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Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

Accueil > Actualités > Portraits • Lefaso.net • mercredi 19 janvier 2022 à 22h55min
Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

Ils sont de plus en plus nombreux, ces étudiantes et étudiants, surtout des universités publiques du Burkina, à se lancer dans l’entrepreneuriat. Un domaine qui leur est inconnu pour la plupart, mais qu’ils arrivent à maîtriser grâce à leur courage, leur persévérance et leur détermination. Installé sur l’avenue Charles-de-Gaulle, non loin de l’entrée de l’UFR-SJP et de l’ISSP de l’université Joseph-Ki-Zerbo, l’ancien étudiant en SVT (Sciences de la vie et de la terre) devenu « garbaman » (vendeur d’attiéké) attitré, écoule plus de 200 plats par jour de ce mets très prisé des Burkinabè. Portrait !

Ne dit-on pas que l’homme propose et Dieu dispose ? Ainsi, Dieu a disposé autrement pour Yacouba Ouédraogo dit Socrate. Jeune bachelier en 2012, il avait pour ambition de décrocher une maîtrise en Sciences de la vie et de la terre (SVT) et d’intégrer la fonction publique comme la plupart des étudiants. Mais très vite, le jeune « diaspo » (diminutif du mot « diaspora », surnom donné aux Burkinabè de la diaspora) a dû abandonner ce rêve et faire face à la réalité. Ayant été confronté au chevauchement des années universitaires, à la non-validation de certains semestres et aux difficultés financières, le jeune étudiant en SVT venu de la Lagune Ebrié a été contraint d’abandonner ses études pour tenter sa chance ailleurs.

« Après mon Bac en Côte d’Ivoire, je suis rentré au pays pour poursuivre mes études. A l’université, je me suis inscrit en SVT. Après les semestres 1 et 2, j’ai vu que ça n’allait pas. J’ai donc arrêté. Je voulais entreprendre, mais je n’avais pas les moyens, donc j’ai décidé d’aller travailler dans une société de gardiennage. J’ai fait ce métier pendant deux ans. J’ai économisé un peu d’argent que je voulais investir. Mais je ne savais pas dans quoi investir. En son temps, j’allais manger le garba chez un ami dans un quartier de Ouagadougou, et j’ai trouvé que c’était bien. Je me suis approché de lui pour expliquer mon envie d’entreprendre et il a accepté de m’aider. Je suis donc allé faire un stage d’une semaine auprès de lui et il m’a montré comment le garba se préparait », retrace Yacouba Ouédraogo.

Les clients en train de manger

En venant d’Abidjan avec ses rêves en tête, le jeune bachelier qui se voyait déjà fonctionnaire et qui était surnommé « Socrate » depuis le lycée grâce à ses bonnes notes en philosophie, s’est retrouvé dans une situation qu’il n’aurait jamais imaginée. Mais il n’a pas perdu espoir et, grâce à sa détermination, il a pu se frayer un chemin. Durant deux années et à l’insu de ses parents, il a mené des activités de gardiennage. Mais sachant ce qu’il voulait et en vrai philosophe comme son surnom l’indique, il a économisé son argent afin de se lancer dans l’entrepreneuriat. Un domaine qu’il a choisi malgré lui mais qu’il a fini par aimer.

En 2017, il crée son « garbadrome » (lieu de vente d’attiéké) avec un nom évocateur : « Socrate Garba ». Une manière pour lui de garder ce surnom qui lui colle à la peau. Sachant que le garba est beaucoup consommé par les étudiants, l’entrepreneur en herbe à l’époque s’installe non loin de l’université Joseph-Ki-Zerbo, sur l’avenue Charles-de-Gaulle, à l’entrée de l’UFR-SJP (Unité de formation et de recherche en sciences juridiques et politiques) et de l’ISSP (Institut supérieur des sciences de la population).

Courage, persévérance et détermination

Depuis lors, le fils du Yatenga, dans la région Nord du Burkina Faso, gagne sa vie. Il dit même prendre en charge sa famille avec ce que son métier lui rapporte et compte agrandir son business. Si abandonner les études a été un choix difficile en son temps, aujourd’hui, le jeune entrepreneur se dit fier. Avec ses six employés et ses deux restaurants d’attiéké, Socrate vend environ 200 plats de garba par jour, avoue-t-il avec une certaine réserve.

Non sans humour, il confie que son garbadrome est devenu un amphithéâtre, parce que la majorité de ses clients sont des étudiants. Une sorte de pain béni pour le nouvel entrepreneur. La vente se fait sur place et également par livraison en fonction des désirs du client. Avec son sens de l’humour, Socrate passe son temps à taquiner ses clients et à les mettre à l’aise. Cette ambiance conviviale semble les attirer. Ils y viennent aussi à cause des prix qu’ils trouvent très abordables, disent certains d’entre eux. C’est d’ailleurs eux-mêmes qui se chargent de faire la promotion du garba de Socrate de bouche à oreille, entre camarades, selon Yacouba Ouédraogo.

Sayouba Tao, étudiant en licence de biologie, que nous avons rencontré dans la matinée du jeudi 13 janvier 2022 dans le garbadrome, était en train de manger un plat de garba. Il raconte qu’il a découvert le lieu à travers ses camarades. « Et depuis lors, je n’ai plus mangé de garba ailleurs et surtout qu’avec 500 F CFA, j’ai un plat », lance l’amateur de garba, sourire aux lèvres, en continuant de manger son plat avec un appétit manifeste.

Sayouba Tao, étudiant en 3e année de biologie, client satisfait et admirateur de « Socrate ».

A 10h ce jour, on avait déjà du mal à se frayer un chemin, tant le garbadrome était bondé de monde. Certains mangeaient sur place, et d’autres emportaient. Lassané Sanfo, étudiant en 7e année de médecine et amateur lui aussi de garba, était en train de quitter les lieux quand nous l’avons accosté. Il dit fréquenter le lieu depuis plus de deux ans, parce que le garba est bien fait.

Pour la petite confidence qu’il a acceptée de nous faire, Yacouba Ouédraogo dit avoir débuté son commerce avec un budget de 25 000 F CFA et, aujourd’hui, il encaisse au minimum 100 000 F CFA par jour. Socrate ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son objectif, dit-il, c’est de mettre en place sa propre poissonnerie qui se spécialiserait dans la vente du poisson thon, très prisé dans le domaine de l’attiéké. L’autre projet du jeune entrepreneur, c’est également d’ouvrir sa propre usine de fabrication d’attiéké sur place, plutôt que d’aller en acheter avec des revendeurs.

Si aujourd’hui l’enfant du Yatenga inspire admiration et envie au sein du milieu estudiantin, son parcours n’a pas été aisé. Mais Socrate montre qu’on n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour entreprendre. Selon lui, même avec un peu d’économies, vous pouvez entreprendre, mais cela dépendra de vous-mêmes, parce qu’il faut être courageux, persévérant et patient pour ne pas abandonner très vite.

« Au début, je n’avais pas de client et les voleurs venaient régulièrement casser mon magasin. Quand j’ai commencé, j’ai été cambriolé au moins 19 fois. J’ai voulu même laisser tomber. Mais grâce à Dieu, j’ai pu continuer et aujourd’hui, je rends grâce à Dieu, parce qu’il m’a donné le courage, la persévérance pour que je puisse arriver là où je suis », témoigne-t-il. « Le campus n’est pas la seule voie de réussite, poursuit-il, parce que si tu sais que ça ne va pas, il faut te chercher tôt, car si on avait vite su, aujourd’hui, on était loin ».

« Même pour avoir un prêt, c’est compliqué »

L’autre appel de l’entrepreneur dans le garba est à l’endroit des autorités. Socrate leur demande d’aider les jeunes qui ont la volonté d’entreprendre afin qu’ils puissent mieux s’en sortir. Car, souligne le trentenaire, ceux qui sont déjà dans le domaine ont beaucoup de projets qu’ils n’ont pas de moyens pour les réaliser.

D’après lui, les autorités ne font pas grand-chose pour les jeunes qui veulent entreprendre. « Même pour avoir un prêt, c’est compliqué, il faut avoir le bras long, sinon vous ne pouvez pas avoir le prêt. Nous ne demandons pas trop, il faut qu’elles essaient d’encourager les jeunes qui ont commencé et si les autres voient par exemple que Socrate a commencé et que l’Etat lui a fait un prêt, ils auront le courage eux-aussi de commencer. Aujourd’hui, quand tu pars demander un prêt dans les structures comme le ministère de la Jeunesse, je vous dis si vous ne connaissez pas quelqu’un là-bas, vous n’aurez rien », regrette l’étudiant devenu entrepreneur.

YZ
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 19 janvier à 21:27, par OUEDRAOGO En réponse à : Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

    Beaucoup de courage mon frère et ne baisse jamais les bras ; je passerai un jour manger ton garba ; Tu as le bon Dieu avec toi en tout temps et en tout lieu.

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  • Le 20 janvier à 08:21, par lepaysdoitavancer En réponse à : Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

    Mon cher du courage ! Mais remercie le campus, parce que le rôle d’un campus UNIVERSITAIRE c’est aussi de conduire ces habitants à ce que vous êtes en train de faire avec abnégation et METHODE. Le terme UNIVERSITE est un terme très riche - et l’EXPERIENCE universitaire, on ne l’acquiert qu’à l’UNIVERSITE. Ne dites donc jamais, "l’université ce n’est pas la seule voie" ! En tout cas c’est l’une des meilleures
    Bon courage, je passerai un de ces jours !

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  • Le 20 janvier à 08:46, par Lemon bisop En réponse à : Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

    Je confirme la persévérance de ce monsieur. Nous avons été ces premiers clients. Maintenant, en raison de mon service, je déguste plus fréquemment son garba. Mais toutes les fois que je fais un tour à Ouaga, j’aménage mon programme pour lui rendre visite. Allez-y consommer son garba sans modération car Socrate conjugue courage et qualité.

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  • Le 20 janvier à 08:49, par Dibi En réponse à : Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

    Comme tous ces jeunes de milieux populaires de notre pays, ce jeune homme est courageux et n’a pas eu le choix.
    Mais force est de constater sincèrement que son cas, comme le cas tant d’autres, fils d’ouvriers, de petits travailleurs, de paysans, de rien, condamner à l’abandon de leurs études universitaires, pour essayer de survivre, de se réaliser dans de petits boulots et donner un sens à leur existence scolaire.
    C’est malheureux et dommage ; un crève-cœur pour lui, pour notre jeunesse et pour notre peuple régis par toutes sortes d’inégalités à vous donner la nausée !
    En condamnant la fine fleur de notre jeunesse promise aux études universitaires, mais socialement mal née,en la condamnant dis-je, à l’abandon de ses études pour de petits boulots, vendus comme de l’Entreprenariat ou des exemple d’Entrepreneurs, par les pontes institutionnels et politiques de l’endocolonat aux affaires (médias, presse et pouvoir et classe politique libérale, réactionnaire, quasi-féodale) que plus rien ne révolte, ni n’écœure. On est sonné par le manque de vision, la vacuité politique de tous ces gens, de toute cette élite face à ses responsabilités. Hors mis la parenthèse révolutionnaire
    la classe politique aux affaire, par orientation idéologique, encourage toute une jeunesse pleine d’avenir, à laisser tomber ses études pour faire des petits boulots handicapants pour les promesses de leur avenir futur ; des petits boulots exhibés et miroités comme des modèles d’initiatives et de création d’Entreprises, de Créateurs d’Entreprises !
    Pourtant, on sait pertinemment que pour tous ces gens au pouvoir et bien placés, cadres civils et gradés, personne parmi eux, ne rêve d’un tel destin pour leur rejeton ou rejetonne inscrit.e à l’université ; et bien souvent en Occident !
    Et à toutes huiles aux affaires... , on a envie de citer des noms, quitte à risquer les radars des grands ciseaux : on pense à R. Kaboré, Z.Diabré, B.Sakandé, A.Barry, R. Coulibaly, Bénéwendé, Simon C...., et tous les autres qui promeuvent cette politique dite de l’entreprenariat contre cette jeunesse courageuse mais socialement mal née et condamnée à trimer dans la merde, la débrouille des petits boulots, l’opportunisme social, le chômage si ce n’est pas le vol, la prostitution, la drogue... pour donner sens à son existence. C’est écœurant et inacceptable !
    Ca fait mal et ça ne construit pas un pays, cet aveuglement politique devant des miroirs. Et il est temps de changer de braquet pour donner de l’espoir à notre jeunesse ; cette jeunesse des villes et des campagnes . Donnez à tous nos jeunes, les mêmes perspectives de réussite sociale. Encourager l’émergence d’une élite intellectuelle, scientifique, technique, culturelle, en multipliant les possibilités de formations à l’université, en lycées techniques et professionnels, en alternance (école-entreprise) ; et jamais, ne laisser personne trimer dans la merde et la débrouille vendues comme des Créations d’Entreprises.
    C’est à cela qu’on reconnait les vrais guides de peuples.
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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    • Le 20 janvier à 10:59, par Amadoum En réponse à : Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

      Mon Cher Dibi je m inscris en faux contre toute ta litterature.J ai svt apprecié tes interventions mais aujourdhui je dis non.J ai eté comme Ouedraogo mais aujourdhui je suis plus que fier et je remercie Dieu.Si j avais eu des millions a mon depart je ne pense pas que j aurais reussi.J aime dire a mes employés que celui qui va reussir c est celui qui sait partir de ses propres economies.Je ne dis pas que c est forcement la meilleure voie mais je constate que la plupart des Richards de notre pays sont ceux qui sont partis de rien et il ya bien une raison.
      Ceux qui attendent tout des autres sont paradoxalement les meme qui passent tout leur temps dans les maquis.

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  • Le 20 janvier à 09:52, par Sitan En réponse à : Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

    Vraiment je te félicite mon frère. Que Dieu continue de te bénir et t’assister dans ton entreprise et surtout garde toujours le sourire. Ton exemple va inspirer beaucoup plus d’un.Bon courage à toi, comme quoi il n’y a pas de sot métier.

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  • Le 20 janvier à 11:59, par Gérard le toubabou En réponse à : Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

    Bravo au Farafi, continu.
    J’ai par ailleurs aussi aidé une jeune étudiante à se lancer.
    et bravo aux hommes qui ne font pas le lézard à se réchauffer sur un banc en buvant le thé.

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  • Le 21 janvier à 00:46, par Dibi En réponse à : Entrepreneuriat : Yacouba Ouédraogo, « l’étudiant-garbaman » qui s’est trouvé une passion dans l’attiéké

    Comme tous ces jeunes de milieux populaires de notre pays, ce jeune homme est courageux et n’a pas eu le choix.
    Mais force est de constater sincèrement que son cas, comme tant d’autres, fils d’ouvriers, de petits travailleurs, de paysans, de rien, devient classique. Presque tous sont condamnés à l’abandon de leurs études universitaires, pour essayer de survivre, se réaliser dans de petits boulots et tenter de donner un sens à leur existence.
    C’est malheureux et dommage ; un crève-cœur pour lui comme pour nous ; pour notre jeunesse et pour notre peuple régis depuis par toutes sortes d’inégalités sociales à vous donner la nausée !
    Des forumistes nous donnent tort, en citant l’exemple de leur réussite individuelle en partant de rien ; très bien, ce rien exhibé seulement comme la preuve d’un destin exceptionnel ; ce qui est loin d’être le cas de tous. Ca existe des Kanazoé ; et tous les marchands de cola et de sel ne deviennent pas des Kanazoé. L’exception n’est pas la règle, elle la confirme, dans sa généralité. Bien évidemment, tous nos étudiants ne seront pas des savants ; mais donner à tous les moyens de poursuivre et de terminer correctement leurs études devient une force immense qui pousse un pays de l’avant ; et c’est ce qui a fait la force de l’Occident dans tous les domaines ; du meilleur ouvrier-apprenti au meilleur ingénieur, pour ne citer que cet exemple.
    En condamnant la fine fleur de notre jeunesse estudiantine à l’abandon de ses études pour faire de petits boulots, vendus comme des exemples de réussite en Entreprenariat par les pontes institutionnels de l’endocolonat aux affaires (médias, presse et pouvoir et classe politique libérale, réactionnaire, quasi-féodale), on opère des massacres qui font pleurer ; qui montrent que plus rien ne révolte, ni n’écœure, nos pourritures aux affaires et en manque total de vision. Ca dit la vacuité politique de cette élite en responsabilités ; et qui par orientation idéologique, n’a aucune gêne à pousser dans des impasses toute une jeunesse pleine d’avenir, à lui vendre des mythologies de l’entreprenariat, du créateur d’Entreprise.
    Mais qui ne sait pas et doute que jamais, ces huiles au pouvoir bien placées, cadres civils et gradés, et bien positionnées à droite, biberonnées au libéralisme et à la social-démocratie du marché et de l’Entreprise, personne parmi eux, ne rêve d’un tel destin de tenancier de gargote, pour son rejeton ou sa rejetonne inscrit.e à l’université ; et bien souvent en Occident, avec des rêves de cadres en gestion ou management des affaires dans les grands groupes multinationaux au pays !
    On a envie de citer des noms, quitte à risquer les radars des grands ciseaux : on pense à R. Kaboré, Z.Diabré, B.Sakandé, A.Barry, R. Coulibaly, Bénéwendé, Simon C...., et tous les autres qui promeuvent cette politique dite de l’entreprenariat contre cette jeunesse courageuse mais socialement mal née et condamnée à trimer dans la merde, la débrouille des petits boulots, l’opportunisme social, le chômage si ce n’est pas le vol, la prostitution, la drogue... pour donner sens à son existence. C’est écœurant et inacceptable !
    Est-ce possible de construire un pays, avec un tel aveuglement politique devant des miroirs ? Il est encore temps de changer de braquet pour donner de l’espoir à notre jeunesse des villes et des campagnes. Les soutenir dans les mêmes perspectives de réussite sociale. Et encourager l’émergence d’une élite intellectuelle, scientifique, technique, culturelle-artistique en multipliant les possibilités de formations à l’université, en lycées techniques et professionnels, en alternance (école-entreprise). En ce sens l’actuelle politique exclusive des Lycées scientifiques est une impasse élitiste, dépolitisante et même réactionnaire de classe si elle n’est pas complétée par des Lycées littéraires, artistiques, et techniques qui ne laissent personne trimer dans la merde et la débrouille sur le bas-côté. C’est à cela qu’on reconnait les vrais guides de peuples.
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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