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CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

Accueil > Actualités > International • Lefaso.net • lundi 17 janvier 2022 à 23h30min
CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

Le « bras » de fer entre les autorités de la transition malienne et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) « continue d’alimenter l’actualité ». En effet, depuis l’annonce des sanctions de ces institutions sous-régionales (CEDEAO et UEMOA) contre le pouvoir du Colonel Assimi Goïta, le sujet est au cœur des débats.

Au-delà des thèses et antithèses, les sanctions commenceront à se faire ressentir dans le quotidien des Maliens dans les jours à venir, même si pour le moment, la population semble donner son quitus aux autorités de la transition. La mobilisation du vendredi 14 janvier 2022 suite à l’appel du gouvernement, est la preuve de ce soutien. Une marée humaine à travers diverses localités du pays, notamment à Bamako pour soutenir la transition.

Au cours de sa première réaction officielle après ces sanctions, le président Assimi Goïta a déclaré : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main ». Une annonce qui a montré clairement la détermination de l’actuel locataire du palais de Koulouba à continuer dans sa logique : « la refondation du Mali ».

Dans une interview accordée à la télévision nationale ORTM, le Premier ministre, Choguel Maïga, a insisté sur la particularité de la transition malienne. « La transition au Mali est différente de toutes les autres transitions. Les conditions de survenue de cette transition, si nous ne les réglons pas, nous allons nous retrouver dans d’autres coups d’État. Ça fait près de trois à quatre coups d’État en moins de trente ans. (…). Nous, nous voulons faire en sorte, qu’à la fin de cette transition, on crée les conditions pour qu’il n’y ait plus d’intervention de l’armée dans la vie nationale ».

Le manque d’un agenda détaillé pour les élections au Mali qui pose problème entre la transition et la CEDEAO, jusqu’ici. Rien ne présageait une tenue d’élections en fin février 2022 comme l’avait exigé la CEDEAO. Mieux, la recommandation des cinq ans de transition des assises nationales de la refondation n’a fait qu’enflammer la crainte d’une prolongation de cette transition. Conséquence, Goïta et son gouvernement se retrouvent avec de lourdes sanctions auxquelles ils tentent de résister. Mais jusqu’à quand ? La question reste posée.

Tout porte à croire que la durée de la transition est sur le point d’un inévitable retour à la table de discussion entre les protagonistes. En tout cas, c’est ce que le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a laissé croire. « La Cedeao reste disponible pour accompagner le Mali pour le retour à l’ordre constitutionnel à travers des élections crédibles dans un délai raisonnable et réaliste », peut-on lire sur sa page facebook.

La veille, par le même canal, il a écrit ceci : « Les sanctions imposées par la Cedeao au Mali visent avant tout les autorités militaires de la Transition qui ne veulent pas organiser pendant plus de 5ans les élections qui auraient permis au Peuple Malien de choisir démocratiquement ses dirigeants. Dans l’intérêt des populations, les produits essentiels (produits alimentaires, médicaments, équipements de lutte contre Covid, électricité, produits pétroliers...) ne sont pas concernés par ces sanctions et continueront à être importés au Mali ».

Ainsi, il faut comprendre que les cinq ans ne sont pas raisonnables pour la communauté. Dans un marché au Burkina Faso, le commerçant dira : « C’est bon, mais ce n’est pas arrivé ». Assimi Goïta est interpellé à revoir cette recommandation de la durée de la transition afin de revenir à de meilleurs sentiments avec la CEDEAO, qui, de son côté également, doit analyser profondément la situation actuelle du Mali.

Ce pays souffre et son mal est connu de tous : l’insécurité. L’on gagnerait à apporter tout le soutien dont la terre de Soundiata Keïta a besoin pour vaincre le terrorisme qui le secoue depuis plusieurs années maintenant. La transition a des victoires à son actif (l’assassinat du numéro 2 du groupe terroriste « la Katiba »).

Entre la CEDEAO et le Mali, c’est du « je t’aime, moi non plus ! ». Pour rappel, le Mali est le co-fondateur de cette institution. « La CEDEAO est née au Mali en 1975. C’est à l’initiative du président du Mali et de son homologue du Nigéria que l’idée a germé et a été partagée ensuite à l’ensemble des chefs d’Etat. Ils se sont mis ensemble pour mettre en place une organisation économique qui a évolué pour prendre des dimensions politiques. Le Mali et la CEDEAO, c’est comme un père et son fils », a rappelé Choguel Maïga. Donc, il ne peut pas y avoir « un abandon en plein vol »…

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 17 janvier à 21:15, par Le Vigilent En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    En fait, les commanditaires des sanctions contre le peuple malien n’ont pas intérêt à ce que la CEDEAO et l’UEMOA mettent dans l’agenda d’éventuelles discussions avec les autorités maliennes, la question de la sécurité au Mali. Autrement, la tenue d’élections générales dans les plus brefs délais n’allait pas être la première et l’unique priorité à imposer au Mali et sans aucune condition préalable. Peut-on raisonnablement organiser des élections générales au Mali d’ici fin février 2022 alors que le souci premier du peuple malien est celui de l’insécurité ? On a l’impression que le message que les chefs d’état de l’UEMOA et de la CEDEAO envoient au maliens est le suivant : « ce qui nous intéresse est que vous alliez aux urnes pour désigner vos futurs dirigeants ; vos problèmes de sécurité ne concernent que vous et absolument rien que vous, en tant que peuple souverain ».

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  • Le 17 janvier à 22:02, par Vérité Indiscutable En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    "...qui ne veulent pas organiser pendant plus de 5ans les élections..."
    Cette phrase est archifausse. Qu’ils nous présentent le document des maliens et vous verez qu’ils mentent sur la transition. Ils ont donné une tranche, ils n’ont pas dit que les élections se feront après forcément les 5ans. Et puis, ce n’est pas la CEDEAO qui va contraindre le Mali pour la tenue des élections. Je regrette amèrement.
    Maintenant qu’ils ont imposé des sanctions, qu’ils la bouclent. Le Mali sait comment faire pour s’en sortir. Que ça vous plaise ou non, vous tous qui avez peur à la place des maliens.
    Quelle Afrique de misère !!!!

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  • Le 17 janvier à 22:09, par KOUDA En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    Les commanditaires des méchancetés contre le Mali savent une chose. celle que le mali veut et peut s’en sortir avec son programme. et comme ils veulent que nos pays soient à la traine, alors ils mettent la pression sur nos présidents pour qu’ils les aident à détruire le Mali.
    L’Histoire nous enseigne que Gle DEGAULLE est resté quatorze (14) années au pouvoir avant d’organiser des élections dont il a remporté les deux premiers mandats. Oui, après la seconde guerre, la france était délabrée et les USA un des grands vainqueurs de la guerre ne voulaient pas de de gaulle au pouvoir. Ils ont tout fait mais rien n’y fit car les français chérissaient de gaulle le sauveteur. La france de DEGAULLE avait même voulu se retourner vers la Russie pour avoir la télé couleur, tellement DEGAULLE et la france étaient sabotés par les USA.
    GOÏTA et le Mali se trouvent dans la même situation. Le Mali a trouvé un sauveteur qui cherche et qui a trouvé la Russie comme allié sûre. Rien ne pourra ramener le Mali dans les girons du colonisateur. C’est le colonisateur qui doit craindre que les autres états Africains n’aillent vers le Mali.
    Et puis, qui vous dit que leur démocratie va bien à l’Afrique ?
    Pourquoi nos journalistes même ont un parti pris ? Ils traitent l’information comme si le point de a raison était leur démocratie. Non, le point de la raison c’est l’existence du peuple dans la paix, sans laquelle rien ne peut se faire. regardons autour des pays, quand X veut adhérer à l’europe, on lui demande de se stabiliser. Nous, on veut un Mali détruit mais docile.
    C’est quoi ça ?
    Il faut que les uns et les autres sachent que certains articles irritent les lecteurs. Vous ne savez pas ce qui se passe au niveau du bas peuple. Et si nos populations se décidaient de s’en prendre aux commanditaire des ordres à nos institutions ? Oui, il faut oser en parler car trop c’est trop.
    Laissez les peuples Africains adulés les dirigeants qu’ils veulent.
    Vous avez eu votre DEGAULLE et nous avons notre GOÏTA ; point barre.

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    • Le 20 janvier à 16:00, par Passakziri En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

      @ Kouda
      Votre commentaire illustre en partie une chose : Nous ne prenons pas le temps de faire une recherche minimale avant de nous fixer sur une idée. Vous affirmez : "L’Histoire nous enseigne que Gle DEGAULLE est resté quatorze (14) années au pouvoir avant d’organiser des élections dont il a remporté les deux premiers mandats." ,
      Sincérement , avant votre écrit je n’avais jamais pris le temps de m’interesser aux mandats politiques de De Gaulle, mais je voulais vérifier quant même.
      En entrant juste sur un moteur de recherche, en moins de cinq minutes on peut vite demonter votre affirmation qui n’a aucune base historique parce que De Gaulle a eu à dirriger la France à partir de 1945, mais a dû démissionner le 20 janvier 1946 parce qu’en désacord avec l’assemblée constituante sur la conception de l’état et le rôle des partis. De 1946 à 1958 il s’est employé à travailler à son retour au pouvoir. Il annoncait le 16 Juin 1946 dejà un projet de constitution et fonde le Rassemblement du peuple francais en 1947 et entre dans l’opposition. Le retour de De Gaulle au pouvoir a lieu en 1958, favorisé aussi par l’éclatement de la Guerre d’algérie en 1954.
      Il reste au pouvoir de 1958 jusqu’au 27 avril 1969 après qu#un réferendum ait rejetté des propositions de reformes qu’il avait soumises.

      Donc voyez vous ? Il n’y a jamais eu d’accrochage au pouvoir pendant 14 ans. Pas même deux. De Gaulle avait accepter partir et de planifier ses intentions de reformes dans l´’opposition. Donc si Goita et sa clique étaient sincères dans leurs intentions de reformes, ils n’auront pas besoin de tenir les reines du pouvoir pour y arriver. À moins de ne pas être si sûr du soutien du " peuple".

      Passakziri

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  • Le 18 janvier à 08:23, par Campa En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    Je suis tout à fait d’accord avec le dernier commentaure’’
    Je demande aux journalistes Africains. D’ être des vrais journalistes. Qui relate les faits riens que les fait sans torpiller pour faire plaisir à la France ni décourager leur compatriote car chers journaliste Africains surtout Burkinabes. Ous été dans la même merde que le Mali
    Donc ayez des couilles et prenez partis car ces votre propre continent qui est en jeux. Mais comme je le dis ous n’avez pas de couilles à dire qu’il y en a pas un un donc on peut être fier..
    Je vous dit ceci les blancs n’ont pas 3 couille ni dix ils en ont deux. Je. Ous dis cela car j’en ai épouse un.
    Comportez vous comme des hommes.
    Faso. Net..

    Je vous

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  • Le 18 janvier à 08:59, par Mogo En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    Courage et soutien total au Mali dans cette lutte contre l’impérialisme et ses valets locaux. Je propose au Mali de ne pas ouvrir la frontière à ces vampires de chefs d’état africains qui voudraient venir pour les obsèques de IBK. Embargo c’est embargo. Et dans tous ça, ce fossoyeur de l’Afrique, ADO, voyage pour sensibiliser ses congénères à maintenir ces sanctions

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  • Le 18 janvier à 09:53, par Amors En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    "Nous, nous voulons faire en sorte, qu’à la fin de cette transition, on crée les conditions pour qu’il n’y ait plus d’intervention de l’armée dans la vie nationale". Les Burkinabè sont bien placés pour savoir qu’une pseudo-démocratie mise en place par un militaire après une succession de coups d’état risque de n’avoir que l’apparence de la démocratie pendant de nombreuses années. Il aura fallu une insurrection populaire pour que commence le véritable apprentissage de la démocratie. N’oublions pas qu’il n’existe aucun modèle démocratique parfait, ni en occident ni ailleurs dans le monde : elle se construit au jour le jour et le seul outil pour l’améliorer est l’ÉDUCATION !

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  • Le 18 janvier à 10:15, par ce que je crois En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    Rétablissons un peu la vérité des faits :
    1- La CEDEAO n’a jamais imposé au Mali d’organiser des élections.
    Le 18/08/2020 suite aux manifestation du MR- 5 , le CNSP prend le pouvoir et décide d’une transition. Le Colonel BAH est nommé Président de la Transition et Assimi Goita vice Président. Le 25 septembre 2020 le Colonel Bah et Assimi Goita sont investis Président et vice Président. Ils ont juré que la Transition durera 18 mois et s’engage auprès de la CEDEAO à organiser des élections en février 2022.
    Entre temps Assimi Goita renverse Bah et prend le pouvoir.
    Il expulse le représentant de la CEDEAO au Mali et à chaque fois que l’émissaire de la CEDEAO (Good Luck Jonathan ) se rend au Mali pour obtenir le calendrier électoral Goita évoque la situation sécuritaire qui empêche de respecter l’échéance de février2022 hors en septembre 2020 au moment où il s’engageait à organiser les élections , la situation sécuritaire était pire que maintenant
    La CEDEAO a relancer à plusieurs reprises le Colonel Goita sur le calendrier des élections. En ce moment là , s’il y avait eu au moins un "début de commencement " , les choses ne seraient pas gâtées. Usant de subterfuges Assimi Goita convoque des assises nationales de la refondation avec certains partis politiques. Au cours de ces assises les participants proposent une prolongation de la transition de 6 mois et à leur grande surprise le communiqué final donne une proposition de 5 ans. Même le MR-5 qui a porté la transition au pouvoir s’en démarque. Goita envoie son Ministre des affaires étrangères au BF et en RCI pour sonder le terrain sur la proposition de 5 ans . Face au niet des Présidents Rock et Alassane , la junte a laissé le dossier tel quel au niveau de la CEDEAO. Les autorités maliennes se ravisent et la veille de la réunion de la CEDEAO le Ministre des Affaires étrangères se rend à Accra pour proposer un délai de 2 ans. C’était trop tard le Président de la Commission de la CEDEAO avait déjà fait son rapport constatant le manque de volonté de Bamako.
    Surfant sur les rapports difficiles actuellement France- Mali , la junte à travers son idéologue Choguel Maiga saisit l’occasion pour réveiller patriotisme des Maliens qui sont sortis en millions pour marcher contre les sanctions ( cela ne signifie pas qu’ils soutiennent la transition). Des voix s’élèvent en interne ( Coalition des Partis politiques) pour protester contre la durée de 5 ans demandée et à l’extérieur l’Algérie le plus grand voisin du Mali demande à Goita de ramener la durée de la transition à 12 mois.
    En Afrique de l’Ouest , les panafricanistes , les activistes anti impérialistes , les anti français voient dans cette situation l’occasion rêvée pour régler des vieux comptes avec la françafrique , le CFA etc. certains même parlant même de guerre de libération de l’Afrique. Ce que je crois c’est que chacun a droit d’agir suivant ses convictions et c’est ça aussi la démocratie , mais pour ma part
    1- Je ne crois pas que les Présidents des membres de la CEDEAO aient chacun un problème particulier avec Monsieur Goita
    2- Au départ , il ya un non respect d’engagements pris
    3- Pour une intégration de l’Afrique il faut des Institutions fortes comme l’UE. Si la CEDEAO recule cela créera un précédent.et conduira à la disparation de la CEDEAO elle même au détriment des peuples des autres pays membres.
    4- Soit les autorités du Mali reviennent à la raison et respectent les textes de la CEDEAO soit le Mali se retire de la CEDEAO et de l’UEMOA
    Je sens déjà l ’écho des tirs nourris des panafricanistes bon crin qui ne tolère aucun autre son de cloche que le "soutien aux dignes descendants de Soundiata Keita" , "le colonel Assimi digne fils de l’Afrique" etc....., mais cela n’enlèvera en rien ma conviction que les autorités maliennes sont les coupables de cette situation et doivent revenir à la raison
    Vive le Mali
    Vive la démocratie en Afrique
    Vive la CEDEAO et les Institutions d’intégration de l’Afrique

    SVP webmaster laisser passer

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  • Le 18 janvier à 10:28, par Janvier De Soledade En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    LE SYNDICAT DES CHEFS DETAT DE LAFRIQUE DE LOUEST (SCEDEAO) SOUTIENT LES PRESIDENTS QUI TUENT LES AFRICAINS POUR UN TROISIEME MANDAT CE MACHIN EST CREE SEULEMENT POUR EUX. LA PREUVE :
    1-LA MONNAIE
    2-LA FORCE ARMEE DE LA SOUS REGION
    QUAND CES CE QUI PEUT ARRANGER LE PEUPLE AFRICAIN VOUS ETES INCAPABLES MAIS QUAND CES POUR PUNIR CE PEUPLE VOUS ETES PRETS.
    IL EST TEMPS POUR VOUS DE CHANGER ET DALLER DANS LE BON SENS.

    Répondre à ce message

  • Le 18 janvier à 12:00, par ce que je crois En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    Rétablissons un peu la vérité des faits :
    1- La CEDEAO n’a jamais imposé au Mali d’organiser des élections.
    Le 18/08/2020 suite aux manifestation du MR- 5 , le CNSP prend le pouvoir et décide d’une transition. Le Colonel BAH est nommé Président de la Transition et Assimi Goita vice Président. Le 25 septembre 2020 le Colonel Bah et Assimi Goita sont investis Président et vice Président. Ils ont juré que la Transition durera 18 mois et s’engage auprès de la CEDEAO à organiser des élections en février 2022.
    Entre temps Assimi Goita renverse Bah et prend le pouvoir.
    Il expulse le représentant de la CEDEAO au Mali et à chaque fois que l’émissaire de la CEDEAO (Good Luck Jonathan ) se rend au Mali pour obtenir le calendrier électoral Goita évoque la situation sécuritaire qui empêche de respecter l’échéance de février2022 hors en septembre 2020 au moment où il s’engageait à organiser les élections , la situation sécuritaire était pire que maintenant
    La CEDEAO a relancer à plusieurs reprises le Colonel Goita sur le calendrier des élections. En ce moment là , s’il y avait eu au moins un "début de commencement " , les choses ne seraient pas gâtées. Usant de subterfuges Assimi Goita convoque des assises nationales de la refondation avec certains partis politiques. Au cours de ces assises les participants proposent une prolongation de la transition de 6 mois et à leur grande surprise le communiqué final donne une proposition de 5 ans. Même le MR-5 qui a porté la transition au pouvoir s’en démarque. Goita envoie son Ministre des affaires étrangères au BF et en RCI pour sonder le terrain sur la proposition de 5 ans . Face au niet des Présidents Rock et Alassane , la junte a laissé le dossier tel quel au niveau de la CEDEAO. Les autorités maliennes se ravisent et la veille de la réunion de la CEDEAO le Ministre des Affaires étrangères se rend à Accra pour proposer un délai de 2 ans. C’était trop tard le Président de la Commission de la CEDEAO avait déjà fait son rapport constatant le manque de volonté de Bamako.
    Surfant sur les rapports difficiles actuellement France- Mali , la junte à travers son idéologue Choguel Maiga saisit l’occasion pour réveiller patriotisme des Maliens qui sont sortis en millions pour marcher contre les sanctions ( cela ne signifie pas qu’ils soutiennent la transition). Des voix s’élèvent en interne ( Coalition des Partis politiques) pour protester contre la durée de 5 ans demandée et à l’extérieur l’Algérie le plus grand voisin du Mali demande à Goita de ramener la durée de la transition à 12 mois.
    En Afrique de l’Ouest , les panafricanistes , les activistes anti impérialistes , les anti français voient dans cette situation l’occasion rêvée pour régler des vieux comptes avec la françafrique , le CFA etc. certains même parlant même de guerre de libération de l’Afrique. Ce que je crois c’est que chacun a droit d’agir suivant ses convictions et c’est ça aussi la démocratie , mais pour ma part
    1- Je ne crois pas que les Présidents des membres de la CEDEAO aient chacun un problème particulier avec Monsieur Goita
    2- Au départ , il ya un non respect d’engagements pris
    3- Pour une intégration de l’Afrique il faut des Institutions fortes comme l’UE. Si la CEDEAO recule cela créera un précédent.et conduira à la disparation de la CEDEAO elle même au détriment des peuples des autres pays membres.
    4- Soit les autorités du Mali reviennent à la raison et respectent les textes de la CEDEAO soit le Mali se retire de la CEDEAO et de l’UEMOA
    Je sens déjà l ’écho des tirs nourris des panafricanistes bon crin qui ne tolère aucun autre son de cloche que le "soutien aux dignes descendants de Soundiata Keita" , "le colonel Assimi digne fils de l’Afrique" etc....., mais cela n’enlèvera en rien ma conviction que les autorités maliennes sont les coupables de cette situation et doivent revenir à la raison
    Vive le Mali
    Vive la démocratie en Afrique
    Vive la CEDEAO et les Institutions d’intégration de l’Afrique

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  • Le 18 janvier à 14:35, par Indépendantistes En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    Nous soutiendrons la transition au Mali jusqu’aux objectifs escomptés ! Peu importe les frais du sacrifice

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  • Le 18 janvier à 15:21, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    Très bonne communication, qui jongle avec l’histoire, le nationalisme, la fierté mandingue et africaine, le sentiment anti-français et l’idéalisme pour arriver à fédérer le soutien autour du projet principal : Rester au pouvoir le plus longtemps possible. Très fort en rhétorique, le Choguel Maiga !

    On est tous d’accord que la France joue double jeu dans la région, c’est un fait. Mais la bonne analyse n’empêche pas de respecter la vérité historique, et l’orgueil nationaliste ne devrait pas empêcher d’être reconnaissant pour l’aide apportée hier. Restons dans les faits :

    1°) Même si la lettre de Diacoundia Traoré, président de transition à la France pour demander son aide ne le dit pas, le Mali ne pouvait pas se passer d’intervention militaire au sol en janvier 2013 quand les djihadistes montaient sur Bamako.

    Si les FAMA pouvaient contenir les djihadistes au sol, ils ne seraient pas arrivés à Kona, et les militaires français, héliportés sur place, n’auraient pas été au contact direct des tirs terroristes.

    Si la France n’était pas intervenue, Choguel Maiga n’aurait pas aujourd’hui un Mali républicain à administrer mais serait sujet d’un califat islamique. Ça aussi, c’est la vérité.

    Vous avez écrit pour qu’ils viennent, et vous ne voulez plus d’eux ? Alors écrivez leur encore pour dire "merci pour hier" et leur dire de partir. Sinon, tout le reste n’est qu’une instrumentalisation de la France et du ressentiment populaire contre ce pays pour embrouiller les gens.

    Quand il parle des FAMA empêchés d’entrer à Kidal, c’était quand ? En janvier et février 2013, quand les français et les Tchadiens ont reconquis le pays, ou après cela, quand l’armée malienne a repris du poil de la bête et voulu prendre Kidal ? Et pourquoi oublie-t-il de dire qu’avant d’être désarmées, ces troupes qui tentaient la reconquête avaient été battues par les azawadis et obligés de se réfugier derrière la MINUSMA ?

    Pour rappel, son discours parle de désarmement des FAMA par la MINUSMA, laquelle MINUSMA qui fut crée en juillet 2013, donc bien après janvier 2013. Si on veut pas lui faire l’offense d’une accusation de ne pas connaitre l’histoire récente de son pays, c’est donc qu’il manipule des choses vraies pour en tirer une contre-vérité, à savoir que les forces maliennes étaient bonnes au combat et que le Mali n’avait pas besoin de la France au sol.

    Courageux hein, de dire ça quand on revient de si loin... Finalement, je crois que ce sont les politiciens du régime comme Choguel Maiga qui ont convaincu les militaires qu’ils devaient rester au pouvoir longtemps pour "assainir" le Mali. Comme quoi certains politiciens n’ont pas besoin d’être élus pour être des dangers pour leur pays.

    2°) De 1960 à nos jours, le Burkina Faso a connu 8 coups d’états, même si certains comme nous estiment que le soulèvement populaire de 1966 et l’insurrection de 2014 ne doivent pas être considérés comme des coups d’état. Et on ne compte pas les tentatives.

    Est ce pour cela qu’on doit donner le pouvoir à des militaires putschistes pour 7 ans au Burkina, soit disant pour refonder l’état et éviter de futurs coups d’état ? Le constat est bon, mais la solution proposée absurde. On ne valide pas la prise du pouvoir par la force pour "éviter des prises de pouvoir par la force à venir" !

    Je ne comprenais pas les sanctions radicales de la CEDEAO et de l’UEMOA, mais maintenant je les comprends mieux. Ceux qui ont discuté avec la junte ont sans doute réalisé leur manque de volonté de retour à l’ordre constitutionnel normal, et compris que si les sanctions étaient légères, le régime les ferait supporter à son peuple des années si nécessaire au seul but de se maintenir au pouvoir.

    Seules des sanctions draconiennes peuvent les amener à renoncer à leur septennat pour adopter une durée de transition plus réaliste. Sauf que la population malienne est vraiment prise en otage par ces gens. Dieu aide le Mali et nous aide tous...

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    • Le 19 janvier à 15:20, par Abdoul En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

      Arrête de mentir. Si le peuple était pris en otage par ces dirigeants de la transition, il aurait demandé leur départ. Cette transition est bel et bien soutenu par ce même peuple dont vous qualifiez d’être des otages. Vous savez, on en a marre du robotisme intellectuel surtout celui de certains africains comme vous autres.

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  • Le 18 janvier à 16:15, par Gohoga En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    Voilà les vrais ennemis de l’Afrique ADO s’est engagé à quitter le pouvoir. A t il respecté son engagement ? Non la cdeao a dit quoi ?.

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  • Le 18 janvier à 16:47, par Ka En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    ’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’’’ Internaute ’’ce que je crois’’ tu dis : ’’’’’’’’’’’Choguel Maiga saisit l’occasion pour réveiller patriotisme des Maliens qui sont sortis en millions pour marcher contre les sanctions (cela ne signifie pas qu’ils soutiennent la transition). Des voix s’élèvent en interne ( Coalition des Partis politiques) pour protester contre la durée de 5 ans demandée et à l’extérieur l’Algérie le plus grand voisin du Mali demande à Goita de ramener la durée de la transition à 12 mois.’’’’’’’’’’’’

    Très belle analyse enrichissante : Avec ce qui se passe au Mali, il ne faut pas donner dans l’angélisme ni se voiler la face. On sait très bien que le seul objectif de Goïta n’est pas la défense des intérêts du peuple Malien, mais le "pouvoir."

    Merci pour ce rappel historique vraiment utile du double putsch à berner le peuple Malien dont l’illettrisme n’est pas signe de crétinisme, tout comme l’instruction n’est pas forcement signe d’intelligence, ‘’’’’’le peuple Malien est très mûr par les coups d’Etats et sauront le moment venu se tourner vers la réalité.

    Mon ami internaute ’’’’’’ce que je crois,’’’’’’ dénoncer les choses qui ne vont pas n’est ni une offense ni une atteinte à la sécurité nationale. Bien au contraire, c’est une aide vers la perfection (qui, quoi qu’il en soit, n’est pas de ce monde...) Tu viens avec cette analyse pertinente et fondée, montré que la démocratie n’est pas un combat, la politique ne devrait pas en être un. C’est toutes ces métaphores guerrières qui, prises au premier degré, nous amènent à des crises sanglantes et meurtrières. C’est pourquoi nous ne devons pas laisser les militaires détruire notre jeune démocratie en gestation : Car, on sait que la première chose que font les faiseurs de coups d’état, c’est de suspendre la Constitution. Pour ces gens-là, le texte est donc nul et de nul effet, ce n’est pas la menace de "la rigueur de la loi" qui va les faire reculer. Goïta et sa clique en utilisant le dicton qui dit que c’est ’’’’’’’l’ignorance, et non la connaissance, qui dresse les hommes les uns contre les autres,’’’’’’ en montant le peuple Malien contre soi-même avec Choguel Maiga qui a saisit l’occasion pour réveiller le patriotisme des Maliens qui sont sortis en millions pour marcher contre les sanctions (pourtant qui ne signifie pas qu’ils soutiennent la transition) les choses changeront si la CEDEAO laisse sentir ses sanctions pour que la démocratie triomphe sur l’obtention du pouvoir par la force.

    Comme toi, depuis que la CEDEAO a infliger les sanctions contre Goïta et sa clique pour manque de parole donnée d’organiser des élections après leurs 18 mois, je me suis ranger du côté de la CEDEAO, car cette fois –ci c’est avec raison, ce n’est pas la CEDEAO dont on sait qu’il s’occupe davantage de la longévité des dictatures africaines qui ont banalisé le crime de leurs citoyens.

    Et si ces chefs d’états de la CEDAO arrivent à être capables de se mobiliser autour d’un grand objectif qui est de dire à Goïta de respecter sa parole donnée d’organiser des élections après les 18 mois de transition, nous conclurons que nos dirigeants ne sont plus des valets des dirigeants Français. Car, si l’Afrique reste embourbée dans son sous-développement et dans son avancement, c’est que ses dirigeants sont incapables de se mobiliser autour de grand objectifs comme faire savoir à ces militaires qui bernent le peuple Malien pour le pouvoir.

    Pour le pouvoir, Goïta et sa clique mentent au peuple Malien en disant qu’il n’y a pas des mercenaires Wagner au Mali pour protéger leurs fesses, pourtant il y en a plus de 400 sur le sol Malien. Où faire révolter le peuple Malien contre la France, pourtant la France et le Mali se sont mariées avec des règles et convictions inséparables pour la vie. Pourtant ces militaires, quand la France ne fait rien, c’est sa faute. Quand la France agit, c’est sa faute aussi. Il faut cesser d’imputer à des facteurs externes les causes de ses propres insuffisances et manquements. Si quelqu’un joue un double jeu, ce sont les autorités maliennes et ses responsables militaires.

    Conclusion : Je dis au peuple Malien, ’’’’’’’avec tous ces actes obscurantistes, tout le monde doit être soudé pour des élections transparentes très rapidement, et abandonnés tous comportement non rassembleur. Voyons comment le peuple soudanais a soutenu son armée pour prendre le pouvoir a Bechir, aujourd’hui ce peuple est devenu la chair a canot pour l’armée qui veut s’éterniser au pouvoir.’’’’’

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  • Le 18 janvier à 16:59, par tanteAcid En réponse à : CEDEAO-Mali : Je t’aime, moi non plus !

    @ ce que je crois..

    Pour etre logique avec toi meme...
    Si la faute reviens aux autorités de la transition parcequ’elles ne respectent pas le calendrier sur lequel ils se sont engager....

    LA france s’est engagée aussi a quitter le Mali en juin dernier... Elle a respecter son engagement ??? Alors que toute l’afrique veux vievement qui degage de l’afrique

    Elle a fixe ses lignes rouges qui sont franchies eperduement avec la presence russe. Pourqui ne degage t’ elle toujours pas du mali ? Alors qu’elle a avait declaré que c’est soit les russes soit eux.
    Pourqu’oi ne respecte t elle pas leurs engagements ???
    LE mali a 1000raisons de retablir l’autorites de l’etat avant de rendre des elections possibles.
    La france a quelle raison de tenir mordicus a rester en afrique
    Et ni la cedeao ni l’uemoa corromPUES ne dit quoi que ce soit...

    Si tu veux etre president de bureau de vote dans le nord du mali ou des trois frontieres ou s’evissent les terroristes.. tu es le bienvenu nous t attendons au mali pour le faire...

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