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Prévision saisonnière 2022 : Les pluies seront abondantes au Burkina, selon l’Agence nationale de la météorologie

Accueil > Actualités > Société • Lefaso.net • mardi 17 mai 2022 à 22h05min
Prévision saisonnière 2022 : Les pluies seront abondantes au Burkina, selon l’Agence nationale de la météorologie

Ce mardi 17 mai 2022 s’est tenu à Ouagadougou, l’atelier de communication sur les résultats des prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques 2022. Il ressort de cet atelier que les pluies seront abondantes avec des séquences sèches en début et fin de saison de pluies et moyennes à courtes en fonction de la zone.

Selon l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) pour la période juin-juillet-août 2022, il est attendu des cumuls pluviométriques supérieurs à la moyenne établie sur la période de référence 1991-2020 sur la majeure partie du pays, excepté les parties sud des régions des Cascades et du Sud-ouest ainsi que la moitié est des régions de l’Est et du Centre-est où il est attendu des cumuls pluviométriques normaux à tendance excédentaire.

Pour les périodes juillet-août-septembre 2022, les cumuls pluviométriques seront supérieurs à la moyenne établie sur la période 1991-2020 sur l’ensemble du territoire. Les pluies seront abondantes sur l’ensemble du territoire
Pour la campagne agricole 2022, l’ANAM prévoit sur toute l’étendue du territoire national, une installation normale à tendance précoce comparativement aux moyennes établies sur la période de référence 1991-2020. En ce qui concerne la fin de la saison des pluies, elle pourrait être également normale avec une tendance tardive sur l’ensemble du pays, comparativement aux moyennes de la période de référence.

Ainsi selon les prévisions de l’ANAM, dans la zone soudanienne, les pluies s’installeront du 1er au 25 mai 2022, dans la zone soudano-sahélienne, la pluie devrait s’installer du 26 mai au 20 juin et dans la zone sahélienne du pays, la saison des pluies pourrait s’installer du 21 juin au 10 juillet 2022.
Les dates probables de la fin de la saison des pluies, elles se répartissent comme suit : du 5 au 20 septembre pour le Nord du pays, du 21 septembre au 10 octobre pour la zone soudano-sahélienne et du 11 au 25 octobre 2022 pour la zone soudanienne du pays.

Une vue des participants à l’atelier

Des séquences sèches prévues

Si l’ANAM prévoit globalement des pluies abondantes, elle annonce également que le pays pourrait connaître des séquences sèches en début et en fin de saison pluvieuse. Ainsi, dans la zone sahélienne du pays, les séquences sèches en début de saison des pluies pourraient durer jusqu’à 13 jours. Dans la soudano-sahélienne, elles pourraient durer 11 jours et dans la zone soudanienne du pays, les séquences sèches sont prévues pour durer 7 jours.

Pour ce qui est des séquences sèches en fin de saison des pluies 2022, elles pourraient aller jusqu’à 14 jours au nord du pays dans la zone sahélienne, ainsi qu’au Centre et à l’Est du pays dans la zone soudano-sahélienne. Au Sud-ouest du pays, dans la zone soudanienne, les séquences sèches en fin de saison de pluies sont prévues pour durer maximum 10 jours.

En ce qui concerne les écoulements des principaux bassins hydrographiques, l’ANAM prévoit des écoulements supérieurs aux moyennes de la période de référence 1991-2020 pour les bassins du Nakambé, du Niger et du Mouhoun. Il est prévu des écoulements équivalents à supérieurs aux moyennes de la période de référence pour le bassin de la Comoé.

Des risques d’inondations

Selon l’ANAM, la saison des pluies 2022 s’annonce globalement pluvieuse. Ce qui présage des risques élevés d’inondations pouvant entraîner des pertes de cultures, de récoltes, de biens matériels et des vies humaines et animales dans certaines localités. C’est pourquoi elle a formulé quelques recommandations.

Pour cette saison pluvieuse, les pluies seront abondantes

L’ANAM recommande entre autres, de renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires, d’éviter l’occupation des zones inondables, de curer les caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluie, de renforcer les digues de protection et assurer la maintenance des barrages et des infrastructures routières.

L’ANAM recommande également de cultiver des spéculations adaptées à la persistance des situations d’excès d’eau dans le sol et de suivre de près les seuils d’alertes dans les sites à haut risque d’inondations, notamment dans les zones des différents bassins fluviaux du pays.

L’ANAM alerte par ailleurs sur le risque de séquences sèches relativement longues pouvant donner le déficit hydrique dans certaines localités du pays. Pour atténuer ces risques sur les semis et la croissance des cultures, elle recommande de choisir des espèces et variétés tolérantes au déficit hydrique dans les zones exposées, d’adopter des techniques culturales de conservation des eaux et des sols, de diversifier les pratiques agricoles par la promotion de l’irrigation et du maraîchage et de prévenir la prolifération de la chenille mineuse de l’épi du mil.

Pour ce qui est des risques de maladies dues aux inondations dans les zones humides ou des séquences sèches qui pourraient entraîner la prolifération des germes, l’ANAM suggère de disponibiliser les stocks de moustiquaires, d’antipaludéens et des produits de traitement de l’eau. Elle suggère également de sensibiliser et diffuser des informations d’alertes sur les maladies à germes climato-sensibles, de prévenir les maladies en vaccinant les populations et les animaux, mais aussi de renforcer la vigilance contre les maladies et les ravageurs des cultures (chenille légionnaire et autres insectes nuisibles).

Le directeur général de l’ANAM, Joël Zoungrana, assure que les prévisions seront régulièrement mises à jour

Comme l’a souligné le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, qui a présidé l’atelier, « Dans un contexte national déjà marqué par le défi sécuritaire, les risques hydrométéorologiques associés aux effets néfastes de la variabilité et du changement climatique pouvant survenir durant la saison pluvieuse apparaissent comme un multiplicateur des menaces contre la vie des personnes et des biens, ainsi que la cohésion sociale des populations ». D’où la nécessité des prévisions météorologiques afin d’aider le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire face à d’éventuels risques.

Les prévisions seront d’ailleurs régulièrement mises à jour à en croire le directeur général de l’ANAM, Joël Zoungrana, et ce, au regard du caractère évolutif de l’information météorologique et climatique. Ainsi, elles pourront mieux servir aux utilisateurs pour la planification et la gestion des risques

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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