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Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

Accueil > Actualités > Opinions • Tribune • mardi 3 mai 2022 à 12h40min
Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

Accusé par certains collègues qui répandraient de façon virale une information selon laquelle il se serait opposé à la construction d’une maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs admis à la retraite, Magloire Somé, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Joseph Ki-Zerbo, donne, à travers les lignes qui suivent, sa version des faits. Il estime que l’idée qu’il a avancée a été dénaturée et qu’il est présenté comme un collègue, un responsable syndical de l’époque, qui est contre les intérêts des retraités.

« On a coutume de dire que l’université est le temple du savoir, le lieu des débats d’idées, de la confrontation dans un esprit dialectique des idées émises, pour faire jaillir la vérité. On n’hésite pas à déconstruire les idées communément admises et à rejeter catégoriquement les idées saugrenues. Contrairement à cette logique universitaire, je suis l’objet depuis plusieurs années de dénigrement sur la base de la déformation d’une idée que j’avais formulée contradictoirement à un processus de décision sur la construction d’une maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs devant être admis à faire valoir leurs droits à la retraite.

Une certaine catégorie d’enseignants en est arrivée à élaborer de moi la figure hideuse de l’anti-retraité. Confronté, de façon récurrente, au besoin de nombreux collègues de comprendre cette affaire de bureaux des retraités, et persuadé que les questions que l’on me pose à ce sujet en entraîneront immanquablement et logiquement d’autres, j’ai choisi de les anticiper en donnant ma version des faits.
En 2013, l’Université de Ouagadougou (actuelle Université Joseph Ki-Zerbo), rédigeait son plan stratégique de développement. J’avais été invité en tant que responsable syndical aux travaux du séminaire qui se déroulait à Kombissiri.

Ayant été programmé pour une activité pédagogique, je pris les travaux en cours. J’arrivai au moment où l’on discutait de la construction d’une maison à usage de bureaux pour les enseignants admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Prenant la parole, j’avais invité les séminaristes à murir la réflexion avant d’engager l’autorité à prendre une telle décision. Je fis comprendre que la construction d’une « maison des retraités » pourrait soulever dans le long terme un conflit de générations. Nous sommes à une époque où, avec les progrès de la médecine, l’espérance de vie est de plus en plus élevée.

Construire une « maison des retraités » serait lourd de conséquences. Lorsque tous les bureaux seraient occupés, si la durée d’occupation n’était pas réglementée et limitée, il se créerait rapidement un goulot d’étranglement. La première génération des retraités bénéficiaires serait bien servie, mais ceux des générations suivantes qui n’auraient pas de bureaux, refuseraient de bon droit de libérer les leurs. Arriverait alors un moment où l’occupation des bureaux par les retraités atteindrait un seuil d’autant plus critique que les enseignants en activité n’auraient pas de bureaux et exigeraient en conséquence d’être satisfaits. Ils pointeraient alors du doigt les anciens qu’ils accuseraient de refuser de leur céder la place. Et l’on se trouverait devant le conflit de générations.

J’avais complété ma réflexion en invitant à prendre en compte la nature humaine qui veut l’homme naisse, suive un processus d’éducation jusqu’à l’âge adulte où il travaille jusqu’à la retraite. Après la retraite, il doit faire de la place aux générations suivantes, et s’occuper autrement jusqu’à l’avènement de l’heure fatidique de son rappel à Dieu.

Le porteur du dossier m’avait rétorqué que l’heure n’était plus à la réflexion ; que la décision avait été déjà prise, et que l’on discutait maintenant du montant à investir dans la construction du bâtiment à usage de bureaux et non pas de la « maison des retraités ». Un doyen d’âge proche de la retraite avait répliqué à mon propos en disant que si l’on ne faisait rien pour les retraités, ils iraient au privé et que ce serait l’Etat qui perdrait.

J’avais répondu à ce doyen d’âge que c’est plutôt l’Etat qui gagnerait si les retraités allaient au privé. Car l’enseignement supérieur privé supplée à l’insuffisance de l’offre de formation universitaire de l’Etat. Les retraités qui iraient au privé aideraient à le développer au bénéfice de la nation tout entière. J’avais eu l’impression que cet échange contradictoire d’idées avait été utile parce que j’apportais un autre son de cloche à un groupe de gens qui n’avaient pas perçu ce problème que provoquerait dans le temps leur proposition de maintien des retraités dans leur ancien lieu de travail. Je n’avais nullement la prétention de détenir la vérité ou de forcer la main à quiconque dans cette prise de décision. Je suis d’ailleurs très heureux de voir que ce doyen d’âge est aujourd’hui le Recteur d’une université privée.

En écrivant ce papier, je regrette que dans le temple du savoir, certains enseignants-chercheurs refusent la logique des débats d’idées et s’engouffrent dans des dénigrements de collègues en déformant les idées de ceux-ci aux fins de les diaboliser, en les jetant en pâture à la vindicte populaire. Il m’aurait plu que quelqu’un d’autre, face à mes idées, développe une argumentation contraire, mais rigoureusement logique, pour me montrer en quoi j’aurais eu tort d’avancer de telles idées qui ne résisteraient point à l’analyse.

Nous avons tous la prétention d’être des hommes de sciences. Restons dans la logique scientifique en apportant la contradiction d’idées aux autres, si nous ne voulons pas que la pensée unique, en s’introduisant dans notre université, tue le débat d’idées et nous conduise dangereusement sur le chemin de l’obscurantisme. Elle ferait alors percevoir dans toute controverse une offense à autrui. Je regrette in fine que nous nous égarions à dénigrer les autres à partir de la déformation ou de l’interprétation partiale de leurs propos.

Je saisis l’opportunité pour remercier ces amis qui, s’étonnant que j’aie pu tenir de tels propos contre les anciens, m’ont interpellé, me donnant ainsi l’occasion d’exposer la logique de mon raisonnement à l’opinion nationale. »

Magloire Somé
Professeur d’histoire contemporaine
Université Joseph Ki-Zerbo

Vos commentaires

  • Le 3 mai à 11:44, par PIONG YANG En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Bravo Professeur ! Mille fois bravo ! Ce pays est dangereux dans ses universitaires. C’est scandaleux que des gens, nourri du biberon à la viande de veaux gras par le budget public, fassent des pieds et des mains pour ne pas "quitter" et faire la place aux autres. Et malgré le fait que beaucoup de jeunes diplômés n’arrivent pas à profiter, ne serai ce qu’une année de salaire pour récompenser leurs efforts, des gens qui ont tout eu et presque facilement, s’accrochent toute honte assumée, à des privilèges, même retraités. Après s’être accrochés par des réquisitions après leurs retraites, ces vipères anti jeunes font tout pour rester sur place. Voyons, un peu de dignité.

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    • Le 3 mai à 14:10, par Ouaga En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

      M ou Mme Piong Yang
      Peut-être serait-il prudent d’avoir de plus amples informations sur le dossier avant de tenir ces propos empreints de violence à l’endroit des enseignants. Je ne crois pas que vous parviendrez à une solution en fonçant tête en avant sur des gens qui travaillent dur pour former les cadres de demain. Quand un problème se pose, cherchez d’abord à comprendre de quoi ça retourne. Vous vous appuyez sur un point de vue exprimé par un acteur pour insulter tout un corps professionnel. Je vous invite vraiment à relativiser. Si le problème posé est pertinent, la seule reserve émise par le Pr Somé devrait-elle bloquer son traitement et son aboutissement ? Si le dossier n’aboutit pas, il faut prendre en compte d’autres paramètres que la seule position du Pr Somé. Je ne crois pas qu’il soit le seul à avoir émis des réserves. Pourquoi depuis 2013, il n’a rien dit ? De quel pouvoir dispose-t-il pour que sa seule réserve puisse menacer l’aboutissement de ce dossier ?

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  • Le 3 mai à 12:02, par Yapadra En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Votre vision sur la question est très claire. Elle est réaliste.

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  • Le 3 mai à 12:20, par Passakziri En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Vraiment j’ai du mal même à cerner la raison pourquoi l’état devrait financer de tels bureaux. Si le retraité a besoin de bureaux, il peut l’ériger dans sa maison privée ; S’il veut travailler encore, soit il demande une prolongation ou bien il va au privé s#il estime ses compétences indispensables pour l’humanité. Dans le cas contraire, il savoure sa retraite bien méritée en laissant les jeunes générations monter avec de nouvelles idées et inovations. le fonds du probléme d’est que nos grands intello, souvent trop fiers d’être les seuls dans leurs domaine ont peur de la concurrence intellectuelle de peur de voir leurs tares jaillir . Tant qu’on est seul dans son domaine , on est forcement le meilleur, quand on devient deux, c’est plus une évidence ; à trois , ca devient encore moins sûr etc. Et quand on n’est plus sur le terrain pour cacher ses ordures sous le tapis, on n’est pas à l’abris du prémier coup de vent. C’est la posture de beaucoup de ces " je suis le seul.... au Burkina ".

    Passakziri

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  • Le 3 mai à 12:26, par porto En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    la plaie de ce pays ce sont les intellectuelles et autres enseignant chercheur qui ne trouve rien et qui ne pensent qu’a leur petite personne. Bravo a vous professeur pour avoir vu loin les problèmes que ce bâtiment aurai crée.pourquoi pas construire un grand hotel pour tout les retraites du burkina pendant qu’on y est !!!!!????pfffffffff

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  • Le 3 mai à 12:29, par reveil En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    C’est on ne peut plus clair. Analyse realiste. Malheureusement, les gens n’aiment pas les debats contradictoires sous nos tropiques. en plus des reservers emises, c’est un gaspillage de fonds.

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  • Le 3 mai à 12:30, par Mogo En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Nul n’est indispensable sur cette terre. Comme on a coutume de dire, le cimetière est plein de gens importants. Les seniors doivent libérer la place pour les jeunes que eux-mêmes ils ont contribué à former. Et ce sera leur fierté de voir « leurs produits » prendre la relève. Mais comme le noir aime rester sans céder la place, y’a toujours conflit. En plus l’université est devenue un milieu hautement politisé que la vérité ne se dit plus. Le savoir à tendance à être relégué au second plan. La politique est devenue la courte échelle. Dommage

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  • Le 3 mai à 12:57, par NIKIEMA ERIC En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    J’ai toujours dis que dans ce pays quand tu donne un avis contraire aux propositions d’une certaines catégorie de personnes, tu es traité de réactionnaire, de rameur à contre courant....bravo professeur et courage à vous pour avoir dit ce que vous pensiez de ce sujet avec des arguments.

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  • Le 3 mai à 13:09, par Latibo En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Bonjour à tous
    Moi j’ai un niveau CM1. Mais je pense comprendre le Français plus que ces professeurs d’université.
    Quant on dit retraite cela veut dire se retirer. Quant on a l’âge d’aller se reposer 56-58-60 ans on dit qu’on est à la retraite. Tu n’as plus ta raison d’être dans ces lieux. On ne parle plus de maison de retraite. Si chaque corps doit avoir sa maison de retraite, imaginez. On doit laisser la place aux jeunes. Le MPCR doit être regardant pour ces retraités qui ne veulent pas se retirer. Allez vous reposer dans vos fermes ou à la maison et laisser les jeunes faire le job. Bonne journée mes profs d’université qui veulent s’éterniser dans nos universités.

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  • Le 3 mai à 13:22, par LE COUSIN DU VILAIN En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Quand tu es sur de toi, tu n’as pas peur. Le Professeur SOME est un grand intellectuel et personne ne peut dire le contraire. La seule différence entre lui et les autres ( je veux parler de ceux qui veulent le dénigrer ), sont les Professeurs fantômes.

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  • Le 3 mai à 13:36, par le Vigilant du Sahel En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Chaque chose en son temps. Je suis étonné que des universitaires ne puissent pas comprendre qu’on ne doit pas s’éterniser à la même place. Heureusement que la mort est là pour rappeler à tout moment que nul n’est indispensable.
    Même de simples travailleurs refusent de prendre leur retraite. Avec de tels comportements, Pouvons-nous critiquer les Chefs d’Etat qui prorogent leurs mandats ? C’est pathétique !
    Si on est techniquement bon, on trouve toujours une occupation quelque part.

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  • Le 3 mai à 13:45, par Deafnot En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    On a plus besoin d’infrastructures pour les étudiants que pour des retraités. Ce que tu n’as pas pu faire étant en pleine forme physique et intellectuelle ce n’est pas à ta retraite que tu le pourras. Chers universitaires retraités, créez vos bureaux privés en ville et vendez vos services si vous en avez toujours.

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  • Le 3 mai à 13:52, par Ouaga En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Bonjour Pr Somé. J’ai lu avec intérêt votre écrit. Il me semble qu’il y a des non-dits dans votre propos. Que s’est-il passé entre 2013 et 2022 pour que ce soit maintenant que vous reveniez sur un point de vue exprimé en 2013 ? Le projet a-t-il abouti ou non ? En quoi le fait de ne pas être d’accord avec vous est-il un dénigrement ? Quels sont les faits concrets qui étayent l’argument du dénigrement ? Je pense que pour un sujet aussi important, il faut éviter de faire dans l’a-peu-près. Nous avons besoin de plus d’informations et d’arguments pour mieux apprécier.
    Personnellement, je suis resté sur ma faim. Dites nous tout. Cordialement

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  • Le 3 mai à 13:57, par dewré teonbaore En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Le bidior, tu t’attendais a quoi ? veux tu une explication de texte, et en plus en francais facile ? Es tu etonné de ce qui t’arrive ? Que t’avais-je dit quant a la suite de tes relations (principalement professionnelles) une fois tes fonctions politiques achevées ? Le monde l’éducation nationale est (malheureusement contrairement a ce qu’on devrait etre en droit d’attendre) un endroit bassesse qui defie tout entendement où l’on tape bien largement en dessous de la ceinture, non par contradiction objective, mais assurement par subjectivisme subjectif du bas ego. L’ego positif devrait etre le moteur du milieu dit intellectuel. Mais malheureusement dans le microcosme des burkinabe dits intellectuels, ce n’est point l’émulation, mais plutôt les ravages de cette maladie que nous appelions la diplomite. Quoi de plus nocif pour notre pays que nos mesquineries indignes d’un intellectuel vrai ?
    Au dela de cela, des retraites qui veulent squatter la place de leurs propree « enfants »… comment voulez vous qu’on avance ?! Il y en a qui ont cherché toute leur carriere mais n’ont jamais rien trouvé, sinon les perdiems et detournements de missions et bourses des jeunes qui arrivent. En tant ancien responsable syndical qui a fait beaucoup evolué la cause des chercheurs, tu connais bien ce milieu. En tant qu’ancien militant de l’ASFD et de l’ASL (Association des Scolaires du Lobi, tu sais ce que ce que militer veut dire. Tu comprends bien que certains ne voient pas d’un bon œil ton retour a tes cours, justement parce qu’ils auraient adoré mener ton parcours qui est le tiens. C’est purement et simplement de la jalousie et de l’egoisme.
    Le bidior teonbaore somé

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  • Le 3 mai à 14:21, par Barry En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Un bureau des retraités. Chose encore plus absurde. Tu es retraité, tu es retraité. Va te reposer ou encore entreprend. Vouloir encore s’adosser sur le dos des futurs générations, quelle honte ! Pour que l’État continue de payer de l’électricité, de l’eau, des réparations. Si durant tout votre carrière, vous n’avez pas planifier votre plan de retraite, ce n’est pas à la faute de l’état. Cette absurdité est pareille à ce qui se passe au Bénin où des députés veulent, déposer une loi pour se doter d’une retraite. La fonction de député n’est pas une fonction à vie à fortiori dans des pays où à tout moment les assemblées sont dissoutes. Heureusement, Talon ne s’amuse pas.
    Professeur merci pour avoir éclairé les esprits et refuser la confiscation de l’avenir des générations futures.
    Ils diront que quand nous serons à retraite on verra bien, heureusement qu’il ya des gens des esprits mûrs comme professeur.
    Merci beaucoup. Longue vie à toi.

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  • Le 3 mai à 15:03, par Figo En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Bonjour. Il y a une grande différence entre construire une "maison des universitaires retraités", ce qui en mon sens ne serait pas une mauvaise chose, et construire des "bureaux pour les retraités". Le mot "bureau " même serait étonné tant sa signification et son objet seraient dénaturés. Il est quand même étonnant que ce soit maintenant que cette polémique refasse surface.

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  • Le 3 mai à 15:25, par Noupouako En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Bonjour, Magloire,
    Tu me connais pour mon franc- parler. Si tu avais "deraille" ici, j’ allais t’ appeler meme et te le dire. Je te soutiens dans ta demarche et dans tes propos qui ne peuvent etre plus clairs.
    Qui meme a eu cette idee saugrenue de construire des bureaux pour des retraites ? Donc, vous etes tellement gates par l’ etat qui a construit a tous les enseignants en activite des bureaux, en pensant meme qu’ il y a encore 1000 enseignants a employer avec lepaysage universitaire qui est appele a etendre qu’ il faille maintenant construire des bureaux pour des gens quiont fini leur contrat avec l’ etat ? Apres les bureaux pour retraites, pourquoi pasdes voitures pour retraites ? Je suis etonne que des professeurs d’ universiite qui ont des doctorats uniques, doubles, triples meme, avec autres Ph.d., n’ aient meme pas ete capables de voir que cette idee n’ est pas soutenable, encore moins durable.
    la lutte syndicale doit etre intelligente. Reclamer de meilleurs traitements de salaire ne pourrait- il pas permettre a chacun de construire une maison decente ou il prevoiera son bureau ? Meme si l’ esperance de vie meme ne se prolongeait pas avec les progres de la medecine,comment voudrait- on que l’ etat trouve des bureaux pour tous les retraites de l’ enseignement superieur ? L’ argent se trouve sous les sabots d’ un cheval ? Encore que les ecuries ne courent pas les rues au Burkina. Ca se voit que cette idee a germe dans la tete de quelqu’ egoistes doyens qui etaient pres de la retraite et qui voulaient leurs bureaux, imbus qu’ ils sont de leur esprit de mandarin, sans aucun souci pour les generations de retraites universitaires a venir. Il ne faut jamais commencer ce que tu ne peux pas terminer.
    Tu as bien fait de porter ce dementi au public. Certes, tu n’ es pas sans savoir que cela ne changera rien a leur conviction de delateurs mais au moins, ils feront attention a la ou ils deverseront ces propos qui ne sont rien d’ autres que des tentatives d’ assassinat de la personnalite des uns et des autres.
    Je desespere de cette ignorance du financement de l’ enseignement superieur confronte de plus en plus a des ressources limitees.
    A ce rythme, il faudrait deguerpir tous les habitants des villes qui abritent des universites pour construire des bureaux pour enseignants car d’ ici 60 ans, on aura des retraites du superieur a la pelle.

    Courage et reste fort. Et n’ oublie pas que tout ce qui est cache sera revele. C’ est biblique, c’est spirituel, c’ est indepassable !
    Le milieu universitaire public au Burkina est un panier a crabes. J’ ai hate quitter cette Tour de Babel.

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  • Le 3 mai à 16:01, par Dibi En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Merci Professeur Somé pour la clairvoyance de votre positionnement dans cette affaire où l’on est dans le mimétisme néocolonial ; mais un mimétisme mandarinal réactionnaire de mauvais aloi et seulement intéressé à ériger des féodalités intellectuelles plus que douteuses.
    Je connais le modèle français où le « Professeur titulaire de Chaire et Docteur d’Etat, auteur de dizaines d’ouvrages et d’articles de références » dans son domaine de recherches, publiés dans de grandes revues internationales spécialisées et cités des centaines de fois chaque année dans des bibliographies d’autres chercheurs du domaine scientifique, ... Seuls, de tels Professeurs Émérites conservent l’accès à un bureau de travail au sein d’un laboratoire de recherche ; labo qui peut-être partagé par la sommité intellectuelle en second susceptible de prendre la relève et qui n’est pas n’importe quel clampin d’Assistant, Maître assistant, Maître de Conférence ou Professeur titulaire.
    Des limites d’âges et de bonne santé intellectuelle encadre également le dispositif. C’était le cas de Claude Levis-Strauss ou de Robert Paris que j’ai connus au Collège de France et à l’EHESS...pour ne citer que deux noms.
    Bien évidemment la France qui a les moyens, jamais ne mettra à disposition un bureau à chaque enseignant d’université admis à la retraite. Ce serait ingérable, vu le nombre d’universitaires du pays. Et c’est même contraire à toute logique d’encouragement à l’excellence intellectuelle.
    Mais chez nous, les logiques féodales et d’accointance politique néocoloniale et prébendier priment sur tout ; et des gens se battent pour offrir des bureaux de travail à vie à des médiocres, inaptes à toutes originalités de recherches et d’innovations intellectuelles de ruptures qui ouvrent de nouveaux champs à notre autonomie de pensée et à nos ambitions de rayonnement culturelle et scientifique.
    Ne lâchez pas le morceau Mr Somé, car votre combat contre le mandarinat néocolonial et quasi-féodal est juste ; et restez au dessus de la mêlée et des petits calculs corporatistes.
    Il y va de l’avenir de la jeunesse et de nos universités !
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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  • Le 3 mai à 16:03, par toutpetit En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    ’’Construire une « maison des retraités » serait lourd de conséquences. Lorsque tous les bureaux seraient occupés, si la durée d’occupation n’était pas réglementée et limitée, il se créerait rapidement un goulot d’étranglement. La première génération des retraités bénéficiaires serait bien servie, mais ceux des générations suivantes qui n’auraient pas de bureaux, refuseraient de bon droit de libérer les leurs. Arriverait alors un moment où l’occupation des bureaux par les retraités atteindrait un seuil d’autant plus critique que les enseignants en activité n’auraient pas de bureaux et exigeraient en conséquence d’être satisfaits. Ils pointeraient alors du doigt les anciens qu’ils accuseraient de refuser de leur céder la place. Et l’on se trouverait devant le conflit de générations.’’ Prof SOME, lorsque vous donnez votre part de vérité, parlez vrai. Vous jetez en pâture vos autres collegues, à travers des faits qui ne sont pas vrais. J’invite tous ceux qui critiques ’’nos tontons’’ (c’est ainsi que je les appelle) à faire un tour sur le campus pour voir à quoi ressemble la ’’maison du maitre’’ pour se faire une idée de ce que le Pr SOME veut vous faire croire. La ’’maison du maitre’’ est loin tres loin d’ être un ensemble de bureaux comme le Pr SOME veut le faire croire. C’est une salle mis à la disposition des enseignants admis retraite comme le Pr SOME. Ne pas partager l’idée est une autre chose mais faire croire que la la ’’maison du maitre’’ un ensemble de bureaux, pourrait sous entendre un bâtiment comprenant plusieurs bureaux mis à la disposition des enseignants admis retraite en est une autre. A moins que le Pr SOME voit en cette salle, un endroit où on pourrait construire des dizaines de bureaux (je serai curieux de voir ça). Pour ceux qui ont connu la salle télé sur le campus, La ’’maison du maitre’’ s’y trouve non loin. Lefasonet pourrait aussi y faire un tour (si cela) est possible pour porter la vrai information sur cette salle

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    • Le 3 mai à 19:00, par Citoyen LAMBDA En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

      Mon cher ami et frère Tout petit ,quand on est admis à la retraite, on quitte l’enceinte de son ancien service point barre . Même si c’était un hangar, il n’ y a pas de raison que l’Etat construise cette maison ou cette salle comme vous le voulez pour les enseignants d’université retraités .
      Imaginez si les retraités de chaque profession demandaient la mise à disposition permanente d’une salle dans l’enceinte de leur ancien ministère ,ou institution ? A la longue effectivement il y aura forcément de temps en temps des clashs avec le personnel en activité .
      Non mon cher Tout petit ,il ne faut encourager des pratiques malsaines qui effectivement prendront d’autres dimensions et engendreront d’autres répercutions qui vont empoisonner nos campus universitaires .
      Si tu es Professeur ,si tu es admis à la retraite ,tu circules et tu vas te faire valoir ailleurs ou sur un autre plan . Donc, ici là chapeau bas à PR SOME si ce qu’il relate est vraie dans l’ensemble . Et si jamais l’Etat finance une œuvre pareille sur le campus, nous retraités d’un grand département de l’Etat on va aussi se regrouper pour demander la même chose . On est où là

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    • Le 4 mai à 06:58, par Passakziri En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

      @ Toutpetit,
      Nous n#avons pas le temps de circuler à Ouaga pour vertifier de telles choses avant de discuter. Ici il y#a un fait relaté et nous commentons les écrits, après les avoir lus. Maintenant si d’autres pensent que c#est pas exact, qu’ils relatent aussi et nous commenterons encore. Sinon je pense que vous n’avez pas pris le temps de lire l’écrit avant de commenter , puisqu’il n’est pas axé sur cette salle dont vous faites cas, mais plûtot dun vieux projet de construction que moi je trouve absurde pour des professeurs dont certains ont passé leur carrière à savourer leur statut de seul dans leur domaine. Sinon si c’est une salle nous ne discuterions pas longtemps ,même s’il n’ya pas forcement nécéssité puisqu’ils peuvent aussi utiliser les bibliothèques et que cette salle serve par exemple de lieu d’études pour les étudiants ; Vu la surpopulation de nos université publiques, on saura bien que faire de cette salle pour les générations montantes et non celles en fin de parcours.

      Passakziri

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  • Le 3 mai à 16:06, par Dibi En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Merci Professeur Somé pour la clairvoyance de votre positionnement dans cette affaire où l’on est dans le mimétisme néocolonial ; mais un mimétisme mandarinal réactionnaire de mauvais aloi et seulement intéressé à ériger des féodalités intellectuelles plus que douteuses.
    Je connais le modèle français où le « Professeur titulaire de Chaire et Docteur d’Etat, auteur de dizaines d’ouvrages et d’articles de références » dans son domaine de recherches, publiés dans de grandes revues internationales spécialisées et cités des centaines de fois chaque année dans des bibliographies d’autres chercheurs du domaine scientifique, ... Seuls, de tels Professeurs Émérites conservent l’accès à un bureau de travail au sein d’un laboratoire de recherche ; labo qui peut-être partagé par la sommité intellectuelle en second susceptible de prendre la relève et qui n’est pas n’importe quel clampin d’Assistant, Maître assistant, Maître de Conférence ou Professeur titulaire.
    Des limites d’âges et de bonne santé intellectuelle encadre également le dispositif. C’était le cas de Claude Lévi-Strauss ou de Robert Paris que j’ai connus au Collège de France et à l’EHESS...pour ne citer que deux noms.
    Bien évidemment la France qui a les moyens, jamais ne mettra à disposition un bureau à chaque enseignant d’université admis à la retraite. Ce serait ingérable, vu le nombre d’universitaires du pays. Et c’est même contraire à toute logique d’encouragement à l’excellence intellectuelle.
    Mais chez nous, les logiques féodales et d’accointance politique néocoloniale et prébendier priment sur tout ; et des gens se battent pour offrir des bureaux de travail à vie à des médiocres, inaptes à toutes originalités de recherches et d’innovations intellectuelles de ruptures qui ouvrent de nouveaux champs à notre autonomie de pensée et à nos ambitions de rayonnement culturelle et scientifique.
    Ne lâchez pas le morceau Mr Somé, car votre combat contre le mandarinat néocolonial et quasi-féodal est juste ; et restez au dessus de la mêlée et des petits calculs corporatistes.
    Il y va de l’avenir de la jeunesse et de nos universités !
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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  • Le 3 mai à 16:08, par De Balzac En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Allons seulement. Comme c’est l’UJKZ qui a secrété les érudits irremplaçables au monde, construisez leur des châteaux et des forts pour leur retraite. On leur demande de réfléchir pour trouver des solutions aux problèmes de l’université burkinabé, au lieu de cela, ils veulent avoir des forts et des châteaux pour bien entourer le grand malade. Ah le monde universitaire. N’oubliez pas de construire des camps pour les généraux retraités, des hôpitaux pour les médecins retraités, et j’en passe.

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  • Le 3 mai à 16:11, par RIDICULES En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    FRANCHEMENT j’ai cherché dans tout ça où étaient vos "débats d’idées" entre "hommes de sciences", je ne trouve pas. Où sont les IDEES dans cette histoire de personnes ? je crois plutôt que c’est parce qu’il n’y a pas de débats d’idées et de vrais intellectuels que ce genre d’histoire a lieu. Faites pardon

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  • Le 3 mai à 17:15, par Lambert En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    A écouter Pr Magloire, le porteur du dossier l’a juste laisser développer ses arguments jusqu’à la fin, sinon la décision était déjà prise de réaliser le projet. La réflexion n’était plus à l’ordre du jour. Le projet est-il exécuté oui ou non ? Si oui, que vise-t-on alors à travers les denigrements dont il parle ? Si non, c’est que l’autorité a perçu les risques et les conséquences soulevés par Magloire et a sans doute décidé de pousser la réflexion ou a tout simplement fait machine arrière ! En tout état de cause, n’est-ce pas une opinion émise pour alimenter le débat ?

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  • Le 3 mai à 17:43, par Bombiri En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Il y a si peu d’intellectuels dans ce pays. Les rares qu’on puisse trouver ne sont pas dans nos universités où pillule t des analphabètes diplômés comme dirait l’autre. Des Universitaires incapables de voir au delà de leur panse. Sinon, comment comprendre que le Pr. Somé soit incompris ? Incroyable ! Félicitations au Pr pour avoir sauvé ces analphabètes de la honte. Espérons que les Burkinabe n’apprendront pas ce drame.

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  • Le 3 mai à 18:51, par zemosse En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Je suis surpris qu’un tel sujet pollue l’atmosphère universitaire. Le jour de l’inauguration de " ces bureaux" des retraités, nous apprenons qu’un enseignant s’était opposé à la construction de ces bureaux . Beaucoup d’enseignants ignoraient qui était cet enseignant , jusqu’à ce jour où il apparaît, soit presqu’un an après l’inauguration de ce qui est en réalité la " 🏠 maison des maîtres" qui, en réalité , n’est qu’une salle avec une grande table et des chaises. Ceci ,pour permettre aux retraités qui ont des thésards sous la main de continuer à les recevoir puisqu’ils n’ont plus de bureau. Voilà la réalité qui polue la cité

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  • Le 3 mai à 20:03, par Magloire SOME En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    A l’Internaute n°12, je vous remercie de vos interrogations qui dénotent de votre insatisfaction de me lire. Mais je tiens à vous dire qu’il n’y a pas de non-dit dans mon texte. J’ai bien écrit que j’ai été interpellé à plusieurs reprises sur cette question et que pour couper court, j’ai choisi d’écrire pour donner ma version des faits. En septembre 2021, j’ai rencontré à l’Université Houphouët-Boigny d’Abidjan un collègue qui m’a posé une question sur cette faire. Quand je l’ai éclairé avec ma version des faits, il était surpris des informations déformées qu’on m’attribuait. La semaine dernière seulement, j’ai eu vent d’autres allégations qui m’étaient défavorables. J’ai préféré utilisé le canal de la presse pour donner ma version des faits.
    Le dénigrement dont je parle réside dans la déformation de mon propos en une information nocive et toxique me faisant passer pour une personne qui est contre une catégorie d’autres personnes. Or, à analyser mon propos, un esprit sincère trouverait que je sauve l’image du retraité dans l’institution universitaire.

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  • Le 3 mai à 20:09, par Magloire SOME En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Internaute n°18, si vous supposez que je n’ai pas dit la vérité, c’est que vous étiez au séminaire de Kombissiri. Si ce n’est pas le cas, c’est que vous vous aventurez sur un terrain glissant où j’ai bien peur que ce soit vous qui ne dites pas la vérité. J’ai parlé d’un projet qui date de neuf ans ! Est-ce sa mise en œuvre qui a donné lieu à la Maison du Maître ? Cette Maison du Maître que je connais bien n’est pas construite, c’est la restauration d’un bâtiment de l’ancienne cité universitaire pour les retraités. Entre le projet de départ et sa réalisation, il peut y avoir bien des évolutions, soit dans le sens d’une vision plus grande, soit dans le sens d’une vision de réalisme en fonction des possibilités du moment. Il y a des projets qui aboutissent dans la forme de leur conception, d’autres qui n’aboutissent jamais et d’autres enfin qui aboutissent sous une autre forme. Quand j’ai pris part aux échanges, il s’agissait bel et bien d’un projet de construction d’un bâtiment à usage de bureaux pour enseignants-chercheurs à la retraite. Si le projet, peut-être grandiose, a accouché d’une souris, on ne peut pas me faire mentir pour cela. Mais qu’on cesse à l’occasion de dire que le Pr Somé était contre, sans dire donner la suite logique de mon raisonnement sur le projet.

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  • Le 4 mai à 02:59, par Almamy En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Merci professeur Magloire Somé . Il n’’y a pas de quoi fouetter un chat pour avoir exercer ton droit souverain d’objecter sur un projet qui engage des générations de retraités dans quelques bureaux forcément insuffisants sur le long terme. Les defenseurs du projet devraient sortir de la logique budgétaire ou pécuniaire pour envisager un projet intellectuellement soutenable en dehors de tout calcul nombriliste de la chose. On a déjà une maison de tous les retraités Antoine Nanga qui répond très bien à la question sans pour autant être une maison bureaucratique aux desseins inavoués C’est ridicule cette bagarre de professeurs visiblement dépassés par les événements à l’ère du virtuel et du numérique. MERCI Magloire pour la transparence sur cette affaire de vieux intellectuels bureaucrates.

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  • Le 4 mai à 05:03, par hum En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Est-ce qu’on va s’en sortir dans tout ça quand le temple du savoir pardon DES DICTATEURS D’UN GENRE NOUVEAU ont peur d’aller à la retraite. Il faut que nos états prennent leur responsabilité sinon le pire pour nos pays viendra de cette institution pondeuse de diplômés sur la base du mandarINat qui n’existe rait même plus chez les mandarais. Je tais le mon de cette institution pondeuse. Comment peut-on revendiqué une appartenance au casque des intellos et être le seul de sa discipline jusqu’à la retraite au point de continuer à encadrer des étudiants à la retraite.
    BRAVO A MONSIEUR SOME

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  • Le 4 mai à 08:06, par Compaoré Ousséni En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Merci beaucoup au Pr Somé pour la pertinence et la clarté de sa vision. Votre point de vue ne souffre d aucune ambiguïté et je le partage entièrement. La retraite n’a pas été instituée ex nihilo. C’est une grâce divine de pouvoir faire valoir ses droits à la retraite et c’est commode et bienseillant de passer la main. C’est avec surprise et étonnement que j’ apprend que quelqu’un puisse avoir un avis contraire. Mais comme l’adage le dit " tant qu’on n’ est pas mort l’ on ne doit pas compter ses dents.

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  • Le 4 mai à 08:45, par shalom En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Je suis désolé que le Prof. SOME ait été diffamé dans cette affaire de construction de bureaux pour les enseignants-chercheurs de l’UJKZ admis à la retraite. Je lui exprime ma sympathie. Je pense que ce problème que soulève l’exposé fait par le Prof. SOME pose celui plus profond de la valorisation des enseignants-chercheurs après leur retraite. Moi, j’aurais aimé que le fameux séminaire de Kombissiri traite une telle question qui dépasse la construction de bureaux pour les retraités. En effet, parce que ce type de personnes constitue une somme d’expertises, de compétences et de savoirs qu’il me parait important que l’Etat lui-même organise la façon dont ils peuvent être valorisés une fois qu’ils sont admis à la retraite. Le système universitaire nord-américain que je connais un peu valorise bien ses enseignants-chercheurs admis à la retraite en leur offrant un espace pour travailler s’ils le souhaitent, en les impliquant dans la vie universitaire en fonction de leur disponibilité etc. Mais là il s’agit d’un système décomplexé, où l’enseignant-chercheur considère l’étudiant qui est inscrit en Master ou en PhD. comme son collègue. Pour revenir aux mauvais exemples dont certains enseignants-chercheurs sont coupables sur nos campus, je connais un ’éminent’ enseignant-chercheur qui s’était construit un bureau à l’intérieur d’une serre dans l’enceinte de l’UJKZ afin de continuer à s’occuper lorsqu’il sera admis à la retraite. A sa retraite, il est parti avec un véhicule de service qu’il continue d’utiliser jusque aujourd’hui, même s’il a été recruté comme Recteur dans une université privée de la place.

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  • Le 4 mai à 10:18, par point de vue En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Moi je suis une personne qui doit aller bientôt à la retraite. Mais je suis d’accord avec le Professeur, et j’irai même loin en disant que je suis contre la construction de ces bureaux. Pour moi, aller à la retraite signifie avoir assumer ses responsabilités, ses devoirs et être à la fin de ses engagements vis à vis de l’état. Je ne vois pas pourquoi l’état doit encore construire des bureaux pour eux. Vous pouvez devenir votre propre employeur et dans ce cas vous vous débrouiller pour vous trouver un bureau, ou être dans le privé et ce sera à votre nouvel employeur de vous trouver le bureau. l’État n’a absolument plus rien à voir dans ça. Imaginez que tous les retraités de tous les corps demandent des bureaux. je ne sais pas qui a eu cette idée mais elle est absurde à mon avis. on vous dit : vous avez bien travaillé, vous méritez un repos paisible, et vous vous levez pour dire construisez moi un bureau, Quand même. Soyons raisonnable. Entre nous,,,,,un peu de bon sens.
    Moi dans peu de temps je prendrai ma retraite, j’irai me reposé tranquillement chez moi, je m’occuperai de mes activités privées, je n’emmerderai pas l’état si ce n’est pour ma pension. l’État n’a même pas encore fini de construire des bureaux pour ceux qui sont en activité n’en parlons pas de ceux qui sont à la retraite. si n’est pas au Burkina qu’on peut voir de telles choses Merci

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  • Le 4 mai à 10:52, par kwiliga En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Je suis stupéfait.
    Tout d’abord, que lefasonet, n’ait d’autres choses plus importantes à publier que d’ouvrir ses pages à une lettre ouverte destinée à défendre l’honneur d’un seul individu, fut-il une sommité universitaire et à propos d’une "affairette", dont personne n’avait jamais entendu parler et dont 95% de la population se fout.
    Ensuite, de voir comment les internes guéguerres au sein du corps universitaire, peuvent engendrer une pluie de commentaires, bien structurés, développant des idées pertinentes, ne s’égarant point sur des champs sémantiques confus,...
    Mais où êtes-vous donc Messieurs les intellectuels, pendant que notre pays vit l’une des périodes les plus dramatiques de notre histoire ?
    Où placez-vous donc le niveau de votre engagement ?

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  • Le 4 mai à 12:23, par RAZOUGOU En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Ce monsieur revient à la lutte encore. Maintenant que ses mentors ne sont plus aux affaires, il se rappelle que le syndicat existe tjrs

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  • Le 4 mai à 16:01, par Trobeau En réponse à : Maison à usage de bureaux pour les enseignants-chercheurs retraités de l’Université Joseph Ki-Zerbo : Comment le débat d’idées vire au dénigrement d’un collègue ?

    Il me semble avoir lu ce projet de développement de l’université de Ouagadougou 2014-2030 ! Il doit encore être enfouis dans mes archives. Je ne crois pas que le projet ait abouti. Mais ce sujet qu’évoque le prof est bien réaliste. Quand on fait parti du "petit cercle des grands" comme on les appelle, le slogan est "qu’on fait ce qu’on veut et puis ya rien" ! Des retraités qui viennent dispenser des cours et sont prêt à donner zéro a tout étudiant qui s’est absenté a son cours ! Alors qu’un zéro dans la plupart des matières donne un redoublement direct ! Aucune possibilité de négocier ou de justifier quoi que ce soit ! Les nouveaux enseignants n’ont pas de bureaux, et d’ailleurs leur slogan qu’on connait tous : je suis me seul spécialiste dans mon domaine dans toute l’Afrique, je suis le seul dans patati patata, jusqu’à arriver en retraite sans former la relève, c’est maintenant qu’ils voient que ya pas d’encadreur et ils veulent quand même y siéger ! Qui d’entre vous étant passé à l’université n’a jamais vu un enseignant dont dans les matières enseignées un ou deux étudiants gagnent 10/20 de la L1 au Master aussi brillant qu’ils soient ? Nos universités devrait ils devenir des maisons pour retraité alors que souvent avoir salle même pour composer un devoir c’est problème, labo mal équipés, infrastructures pour les étudiants insuffisant, il n’ya ni tuteurs ni références vers qui se diriger, chaque étudiant se démerde a sa façon, jusqu’au point où ils ont déjà réussi à supprimé les BOURSES et sont en train d’essayer de supprimer le pauvre petit FONER, mais si c’est pour financer tout ça on peut essayer de le faire. Le sujet est toujours d’actualité peu importe que le projet n’ai pas abouti, il n’est pas inconcevable qu’on le revoit toujours.

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