple burkinabé ? Le MPSR est encore plus stupide que le MPP et le CDP qui ont instrumentalisé en vain des centaines d’organisations fantoches comme la vôtre. Que DIEU protège le Burkina contre des individus comme maître Pacere, Lookman Sawadogo, Mathias TANKOANO, Yvette BELEM et autres thuriféraires du MPSR, de Blaise et autres.

    Répondre à ce message

  • Le 4 juillet à 08:34, par Bessida En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Dans nos communautés ( maison, famille, quartier, villages) d’aujourd’hui et d’hier, celui ou celle qui a commis un crime le reconnaît en premier lieu, demande pardon à la victime qui est libre de pardonner ou pas. Quand la victime rejette le pardon, il revient au criminel de solliciter le concours d’un intermédiaire. Dans certains cas très graves, le criminel passe l’intermédiaire dès la reconnaissance de son crime.
    Dans la République, toute personne victime d’un crime a le droit de passer par les juridictions pour réclamer justice et éventuellement réparation.
    Pour ce qui concerne les crimes de sang commis par le l’ex-président Blaise Compaoré et son équipe d’exécutants, l’affaire étant pare la justice les conclusionss’imposent à tous ( OSC pro- putschiste, Appel de Manéga,etc). Libérer des criminels avérées au prétexte qu’il s’agit de dossier politique un in grave déni de justice et une véritable moquerie de notre système judiciaire.
    Si Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré, Djibril Bassolé et les éxécutants du RSP veulent demander pardon, que chacun d’entre eux s’adresse à leurs victimes qui sont libres de pardonner ou pas.
    Ce serait seulement si les victimes s’accordaient alors à accorder le pardon à leurs bourreaux qu’au niveau de l’État on pourrait imaginer la possibilité d’une grâce, à condition que les victimes qui auraient accordé le pardon le veuillent.
    Arrêtez donc d’épargner le Burkina de vendettas en fonction du rapport de forces du moment.
    Si à la faveur de la détention du pouvoir par le mpsr, allié du clan Compaoré se donne le droit d’amnistier les les commanditaires du carnage du Conseil de l’Entente, il est clairement entendu que l’arrivée d’un autre pouvoir, la possibilité de poursuivre la pratique du rapport de forces. Et l’instabilité se poursuit, fruit de l’injustice
    Que Blaise Compaoré rentre pour purger simplement sa peine à vie, que Diendéré continue sa purge à vie, que Bassolé et autres rsp responsables des tueries purgent les leurs jusqu’au terme de chacun !!!

    Répondre à ce message

  • Le 4 juillet à 11:08, par PLUSJAMAIS En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Vraiment je ne comprends plus rien au Burkina Faso. N’importe qui se lève et à travers une organisation fantoche qu’il crée et fait sa conférence de presse où il débite ses inepties. Vous devez certainement être une OSC créée ou à la solde du MPSR. Il n’y a aucun doute la-dessus. Comment on peut dire que l’armée monte en puissance aujourd’hui quand les massacres de notre population s’accentuent plus qu’avant ? Non vous avez perdu la tete. Mr Mahamadi. Vous n’êtes pas du tout honnête. Vous êtes malhonnêtes au plus haut degré quand vous venez demander l’élargissement de votre poulain Blaise Compaoré. Vous devez manger surement dans les crimes de sang que votre poulain vous rapportait depuis ses 27 ans de dictature malheureusement interrompu en fin 2014. Pardonner tous ses crimes et marcher sur une justice qui l’a condamné ? Dans ce cas toutes nos prisons civiles comme militaires devraient être vidées car tous les crimes ou forfaits ont toujours été politiques. Je crois que vous devez etre réaliste Mr Mahamadi. Si nous voulons que les choses changent et ne se repetent plus il ne faut pas encourager l’impunité. PLUSJAMAIS

    Répondre à ce message

  • Le 4 juillet à 11:47, par Passakziri En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    j’aurais voulu réagir en argumentant mais je pense que ca ne vaut pas la peine, parce que nous avons manifestement à faire à des gens de mauvaise foi.
    La seule question que je voudrais poser à ces citoyens d’un autre siècle c’est qu’est-ce qui leur permet de se substituer aux victimes et/ou leurs ayant droits pour imposer un pardon ? En quoi le pardon est une question qui dépasse les individus ? le pardon ne peut être convenue et consentie par la victime qui est la seule à definir les conditions dans lesquelle il pardonne ... ou non.
    Donc quittez dans ca.

    Passakziri

    Répondre à ce message

  • Le 4 juillet à 12:51, par Nayda En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    C’est vrai que chacun est libre d’opiner mais entre nous, est-ce que ces gens sont sérieux au point même ou le faso.net accepte publié de telles élucubrations ? Evidemment quand on est du coté des bourreaux, c’est comme ça on réfléchit donc ne soyez pas étonné de croiser sur votre chemin les victimes….

    Répondre à ce message

  • Le 4 juillet à 16:30, par Pimus En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    1°) « S’il est vrai que l’avènement du MPSR au pouvoir avait pour objectif de venir à bout du terrorisme, ce n’est pas une raison…..d’exiger de la transition des résultats quasi-immédiats » : il faut plutôt comprendre que les Burkinabè exigent un recentrage du MPSR sur la lutte contre le terrorisme, vu qu’on observe qu’il est en train de s’investir dans le jeu politique afin de s’installer durablement au pouvoir.

    2°) « L’ONI-TR s’offusque de la mauvaise foi évidente de tous ceux qui exigent ici et maintenant à la transition, la victoire sur les terroristes alors que six années durant, le pouvoir précédent, dont nombre d’entre eux étaient des suppôts, n’a pas réussi à montrer ne serait-ce que des prémices de victoire. Ce sont ces six années d’errance irresponsable et non les cinq mois de la transition, qui ont conduit notre pays au bord du gouffre dans lequel nous risquons de basculer » : vous oubliez royalement que dans cette lutte, on a à faire au même maitre d’œuvre et donc que les échecs lui sont imputables à 70 - 80%. Désormais, le maitre d’œuvre assure lui-même la maitrise d’ouvrage et a promis de nous revenir en début septembre 2022 avec des résultats. En lui souhaitant plein succès, attendons donc de voir ce qu’il nous montrera en termes de prémices de victoire et d’inversion de la situation.

    3°) « Il a, à leur endroit, lancé un appel « à la raison et au patriotisme pour ne pas se faire les complices intéressés de ceux qui nous endeuillent et qui veulent imposer à notre pays la loi des sans-loi dont ils sont porteurs » : c’est comme si les patriotes se recensent uniquement parmi ceux qui tiennent un discours en phase avec celui des tenants du pouvoir. C’est un raccourci très dangereux et incontestablement réducteur de l’engagement et des efforts des autres acteurs.

    4°) Pour le reste de la déclaration, j’ai eu l’impression d’un mélange cogité et déjà distillé par Damso, Herman et bien d’autres.
    Bon courage !!!

    Répondre à ce message

  • Le 4 juillet à 16:49, par Sniper En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    C’est ce genre de posture qui est à l’origine de notre sous-développement (prêtez-moi le mot). Le Burkina Faso est le pays qui est toujours parmi les premiers à implémenter toutes les politiques et législations avant-gardistes, mais le dernier au jugement dernier. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que nous Burkinabè voulons toujours une chose et son contraire. On se satisfait d’inaugurer les chrysanthèmes, on classe tout dans les tiroirs puis on navigue à vue. Dans note errance, nous allons jusqu’à oublier que nous fûmes champ-école pour des pays frères que nous partons ensuite visiter afin d’apprendre de ces derniers. En résumé, nous ne faisons que tourner en rond sans fin. Même les toupies s’arrêtent à un moment donné. Comment pouvons-nous nous en sortir avec un tel état d’esprit ?

    Répondre à ce message

  • Le 6 juillet à 10:08, par Dibi En réponse à : Situation nationale : L’Observatoire national indépendant pour une transition réussie propose d’aller directement au pardon

    Au train où vont les choses, il serait indiqué que le Fasonet ne publie plus des Comptes-rendus écrits par ses pigistes ou journalistes aux comptes d’agitateurs en manque de visibilité !
    Pour toutes ces raclures politiques ou des OSC, c’est très confortable de se mettre en scène aux moyens de comptes-rendus de journalistes du Fasonet. Parce qu’on sait que parmi tous ces gens qui s’agitent dans le débat politique, aux moyens de vos comptes-rendus, ils sont nombreux et bien inaptes à produire et à poser par écrit, un positionnement politique pertinent ! Il est donc facile pour eux, de passer par les journalistes du Fasonet, pour participer au tintamarre de platitudes que débitent des tas de vendu(e)s, d’incompétent(e)s et de pourritures en quête de notoriété. Ces gens sont inaptes à penser par eux-mêmes, un écrit politique de positionnement personnel, digne de ce nom et qui tienne la route. Ces gens ne sont mus que par la politique du ventre, des renvois népotiques d’ascenseur, des liens familiaux ou ethnocentrés réactionnaires. Enfin, l’appartenance ethnique ou non, à une majorité politique et démographique n’autorise aucune élite politique et intellectuelle à piétiner les institutions républicaines de ce pays de toutes nos diversités culturelles !
    Bien évidemment, quand on est englué dans la méconnaissance crasse de l’Histoire, de ce qu’est une nation tenue par Etat néocolonial maffieux, corrompu et criminel ; quand un voisin, un proche, un ami ou une amie, un jeune connu, n’est pas tombé mort, suite à la brutalité du régime du satrape Kouacou Blaise Compaoré, on peut tranquillement s’asseoir, la panse pleine, la poitrine haute et débiter des platitudes par la moelle épinière mise à la place du cerveau !
    Comment peut-on penser possible "d’aller directement au pardon !" Une drôle de façon de penser la Réconciliation avec un satrape !
    Ah, oui, vous allez maintenant imposer le pardon ? Ce classique des cours féodales où c’est le roi, le Naba qui décide des termes du règlement, des peines et du bourreau pour la victime !
    Un peu de modestie, Mmes et Mrs, car vous, Kouacou Compaoré, nous tous dans ce pays, sommes tous mortels ; et personne n’est indispensable à notre peuple !
    Politiquement, il n’est jamais bon d’être arrogant ou imbécile à insulter la mémoire historique d’un peuple. Ce n’est pas ainsi que Kouacou Compaoré fera son retour. Ce retour sera bien problématique, s’il est entouré par des raclures de votre genre ! Vous faites comme s’il était indispensable à nos existences ! Lui qui est sorti ici, dans les cantines de l’armée française pour la Côte d’Ivoire ! Et ce sont ses décennies de malfaisance et de turpitudes politiques en interne et en externe qui le rappellent à nous ! Alors de grâce, soyez modestes et n’insultez pas l’Histoire, car la justice, même faible ou corrompue, existe encore dans ce pays, au nom de notre peuple et ne saurait être mise à la botte de vendu(e)s imprégné(es) de logiques ethnicistes que prônent tous les Féodaux et pourritures de notre pays !
    Enfin, l’appartenance ethnique ou non, à une majorité politique et démographique n’autorise personne, aucune élite politique et intellectuelle à piétiner les institutions de la républicaine de ce pays de toutes nos diversités culturelles !
    Kouacou Compaoré et tous ceux et celles qui l’ont servi dans la malfaisance criminelle et la certitude de l’impunité, doivent se raviser, garder raison et penser avec sa tête et non avec sa moelle épinière !
    Ne l’oubliez jamais !
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Circulation routière au Burkina : Ouagadougou, capitale des paradoxes
Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré
Startup Challenge, édition 2022 : La 5e phase d’accélération et de mentoring des projets officiellement lancée
Port de casques à Ouagadougou : « C’est trop protocolaire », estime Thierry Drabo
« Projet Lönni » : Quand l’art efface le handicap
Lutte contre la cécité au Burkina : Le ministère renforce les capacités des attachés de santé en ophtalmologie sur la correction des vices de réfraction
Burkina/Santé : Les responsables du ministère de la Santé outillés à la planification sensible au genre
Communications électroniques au Burkina : Les pratiques et les préoccupations à la loupe des acteurs
Santé publique : Le Burkina se dote des plans d’urgence pour ses frontières
Burkina/humanitaire : Titao, il faut parer au plus pressé !
Cosmétique au Burkina : « Ajaderm skincare by nature », la marque qui veut lutter contre la dépigmentation
Action humanitaire : 3TV et Wat FM lancent l’opération « Coup de cœur pour les PDI »
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés