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Coup d’État au Burkina : Les partis politiques dans une démarche de "prudence"

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du MPSR • • mardi 25 janvier 2022 à 23h21min
Coup d’État au Burkina : Les partis politiques dans une démarche de

Au lendemain de la proclamation du putsch, la quasi-totalité des partis politiques ont opté d’« observer » la situation avant toute réaction. C’est ce qui fuite de nombreux états-majors politiques, en cette journée de mardi, 25 janvier 2022.

Le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF), lui, n’existe plus, car, appendice de l’Assemblée nationale, elle-même dissoute. « Nous allons d’abord attendre les premières actions des nouvelles autorités militaires. Comme elles ont promis de rencontrer l’ensemble des forces-vives, donc les partis politiques aussi, nous attendons cette rencontre à l’issue de laquelle, notre parti pourra faire une déclaration. Notre bureau politique doit se réunir incessamment pour examiner tout cela », explique un membre du CFOP-BF. Dans les sièges de partis politiques, l’ambiance reste ordinaire ou est au rabais.

C’est le cas au siège de l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) où l’entrée principale à la cour était fermée, la guérite vide. A notre passage, peu avant 12h, aucun véhicule n’y était stationné, comme cela se constatait en jours ordinaires. A l’intérieur de la cour, seul le vigile tient les lieux.
Au siège de l’UNIR/PS (devenue l’UNIR/MPS), c’est l’ambiance au quotidien, rien de particulier à signaler.

Aussi peu soit leur nombre, des partis politiques se sont prononcés, à la suite de la proclamation du coup d’État.
C’est le cas du FPR (Front patriotique pour le Renouveau), un parti politique qui ne se reconnaît ni en l’APMP ni au CFOP-BF ; il s’est positionné comme une opposition non affiliée. Signalons au passage que le président de ce parti, Dr Aristide Ouédraogo, avait, depuis novembre 2019, demandé la démission de Roch Kaboré. Ce qui a valu la suspension de son parti, cause de son départ du CFOP-BF. Une demande à la démission qu’il a maintenue... jusqu’à ce coup d’État.

« Fidèle à ses convictions et toujours engagé pour le bonheur du peuple Burkinabè dans toutes ses composantes, le FPR à travers la présente, réaffirme son attachement à la nation et annonce son soutien sans faille aux Forces Armées Nationales. En cohérence avec les solutions précédemment annoncées par le parti, le FPR apportera également son soutien inconditionnel à tout processus qui assurera la continuité de l’Etat dans les conditions actuelles, particulièrement difficiles de notre pays », pouvait-on lire sur la page Facebook du parti, quelques minutes après la proclamation du coup d’État.

Le Mouvement africain des Peuples (MAP), majorité présidentielle, exige, entre autres, la libération immédiate de Roch Kaboré et le retour rapide à une vie constitutionnelle normale.

« Notre nation traverse, depuis quelques jours, des moments difficiles, doublés du contexte déjà pénible lié à l’insécurité. Depuis l’arrivée du président Roch KABORE à la tête du pays, beaucoup de maux anciens ont, malheureusement, continué à miner notre société et la situation sécuritaire est venue tout plomber. On a assisté à une impuissance totale au sommet de l’Etat et le mécontentement des populations a continué à grandir. Les manifestations à travers le pays et la surchauffe au niveau des réseaux sociaux témoignaient du ras-le-bol des populations. Avec la prise du pouvoir par le MPSR et les concertations qui sont certainement en cours et qui vont se poursuivre les jours à venir, je fais confiance à toutes les composantes de la société pour transcender les émotions et les ressentis personnels afin de préserver l’intérêt supérieur de la nation et remettre de façon saine le pays en confiance et au travail sur les sentiers immenses qui l’attendent, dont celui de la sécurité qui ne peut plus attendre. Notre parti se prononcera sans doute, de façon officielle, dans les jours, voire heures, à venir. Que Dieu bénisse notre pays, le Burkina Faso, et le préserve de toute dérive ! », a, pour sa part, réagi le premier vice-président chargé de l’orientation politique et de la cohésion nationale de l’APP/Burkindi, Dr Issoufou Naguesba Tao.

C.M.L/O.L

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Vos commentaires

  • Le 26 janvier à 06:22, par Burkindi En réponse à : Coup d’État au Burkina : Les partis politiques dans une démarche de "prudence"

    Prudence avec ces partis politiques dont les agissements ont toujours été en déphasage avec les aspirations du peuple. Comment comprendre que des partis qui se disent sankaristes se retrouvent à fleurter avec ce régime corrompu de Roch. Si nous voulons opérer un changement nous devons mettre cette classe politique à l’écart car elle a un seul idéal : comment s’enrichir même au détriment du peuple.
    Mieux, nous devons remettre en cause le système qui a prévalu jusque-là et qui a fait la promotion des mediocres et des plus malhonnêtes.

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  • Le 26 janvier à 07:52, par Lucidite En réponse à : Coup d’État au Burkina : Les partis politiques dans une démarche de "prudence"

    La prudence est effectivement le positionnement le plus pertinent.
    S’il est vrai que sous la Présidence Roch Kaboré, on peut constater que le terrorisme n’est pas vaincu, de nombreuses actions allaient dans le bon sens pour le développement du pays.
    Les Militaires ont saisi la question du terrorisme qui n’a pas de solution simple pour organiser un Coup d’Etat pour des raisons qui ne sont pas claires.
    Que de nombreux opposants ou simples citoyens profitent de s’exprimer n’a rien d’étonnant ! C’est une tendance qu’on retrouve fréquemment. Les arguments avancés pour accuser dans tous les sens ne sont pas vérifiables.
    Il faut retrouver la raison car le Burkina n’a pas les moyens d’attendre encore de nouvelles élections coûteuses pour faire avancer le développement.
    Tant que Le Président Kaboré ne s’exprimera pas directement, il est toujours le Président du Burkina.

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  • Le 26 janvier à 10:16, par Lopan En réponse à : Coup d’État au Burkina : Les partis politiques dans une démarche de "prudence"

    Il faut tourner la page de la democratie telle qu on la fait depuis 1991. Notre nouvelle aspiration est le developpement (autosuffisance alimentaire, securité, qualité de vie). Prenons l exemple du Benin depuis 2016 avec Patrice Talon (Renseignez-vous !!!), du Rwanda, du Mali.
    les partis politiques et les OSC post 2014 sont a ignorer royalement.
    Des sorties en ville et en campagne pour ecouter directement les populations seraient un bon modele. Mais deja il faut mettre fin a la corruption, restaurer l honneteté, la discipline et le travail, assainir le milieu de la justice et recuperer l argent et les biens volés par les elites. Le peuple a urgemment besoin de justice et de securité.

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  • Le 26 janvier à 12:06, par Zamokhule En réponse à : Coup d’État au Burkina : Les partis politiques dans une démarche de "prudence"

    Une véritable refondation avec une limitation des partis politiques à 3, maximum 5 serait la bienvenue. Même dans les grands pays que nous prétendons être les guides en matière de démocratie, il n’y a pas 50 partis à fortiori la centaine que nous constatons actuellement. Des partis qui se crééentbavec des objectifs plutôt ploutocratiques.

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  • Le 26 janvier à 13:36, par Yaarga En réponse à : Coup d’État au Burkina : Les partis politiques dans une démarche de "prudence"

    A ce stade actuel la dissolution de tous les partis politiques est l’une des solutions aux problèmes des burkinabè.Sinon nous tomberons dans les même travers de concussion,de clientélisme se caméléons nocifs à la République !Limiter le nombre de partis politiques à 7.

    Répondre à ce message

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