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« Partenariats internationaux », nouveau nom de la coopération française ?

Accueil > Actualités > International • Par Jean-Pierre Béjot, fondateur de La Dépêche Diplomatique • mardi 7 juin 2022 à 11h52min
« Partenariats internationaux », nouveau nom de la coopération française ?

L’intitulé peut surprendre : « secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux ». Le développement de qui, de quoi ? Nos « partenaires internationaux » ne sont-ils pas les acteurs habituels de nos affaires étrangères ? Quant à la Francophonie, en France, elle n’intéresse que ceux qui touchent un salaire pour s’en préoccuper ! Si l’intitulé surprend, la titulaire de la fonction surprend tout autant : Chrysoula Zacharopoulou. Une femme politique de fraîche date, franco-grecque, gynécologue, députée européenne depuis 2019 et auteur d’un rapport pour améliorer le diagnostic et la reconnaissance de… l’endométriose, rapport remis au président Emmanuel Macron le 11 janvier 2022.

Née le 7 mai 1976 à Sparte, fille d’un militaire, docteure en médecine formée en Italie (où elle a vécu pendant quinze ans) à l’université de Rome « La Sapienza », Chrysoula Zacharopoulou est arrivée en France en 2007. Depuis, elle exerce sa spécialité à l’Hôpital d’instruction des armées Bégin, à Saint-Mandé, en région parisienne, comme praticien hospitalier en gynécologie. Ce qui pourrait étonner : l’endométriose étant un mal spécifiquement féminin, ce n’est pas au sein de l’armée que l’on rencontre la plus forte concentration de femmes. Sauf que Bégin est un hôpital public ouvert à tous les assurés sociaux, militaires et civils. Quant à l’endométriose, elle mobilise nombre de personnalités féminines (et féministes) depuis quelques années. Imany, la chanteuse d’origine comorienne, est marraine de l’association ENDO-mind qui a été à l’origine de la première campagne nationale contre cette maladie.

Grâce à son engagement auprès de l’actrice Julie Gayet, compagne de François Hollande, président de la République de 2012 à 2017, et de sa proximité avec Carla Bruni, épouse de Nicolas Sarkozy, président de la République de 2007 à 2012, elle a pu organiser, le 8 mars 2015, dans le cadre de la Journée de la femme, un concert pour le financement de la recherche. Il y avait là tout ce que le gouvernement comptait de femmes (dont Ericka Bareigts, Pascale Boistard, Laurence Rossignol, Marisol Touraine, Najat Vallaud Belkacem…). Zacharopoulou était déjà de la partie ; mais pas encore une tête d’affiche politique.

Le dimanche 26 mai 2019, Zacharopoulou sera élue députée européenne sur la liste Renaissance soutenue par « la République en marche, le Modem et ses partenaires ». « Chirurgienne gynécologue », elle était en 21è position (23 députés Renaissance seront élus !) sur la liste dirigée par Nathalie Loiseau, ancienne ministre des Affaires européennes dans le premier gouvernement de Emmanuel Macron, et Pascal Canfin, ancien ministre au Développement dans le premier gouvernement de François Hollande (mais curieusement présenté seulement comme « ancien directeur général d’une ONG »).

Une vision très ONGiste de la relation de la France avec les pays africains

Chrysoula Zacharopoulou obtiendra le prix de la femme politique d’influence 2021 même si elle restait méconnue du grand public (et même de la classe politique). Son engagement dans la lutte contre l’endométriose l’avait amenée à se déplacer en Afrique, son élection au Parlement européen en avait fait la rapporteure pour la future stratégie UE-Afrique, et, du même coup, en avril 2021, elle sera portée à la coprésidence du conseil des actionnaires de Covax, programme chargé de lutter contre les inégalités d’accès aux vaccins lors de la pandémie du Covid 19. Ce qui va lui donner une visibilité médiatique qu’elle n’avait pas obtenue jusqu’à présent. Et lui permettra de présenter ses prises de position concernant les pays africains dans leurs relations internationales. Une vision très ONGiste dans le droit fil de la vision « écologique » du développement durable. « Pour qui ne connaît pas l’Afrique, affirme Zacharopoulou, la relation euro-africaine se réduit trop souvent à la question migratoire. Il ne faut pas continuer à se focaliser sur un sujet qui est loin de faire l’unanimité entre les pays membres de l’UE et qui polarisent les extrêmes […] Il nous faut travailler sur les causes profondes des migrations en offrant des perspectives à la jeunesse qui représente à la fois une chance et un défi pour l’Afrique ».

La jeunesse est pour elle la clé de voute de la relation entre la France et les pays africains. Quand elle est interrogée sur le sentiment anti-français qui s’exprime désormais librement, notamment en Afrique de l’Ouest, elle répond : « Concernant le Sahel, j’ai du mal à comprendre comment un jeune de 20 ans, qui n’a jamais vécu la colonisation, peut encore croire à ces histoires et nourrir ce sentiment ». Elle ajoute, au sujet de la Russie et de la Chine : « Il ne faut pas oublier que la stratégie de prédation des autres acteurs est très éloignée de ce que la France propose, c’est-à-dire un new deal qui ne s’adresse pas seulement aux autorités, mais qui est aussi destiné aux sociétés civiles. Les Russes, les Chinois ou les Turcs, par exemple, négocient directement avec les gouvernements et n’ont rien à proposer à la jeunesse africaine. La France propose des solutions et des formations à cette jeunesse ». Se revendiquant « humaniste » et refusant de « tout politiser », elle se dit favorable à l’idée de conditionner les aides européennes au respect de l’Etat de droit.

Pas sûr que cette vision des choses fasse l’unanimité ni dans les pays africains (et en tout premier lieu les pays africains « francophones ») – plus encore dans le contexte anti-occidental d’aujourd’hui – ni au sein de la nébuleuse diplomatique mondiale.

Une « coopération » synonyme de « Françafrique »

Au-delà de la personnalité quelque peu atypique (mais dans l’air du temps de la « macronie ») de la nouvelle secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ce qui interpelle c’est la dénomination de son secrétariat dont on peut penser qu’il est l’héritier de celui de la coopération.

Il y a dix ans que la « coopération » (vocable « gaulliste » lancé en 1959) est passée à la trappe. Sous la présidence de Jacques Chirac, le ministère des Affaires étrangères allait devenir aussi celui de la Coopération (qui perdait ainsi son autonomie et, du même coup, son siège historique rue Monsieur) et de la Francophonie. Son successeur, Nicolas Sarkozy, mettra en place, un temps, des secrétariats d’Etat aux Affaires européennes, à la Coopération et à la Francophonie et, enfin, aux Droits de l’homme. François Hollande, en 2012, s’efforcera de faire simple : trois ministères délégués : Affaires européennes ; Développement (vocable que François Mitterrand avait accolé à celui de coopération en 1981) ; Français de l’étranger et Francophonie.

Dans l’affaire, la coopération – pour beaucoup synonyme de « Françafrique » – disparaissait. Il est vrai que c’était un concept de « droite ». C’est d’ailleurs le socialiste Lionel Jospin, alors Premier ministre de Chirac quand celui-ci était président de la République, qui, le 1er janvier 1999, avait fusionné la « coopé » et les affaires étrangères, privilégiant le rôle de l’Agence française de développement (AFD) et, du même coup, la dimension économique bien plus que politique de la relation entre la France et les pays africains.

En 2012, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de Hollande (qu’il détestait : « Vous imaginez François Hollande président ? On rêve »), avait cependant tenu à justifier cette mise au rencart de la « coopé » : « Avec l’Afrique, nous devons avoir un partenariat d’égal à égal […] Nous allons traiter avec nos amis africains d’une façon tout à fait ouverte, démocratique […] C’est un continent qui est appelé à une croissance considérable en termes de population mais aussi en termes économiques et qui recèle des potentialités extraordinaires ».

Nous étions au lendemain des « printemps arabes » qui avaient bouleversé la situation géopolitique en Afrique du Nord, tout particulièrement en Tunisie, en Libye et en Egypte, alors que la Côte d’Ivoire sortait tout juste de dix années de crise politique majeure et que la Bande sahélo-saharienne commençait à s’embraser. Fabius avait ajouté : « Le terme coopération était trop marqué Françafrique […] Il y avait une notion un peu condescendante dans ce vocable […] Le développement, c’est l’idée d’un partenariat mutuellement profitable ».

Et pour bien marquer les esprits, ce n’est pas un politique qui avait été nommé ministre délégué au Développement, mais un journaliste économique, militant écologiste : Pascal Canfin. Canfin entendait « tourner définitivement une page de l’histoire de la politique de développement liée à la gestion post-coloniale ». Il promettait une aide publique au développement « plus démocratique » et « plus efficace », la mise en place d’un « Conseil national de développement et de solidarité internationale » permettant d’organiser « une consultation régulière de l’ensemble des acteurs du développement ».

Il pouvait sembler illusoire de vouloir moraliser un système capitalisto-impérialiste dont le fondement avait été, justement, l’amoralité, mais qui n’accorderait pas de l’attention à un ministre délégué au développement qui affirmait : « Pour la première fois, une politique gérée jusqu’à présent de façon discrétionnaire par l’exécutif passe sous le contrôle du Parlement. Cette avancée démocratique, basée sur la transparence, va permettre de tourner la page des pratiques anciennes » ?

Moins de coopérants techniques et plus de militaires

La crise ivoirienne avait été résolue, finalement, par l’intervention des forces militaires françaises à Abidjan en 2011. L’année où l’Afrique du Nord allait imploser. Paris avait été tenté, un moment, de soutenir Ben Ali à Tunis mais n’hésitera pas à s’engager ouvertement contre Kadhafi à Tripoli avec le soutien logistique de Washington. A Bamako, le régime de Amadou Toumani Touré n’allait pas tarder à vaciller face aux « indépendantistes de l’Azawad ». François Hollande ayant pris la suite de Nicolas Sarkozy, le Quai d’Orsay va perdre définitivement la main sur les pays africains au profit de la rue Saint-Dominique. C’est le ministère de la Défense qui va donc la récupérer. Son patron était le « socialiste breton » Jean-Yves Le Drian. Dès sa nomination, il sera le chef de file des « va-t-en guerre » au Mali : « Il faut éviter par tous les moyens que cette partie du Mali devienne un Sahélistan et les ingrédients sont en train de se rassembler pour qu’elle le devienne ». L’opération Serval va faire des militaires les vecteurs de la « coopération » de la France en Afrique de l’Ouest.

Pascal Canfin qui, le 11 décembre 2013, avait présenté en conseil des ministres son projet de loi d’orientation et de programmation qui devait permettre de « tourner définitivement une page de l’histoire de la politique de développement liée à la gestion post-coloniale », sera vite débordé par la réalité sur le terrain. Quand Manuel Valls succédera à Jean-Marc Ayrault, en mars 2014, au poste de premier ministre, Canfin décidera de quitter la sphère gouvernementale – par « conviction politique » – pour les ONG (World Resources Institute puis WWF France). Le Quai d’Orsay restera ancré dans ses vieilles habitudes bureaucratiques, s’efforçant de regagner en matière économique le terrain perdu en matière politique. A côté des secrétariats d’Etat aux Affaires européennes d’une part, au Développement et à la Francophonie d’autre part, sera donc institué un secrétariat d’Etat au Commerce extérieur, à la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger.

2017, Emmanuel Macron ayant succédé à Hollande, d’emblée, dans la composition du gouvernement, les priorités du nouveau régime seront affirmées. Le Quai d’Orsay abritait désormais le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. C’est Jean-Yves Le Drian qui en devenait le patron confirmant ainsi que la politique de coopération de la France avec les pays africains appartenait bel et bien au passé. Dans le gouvernement de Edouard Philippe, Premier ministre de Macron, un seul ministère délégué sera sous tutelle du Quai : les Affaires européennes. Si on ne parlait plus de « coopération » on ne parlait plus, également, de « développement ». Quant aux pays africains, ils devenaient le sujet de préoccupation d’un Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA), un de ces « machins » qu’affectionne Macron dès lors qu’il permet de faire l’impasse sur les institutions « ordinaires » de la République française et laisse penser qu’il associe la « société civile » à ses prises de décision !

Le Drian était passé de la défense à l’Europe et aux affaires étrangères ; Canfin, à son tour, allait prendre du service auprès de Macron. Il sera, au printemps 2019, le numéro 2 de la liste « macroniste » à l’élection européenne, liste sur laquelle figurera Chrysoula Zacharopoulou (cf. supra). Quand Macron sera réélu à la présidence de la République en 2022, le nom de Canfin circulera, un temps, pour occuper le poste de premier ministre.

Entretemps, Jean Castex aura pris la suite de Philippe. Et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères sera, à nouveau, affublé de « sous-ministres » économiques : un ministère délégué sera chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité tandis qu’aux côtés d’un secrétariat aux Affaires européennes – déjà existant dans le précédent gouvernement – sera ressuscité un secrétariat au Tourisme, aux Français de l’étranger et à la Francophonie.

Un « partenariat international » pour quel projet commun ?

Deuxième round présidentiel (2022-2027) pour Emmanuel Macron. Dans le premier gouvernement de Elisabeth Borne, Catherine Colonna est ministre de l’Europe (un sujet qu’elle maîtrise parfaitement) et des Affaires étrangères. Elle a sous son autorité deux ministres délégués (Commerce extérieur et Attractivité + Europe) et une secrétaire d’Etat en charge du Développement, de la Francophonie et des partenariats internationaux : Chrysoula Zacharopoulou. Qui peut penser qu’il ne s’agit pas là d’un secrétariat d’Etat à l’Afrique qui n’ose plus dire qu’il est consacré à la coopération ? Le développement évoqué n’est pas celui de la Chine, de l’Inde ni même du Brésil… ; la Francophonie est essentiellement africaine ; quant aux partenaires internationaux de la France, ils ne peuvent pas être les USA, la Russie, la Chine, le Japon… ni même les pays du Moyen-Orient. Reste donc les pays africains dont quelques uns, ne sachant pas à quel saint se vouer, ne veulent plus être, pour autant, considérés comme la chasse gardée de la France.

Un partenariat est une « étroite collaboration dans la perspective d’un projet commun ». Un « partenariat international » laisse donc penser qu’il y a dans le monde – et tout particulièrement en Afrique dès lors que Zacharopoulou a plutôt une expérience « humanitaire » et « tiers-mondiste » comme on disait dans les années 1960 – des pays avec lesquels la France entend développer un « projet commun », chacun apportant dans l’affaire sa compétence et surtout sa volonté d’être « partenaire ». Ce ne sera pas, dans la conjoncture actuelle, la Guinée, le Mali, le Burkina Faso. Sans doute pas, non plus, le Togo, le Bénin, le Tchad. Reste, en Afrique de l’Ouest, le Sénégal et, surtout, la Côte d’Ivoire. En Afrique centrale, c’est pire encore : il n’y a au pouvoir, au mieux, que des régimes autoritaires qui n’entendent pas changer la donne relationnelle avec la France. Faudra-t-il ne s’intéresser qu’au Rwanda, pays « chouchou » de tous ceux qui découvrent l’Afrique et le perçoivent comme un modèle ? L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) – dans les attributions de Zacharopoulou – n’est-elle pas dirigée par la Rwandaise Louise Mushikiwabo, candidate à sa propre succession d’ici la fin de l’année 2022 à l’occasion du sommet de Djerba ?

Les attributions de ce nouveau secrétariat d’Etat ne sont pas encore précisées. A l’heure actuelle, nous savons seulement que Axel Cruau, déjà directeur de cabinet du secrétaire d’Etat en charge du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie dans le gouvernement Castex, est reconduit dans sa fonction dans le cadre du nouveau secrétariat d’Etat. Cruau est un juriste de formation, énarque, diplomate de carrière, qui a été en poste à l’étranger à Shanghai et Los Angeles. Le chef de cabinet est Quentin Spooner. Il est précisé qu’il est « chargé des relations avec les élus et les territoires ». Ce qui était déjà sa mission précédemment, mais dans le cadre du ministère des Armées et avec le titre de conseiller. La référence de Spooner – pas encore un trentenaire – est le secrétariat général des « Jeunes avec Macron » ; et le voila chef de cabinet d’un secrétariat d’Etat !

Aller au-delà des signes !

A force de vouloir banaliser et normaliser la relation entre la France et les pays africains, Paris oublie que, pour l’essentiel, les populations de ces pays parlent le français et ont une histoire commune (même si elle est trop souvent douloureuse) avec la France. Ce qui ne manque pas de créer des frustrations au sein d’une jeunesse qui se sent exclue d’une relation dont bénéficient toujours les « élites » de leurs pays, promptes à investir, faire étudier leurs enfants, se reposer, se faire soigner (et parfois même venir mourir) dans l’ex-puissance coloniale. Pas sûr que l’instauration annoncée d’un « partenariat international » entre la France et certains pays africains donne plus de visibilité (et de crédibilité) à la nécessaire politique extérieure de la France vis-à-vis de la nouvelle génération de ses anciennes colonies. Et si la nomination de Pap Ndiaye – dont l’histoire personnelle illustre la complexité de l’histoire de la relation entre la France et les pays africains – comme ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, est un signe, ce n’est – pour l’instant – qu’un signe. Rien de plus !

Jean-Pierre Béjot
La ferme de Malassis (France)
6 juin 2022

Vos commentaires

  • Le 7 juin à 13:19, par Substance Grise En réponse à : « Partenariats internationaux », nouveau nom de la coopération française ?

    Très dommage pour vous madame
    pourquoi les jeunes de 20 ans en Afrique ne doivent pas connaître combien l’histoire de la colonisation et de l’esclavage a contribué à les miserabilisés aujourd’hui
    Vous avez raison de Parler ainsi puisque vous jouisssez aujourd’hui des résultats de ce crime pratiqué par vos grands parents et arrière grands parents
    Très dommage encore de savoir que nous avons toujours des dirigeants africains sans vision et sont les vallets locaux de ce système qui continue sous d’autres formes
    Mais ne croyez pas que tout le monde est idiot en Afrique.
    Tôt ou tard les africains prendront leur responsabilité de gré ou de force .

    Répondre à ce message

  • Le 7 juin à 14:28, par TANGA En réponse à : « Partenariats internationaux », nouveau nom de la coopération française ?

    Des jeunes de 20 ans et moins qui se posent des questions sur le colonialisme etc., C’est comme venir nous dire encore que le colonialisme etc, vous n’étiez pas aux affaires, vous n’étiez pas nés. PURE VOLONTÉ DE NOUS ENDORMIR. C’EST UNE INSULTE Oui, l’état est une continuation. VOUS CORRIGEZ ET VOIS CONTINUEZ, NE VENEZ PAS DÉDOUANER COMME CELA CAR ÇA NE MARCHE PAS.
    Chers français, la plus mauvaise façon de se jetter des fleures, c’est de dire et tenter de démontrer que l’autre ne vaut rien. Vous avez eu toute la latitudes pour vous faire valoir, mais n’avez pas pu. Alors, Basta !

    Répondre à ce message

  • Le 7 juin à 14:37, par AMKOULEL En réponse à : « Partenariats internationaux », nouveau nom de la coopération française ?

    Messieurs et Mesdames de Faso.net, arrêtez, svp, de nous bassiner avec les problématiques franco français ici. On n’en cure de cela ! La france, c’est la france, le Faso c’est le Faso ! Nous avons assez de sujets brulants à discuter que de savoir qui est qui ou qui est devenu qui dans le gouvernement français. On s’en tape mais royalement ! Tout cela concoure à nous accrocher à la remorque de la france. NOUS VOULONS ETRE LA LOCOMOTIVE DE NOTRE DESTIN.

    Répondre à ce message

  • Le 7 juin à 21:32, par étonné En réponse à : « Partenariats internationaux », nouveau nom de la coopération française ?

    @ TANGA

    Toujours la doxa anti Française ...Tu écris "c’est de dire et tenter de démontrer que l’autre ne vaut rien. "
    Les français démontrent que l’autre ne vaut rien ???
    Tu peux citer un exemple ???
    La France a eu toute la latitude de se faire valoir ...à quelle occasion ?
    AVANT ces attaques terroristes les relations de la France et du Burkina étaient sans histoires..
    La France n’a aucune raison d’empêcher le Burkina de se développer ..bien au contraire ..
    Maintenant on pourrait dire que c’est regrettable de reprendre l’écrit polémiste de Jean Pierre Béjot qui exprime sa vision personnelle ..de la relation de la France et de l’Afrique..
    Pourquoi toujours cette référence au colonialisme ?

    Répondre à ce message

    • Le 8 juin à 12:28, par kwiliga En réponse à : « Partenariats internationaux », nouveau nom de la coopération française ?

      Bonjour étonné,
      Ce qu’il faut reconnaitre à Béjot, c’est sa parfaite connaissance des hommes et des structures, concernant la politique africaine de la France.
      En contrepartie, on peut parfois lui reprocher un avis orienté (fort apprécié des pseudo-panafricanistes qui peuplent nos rangs), mais surtout, uns absence de propositions concrètes, notamment dans la période d’urgence que connait notre sous région.
      Etre anti-France aujourd’hui, est-ce vraiment un choix pragmatique ?
      De qui fait-on le plus le jeu en faisant ce choix ? Des djihadistes, des russes, des chinois,...? Pas du Burkina en tous cas.
      Est-ce en surfant sur les vieilles rancœurs, que l’on s’en sortira le mieux ?
      Donc oui, entre la France et l’Afrique, mille choses sont à remettre sur la table, un immense nettoyage est à faire (peut-être en commençant par chez nous), mais la période de violences terroristes extrême, qui voit tous les jours reculer les frontières de notre pays et la liberté de vivre de nos concitoyens, se prête mal à la fâcherie avec un puissant allié.
      Et même si l’on essaie de nous faire croire le contraire, l’état actuel du Mali en est un excellent exemple.

      Répondre à ce message

  • Le 8 juin à 14:13, par SOYONS VRAI ! En réponse à : « Partenariats internationaux », nouveau nom de la coopération française ?

    par SOYONS VRAI !

    Je crois que parler de sentiment anti-français ne sied pas. La jeunesse africaine n’est pas contre la France, ni contre les français, mais contre la politique des dirigeants français en Afrique. Et ça, oui, nous sommes contre et nous resterons contre jusqu’à ce qu’il y ait un changement ! Toutes les personnes avisées savent comment les gouvernants français procèdent en Afrique : prétextant accompagner les pays africains dans leur quête du développement, ils fonctionnement sur le principe de la mise sous perfusion des économies et du fonctionnement de ces États, principe qui leur ouvre les vannes des ressources naturelles africaines sans lesquelles, sur le plan économique, la France reculera de la cinquième à la quinzième place dans l’Union Européenne. Vous comprendrez pourquoi depuis la proclamation de l’indépendance des États africains, la France n’a fait que renforcer sa présence et son emprise sur l’Afrique. Vous ne vous êtes jamais posé la question pourquoi pas la Grande Bretagne, pourquoi pas l’Allemagne, pourquoi pas l’Italie, l’Espagne ? etc. Et pourquoi c’est la France et toujours la France ? Alors même qu’on lui dit : va-t’en ! on ne veut plus de toi ! elle fait la sourde oreille. C’est une question de vie et de survie de l’État Français ! c’est pourquoi, les gouvernants français mènent tous la même politique en Afrique. Et gare à ceux qui voudront s’y opposer ! Voyez comme ça chauffe sur Assimi Goita ! Voyez comment ça chauffé sur Gbagbo, Sankara, Ghadafi, et récemment à la convocation des chefs d’états africains par Macron à Pau en France, ça chauffé sur ceux qui n’étaient plus prêts à renouveler certains accords esclavagistes et cruels ! (des preuves tangibles existent). En un mot, la politique Française en Afrique n’est pas prête à favoriser l’émancipation des États...’’Quelqu’un a dit : Nous avons commis une fois l’erreur avec les asiatiques, nous ne répèterons plus cette erreur avec les africains...". Mais comme SANKARA le disait : "...,SEULE LA LUTTE LIBERE". Et KY Zerbo dans le même sens : "" Naan Laara, An saara". Dieu sauvera le Faso, soyons un !

    Répondre à ce message

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