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Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

Accueil > Actualités > International • LEFASO.NET - © Ali Ousmane Toure / Anadolu Agency via AFP • jeudi 13 janvier 2022 à 22h44min
Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

La réunion d’Accra du 9 janvier 2022 a choisi de hausser le ton et de mettre le Mali à l’index et à la diète économique et financière par des sanctions qui ne toucheront pas les dirigeants mais le pays et sa population. Depuis 2020 la junte au pouvoir au Mali n’a pas su, n’a pas pu exprimer avec clarté et sincérité son projet aux chefs d’États de l’Afrique de l’Ouest, malgré les nombreuses rencontres sur le Mali. Il s’est instauré entre les militaires au pouvoir et les autres dirigeants ouest africains un climat de méfiance de suspicion réciproque débouchant parfois sur des échanges durs en dehors des rencontres formelles. La rencontre d’Accra consacre la rupture et l’escalade dans les rapports qui sont devenus ouvertement conflictuels. Qu’est-ce que les chefs d’État, attendent et espèrent de cette escalade répressive ? Qu’est-ce que la junte a mal dit, mal fait pour se faire comprendre ? Que faire maintenant pour sortir de cet affrontement dont tout le monde connaît le perdant ?

Il est dommage que les militaires maliens n’aient pas pu convaincre de la difficulté d’organiser des élections dans un pays qui a du mal à garantir la sécurité sur son territoire. Les discussions avec la CEDEAO auraient dû insister sur les aspects du nombre de communes où les élections seraient possibles, de la validité du vote dans ces conditions.

En abordant les questions, sous cet angle, les questions de légitimité seraient vraiment au cœur du débat. La question de l’organisation des élections dans les pays victimes de la crise sécuritaire est un vrai débat aujourd’hui au Burkina et ne peut se résumer à une question de principes. Ainsi présenté, le Mali devrait bénéficier d’une oreille attentive, sinon de la sympathie du Burkina qui a les mêmes problèmes. Les erreurs de la junte qui instruisent le procès en captation de pouvoir à vie, c’est d’être revenu sur sa parole donnée après le premier coup d’État le 20 août 2020, parole réitérée après celui de mai 2021 d’organiser des élections en février 2022. Le calendrier électoral proposé est sans un argumentaire spécifique aux élections.

L’argument massue étant que le pays devrait se réformer, obtenir la sécurité avant d’y aller. Le Mali nécessite des réformes, et une transition n’est pas le pouvoir le plus habilité à refonder un État. C’est ce que le président Rock Marc Christian Kaboré indiquait à Accra à l’ouverture du sommet de l’UEMOA : « Autant nous sommes conscients de la complexité de la situation de ce pays, autant nous avons la conviction que toutes les réformes politiques, économiques et sociales visant la refondation du Mali ne pourraient être conduites que par des autorités démocratiquement élues. »

En chargeant sa barque à l’issue des assises nationales sur la refondation, avec à la clé un délai de cinq ans, pour organiser les élections, la junte proposait de se maintenir au pouvoir pour six ans. Assimi Goïta en organisant ce forum avec une partie des politiciens maliens a donné l’impression de ne pas vouloir céder le pouvoir puisque les élections sont repoussées pour un temps relativement long. Ce que les chefs d’États ouest africains ont refusé.

Les militaires maliens n’ont pas tenu compte de la peur de la contagion que les deux coups d’État du Mali et de la Guinée suscitent auprès des dirigeants civils de l’Afrique de l’Ouest. L’hostilité au coup d’État du Mali exprimé par le président nigérien qui l’a analysé comme un refus des colonels de se battre contre les groupes armés du nord du pays, est une opinion partagée dans les cercles de pouvoir en Afrique.

Au lieu que l’armée assure son devoir de préserver l’intégrité territoriale, elle abandonne le front pour le pouvoir politique. Les groupes terroristes du nord du Mali ont gagné le centre de ce pays et les pays voisins, et au sein de la CEDEAO, les pays côtiers de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Togo font face à leurs premières attaques. D’où l’inquiétude des présidents de laisser le coup d’État s’ancrer dans les esprits et de raviver chez les militaires ouest africains le retour du pouvoir kaki. Dans les négociations, le pouvoir malien a négligé cet aspect chez ses interlocuteurs et n’a pas produit un message visant à les rassurer et à montrer les difficultés du terrain.

Une machine à sanctions

Créée le 28 mai 1975 par le traité de Lagos, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, en adoptant le 6 juillet 1991 la déclaration des principes politiques, est devenue une organisation politique qui fait la promotion et la consolidation des systèmes démocratiques de gouvernement et qui lutte beaucoup contre les coups d’État dans la sous-région et les crises post électorales. C’est l’un des domaines où la CEDEAO est la plus visible. Elle était à l’œuvre en Côte d’Ivoire au Burkina et au Mali en 2012, 2020, et 2022 avec des sanctions. C’est lui faire un faux procès de dire que ces décisions seraient téléguidées par une puissance extérieure à la sous-région. En 2012, quand elle s’est élevé contre le coup d’État du capitaine Haya Sanogo, beaucoup n’ont pas vu la main de la France derrière cette décision.

C’est le conflit actuel entre la France et le Mali sur la présence de mercenaires russes de la société Wagner que certains brandissent comme la cause des sanctions, ce qui n’est pas exact et n’est pas évoqué par la CEDEAO.

La CEDEAO est dans ses principes et au plan économique, elle ne peut pas agir efficacement contre le Mali, c’est pourquoi l’UEMOA est passé devant pour prendre les sanctions économiques qui sont discutables sur le plan de ses textes. Les sanctions comme le gel des comptes du Mali à la BCEAO et la non approvisionnement des comptes de l’État malien dans les banques privées à partir de la BCEAO ne sont pas légitimes et elles exposent les agences maliennes de la BCEAO à des casses comme ce fût le cas en Côte d’Ivoire lors de la crise post-électorale. Les forces rebelles et le pouvoir loyaliste étant allés chacun sur le territoire qu’il contrôle se servir à la banque centrale.

Le dialogue est possible

Si les deux parties ont tour à tour fermées leurs frontières comme si c’était des portes gigognes, Assimi Goïta n’a pas fermé celle du dialogue, la CEDEAO non plus puisqu’elle promet la levée progressive des sanctions dès lors que les autorités maliennes présenteront un calendrier « acceptable » et que des progrès s’observent dans sa mise en œuvre. La junte devrait s’y atteler pour ne pas faire souffrir la population. Elle devrait entendre les propos de l’Algérie qu’elle ne peut pas suspecter d’être vendu à Macron et à son pays qui l’appelle à une attitude constructive et responsable et trouve « raisonnable et justifiable une période de transition d’une durée ferme de douze à seize mois ». En somme, une transition ne peut pas s’éterniser et ne peut pas résoudre tous les problèmes d’un pays. La division de la communauté sur la question montre que la voie du dialogue est la meilleure et celle qui préserve les intérêts de la population.

Le communiqué du gouvernement malien

Si le chef de la junte a affiché le dialogue, le communiqué gouvernemental est sur le ton martial et comminatoire « Au regard des violations répétées des textes, principes et objectifs, de ces organisations, le gouvernement du Mali tirera toutes les conséquences et se réserve le droit de réexaminer sa participation dans ces entités ». C’est ce langage qu’il ne faut pas écouter. Il sied à des gens installés confortablement dans des salons et faisant des vidéos pour les réseaux sociaux. Voilà plus de dix ans que le Mali n’a pas son destin en mains, suivi du Burkina et du Niger, incapables de lutter contre les groupes terroristes qui occupent de vastes portions du pays laissant les gouvernement avoir l’illusion de régner à Bamako, Niamey, et Ouagadougou.

Assimi a douché les ardeurs de Macron qui menaçait de quitter le Mali si les Russes arrivent, mais l’armée française est toujours là. Il ne faudrait pas que le Mali s’isole en quittant l’UEMOA et la CEDEAO, ce serait des souffrances inutiles pour le peuple qui n’en peut plus. Le Mali n’a pas toujours été dans l’UEMOA, s’il l’a intégré c’était pour de bonnes raisons, car son économie et sa monnaie étaient asphyxiées par ses voisins de cette organisation. Des aventuriers vont proposer la solution des ports de la Mauritanie, de l’Algérie et de la Guinée sanctionnée aussi. Sur le papier, c’est faisable, comment importer d’Algérie alors que l’on ne contrôle pas le nord du pays ? La frontière avec la Mauritanie n’est pas pacifiée non plus. Sans compter les incidences financières de commerce en d’autres monnaies que l’utilisation de ces ports va entraîner. Le monde est devenu complexe, globalisé et on ne peut choisir de s’isoler et de fermer les partenariats. Ce serait enfoncer davantage le Mali dans la crise.

Assimi Goïta, qui veut mettre ses pas dans ceux du grand Modibo Keita, ne doit pas écouter les sirènes du durcissement, de l’isolation et des souffrances pour le peuple malien, s’il est convaincu d’être le messie malien, qu’il se retire comme le colonel Amadou Toumani Touré et revienne prendre le pouvoir par les urnes pour dérouler son programme.

Sana Guy
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 13 janvier à 16:17, par Sarakani En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Quand on a déjà une position dictée par les maîtres et qu’on craint également pour son fauteuil, quels que soient les arguments développés par la junte, il n’y a plus une oreille pour entendre. Un terroriste tué au Mali est un ennemi du Burkina et du Niger neutralisé, un groupe terroriste renforcé au Mali est une menace pour le Burkina et pour le Niger. Comment un dirigeant ne puisse comprendre cette logique élémentaire et décide d’affaiblir ceux qui se sont engagés à détruire les nids des terroristes ?
    L’avenir nous dira qui a raison ou tort. Wait and see.

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    • Le 13 janvier à 20:14, par Mme KINI En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

      ce n’est pas la CEDEAO qui affaiblit le Mali c’est la junte au pouvoir qui durci l’instabilité de ce Mali déjà coupable de ne rien faire contre les GAT sur son sol. le Mali devrait vite finir avec cette transition afin qu’un dirigeant légitime puisse sérieusement se pencher sur la question de la sécurité dans cette région du Mali. c’est ce que la junte ne semble pas vouloir comprendre et parait plus enclin à s’éterniser au palais présidentiel plutôt que de retourner au front

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      • Le 14 janvier à 08:55, par daril En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

        Il faut laisser...nous les africains on est toujours entrain de montrer notre incacité à l’ abstraction :
        - Les terroristes ne sont pas venus de France
        - 2 nos élections nationales ne sont organisées par la France
        - C’est nous meme qui avons appelé la France
        - C’est le mali qui a signé avec la CEDEAO
        - apres avoir destabilisé le Mali , cette horde de mauvais officiers aux aboies se lance à l’ asseau de la CEDAO.
        Soit nous ne réfléchisons pas du tout soit nous manquons de Lucidité

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    • Le 13 janvier à 22:29, par Vérité Indiscutable En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

      Tu es vraiment très bien né wallay !
      Respects à toi Sarakani !

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  • Le 13 janvier à 16:45, par Bravo En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Monsieur Sana , Je vous tire mon chapeau pour la qualité de votre analyse
    Pour une fois depuis le début de la crise je lis un article qui ne se résume pas à des propos anti impérialistes , au panafricanisme , à la main de la France derrière les sanctions, le caractère irresponsable des sanctions.....
    Je lisais un soit disant Professeur chercheur qui suggérait au Mali de profiter quitter le franc CFA .Pathétique , il ignore que le Mali s’est battu des pieds et des mains pour abandonner le franc malien et rejoindre le franc CFA grâce à Thomas SANKARA qui a levé le véto de la Haute Volta.

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  • Le 13 janvier à 17:22, par Vérité Indiscutable En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Chacun sort avec son gros français...
    Je me demande pourquoi nous sommes aussi donneurs de leçons aux Maliens ? En quoi vous êtes plus éclairés qu’eux sur leur problème ?
    Le vandalisme que la CEDEAO et l’UEMOA veulent faire au Mali a justement sa source dans cette façon nauséabonde que les gens ont de penser connaître mieux ce qui bon pour les autres plus que eux-mêmes. C’est vraiment de la désinvolture et de la témérité.
    Un peu de bon sens quand-même hein...

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    • Le 13 janvier à 20:22, par Mme KINI En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

      vous, vous n’avez vraiment rien à dire !!
      et apparemment vous ignorez que le Mali et le Burkina ont un millier de frontière commune ; mieux, les terroristes et les refugiés s’installent au Burkina quand ils quittent le Mali.
      le Burkina a le devoir de regarder ce que le Malien fait pour protéger son sol sinon c’est sur le burkinabé que les pots cassés retomberont.
      un peu de quand même dans votre réflexion

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  • Le 13 janvier à 18:12, par Pleure Oh pays bien aimé En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Il faut une analyse profonde pour comprendre le problème malien :
    1- les militaires ne sont pas venu par ce qu’ils voulaient le pouvoir mais c’est une situation de pagaille généralisée qui les ont poussé à agir !
    2- les militaires sont entrain de mettre une stratégie de reconquête du territoire, objectivement ils ne peuvent partir sans que cela solide !

    Et puis, ce qui est choquant, ce ne sont pas les sanctions, mais leurs ampleurs, c’est embargo total qui ne dit pas son nom
    Ce sont des sanctions contre les maliens et non contre la junte !
    on dit aux maliens, comme vous êtes avec la junte, ont vous asphyxie ensemble, voila la vérité !

    Cette fameuse démocratie que vous aimé chanter chaque jour, qu’a t’elle apporté à l’Afrique depuis les années 90 ?
    Ceux qui crient au Mali qu’ils ne sont pas d’accord ce sont c’est pseudo democrates qui sont pressés de revenir au pouvoir pour se partager les gâteaux !
    Sinon, que représente 5 ans de patience dans la vie d’une nations ?
    Dis moi : ADO et CONDE sont passés sur combien de cadavres pour leurs 3 eme mandat ? J’oubliai, c’était démocratique !

    La junte au Mali à tué combien de personne ?
    Si le peuple était contre la junte, il y aurait eu beaucoup de victime depuis, la preuve ont a vu ici en 2015 et on voit ce qui se passe au Soudan !

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  • Le 13 janvier à 18:35, par Yako En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Cher Sana, vous faites un belle analyse bien argumentée c’est la conclusion qui ne tient pas la route. En effet, vous croyez que seules les élections peuvent régler le problème existentiel auquel est confronté le Mali depuis une décennie ? Feu le président ATT père de la démocratie malienne paradoxalement est aussi celui par qui l’effondrement relatif du Mali est venu.Depuis 30 ans l’alternance politique est réelle et effective au Mali mais elle n’a pas construit un état solide,moderne et prospère par le fait du clientelisme et le laxisme de ses dirigeants successifs.La perte de son septentrion en est la preuve de cet amateurisme qui, d’ailleurs, devrait être un avertissement pour nous autres au Faso.Voyez cher journaliste, le long règne du capitain-président Compaore nous a procuré paix et prospérité qu’en est-il de l’alternance de 2015 ? C’est la cedeao qui doit aux Ouest-africains un chronograme clair de sa dissolution parce que incapable de protéger sa populations sinon que les colonels sont dans le sens de l’histoire.Crd Yako

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    • Le 13 janvier à 19:10, par À qui la faute ? En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

      Avec des raisonnements pareils nos pays ont du chemin. Le journaliste ni personne n’a jamais dit qu’il suffit de faire des élections pour se développer. Mais force est de constater que ceux qui sont formés pour protéger le pays s’accaparent du pouvoir et tâtonnent dans la politique et pendant ce temps ils veulent sous-traiter leur métier. C’est dans quel pays du monde vous avez vu une transition de 6 ans ?
      Comment quelqu’un qui n’arrive pas à bien faire son travail en y consacrant 100% de son temps va y exceller en étant à 50% ?

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      • Le 14 janvier à 09:40, par Madjer En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

        Sincèrement tu n’as rien compris. je te pose une question et réponds honnêtement ; les élections en Afrique précisément au Burkina et au mali ont servi à quoi depuis 60ans ? Pour rappel THOMA SANKARA en 3 ans a changé le visage du Burkina. L’auto suffisance alimentaire en 3 ans. N’étai-il pas militaire ? Il est venu au pouvoir par les élections ? Le président Ghanéen John Jerry Rawling a fait combien de temps au pouvoir pour développer le Ghana ? N’était-il pas militaire ? Il est venu au pouvoir par les élections ? Un peu d’honnêteté dans vos prises de positions. Tu n’es pas au courant de la pagaille que la France sème au Mali ? Comment dans ton propre pays qui est en guerre avec l’ennemi la même France t’interdit d’avoir accès à des villes où se retranche l’ennemi ? Qui peut accepter ça ? Tout ces faits ne suffisent pas pour vous donner à réfléchir ? C’est quelle sale élection vous vous voulez que les Maliens organisent ? un peu de bon sens.

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        • Le 14 janvier à 14:05, par Passakziri En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

          @Madjer
          Ecoutez, se rabattre toujours sur Sankara et Rawlings comme justificatifs pour les coup- d’etats en afrique de l’ouest n’est pas vraiment convainquant. pour le cas Sankara, avant d’arriver au pouvoir c’était pas un inconnu du peuple. Mais dites moi , vous et tous ceux qui pense que Goita vaut l#ombre de Sankara, qui de vous connaissait Goita avant la récupération des manifestation anti IBK pour penser que le peuple pouvait même avoir la possibilité de lui remettre son destin ? Sankara avant le 4 Août 1983 avait déja joué un rôle dans la vie de la Nation , et de ce fait le peuple le connaissait au moins et pouvait se sentir représenté par lui. Bref malgré tout ca on ne peut pas dire que Sankara était venu au pouvoir par voie démocratique. ( Mais je comprends, c’est la démocratie vous ne voulez pas ) . Et dire que Sankara et Rawlings ont dévéloppé le Burkina et le Ghana est une invention. On peut dire qu’ils ont su tracer la voie qui nous aurait dans la durée conduit à un développement durable, mais je ne sais pas si l’etat du Burkina de 1987 etait celui d#un pays dévéloppé. Aussi je me rapelle bien d’une période pas si lointaine ou le Cedi ghanéen était apellé yolgo chez nous parce qu’il fallait en remplir des sac pour acheter quoi de bon, parce que sans valeur. L’amélioration de la situation est survenue quand Rawlings céda démocratiquement le pouvoir aux civils et que la stabilité démocratique s’y est installé. C’est sûrement ce que Sankara aurait fait si des assoiffés du pouvoir ne l’avaient pas interrompu. Parce que je pense qu’il était assez intelligent pour comprendre lire les signes du temps.
          Mais hormis ces deux exemples vous ne vous souvenez pas de militaires ayant conduit au developpement durable dans leur pays ? J’insiste sur le terme durable parce que les améliorations qui s’évaporent avec leurs instigateurs ne sont pas ce qu’il faut aux pays.

          Passakziri

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        • Le 14 janvier à 16:01, par Karité En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

          Madjej je suis d’accord avec toi ! un peu d’indulgence et de patience, vous verrez ce que ces gens vont faire du Mali, et de l’Afrique occidentale si nous sommes courageux !

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      • Le 14 janvier à 11:24, par Yako En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

        @ A qui la faute,la transition tunisienne à duré 4 ans tu le sais ou pas ? Là-bas ils ont fait un choix logique de stabiliser le pays politiquement et économiquement d’abord ! Le président Said a même récupéré tous les pouvoirs il ya quelques mois toujours pour stabiliser le pays c’est un choix patriotique raisonnable.Vouloir exiger du Mali une courte transition est suicidaire vu L’ampleur du desastre que vit le pays.Par ailleurs, les difficultés actuelles du Burkina Faso s’expliquent en partie par cette cécité mentale qui consiste à ne jamais regarder les problèmes en face c’est ainsi vous avez précipité notre pays dans la merde en dépit de l’apocalypse qui s’annonçait au regard des problèmes sécuritaires que traversaient la sous-region en 2014.Conclusion : La politique est noble mais les politiciens le sont-ils ? Cordialement Yako

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  • Le 13 janvier à 20:10, par Mme KINI En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Merci monsieur SANA
    vous avez tout dit et mieux, vous ne vous laissez pas aller aux émotions comme cela est à la mode actuellement à propos des "souffrance" que la CEDEAO infligerait au peuple malien

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  • Le 14 janvier à 09:15, par TANGA En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Les donneurs de leçons disent que ce n’est la transition qui peut régler les problèmes du Mali mais un pouvoir démocratiquement élu.
    Ils sont donc allés sur des principes.
    Seraient ce les principes qui pourrons ramener le mali ou amener le Mali dans la paix et la tranquillité ?
    La france , la CEDEAO et l’UEMOA se sont décidés à faire tomber le Mali sur tous les plans.
    Ok, ce qui se sait, c’est que ces décisions sont contre les peuples Maliens et les reste des peuples Africains ; par conséquence ce que les dirigeants craignent risque plus de venir. Les insurrections, les coups d’états etc par ce que les populations de tous les pays sont avec le peuple Malien qui est solidaire aux colonels.
    Le plus grand perdant c’est les dirigeants actuels car ils s’en iront et le gagnant, c’est les populations Africaine car ils auront chasser tout les fouteurs de troubles et veilleront au grain. Quand à la france, elle joue à quitte ou double, soit le Mali se pli et la france impose tout ce qu’elle veut, ou le mali résiste et ensemble avec les peuples Africains, nos actuels dirigeants seront boutés hors avec eux leur france qui elle aura toutes les portes fermées à jamais.
    Nos dirigeants et la france oublient que désormais, il n’y a plus que la france et l’europe. Il y a la Chine, la Russie, l’Iran et la Turquie.
    Donc ce n’est pas un petit pays comme la france qui pourra venir imposer des choses dans nos pays.

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  • Le 14 janvier à 12:42, par PORTO En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Ce petit colonel est devenu la marionette de certains politiciens.chogel maiga et consort veulent faire un mandat gratis sans se confronter aux urne puisqu’il sait qu’il pesent que dale sur le plan electoral.soutient a la cedeao et haro sur les pseudo panafricanistes qui pensent qu’il aiment le continent plus que les autres.

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  • Le 14 janvier à 13:38, par Sabaabo En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    - La Junte a ouvertement dénoncé la fourberie de la France dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Ça c’est bon ou bien c’est mauvais ?
    - Ja Junte est en train de travailler activement pour diversifier les partenariats et coopérations militaires et économiques du Mali. Ça c’est bon ou mauvais ?
    - La Junte est en train de combattre énergiquement la corruption dans le pays. Ça c’est bénéfique pour le Mali ou pas ?
    - Y a-t-il eu par le passé un régime démocratiquement élu au Mali qui ait pu faire ce que cette Junte est en train de faire ?
    - Tout ce que la Junte demande, c’est un peu plus de temps pour creuser plus profondément des sillons afin que ce processus de conquête de la souveraineté du Mali soit irréversible. Ça c’est difficile à comprendre et accepter ?
    - Les 5 ans que la Junte demande est le temps que Ouattara a voulu et obtenu par des subterfuges aux yeux et à la barbe de tous après ses deux mandats et au prix de plus de 80 morts. Pourquoi la CEDEAO n’avait pas réagi aussi violemment ? Si la mort de Gon Coulibaly et la difficulté à trouver un daufin fut une situation atténuante pour Ouattara, la difficulté à organiser des élections dans ce contexte de terrorisme n’est-elle pas une raison plus valable pour la Junte ?
    - Les 5 ans que la Junte demande est le temps que Condé s’etait accordé en Guinée aux yeux et à la barbe de tous, par des subterfuges après ses deux mandats. La confrontation entre cette volonté de Condé et l’opposition de beaucoup de guinéens a occasionné des violences et bcp de pertes en vies humaines. La CEDEAO avait elle réagi ?
    - Jusqu’à présent cette volonté de la Junte au Mali n’a causé aucune violence au Mali et ne semble rencontrer qu’une opposition mineure de la part des Maliens. Pourquoi c’est à la CEDEAO de s’opposer si violemment ? À qui profite ces sanctions de la CEDEAO ? Aux Maliens ? À la CEDEAO ? À la France ?
    Réfléchissons un peu et soyons cohérent.

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  • Le 14 janvier à 15:41, par ZONGO En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Le Mali a intérêt à échouer pour éviter que les autres pays emboîtent ses pas en diversifiant les coopérations en vue d’un développement sincère et durable. Rappelons nous Thomas SANKARA, s’il avait réussi, il aurait donné la voie à suivre aux autres Africains. Voilà pourquoi il a échoué pour dissuader ceux qui hésitaient. La CEDEAO sait que si le Mali réussit, elle sera contraint par ses populations de diversifier ses partenariats et miser sur le gagnant-gagnant.

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  • Le 14 janvier à 15:45, par ZONGO En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    Notre avenir et l’avenir des pays de l’UEMOA se joue au Mali.

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  • Le 14 janvier à 16:52, par Karité En réponse à : Mali : Après les sanctions, la junte et la CEDEAO doivent reprendre le dialogue

    sabaabo, entièrement d’accord. A mon avis, il faut les laisser faire, chercher l’indépendance réelle...

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