Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Qui veut faire quelque chose trouve un moyen ; Qui ne veut rien faire trouve une excuse.» Proverbe Arabe

Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

Accueil > Actualités > Politique • Tribune - © LePays • jeudi 12 mai 2022 à 12h59min
Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

Après 100 jours de pouvoir, et sans risque de se tromper, on peut dire que l’Etat de grâce dont bénéficiaient le Président DAMIBA et son équipe depuis le 24 janvier 2022 est terminé. Il faut que les autorités au Sommet de l’Etat acceptent de faire face à la réalité en gardant à l’esprit qu’elles sont responsables de la vie de 25 millions de Burkinabè.

Le Lieutenant-Colonel Sandaogo Paul-Henri DAMIBA et ses frères d’armes ont fait le coup d’Etat le 24 janvier 2022 suite au constat fait de l’incapacité notoire du Président d’alors, Roch Marc Christian KABORE et son régime du MPP et Alliés de juguler la crise sécuritaire.

Le coup d’Etat, bien que nous l’ayons condamné, a été perçu par nous comme une délivrance du peuple burkinabè. Il est intervenu à un moment où tous les Burkinabè, y compris les dirigeants du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), étaient désespérés face à la situation sécuritaire catastrophique, eux qui disaient, à qui voulait l’entendre, que l’armée burkinabè est une armée républicaine et qu’un coup d’Etat était impensable voire impossible.

C’est d’ailleurs ce qui a fait que le Lieutenant-Colonel DAMIBA et ses hommes, qui étaient de parfaits inconnus du grand public, ont bénéficié d’un soutien populaire immédiatement.

100 jours après, l’impression générale qui se dégage, c’est que les raisons qui ont prévalu au coup de force militaire du lundi 24 janvier 2022, n’ont pas significativement changé et j’insiste sur le mot « significativement ».

Et même que l’on enregistre une certaine dégradation de la situation sécuritaire avec le contrôle par les terroristes de certains axes routiers comme Kaya - Dori ou Fada - Kantchari et Nouna - Dédougou et une recrudescence des attaques terroristes à travers le territoire national ces derniers temps comme, et sans être exhaustif, dans les communes de Sollé, Ouanobé, Pissila, Foubé, Pensa, Bourouma et Barsalgho dans le Centre Nord, Nouna dans la Kossi, Gorgadji et

Dori dans le Séno au Sahel, Solenzo, Barakuy dans la Boucle du Mouhoun, Padéma dans les Hauts Bassins.

Peut-être que les nouvelles autorités ne veulent pas faire du tapage médiatique sur leurs actions sur le terrain, si l’on suppose que la communication sur les résultats engrangés peut amener les terroristes à mieux s’organiser pour revenir en force dans les zones qui auraient pu être libérées et où les populations auraient commencé à reprendre une vie normale.

Mais dans l’ensemble, si un sondage est fait, au sein de l’opinion publique, il en ressortirait que rien n’a changé au plan de la lutte pour éradiquer l’insécurité.

Dans son premier discours le 24 janvier 2022, le Président DAMIBA a dit qu’il venait au pouvoir pour combattre le terrorisme et restaurer le territoire burkinabè et sauvegarder les acquis, ce qui explique le nom de son MPSR, le Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration. Je le cite : « La gravité de l’heure a imposé à notre armée une attitude que lui impose son devoir. Ainsi, les différentes composantes de notre armée nationale, dans une démarche consensuelle ont décidé d’indiquer la voie pour la restauration de l’intégrité de notre Burkina Faso et la sauvegarde des acquis de notre peuple chèrement acquis ».

Cent (100) jours après sa prise de pouvoir par le MPSR, la vraie question que nous devons nous poser est celle de savoir combien de mètres carrés du Territoire national ont pu être récupérés et restaurés ? Et combien de Personnes Déplacées Internes (PDI) ont pu regagner librement leurs villages d’origine et repris leurs activités de la vie quotidienne ?

L’objectif premier de cette Transition est la lutte contre le terrorisme, mais on a l’impression que le Président DAMIBA ne se concentre pas suffisamment sur cette question essentielle et primordiale qui a permis son arrivée au pouvoir.

D’où une certaine déception de plus en plus perceptible et grandissante dans la population et des sentiments de doutes de plus en plus perceptibles en prenant en compte les résultats escomptés. Tout se déroule comme si le Burkina Faso vivait dans une situation normale et même que les résultats des Conseils des Ministres n’en font pas mention.

Il faut donc recadrer la Transition et la recentrer sur son principal objectif qui demeure la restauration de la sécurité et la reconquête de l’entièreté du territoire national, du retour des millions de personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine en toute sécurité pour conduire au retour du Burkina Faso à l’ordre constitutionnel normal, objectif ultime de Transition.

Si l’on se réfère à la feuille de route présentée par le Premier Ministre Albert OUEDRAOGO à l’Assemblée Législative de la Transition le 1er avril 2022, et tirée de la Charte de la Transition, quatre priorités ont été retenues, à savoir :

• Lutter contre le terrorisme et restaurer l’intégrité du territoire ;
• Répondre à la crise humanitaire ;
• Refonder l’Etat et améliorer la gouvernance, et enfin,
• Œuvrer à la réconciliation nationale et la cohésion sociale.

Vu le temps limité qui est alloué à la Transition et compte tenu du travail et des moyens énormes qu’il faut déployer pour réussir la lutte contre l’insécurité et l’organisation des élections, il est clair que toutes les actions prévues dans la feuille de route du gouvernement ne pourront certainement pas être pris en charge.
D’où l’urgence de recadrer er et de recentrer le contenu de la Transition tout en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas de temps pour l’apprentissage ni de place pour l’amateurisme.

Si cela est entendu, un certain nombre de dispositions doivent être prises pour accompagner le déroulement de la période de la Transition afin d’atteindre les résultats escomptés, au nombre desquels :

-  Le bannissement de l’exclusion et du mensonge dans la gouvernance, d’autant plus que ces deux attitudes ne permettent pas la construction de l’unité nationale, la cohésion sociale e le vivre ensemble. Ils aliment les divisions, les frustrations et la haine dans la société. Dans notre monde, l’exclusion et le mensonge n’ont jamais permis de construire un pays dans la stabilité et la durée.

-  L’élimination des élans de populisme et de démagogie à travers les actions d’éclats et ponctuels qui ne produisent pas d’impacts positifs pour la nation.

-  La garantie du soutien et de l’appui des partenaires du Burkina Faso à travers le monde. Ce qui passe par l’adoption et l’utilisation d’un langage très soigné et surtout pas provocateur à l’endroit des amis de la communauté internationale pour ainsi éviter de tomber dans l’engrenage des sanctions qui pourrait avoir raison du Burkina Faso, pays démuni et qui ne peut pas vivre dans l’isolement.

-  La compréhension et l’acceptation des principes de la CEDEAO pour éviter la rupture surtout quand on sait que dans le contexte très difficile que vit le Burkina Faso au plan sécuritaire, la cherté de la vie augmente la souffrance de la population.

Rappelons que le principe de tolérance zéro de la CEDEAO pour l’accession au pouvoir par des moyens inconstitutionnels s’applique au Burkina Faso conformément aux dispositions du Protocole Additionnel de 2001 de cette Institution, relatif à la démocratie et la Bonne Gouvernance.

Et les positions déjà exprimées par l’Union Africaine et les Nations Unies indiquent qu’elles emboiteront le pas de la CEDEAO, tout comme les autres institutions, les pays amis, les partenaires et soutiens du Burkina Faso.

-  Le retour à l’ordre constitutionnel, requis par la CEDEAO, l’Union Africaine, les Nations Unies et la Communauté Internationale, doit être traité comme étant même l’objectif principal et incontournable de la Transition. C’est la boussole de la Transition.

De tout ce qui précède, et si on est un patriote, on ne peut que reconnaitre en toute objectivité que les changements espérés de la Transition ne sont pas encore au rendez-vous et le Président DAMIBA et son Gouvernement n’ont pas le temps et les moyens pour couvrir ce qu’ils ont engagé.

N’ayant donc pas les moyens de leur politique, ils doivent se résoudre à faire la politique de leurs moyens, en procédant avec humilité au recadrage et au recentrage de la Transition autour de l’éradication de l’insécurité et de l’organisation des élections dans un délai raisonnable.

Ce faisant, on évite d’échouer sur toute la ligne et ainsi décevoir le peuple. Il faut éviter qu’en 2025, la situation sécuritaire soit encore un argument pour justifier une éventuelle prolongation de le Transition, sinon le réveil du lendemain pourrait être encore plus douloureux pour tous les Burkinabè.

Dieu aime le Burkina Faso et lui tend la main. Il faut donc que les Burkinabè se donnent la main, se réconcilient entre eux et le Burkina avec lui-même et ainsi avancer ensemble avec amour et dans la solidarité pour la construction d’un Burkina Faso stable, sécurisé et en paix.

Le Burkina Faso et notre bien commun, notre dénominateur commun et notre principale raison de vivre à tous.

« Rien n’arrête une idée arrivée à son heure »

Le Président
Dr Ablassé OUEDRAOGO
Commandeur de l’Ordre National

Vos commentaires

  • Le 12 mai à 13:38, par un citoyen En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Cher Oncle Ablassé Ouédraogo, vous semblez recommencer votre jeu d’il y a bientôt 7 ans. Quand on a plus rien de pertinent à dire, on se tait pour préserver le peu de dignité et de respect que certaines personnes ont encore pour vous ! Vous ne vous rappelez certainement pas vos premières réactions après le cou^p d’Etat du 24 janvier mais l’histoire se chargera un jour de vous en donner des détails ; Tout le monde sait que rien de solide ne peut être bâti en se servant du mensonge comme fondation" ! Or, il se trouve que le MPSR ne trouve pas d’astuces pour masquer ses mensonges et de jour en jour dévoile son vrai visage. Disons-le de façon nette : nos FDS refusent d’aller combattre parce qu’elles n’ont plus confiance ne leur propre hiérarchie, parce qu’elles ont peur d’être trahies et livrées à l’ennemi par leurs propres camarades, parce que cette horde de militaires galonnés n’ont d’autres soucis que de se remplir les poches avec les nominations de leurs copains mêmes à des postes que des civils pourraient gérer et même mieux gérer, parce que , parce que... et que vous, Mr Ablassé Ouédraogo, vous faites semblant d’ignorer ! Si vous n’avez pas le courage de conseiller vos gens du ¨MPSR, nous vous conseillons d’être plus discret car vous ne rendez aucun service à vos protégés du MPSR en vous étalant dans la presse. Essayez de copier Mr Luc Adolphe TIAO, Mr Abdoulaye SOMA, Mr marcel TANKOANO, etc... car certains parmi eux ont vite fait de comprendre qu’à ce rythme le MPSR risque d’être plus impopulaire que le CND du Général DIENDERE. On vous rappelle que quoiqu’on fasse, il n y aura pas de réconciliation entre Burkinabè sans le premier ingrédient qu’est la "vérité" ; C’est cette vérité qui devra être dite et redite jusqu’à ce que les fautifs subissent les rigueurs de la Loi et qu’on reparte sur de nouvelles bases après tant de décennies de mensonges, de fourberies et de trahisons ! Nous espérons que vous Mr Ablassé vous ne faites pas partie de cette clic de fourbes, de menteurs et de traîtres du Burkina de nos ancêtres les Voltaïques d’alors.

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 14:25, par grand En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    propre Dr Ablasse, je valide. Que DIEU aide le Burkina Faso.

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 14:27, par tapsoaba_yassiki En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Ablassé , pour l’une des rares fois Monsieur Ablassé dit la pure vérité. Monsieur Ablassé ,vous pouvez être sage si vous vous calmé. Vous êtes sur la bonne voix pour reconquérir l’estimes des burkinabè . Monsieur Ablassé , Sandaogo n’est pas venu faire la guerre, il vous a bien dit qu’il est venu pour la une restauration sans vous dire l’objet de cette restauration , . maintenant vous voyez claire ; c’est a vous de voir dans ses fais et gestes ce qu’il restaure. L’arbre se reconnais aux fruits ; ce n’est pas pour rien le chardon est considéré comme une feuille nuisible . dans certain pays des mesure sont prises pour limiter sa prolifération .

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 14:35, par billy billy En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Le Faso est dur maintenant avec le MPSR le CFOP, n’existe plus l’opposition non opposée non plus ; donc tout le monde regarde le MPSR. Allons seulement.

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 14:37, par hum En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Bonjour
    Belle analyse à mon avis et surtout avec des propositions concrètes , le tout sur un ton respectueux.
    C’est ça un intellectuel soucieux de l’avenir de son pays

    Validé DR

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 14:57, par Zoungrana Mahama En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Notre vrai problème c’est le nanisme intellectuel de nos pseudo-intello incapable de se projeter dans l’avenir pour anticiper. Docteur doit pouvoir antciper mais les nôtres ne font que des constats comme toit pousseur de barique et ça n’a meme pas la dîgnité de se cacher et se taire. Ferme ferme......

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 15:02, par Yabre Lazare En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Les Burkinabés ont oublié Ablasse Ouedraogo.Et pourtant il peut tjours servir.

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 15:55, par YARO En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Malgré une réputation en berne le DOCTEUR continue à s’agiter pour quelque poste ou prébendes comme il le fait depuis son retour au pays. Cette tribune démontre à souhait un esprit tortueux qui refuse d’appeler un chat 🐈‍⬛ un chat 🐈. De son exposé on conclut que la TRANSITION a ÉCHOUÉ ou tout au moins qu’elle n’atteindra jamais ses objectifs. Et pour lui comme ses semblables l’organisation des ÉLECTIONS est une priorité après la lutte contre l’insécurité. Évidemment il ne peut pas prioriser la lutte contre le CORRUPTION, la mauvaise Gouvernance, l’INJUSTICE et tous les autres MAUX qui nous ont conduit à la situation actuelle. Pour lui les élections sont l’occasion de rebondir si le MPP et d’autres partis sont out. Or il oublie que s’il est le seul candidat à une élection présidentielle il ne sera pas élu parce qu’aucun électeur n’irait voter. Que toute cette racaille qui a pris en otage la vie politique du Burkina Faso prenne enfin sa retraite. Leur incompétence, leur arrogance et surtout leur cupidité est responsable de notre déconfiture actuelle. Prions qu’un Thomas SANKARA même édulcoré naisse ou grandisse sur les rives des VOLTA.

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 16:53, par Omar Dao En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Message flou et pas compréhensible. Vous essayez avec des circonvolutions de dire au LCL Damiba que son affaire est mal embarquée car en 100 jours la situation s’est empirée. Il doit réduire la durée de la transition comme le demande la CEDEAO et se contenter de contenir l’insécurité et d’organiser des élections pour rendre le pouvoir à un PF élu. Ai-je bien compris ?

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 18:26, par DAH H En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    En effet il faut arreter ces audits au relent populiste, arreter la valse des DG des sociétés à qui on n’a rien à reprocher coté gestion...etc et mettre tous les efforts coté lutte contre le terrorisme, les autres ministères doivent se contenter de gerer uniquement les affaires courantes. Faut pas oublier qu’il s’agit d’une transition et il n’est pas exclus que les autorités qui viendront après ne vont pas remettre en causes ces decisions et ces nominations. Pour moi il faut abandonner coté refondation et se concentrer sur la restauration

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 18:59, par Mninda En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Certains internautes de service vont encore ruer dans les brancards contre Mr Ablassé OUEDRAOGO en se livrant à une banalisation et une tournure en dérision de ce qu’il dit dans cet écrit .
    Je ne suis ni militant de son parti ,ni son laudateur ,mais comme on le dit "La vérité rougit les yeux mais ne les casse pas" .
    Il est clair, que la déception à l’endroit du Président DAMIBA et de son équipe ne fait que croitre tellement ils donnent l’impression de ’écarter totalement de l’alibi qu’ils ont brandi pour justifier le coup d’Etat et que le peuple burkinabè en toute bonne foi a approuvé .Hélas pour le moment on assiste plutôt un partage de gâteau entre parents, amis ,promotionnaires et autres relations sentimentales. Refuser de voir cette réalité c’est non seulement être intellectuellement malhonnête mais aussi de mauvaise foi . Vivement que le PF DAMIBA et son gouvernement se ressaisissent pour ramener le pays à un niveau de sécurité acceptable et le reste suivra .

    Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 19:56, par Etirev En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    C’est une grave erreur que de dire que la population a applaudi le coup d’état. Aucun coup d’état perpétré dans notre pays n’a été salué par la population. Les putschistes ont toujours menti (tous les putschistes sans exception). Ils ont pris le pouvoir par la force pour imposer leur pensé, pour voler, pour rechercher la gloire. Le récent coup d’état n’en fait pas une exception.
    Faire un coup d’état c’est insulter tout un peuple. C’est aller dans l’aventure, comme l’a montré notre histoire. Le résultat est aussi connu. On finit par tuer pour mieux régner. Le CNR l’a fait et les autres aussi.
    Le soldate du Burkina, du Mali ou de la Guinée est nettement techniquement et professionnellement inferieur au soldat sénégalais. Ce dernier est formé dans la discipline militaire et est honnête.
    Il faudra arrêter de louer les putschistes, les Sankara et Blaise compris car ils ont commis des fautes très graves, celui d’avoir fait des coup d’états et d’avoir assassiner des enfants de ce pays.
    Il faudra que toute personne qui aimerait devenir soldat jure sur la constitution, au prix de sa vie de ne jamais participer a un coup d’état. C’est tellement minable. Nous ns sommes pas plus développé que le Botswana, le Kenya ou le Sénégal. Ces pays n’ont pas connu de coup d’état. Chez nous, nos soldats font beaucoup de bruits, beaucoup de discours démagogiques et populistes comme pendant la révolution et des gens sont formation militaire adéquate les déroutent sur le champ de la bataille.
    Honneur a tous ces soldats qui n’ont jamais fait un coup d’état au pays, gloire aux vrais martyres, ceux qui sont tombés sur le champ de bataille.
    Les gens oublient que la pagaille que vit le pays est le résultat conséquent des coup d’état. Les terroristes se sont inspirés de la violation des droits humains, violations commises par les putschistes pour eux aussi agir de la sorte.

    Arrêter de nous dire qu’il y a des bons coup d’états. Il n’y en aucun et tous ceux qui les ont commis méritent d’être emprisonner s’ils sont toujours vivants.

    Les jeunes s’inspirent sur la période révolutionnaire tout en oubliant que le monde a beaucoup changé et que le capitalisme a vaincu le communisme ou la dictature du prolétariat.

    Répondre à ce message

    • Le 13 mai à 09:09, par ZEUS En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

      Etirev !
      Merci- Les pauvres africains et Burkinabè en particulier, ont fini de se convaincre que la tenue, parce qu’elle renvoie à une structure bien organisée et la force, serait la solution.
      J’ai dit dans plusieurs de mes écrits qu’aucun régime militaire dans le monde n’a réussi une dictature éclairée ! Quelques-uns en ont donne l’illusion jusqu’à la chute de leur régime : Pinochet, Ben Ali.
      L’échec de ce régime est écrit d’avance ! Et comme je l’ai dit aussi, pas nécessairement du fait de leur incompétence, bien qu’il y ait de grands gueulards là-bas sans expérience, mais parce que le diagnostic qu’ils ont posé pour prendre le pouvoir n’est pas le bon. Il y avait peut-être de la corruption sous le MPP qu’il fallait régler par la pression…mais la question du terrorisme a été évaluée avec une légèreté pour des militaires qui normalement ont plus de données, et étaient au front en plus.

      Répondre à ce message

  • Le 12 mai à 21:48, par TRAORE En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Vérité absolue ! Je salue le courage de vos idées ! Toujours véridique !!!!!

    Répondre à ce message

  • Le 14 mai à 13:13, par Dedegueba Sanon En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Même si j’ai l’habitude de me méfier des "sorties" de Ablassé, d’autres diront les "ablasseries",je dois reconnaître qu’il a au moins le courage après le PAN, de dire certaines vérités. En fait, en opportuniste, il ne fait qu’enfoncer une porte ouverte. Ça ne va pas, ça ne va pas. J’espère juste qu’il ne se fera pas convoquer pour être entendu, comme le PAN le fut ?
    Le MPSR, s’est juste moqué du peuple burkinabè, à moins que Damiba dans l’exercice du pouvoir, n’ait été pris en otage par plusieurs lobbies conservateurs hostiles au changement ?

    Répondre à ce message

  • Le 14 mai à 22:24, par Swartskoff En réponse à : Transition au Burkina Faso : De la nécessité de recadrage et de recentrage

    Hum ! Et Si le MPSR nommait Ablassé au poste de Ministre des affaires étrangères, étant donné que Mss la rouling minister of the foreign office ne parle plus depuis. Que pasa ?

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Commune de Dapélogo (Plateau central) : La délégation spéciale installée
Opération mana mana : « Si nous pouvons nous mettre ensemble pour rendre nos villes propres, nous pouvons également nous mettre ensemble pour relever les autres défis », estime le Président du Faso
Opération Mana-mana : Le Premier ministre se réjouit de la mobilisation à Koudougou
Burkina/politique : Eddie Komboïgo répond à la lettre de Blaise Compaoré
Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) : Un congrès ordinaire pour apaiser les tensions
Enquête de perception des 100 jours du MPSR
"Détention arbitraire" de Roch Kaboré : « La junte ne doit plus attendre un énième appel à sa libération » signale Désiré Guinko
Situation nationale : Le Président Damiba échange avec les anciens Chefs d’Etat Roch Kaboré et Jean-Baptiste Ouédraogo
Dédougou : La délégation spéciale est opérationnelle
Assemblée législative du Burkina : Le projet de loi portant statut de héros de la nation est enfin adopté
Bobo-Dioulasso : Un regroupement de femmes invite les Burkinabè à soutenir les autorités de la transition
Conduite de la Transition politique : Le Médiateur de la CEDEAO est arrivé à Ouagadougou
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés