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Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

Accueil > Actualités > Opinions • • mardi 14 juin 2022 à 21h30min
Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

Dans cette tribune parvenue à notre rédaction, un citoyen attristé par l’attaque de Seytenga propose des pistes pour comprendre les attaques terroristes contre les populations civiles.

Le Burkina Faso vient encore d’être endeuillé par une attaque terroriste complexe coordonnée qui a couté la vie à une cinquantaine de civils, en particulier des hommes, à Seytenga, une bourgade située à environ 45 km de Dori à la frontière entre le Burkina Faso et le Niger. Dans la même localité, quelques jours auparavant, des hommes armés non identifiés (très probablement des militants d’un des groupes dits djihadistes qui opèrent dans la région des trois frontières) avaient tué 11 gendarmes et quelques civils, puis emporté des centaines de têtes de bétail.

Cette attaque ciblant non seulement le système de défense du pays mais aussi des civils non-combattants – une violation flagrante du droit international humanitaire –rappelle d’autres attaques : Solhan dans la province voisine du Yagha en juin 2021 (130-160 morts), l’attaque barbare, désespérée contre des civils qui a tué au moins 31 femmes le 24 décembre 2019 ; l’interception et le massacre des habitants (surtout des hommes) de Madjoari qui essayaient de fuir leur village sous contrôle des djihadistes (plus d’une cinquantaine de morts), des fusillades dans les marchés de Nagraogo (32 morts), Silgadji (39 morts), ou dans des lieux de cultes (églises et mosquées).

Ces attaques contre les civils sans défense sont parmi les plus meurtrières ; elles sont aussi celles que les groupes terroristes revendiquent le moins car ils savent que cela nuirait à leur image. Face à de telles attaques, des questions se posent : 1) pourquoi les groupes terroristes en général, et les groupes djihadistes en particulier qui disent officiellement combattre les forces armées du gouvernement, s’en prennent à des civils ? ; 2)comment savoir qui est exactement responsable de ces tueries ?, et 3) que peut-on faire pour arrêter, ou au moins réduire ces attaques contre des civils ?
Ce sont là des questions complexes dont la réponse nécessiterait une longue analyse que nous ne pouvons pas faire dans une tribune comme celle offerte par Lefaso.net. Mais, nous essayerons de partager quelques résultats de nos recherches ici dans l’espoir que cela jettera un peu de lumière sur de telles attaques et aidera à les prévenir.

1. Pourquoi les djihadistes attaquent des civils ?

Les recherches sur le terrorisme, un des sujets les plus difficiles de la recherche sur la paix et la sécurité internationale, s’accordent sur un point, malgré les divergences entre les experts : le terrorisme est essentiellement une tactique de guerre asymétrique à travers laquelle la partie la plus faible militairement agresse de façon indirecte son adversaire (généralement un gouvernement) ou cherche à faire pression sur lui pour obtenir des concessions politiques en utilisant stratégiquement des attaques violentes, planifiées contre des civils. Les terroristes le font dans l’espoir que les médias diffuseront la nouvelle et que cela leur permettra d’attirer l’attention du public au niveau local et/ou international pour faire reconnaître leur cause.

Les attaques contre les civils sont aussi pour les terroristes un instrument de contrôle social, en accord avec leur idéologie (par exemple l’idéologie salafo-djihadiste), qui permet de punir ceux qui n’obéissent pas à leurs exigences ou qui coopèrent avec le gouvernement et tous ceux qu’ils perçoivent comme ennemis en vue de dissuader d’autres d’imiter ces derniers.

Mais parfois, les attaques contre les civils ne sont pas directement motivées par l’idéologie des groupes terroristes mais simplement par le désir de gain financier, des raisons d’ordre psychologique, personnel, des règlements de comptes, des représailles, des raisons mixtes ou floues, ou le fait d’éléments incontrôlés par leur hiérarchie.

De même que les gens deviennent djihadistes pour de multiples et diverses raisons, de même il n’y a pas une seule raison qui justifie leurs attaques sauvages contre des civils même si le plus souvent ces attaques visent à discréditer les gouvernements en montrant aux populations civiles qu’elles ne peuvent pas compter sur ces gouvernements (« apostats ») pour les protéger. Dans une étude que nous finalisons, nous montrons plus en détail, a travers des analyses qualitatives et quantitatives complexes, le raisonnement qui, dans la plupart des cas, guide les djihadistes au Burkina et dans le Sahel ouest-africain dans leur violence organisée contre des cibles civils.

Cette étude s’appuie non seulement sur les résultats de recherches antérieures mais aussi sur des enquêtes et des interviews réalisés au Burkina et dans d’autres pays du Sahel. Par exemple, lorsque nous avons demandé aux répondants au Burkina pourquoi les groupes armés dits djihadistes attaquent certains civils et pas d’autres, 31% ont indiqué que c’est parce que ces civils soutiennent ou collaborent avec les FDS ; 20% pensent que c’est parce que ces civils refusent de les rejoindre et de le soutenir, tandis que seulement 14-17% pensent que les djihadistes attaquent les civils pour des raisons religieuses, par exemple, parce qu’ils considèrent ces civils comme des chrétiens ou de faux musulmans.

En réponse à la même question posée sous d’autres formes et avec des choix de réponse légèrement différents, les répondants majoritairement ont indiqué que les civils sont attaqués parce que les djihadistes veulent les contraindre à les soutenir ou veulent que les médias parlent d’eux (voir figure ci-dessous).

Quant à savoir plus généralement pourquoi les djihadistes attaquent le Burkina Faso, certains pays, et pas d’autres, les répondants dans leur majorité pensent que c’est parce qu’ils veulent contraindre le gouvernement à faire ce qu’ils veulent (31%), punir le gouvernement pour s’être joint à des puissances étrangères pour les combattre (20%), et enfin parce que le gouvernement n’essaie pas de négocier avec eux (19%).

Ces réponses ont été corroborées dans les entretiens approfondis par d’autres répondants. Elles vont aussi dans le sens des résultats de recherches effectuées dans d’autres pays comme le Niger et d’autres régions du monde. Maintenant, reste une autre question importante dont la réponse aidera les gouvernements dans leurs efforts pour lutter contre le terrorisme et protéger les populations civiles : qui est l’auteur des attaques contre les civils ?

2. Qui est responsable de tels massacres ?

L’attaque de Solhan avait été attribuée à des enfants de 12 à 14 ans, drogués, endoctrinés, et utilisés par Moujai Al Qaida, un groupe affilié à Al Qaida. Quant aux attaques de Seytenga, d’Arbinda et de Madjoari, elles semblent porter la marque de l’Etat Islamique dans le Grand Sahara, si l’on en juge par leur mode opératoire et la cartographie des activités de ce groupe.

Mais les données et les recherches sur le terrorisme à travers le monde nous apprennent que la plupart des attaques terroristes sont perpétrées par des auteurs dont l’identité est difficile à établir avec certitude. Sur environ 157.444 incidents terroristes enregistrés dans les différents pays par la base de données mondiale du terrorisme entre 1970 et 2015, les chercheurs, malgré tous leurs efforts, ont été incapables de dire exactement quel groupe terroriste spécifique étaient responsables de plus de la moitié de ces incidents. Les données montrent qu’il est plus difficile de déterminer l’identité des auteurs des attaques terroristes contre des cibles civiles, car de telles attaques sont rarement revendiquées.

Ce « dilemme de l’attribution », comme l’appelle Martha Crenshaw, persiste de nos jours malgré le raffinement de nos outils d’analyse.
Cela ne vaut peut-être pas toujours pour tous les cas d’attaques terroristes au Burkina et dans la bande Sahélienne, mais l’on conviendra qu’il est difficile de protéger efficacement des civils contre des bourreaux que l’on a du mal à identifier avec certitude, qui peuvent attaquer n’importe quand par surprise et s’évaporer dans la nature.

Cela explique en partie – sans excuser les défaillances de nos Etats – comment les différents gouvernements du monde ont de la peine à protéger leurs populations contre le terrorisme, même si la qualité des services de renseignement et de l’équipement des forces armées permettent à certains comme les USA, la Russie ou Israël de faire mieux que d’autres dans ce domaine.

Il est évident, dans ces conditions, qu’un gouvernement, quel que soit le niveau de sophistication de son système de défense, peut difficilement protéger des civils quand ceux-ci ne l’aident pas à les protéger en coopérant pleinement. Ayant bien compris cela, les groupes terroristes qui utilisent les civils comme bouclier humain et comme moyen de pression contre les gouvernements, font tout pour dissuader les civils de coopérer avec les forces de défense et de sécurité (FDS).

Tout comme le gouvernement, ils savent que sans le soutien et la coopération de la population, ils ne peuvent pas parvenir à leurs fins. C’est pourquoi ils punissent sévèrement les personnes et les villages qui refusent de les soutenir et qui coopèrent avec le gouvernement. Là se trouve une des clefs, mais pas la seule, pour comprendre pourquoi, ils attaquent parfois, de façon ciblée ou sans distinction, des habitants d’une localité donnée.

Globalement, en analysant les différentes attaques qui ont été enregistrées au Burkina et les pays voisins depuis 2015 jusqu’à nos jours, les revendications de certaines attaques et le mode opératoire de leurs auteurs, certains experts ont pu cartographier les groupes djihadistes suivant leurs zones d’influence au Sahel et ailleurs en Afrique (voir carte ci-dessous).

Pour le Burkina, on s’entend entre experts pour dire que l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) opèrent dans les régions frontalières entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali où ils attaquent civils et militaires, se combattent souvent, pillent, violent, et massacrent des populations civiles.

Sur ce sujet, le témoignage d’un élu local de Dori à propos du récent massacre de civils a Seytenga est éloquent : « Ils [disait-il en se réfèrent à l’Etat Islamique dans le Grand Sahara] ont une base près de Seytenga à la frontière nigérienne, où les postes-frontières ont été désertés (…). Seytenga est un carrefour du commerce transfrontalier, et c’est une commune stratégique, pour le marché du bétail comme pour les trafics divers des groupes armés terroristes. »

Ayant fait allégeance à l’Etat Islamique, les leaders et les militants de l’EIGS ont naturellement adopté certains éléments idéologiques et certaines pratiques de l’Etat Islamique, lequel est plus radical qu’Al Qaida et s’est illustré en Iraq et en Syrie par des attaques brutales contre les civils, y compris en crucifiant, décapitant, et brûlant vives certaines de leurs victimes civiles. Il y aurait beaucoup à dire sur ce que les djihadistes au Sahel doivent à leurs maitres à penser du point de vue idéologique et stratégie militaire. Mais tournons-nous vers notre troisième et dernière question : que peut-on faire pour mettre fin à ces massacres ?

3. Protéger les civils contre les terroristes : un casse-tête

Il faut le dire tout de suite : la technologie, l’équipement et la formation militaires peuvent certainement aider à protéger plus efficacement les civils dans les régions souffrant de violence terroriste. Mais, cela coute très cher, et ni des militaires bien formés et équipés, ni la technologie ne suffisent pour protéger les populations civiles contre le terrorisme à 100%. Même les gouvernements qui font mieux que les autres dans ce domaine n’obtiennent pas 100% de succès.

Cependant, nos gouvernements en Afrique pourraient mieux faire dans la lutte contre le terrorisme à deux conditions : i) s’ils s’attaquent courageusement à certaines défaillances structurelles, et ii) si les populations civiles, y compris les familles et proches des militants des groupes djihadistes, savent collaborer intelligemment avec l’Etat pour sauver leurs communautés et leurs proches engagés dans les groupes terroristes de cette violence meurtrière.

Aucun gouvernement n’a assez de ressources pour déployer des policiers, gendarmes ou militaires dans chaque village ou quartier des régions affectées par le terrorisme et pour protéger 24h/24 chaque civil contre les attaques terroristes qui le plus souvent se font par surprise. Reconnaitre cela humblement, ce n’est pas un prétexte pour excuser nos gouvernements et justifier leurs défaillances ; c’est simplement être honnête envers les gens.

Si donc, on ne peut pas s’attendre à ce que les FDS, en nombre limité et pas toujours bien équipés, puissent être partout pour défendre tout civil qui serait attaqué par surprise par un nombre variable de terroristes plus ou moins bien équipés, alors il reste trois options :

i)les gouvernements acceptent, tout en tirant les leçons de l’expérience d’autres pays, de négocier la paix avec les groupes djihadistes en commençant par les militants de base pour remonter vers les commandants de terrain, les dirigeants locaux et régionaux , et enfin les sponsors et leaders internationaux ;

ii) les civils s’organisent pour se défendre et aider les FDS à les protéger ; et
iii)ils prennent des précautions pour quitter les régions ou opèrent les groupes terroristes pour ne pas devenir leurs victimes et qu’ils s’installent avec l’aide du gouvernement et des partenaires internationaux dans des localités plus sures.

Cela évitera que les terroristes les utilisent comme bouclier humain ou comme moyen de pression sur le gouvernement et la communauté internationale. De plus, cela permettra aux gouvernements de déclarer les zones sous contrôle des groupes djihadistes comme zones de guerre et de coordonner leurs actions pour les mettre hors d’état de nuire.

Cependant, il faut le concéder, chacune de ces options a des limites. Par exemple, des études ont montré que la grande majorité des tentatives de négociation avec les groupes terroristes échouent et que les attaques continuent pendant et après les négociations (Cronin, 2009).

Enfin, au niveau structurel à long terme, il y a beaucoup de choses que l’on pourrait faire pour réduire les capacités de nuisance des groupes terroristes, mais cela suppose, au niveau régional et international, une forte volonté politique des différentes parties prenantes, la confiance et une franche collaboration entre elles. Malheureusement, cela est encore loin d’être le cas. Mais gardons espoir !

M.B., citoyen burkinabè attristé par le sort du Sahel

Vos commentaires

  • Le 14 juin à 22:46, par TANGA En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    Vous avez bien parlé, mais il faut que chacun se mette dans la tete une chose ; tous les spécialistes de la chose qui interviennent sur tous les médiats ont été formé en occident ou du moins dans le système occidental.
    Alors, ce sont les mêmes penseurs à vous former qui pondent les système pour crée les désordres dans nos pays. comment voulez vous saisir et comprendre la situation si le système utilisé ne vous a pas été enseigné ?
    Que chacun garde à l’esprit que ce qui se passe dans nos pays vise seulement à nous vider de nos bien miniers.
    ceux qui livres les armes aux terroristes le vendent en réalité ç ces dernier et cela en or ; puis ces terroristes font les vides des localité et ensemble, les deux (terroristes et financiers) exploitent les richesses.
    Si les terroristes ne donnent pas l’or, ils n’auront pas d’armes ? Si nos pays veulent combattre les terroristes il faut aller vers les mêmes pour acheter les armes. c’est un double si non un triple gain.
    Le pire c’est que quand nos pays veulent acheter ceux dont ils ont besoin ailleurs, ce n’est pas possible car nos colonisateurs qui bénéficient du terrorisme et de nous refuseront de nous passer les devises. Quand ils nous soupçonnent de vouloir acheter en or ailleurs comme le Mali, alors, les sociétés minière se font attaquées et la production s’arrette. Bref.
    Il faut que nous acceptons nous défaire comme les Maliens afin de nous sauver.

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  • Le 14 juin à 23:44, par Baoyam En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    Malheuresuement votre réflexion est très problématique et je n’en vois pas l’utilité, ni même la pertinence. Avez-vous posé la question aux terroristes ou aux habitants paisibles sur les raisons des massacres des civils par les terroristes ? Vous occultez cet aspect dans votre analyse (à moins que je l’ai raté) ? Si c’est à la population que vous posez cette question, c’est au mieux de la spéculation car celle-ci ne peut pas connaître surtout par la loi du plus grand nombre (sondage), les motivations des massacreurs. Donc on se demande si votre étude porte plus sur la perception plus que les motivations réelles de ces attaques.
    Ensuite, les options que vous proposez sont aussi inutiles :

    i) que le gouvernement négocie : pour céder quoi aux terroristes ? le territoire du Burkina ? En quoi est-ce que cela les affaiblirait ou les rendrait plus humains pour qu’ils arrêtent de tuer. Si tuer leur permet d’atteindre leurs objectifs et que moralement ça ne les dérange pas, pourquoi arrêteraient-ils ?

    ii) Que les civils s’organisent pour se défendre et aider les FDS à les protéger. Comment les civils vont s’organiser par eux-mêmes : avoir des armes où ? Alors que c’est illégal et que cela vous expose au soupçon de faire partie des terroristes. Comment des civils vont « aider » les FDS qui eux sont formés et armés pour les « protéger » ? Ça n’a pas de sens. Si le gouvernement estime que le seul moyen de protéger les civils, c’est de les organiser, c’est à lui de le faire et je suis sûr que beaucoup de civils sont déjà prêts. Malheuresuement le gouvernement préfère laisser les civils désarmés se faire massacrés pour des raisons qui lui sont propres.

    iii) que les civils prennent l’initiative de quitter les lieux. Le Burkina est déjà plein de près de 2 millions de PDI. Donc il le savent. En quoi est-ce que c’est une solution ? Se déplacer aller où ? Y’a t’il une zone vraiment protégée ? Non. Il y a juste des zones non encore atteintes ? Et celles-ci seront atteintes avec l’inefficacité de l’action militaire pour contenir les terroristes. Même si nous allons tous au Ghana ou en RCI, ils vont nous trouver là bas pour nous soumettre.

    Depuis cette histoire du terrorisme, tout le monde tourne autour de la solution. Que l’État prenne ses responsabilités et qu’ils organisent massivement la population pour extirper les microbes pourris qui le ronge. Sans ça, tous le reste n’est que parole...pendant que la situation se dégénère....

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    • Le 16 juin à 00:21, par Baovenem En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : comprendre les massacres des civils par les djihadistes

      Monsieur, pour combattre un mal, il faut d’abord comprendre pourquoi le mal existe. Les terroristes dans leurs revendications de leurs attaques donnent des raisons. Leurs chefs donnent aussi les raisons d’existence de leurs groupes dans des interviews et des ecrits. On peut connaitre les raisons officielles qu’ils donnent en analysant leurs declarations. On n’a pas besoin d’aller leur poser de questions, car le plus souvent ils sont inaccessibles. Vous devez aussi savoir que les raisons officielles que les terroristes donnent masquent souvent des raisons moins inavouables. C’est pourquoi il est bon d’interroger la population et les victimes des attaques terroristes pour essayer d’avoir des explications alternatives et faire des comparaisons. C’est cela une bonne recherche.
      De plus, si vous savez quelle est la solution a la crise terroriste qui nous attriste, pourquoi vous ne la partager pas avec nos autorités et nous tous. Nous essayons tous trouver la meilleure façon de gérer cette crise en partageant des idées. Alors écrivez aussi et dites-nous ce que vous pensez qu’on doit faire. On confrontera les idées et on jugera de la pertinence de votre analyse.

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  • Le 15 juin à 03:57, par Tampoure sagdo En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    Il est temps pour le gouvernement de revoir sa communication qui laisse voir des failles, des notre vérités . En ecoutant le porte parole du gouvernement connu pour sa facilité, son eloquence en communication on ne peut qu entrevoir les doutes et certainement la souffrance de dire les choses que la conscience repousse.
    Comment l’armée à pu se retirer de Seytenga pour que les terroristes viennent prendre tout le temps pour fouiller les maisons et massacrer les hommes ?
    Il faudra aussi éviter de jouer avec l’intelligence du peuple burkinabè. Si tel est le cas que des populations retournent dans leurs localités dites libérées, pourquoi le nombre de déplacés internes augmentent ? Ces populations qui retournent sont sorties d’où ? Dans un raisonnement logique, lorsque des populations déplacées retournent dans leurs localités d’origine, le nombre de déplacés internes doit diminuer. Malheureusement pour le gouvernement les dernières statistiques du conasur contredisent les déclarations du gouvetnement. Dori vient d’enregistrer plus de 8000 déplacés internes en 48 heures. Ou est la vérité et le sérieux dans ces conférences de presse. Le peuple veut la vérité pour mieux accompagner le gouvernement car aucin burkinabè ne souhaite l’échec de ce gouvernement mais il faut revoir l’équipe gouvernementale qui tâtonne et qui semble vraiment être venue pour faire stage alors que ce n est oas le moment d’apprendre mais c’est le moment d’agir intelligemment et professionnellement pour sauver un pays en danger d’occupation par des hommes au cœur de pierre. Le président Damiba doit s’assumer en prenant ses responsabilités car c’est lui qui devra rendre compte au peuple quelque soient les résultats de sa présidence. Ceux qui sont venus pour manger se tourneront vers d’autres nouveaux chefs comme ceux qui étaient avec Roch et l’ont abandonné et reniè en plein vol. D’autres mêmes qui passaient leur temps à se faire voir comme les meilleurs amis ou alliés le renient comme saint Pierre dans la Bible avec Jesus.
    Le porte parole du gouvernement dit que peut être des gens sont retournés à seytenga et ont dû recuprerer les corps de leurs membres pour les enterrer. Cela n est pas possible pour des gens qui fuient des massaxres sauvages. De cinq morts on est passé à 50 morts et de 50 morts on est passé à 70orts et certainement ces chiffres évolueront malheureusement et nous n’avons que nos yeux pour pleurer. On ne peut pas gouverner par le mensonge. le président Paul Henry Damiba devra revoir son équipe gouvernementale qui devrait faire mieux que celle de Roch les ministres,qu’on a nommés ne semblent pas avoir pris la mesure du drame qui se joue dans notre pays et au premier chef le chef du gouvernement qui semble faire un défilé de mode avec ses chapeaux et autres gadgets. Les ministres eux semblent aimer les bureaux feutrés, les v8 et autres avantages salariaux au lieu de se comporter en gouvernement de combat. Rappelons le la préoccupations principale de ce gouvernement est le recouvrement de l’intégrité territoriale, le retour des déplacés internes et leur sécurisation.. on est étonné encore d’entendre le porte parole du gouvernement dire pendant sa conférence de presse que les journalistes n’ont pas de préoccupations, c ’est faux nos braves journalistes sont ausdi des burkinabé soucieux de la situation securitaire et par conséquent sont autant préoccupés que tout le monde. Encore une mauvaise communication dans une absence d’humilité. Il était plus facile d’occuper des studios de télévision pour critiquer les régimes, mais quand on est responsabilité on semble ne pas être à la hauteur de la tâche. C’est la dure vérité de la vie et il faut avoir le courage de reconnaître ses erreurs, ses incapacités. Que Dieu bénisse le Burkina Faso et lui accorde des hommes intégrés et pleins de vision comme Thomas Sankara que nous continuerons à regretter avec l’Afrique toute entière à la seule différence que les autres pays l’admiraiebt et que nous avons trouvé parmi nous des hommes qui l’ont haï et trahi jusqu’à l’assassinat.

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  • Le 15 juin à 06:16, par Sacksida En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    En outre, les solutions pertinentes rationnelles contre le terrorisme et le grand Banditisme desastreux seraient de mieux s’organiser, l’Armee Nationale avec des equipements militaires et securitaire adequats en symbiose avec les VDP bien formes et armee dans les villages strategique de la ligne de Front de guerre. A la guerre comme a la guerre, ces terroristes n’ont pas deux tetes et peuvent etre Vaincus ; mais l’Imperialisme Occidental doit CESSEZ son double jeux et les gouvernants doivent egalement rechercher des partenaires fiables pour nos equipements en Helicopters adequats de combats. Salut

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  • Le 15 juin à 08:02, par BATIONO En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    VIVE LE MALI ! VIVE LE MALI !VIVE LE MALI !
    VIVE LE MALI ! VIVE LE MALI !VIVE LE MALI !

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  • Le 15 juin à 09:57, par PHIL En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    Bonjour Mr Tanga vous êtes pathétique avec vos raisonnements vous pensez sincèrement qu’au Mali les choses se passent vraiment bien arrêtez de toujours trouver des boucs émissaires à nos problèmes vous en avez pas marre de mentir aux populations vous pensez sincèrement que les RUSSES vont envoyer leur enfants mourir pour nos beaux yeux NON Monsieur TANGA ils viendront en contrepartie de quelque chose suivez la vraie actualité et vous verrez que nos armées ont échouées pitoyablement à nous protéger
    C’est le colon qui empêche nos officiers d’être au front et d’élaborer des stratégies NON comment vous m’expliquer que c’est de OUAGADOUGOU que sont fait les briefing du théâtre des opérations ,c’est normal que ce soit des lieutenants qui commandent des détachements avec la situation sécuritaire que l’ont vit de grâce épargnez nous vos inepties pour finir combien de généraux Russes sont-ils morts en 3 mois de combats en UKRAINE Réfléchissez bon sang pour finir toutes mes condoléances au peuple BURKINABÉ car c’est dans sa totalité que le deuil frappe aux populations en souffrance je suis solidaire, je compatis,une forte pensée pour vous mes prières vous accompagnent et j’espère que le seigneur entendra nos supplications

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  • Le 15 juin à 10:28, par elyse En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    il me semble que vous avez oublié un aspect ; du moins que c’est plutôt moi qui ne l’a pas bien cerné :
    c’est l’absence d’une coopération internationale sincère. Si ceux qui ont fait la guerre en Libye et qui ont décapité ce pays voudraient que le terrorisme dans l’espace sahélo-saharien s’arrête, eh bien il s’arrêtera. ceux-ci ne se lèvent même pas pour tenter une condamnation digne de ce nom de la tragédie de massacres de populations civiles qui a cours chaque jour. Ils sont plutôt prêts à condamner les enlèvements de journalistes et ressortissants occidentaux. Or, c’est au nom de prétendues violations flagrante du droit international humanitaire qu’ils ont intervenu en Libye.
    Mais tout ça ne constitue pas un véritable problème car on ne peut demander aux autres de venir nous défendre avec ce risque de perdre des citoyens à notre place. Ce qui est aberrant, c’est plutôt le silence des Etats africains à se prendre en charge en mutualisant leurs moyens pour étouffer tous ces fauteurs de trouble de tout acabit. Prenons exemple sur le Mali : ils s’équipent avec l’argent des maliens aller à l’offensive contre l’ennemi. Donc, il ne s’agit pas d’une question de moyens mais un problème congénital d’affranchissement. Ceux qui doivent changer et tenter de nouveaux paradigmes se connaissent.
    Pauvre Afrique.

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  • Le 15 juin à 11:48, par porto En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    “”asseyez vous et attendez que les "blanc"viennent vous aidez.

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  • Le 15 juin à 12:29, par Made En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    Monsieur PHL , on aurait mieux compris votre lettre, si vous aviez songer à utiliser un seul point (.) dans votre texte. Une phrase sans fin n’a pas de sens...

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    • Le 15 juin à 20:36, par Insight2dbone En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

      Mais mon ami, le forum de Lefaso.net n’est pas une académie pour démontrer sa maîtrise de l’écriture de la langue française. Je suis sûr que vous n’êtes pas le meilleur sur ce terrain-là. Si vous voulez jouer les sérieux, écrivez un livre...Moi j’ai parfaitement compris le post de PHIL et j’y adhère parfaitement. C’est insensé de nier aujourd’hui que le mal se trouve dans l’absence d’une armée en bon ordre de bataille. Personne ne viendra nous sauver de la catastrophe qui se dessine à grands pas. Surtout pas les Russes. Wise up !

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      • Le 17 juin à 23:23, par Bring your insight En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

        Mon ami, contribue au débat pour qu’on travaille ensemble pour ramener la quiétude dans le pays au lieu de passer ton temps a attaquer ceux qui essaient de chercher des solutions. Quand votre case brule, au lieu de passer le temps a vous critiquer, parfois par jalousie, il faut chercher ensemble a éteindre. L’auteur de l’article veut contribuer a éteindre le feu. Sais-tu combien de temps il faut prendre pour écrire et faire publier un livre ? Et combien de personnes achètent des livres sérieux et lisent au Burkina ? Alors, réfléchis et écris aussi pour contribuer au débat.

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  • Le 15 juin à 12:33, par Made En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    ROCH ne connait rien, son gouvernement ne vaut rien, etc.. etc... Ceux qui ont fait chuter ROCH et son gouvernement sont des fantassins, des experts, etc... Depuis qu’ils sont maintenant au pouvoir, tout va bien, tout roule bien. Bravo à eux.

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  • Le 17 juin à 15:20, par Adi En réponse à : Solhan, Madjoari, et Seytenga : Comprendre les massacres des civils par les djihadistes

    On aura que nos yeux pour pleurer chers con-citoyens si rien n’est fait avant qu’il ne sois tard. Donnez lui même plus de 06 mois, il pourra pas nous sortir de cette merde. On a été trahis et on en paie les prix actuellement. Au jour d’aujourd’hui, il ne reste qu’un seul tronçon pour le ravitaillement du burkina. Imaginez que cette route qui donne l’accès aux pays du Litoral tombe, on parlera de la famille, du manque du minimum pour survivre.
    Nous avons commis l’erreur de chasser la souris et de laisser entrer le rat/

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