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Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

Accueil > Actualités > Opinions • Par Césaire Pooda • mercredi 12 janvier 2022 à 21h40min
Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

Les historiens des organisations régionales africaines, sans doute, écriront un jour avec le luxe du détail qui sied à l’exercice qu’à Accra, la capitale ghanéenne, sur les terres de Kouamé Nkrumah, il s’est écrit le 9 janvier dernier, le début de l’épilogue de l’histoire d’une certaine Afrique. Celle dont les dirigeants ont précipité la survenue du clap de fin du mauvais film dans lequel ils ont été pour la plupart, les médiocres personnages depuis des décennies.

À la vérité, il faut voir dans les sanctions iniques, vraisemblablement téléphonées et servilement déclamées dans un communiqué publié au nom de la Conférence extraordinaire des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et embouchées mécaniquement par l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), une opportunité de questionnement et de remise à plat d’organisations anachroniques dont l’utilité sociale prête à caution.

Le récent parjure de la coterie d’Accra, dirigé contre le peuple malien heurte l’honneur et la dignité des peuples de l’espace ouest africain, et au delà la une certaine conscience citoyenne africaine tout court dont il doit, sans attendre, sonner le réveil.

On aurait tort de penser que la forfaiture des 13, commise dans le pays de Nkrumah, panafricaniste de la première heure, relève d’un banal différend qui oppose la CEDEAO à la république du Mali. C’est pourquoi, il faut le dire tout net : il s’agit ni plus, ni moins, que de la réaction crispée et démesurée de chefs d’Etat dont les bourrasques des pays voisins affolent les palais et que revèle le cas du Mali.

C’est pourquoi, il faut, dores et déjà, se réjouir des avalanches de réprobations heureuses que suscitent les mesures incompréhensibles du communiqué d’Accra dont la jeunesse du Mali, au premier chef, en fera les frais. Elle la vit comme une tentative de prise en otage de son destin, à travers des décisions inspirées par les peurs séniles de leaders usés pour la plupart, plus soucieux de protéger leur maroquain, et incapables d’offrir la moindre perspective heureuse à leurs populations.

Tout long chemin commence un jour, dit le proverbe. Et sans doute quelque part, serait-on tenté d’ajouter ! Celui de la nouvelle Afrique débarrassée de leaders dociles sans dessein politique hardi mobilisateur pour leurs jeunesses et de leurs peuples semble se tracer sur les berges du fleuve Djoliba, dans le sillon de l’expérience menée trois décennies plus tôt par une génération de jeunes Burkinabé très volontaires. On peut certes trouver à redire sur leur approche et leur mode opératoire, mais le degré d’engagement de son leader pour son pays et son continent a fait rêver plus d’un africain nourri à la sève de sa conviction qu’une autre Afrique est possible, en se ré-inventant pour amorcer un développement endogène comme illustré alors dans ce petit pays du Sahel qui ambitionnait de se débarrasser de tout paternalisme tutélaire.

On sait depuis un certain 15 octobre 1987, ce qu’il est advenu de cette aventure qui n’avait pas que des adeptes et qu’il fallait, par conséquent, étouffer avant qu’elle essaime ailleurs. Le procès qui a cours depuis des semaines, n’a pas fini de révéler la face hideuse des motifs et des commanditaires et des exécutants de cet acte barbare.

C’est la raison pour laquelle il faut absolument qu’une opinion citoyenne africaine largement majoritaire et solide se dégage autour du peuple malien et des institutions de sa Transition, pour prévenir la re-édition d’un tel forfait.

La sortie de route de la CEDEAO, dont le moniteur principal de conduite est un quarteron de leaders obsolètes en complet déphasage avec les aspirations de leurs peuples ne doit pas prospérer. La société civile dans des pays de l’espace CEDEAO, de l’Union Africaine et au delà doit user des moyens légaux en vigueur dans les pays pour réprouver les décisions iniques de la Conférence d’Accra. Elle a, en tous les cas, au détour de cette pantalonnade de dirigeants désuets, du pain béni pour se refaire une virginité, et gommer peut être durablement l’image peu amène de sous-marins ou d’officines d’arrière-cour de partis politiques qui colent à certaines organisations qui, abusivement, parlent au nom de la société civile.

Au total, il faut faire en sorte, que le parjure d’Accra soit à la fois le point de départ d’une prise de conscience contre la forfaiture de leaders politiques en manque d’inspiration et l’occasion du renouvellement d’une citoyenneté ouest africaine véritablement décomplexée, porteuse de valeurs de dignité et indépendance dont , - coïncidence de l’histoire – le récit est en train d’être écrit au Mali pays qui, faut-il le rappeler, a porté sur les fonts baptismaux le Rassemblement Démocratique Africain (RDA) en 1946, lors du Congrès de Bamako.

Ce que permet, en définitive de comprendre avec encore plus de force la crise actuelle, c’est que la CEDEAO et ses organes de gouvernance ne sont pas en harmonie avec les aspirations des peuples de son espace. Il va lui falloir, par conséquent, se ré-inventer sa mission pour cesser d’offrir l’image abîmée d’une organisation à la remorque d’intérets étrangers.

La question reste, toutefois de savoir si l’on peut encore se permettre de rêver d’une CEDEAO proche des peuples avec le type de leaders à la tête des pays de l’espace ouest-africain.

En attendant les difficultés se profilent à l’horizon pour le Mali et même dans une certaine mesure pour un pays comme le Burkina Faso dont le Mali est le troisième partenaire commercial. L’enjeu ici, au fond, reste de parvenir à empêcher que soit dénié au Mali, pays souverain, son droit légitime de choisir librement avec qui il veut coopérer. Sous le prétexte de ne pas respecter un agenda électoral chargé d’incertitudes, on veut faire rendre gorge à un peuple qui a le droit légitime d’avoir une meilleure maîtrise de son destin.

Les Burkinabé ne doivent pas être amnésiques. Eux qui ont pratiqué la CEDEAO au lendemain du coup d’Etat du Régiment de Sécurité Présidentielle de septembre 2015, ne sont pas loin de se convaincre que ses interventions ou inter-médiations en pareille situation ne sont jamais dénuées d’arrière-pensées. En tous les cas, ils avaient su, en toute responsabilité décliner les mesures que cette organisation sous-régionale préconisait pour sa sortie de crise hypothétique. C’est pourquoi, les voix de sa société civile comme celles des Burkinabé de bonne volonté et des forces de progrès sont fortement attendues dans cette autre fable de la CEDEAO où, plus que le sort du Mali, c’est du destin des peuples de la CEDEAO voire du continent dont il est question.

Elles se doivent de s’indigner très fortement devant l’inadmissible, pour se faire entendre et pour, au bout du compte, parvenir dans une pression et un effort collectif soutenus faire rapporter l’application des mesures du cynique communiqué d’Accra.

Évoquant la situation au Mali, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, qui sait bien mieux que le quarteron des chefs d’Etats qui ont agit à Accra en véritables procureurs de la Francafrique en déclin, a rappelé avec une autorité légitime le sens de indépendance nationale, et indiqué la solidarité de son pays à l’endroit d’un peuple frère africain. Le pouvoir en place à Conakry quant à lui, par la voix de sa porte-parole s’est, on ne peut plus clairement, désolidarisé des conclusions d’Accra auxquelles il n’a pas été associé, et réaffirmé publiquement que les frontières de son pays demeurent ouvertes à tous les membres de la CEDEAO. Deux positions officielles significatives qui brisent l’isolement du Mali voulu par la conspiration d’Accra.

Par Césaire Pooda
Lauréat du Prix Dag Hammarskjöld
Ancien cadre supérieur au bureau Afrique de l’IPPF
Nairobi, Kenya

Vos commentaires

  • Le 12 janvier à 22:25, par Vérité Indiscutable En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Merci bien Professeur !
    Moi, la question que je me pose jusqu’à présent est celle-ci : "Sont-ils vraiment des hommes qui ont décidé ça pour le Mali ? Des gens qui sont nés d’une Femme ?" Si la Maman de Rock pouvait voir mon commentaire... C’est horrible tout simplement. Ce ne sont pas des êtres humains qui ont décidé ces sanctions. Non. Trouvez tous les qualificatifs nécessaires, mais ce ne sont pas des êtres humains.

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  • Le 12 janvier à 23:40, par Cisse En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Il est temp que le burkina quitte la france sil veulent reelement ils veulent le development mes cher burkinabè election democratique na jamai éte le bien de l’afrique Les soit disant connaisseurs de papier qui solicites Les vote du peuples veulent seulement être au pouvoir et traité avec la france au detriment du peuples a bat l’union africains a bat la cedeao a bat luemoa et tous sont Des organisations crée par la france pour pouvoire controller Les africains opposé a eux

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  • Le 13 janvier à 08:26, par LUI En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Sans trop rentrer dans les détails moi je dirai qu’on s’en prend à la CEDEAO pour rien.L’institution n’a fait qu’appliquer les textes qu’elle a pu adopter.Je me rappel bien qu’il s’agissait de 2 lois, l’une qui condamne toute prise du pouvoir par force et l’autre sur les 3ème mandat qui est aussi source de beaucoup de crises.Alors,si la première sur les coup d’état a pu être adopter à l’unanimité (en rappel les textes de la CEDEAO sont adoptés par consensus),le second jusque là a été bloqué par le TOGO de FAURT qui refuse de s’aligner.

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  • Le 13 janvier à 08:48, par Somda T. Jean de Dieu, En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Tout à fait d’accord avec toi mon frère
    les pères fondateurs de la CEDEAO ont dû se retourner dans leurs tombes.
    D’autant plus que la fermeture des frontières, le retrait des ambassadeurs et le gel des flux financiers ne sont pas prévus dans les textes de la CEDEAO.
    Ces décisions iniques d’Accra témoignent à souhait la frilosité du syndicat des chefs d’Etat.
    Ils oublient que le corollaire de la vraie démocratie c’est la bonne gouvernance.
    La nuit à beau durer le jour se lèvera tôt ou tard.

    Jean de Dieu Somda , ancien vice-président de la commission de la CEDEAO, ancien ministre

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    • Le 13 janvier à 10:50, par Rêve brisé En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

      Je suis très content et renforcer dans mes convictions par cette réaction de celui qui a été aux avants postes à la CEDEAO, en la personne de M. Jean de Dieu Somda. En votre qualité de d’ancien haut cadre de cette institution, je suggère que vous fassiez un écrit plus détaillé de la présente réaction que vous publierez dans tous les quotidiens du pays. L’Histoire et les Peuples vous seront très reconnaissants. Ce qui nous manque dans la gestion de nos crises, ce sont les réactions et les prises de positions des hommes comme vous. Vous êtes une voix autorisée pour parler de la CEDEAO et des problèmes de la sous région. Je vous remercie.
      mail : parefouss@yahoo.fr

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  • Le 13 janvier à 09:08, par Dibi En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Ça c’est du journalisme et une analyse éclairée qui invite à dépasser l’obsolescence politique et géostrategique de la CEDEAO. C’est aux sociétés civiles syndicales et aux classes politiques sous-régionales interpellées ici de se positionner face à nos problèmes, à l’histoire immédiate et de sortir de la sénilité néocoloniale.
    Il y a toujours de l’espoir quand des intellectuels portent la voix de leurs peuples et de leurs jeunesses en attente d’un autre narratif et d’un avenir qui leur ouvrent les portes de l’émancipation véritable.
    Na an lara an sara !

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  • Le 13 janvier à 09:10, par Claude En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Je ne comprends pas bien l’intervention de ce monsieur sur les décisions de la CEDEAO.
    Est-ce le fait que le Kenya (son pays de résidence) en ayant approuvé les décisions de la CEDEAO le rend mal à l’aise.
    Et enfin de grâce, arrêtons d’utiliser impunément le mot Afrique ou peuples africains quand on parle uniquement des pays du Sahel.

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    • Le 13 janvier à 12:44, par SOME En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

      Claude il me semble que tu n’as pas du tout compris l’ecrit de M Pooda. D’ailleurs ton exasperation sur les peuples africains etc ne fait que me confirmer que tu n’as compris de quoi il s’agit
      SOME

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  • Le 13 janvier à 09:32, par Oh Pr En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Pr avec tout le respect que moi petit citoyen qui n’a pas votre vécu des relations internationales ni votre savoir , me permet de vous dire que je ne m’indignerai pas .
    - L’Afrique ne se développera jamais si on se débarrasse pas des postures anti développement. Une organisation d’intégration en construction à qui on reproche la lenteur dans la réalisation d’une monnaie unique , la libre circulation des personnes et des biens . Cette organisation adopte des règles applicables à tous ses 16 membres et 1 seul refuse de les appliquer , l’organisation le sanctionne et c’est le tollé des "panafricanistes ".
    - Le Mali sous la conduite d’Alpha Omar Konaré est le pays de la CEDEAO qui a été au front contre les coups d’Etats et les Régimes militaires au sein de communauté et suscité avec le Nigeria l’intervention de l’ECOMOG en 1998 en Sierra Leone pour chasser les putschistes et rétablir Ahmad T kABBAH au pouvoir.
    - Vous dites que l’Algérie soutient le Mali : Les autorités algériennes ont officiellement demandé à la junte malienne de ramener la durée de la transition à un délai raisonnable de 2 ans
    - Vous citez la Guinée de Doumbouya qui a refusé d’appliquer les sanction. Pr vous savez bien que le putschiste Doumbouya est dans le collimateur de la CEDEAO et que la Guinée ne peut que soutenir le Mali.
    Nous nous en sortirons jamais si nous restons dans cette posture.
    Vive les régimes démocratiques
    A bas les régimes militaires.
    Vive le peuple malien pris en otage
    Vive la CEDEAO

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    • Le 13 janvier à 15:37, par Alexio En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

      Comme vous le reconaisiez vous etes novice dans la geopolirique internationale des nations entrent eux. je vous propose de lire une fois ou deux fois l expose du professeur dans son contexte actuel.

      D abord les evenements malencontreux qui ont destabilise ce beau pays frere le Mali notre berceau commun, ne saurait jamais etre possible aujourdhui si les europeens en sa tete l eternele France garcon de courses et donneur de lecons n avaiet pas par dessein de visees geopolitiques pour destabiliser la Lybie, et de ricochet tout le Sahel.

      Pour revenir avec ses bases militaires au Mali et au Burkina Faso. Apres avoir creer cette crise, elle vient en grande pompe en sauveur, alors qu elle la pyrowoman qui veut jouer au sampeurs pompier san credibilie aucune.

      SON BUT ET CALCUL POLITIQUE :
      L immense richesse miniere du Mali,du Niger. Pas moins le Burkina Faso.

      ATT a deux moins de la fin de son mandat fut proposer par la FRance de le prolonger. Il refusa, au nom de la DEMOCRATIE

      Et l on sait la suite. SanJAogo instrumnetaliser sauta de l occassion pour affesser son pays a terre. Apres que des soit- disant separasjonistes tuareg reclamait et declara leur scission aux autorites de Bamako sans formes de proces. Par les armes.

      Ils avaient opte por la division du Mali avec la benediction de du president Nicolas Sarkosy avant et apres leur participation a la chute du leadeur lybien Muammar Gadhafi.

      Apres les elections francaises, le vainqueur Francois Hollande gera la crise. Ou du moins arva cette crise avec l operation servale qui avait pu repousser les |es scessionistes, tantot appeler djihadistes.

      Malheuseument que sa politique fut reviser a l arrivee de Emmanuel Macron en accointance avec Sarkosy troubla une fois de plus le jeux.

      L armee francaise s intalla a Kidal. Et interdisant l entree de l armee malienne dans cette ville.

      Le double jeux francais fut decouvert par la junte militaires, apres la chute d IBK par la rue des revendications populaires.

      Un pays qui est attaquer ne peut pas organiser des elections. Et encore que la moitie du territoire n est pas ous controlle des autorites maliennes.

      Les exigenges de la communaute internationnale sont urealistes et contra-productif. Aåres lechec des institutions politiques du pays qui sous le front insecurite et politique interne.

      Comme les memes causes proboquent les memes effets, la sortie assises du pays recommanda une prolongation de nettoyage a tous les niveaux de la cite.

      Ou estait la CEDEAO quand le Mali estait attaquer ?

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  • Le 13 janvier à 09:34, par ARSENICOS En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    aaaaaahhhhhhhh !!!
    Validé mille fois
    Quel beau discours et trempé dans une pertinente et clairvoyante analyse
    Merci

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  • Le 13 janvier à 10:13, par SOME En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Merci mon frère ton article me rassure que tout compte fait il y a une nouvelle Afrique qui naît. Il nous faut absolument faire en sorte que cette saleté d’Accra qui a marqué d’une tache infâme la notion même de panafricanisme et d’unité africaine, ce parjure doit être réparé à sa juste valeur. Et il est heureux que des intellectuels africains osent enfin prendre position.

    De façon concrète nous devons nous organiser et montrer que la fraternité entre les peuples africains n’est pas une vue de l’esprit mais u e réalité vécue et appliquée. De façon concrète obligeons nos gouvernements respectifs à changer de décision ou bien le peuples les chassent. Sans état d’âme ! Ils ont fait leur choix contre les peuples, qu’ils assument

    organisons des meetings pour dire publiquement à Roch ce que demande le peuple burkinabe dans cette situation au Mali et pourquoi il a agi ainsi. Organisons des milliers de personnes pour passer la frontière et briser cet isolement. Que peut faire la police si nous sommes des milliers à passer la frontière ?
    je suis déçu des panafricanistes au Burkina Faso devant leur silence face à la situation vécue par le peuple malien. C’est de la complicité qui a laissé le chemin libre à roch pour trahir et salir l’honneur du Burkina Faso et de l’Afrique. Pour moi il a commis une erreur fatale.
    De plus ce n’est pas en imaginant des coups ´état et autres qu il échappera à son sort qui l’attend. La trahison continue et il doit le payer

    lefasonet peut refuser de le publier j’en ai tellement l’habitude d’être censuré. Je ne cache pas mes idées. Nous peuples africains avons trop laissé faire. C’est de nos luttes et engagements que se lèvera la vraie Afrique. Nous ne devons plus continuer à tolérer les traîtres qui ont détruit l’Afrique qui prenait son envol au Burkina et ils continuent de nous trahir. Nous ne nous laisserons endormir par ce simulacre de procès Thomas sankara pour cacher leur forfaiture et vendre encore plus l’Afrique pour les siècles a venir

    le Mali nous montre la voie à nous autres burkinabe qui avons échoué. Ayons au moins le courage de les soutenir. Et que Roch sache que L’Hymne du Wassoulou dit
    Si tu ne peux organiser, diriger et défendre le pays de tes pères, fais appel aux hommes les plus valeureux ;
    Si tu ne peux dire la vérité, en tout lieu et en tout temps, fais appel aux hommes les plus courageux ;
    Si tu ne peux être impartial, cède le trône aux hommes justes ;
    Si tu ne peux protéger le fer pour braver l’ennemi, donne ton sabre de guerre aux femmes qui t’indiqueront le chemin de l’honneur ;
    Si tu ne peux exprimer courageusement tes pensées, donne la parole aux griots.
    Oh Fama ! Le peuple te fait confiance, il te fait confiance parce que tu incarnes ses vertus.”

    Ces belles paroles des griots de l’empire Wassoulou (ou empire Mandingue), à l’intention de l’Almamy Samory TOURE sont d’actualité plus que jamais. La France Afrique ne le protègera pas à tout prix.
    SOME

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  • Le 13 janvier à 10:26, par le Vigilant du Sahel En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Mon cher internaute LUI, C’est justement parce que la CEDEAO n’applique pas ses textes qu’on est indigné. Appliqué les textes au cas par cas nous amène tout droit au chaos. Une organisation comme la CEDEAO se doit d’être cohérente dans ses prises de décisions..
    - Pourquoi la CEDEAO n’a pas sanctionné la Guinée, le Soudan et le Tchad avec la même rigueur ?
    - Qu’attend la CEDEAO pour se mobiliser et donner une réplique cinglante aux attaques terroristes au Sahel et ailleurs en Afrique ?
    Les terroristes peuvent tuer et occuper des espaces dans nos Pays, la CEDEAO ne s’émeut pas. Par contre, pour une question d’élection au Mali, elle convoque promptement un sommet extraordinaire et prend de lourdes sanctions. En définitive, nos Chefs d’Etat sont pires que les terroristes. Nous devons nous mobiliser contre nos ennemis intérieurs.

    Répondre à ce message

    • Le 13 janvier à 14:30, par Passakziri En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

      @le vigilant du Sahei
      Vous êtes au sérieux quand vous vous demandez : " Pourquoi la CEDEAO n’a pas sanctionné la Guinée, le Soudan et le Tchad avec la même rigueur ?" ?. Un pétit tour sur google vous ferait savoir qui est membre de cette organisation sous regionale et qui ne l’est pas et pourquoi la CEDEAO ne peut sanctioner ni le TCHAD ni le Soudan. Comme on l’a assez repeté, si la Junte ne veux pas être sanctionnée par la CEDEAO elle peut quitter l’organisation, commne ca les règles de cette institutions ne sauraient l’engager, Ils pourront faire s’ils veulent des coup d’etats chaque 3 jours ou instaurer des transitions `à vie. Autrement dit la CEDEAO applique ses régles et il n’ya pas à lamenter.
      De même , on se demande pourquoi la Junte ne quitte pas la zone UEMOA pour adopter je ne sais quoi ?
      A lire certains commentaires et écouter certains sur les ondes on comprend pourquoi nous n’avancons qu’à pas de caméléons. Comment des intellectuels peuvent raisonner comme ca ?

      Passakziri

      Répondre à ce message

  • Le 13 janvier à 11:00, par @Somda T. Jean de Dieu En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Merci, grand- frere pour ce temoignagne plein de credibilte et de courage. Vous n’ etes pas n’ n’ importe qui. Vous etes un vrai grand- pere. l’ honnete a elu village au sud- ouest.
    que Dieu vous benisse, vous et votre famille.

    Répondre à ce message

  • Le 13 janvier à 11:55, par Damis En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    Merci Professeur pour cette analyse.

    Vous avez bien écrit :
    "Ce que permet, en définitive de comprendre avec encore plus de force la crise actuelle, c’est que la CEDEAO et ses organes de gouvernance ne sont pas en harmonie avec les aspirations des peuples de son espace. Il va lui falloir, par conséquent, se ré-inventer sa mission pour cesser d’offrir l’image abîmée d’une organisation à la remorque d’intérêts étrangers."

    J’allais ajouter : C’est à cause de ce déphasage des textes de cette institution avec la réalité que les coups d’états dans les pays membres accroîtront. Les états membres ont donc intérêt à revoir les textes de l’Institution afin qu’ils répondent aux aspirations réelles des peuples.

    Que les dirigeants des pays membres revoient leur copie sinon...!

    Répondre à ce message

  • Le 13 janvier à 15:27, par Afrique malade En réponse à : Citoyens de la CEDEAO, indignez-vous !

    @internaute pasakziri

    Je valide 10 000 votre écrit. Vous vous êtes un intellectuel au sens noble du terme , soucieux du progrès de l’Afrique
    J’ai même lu un internaute qui confond l’Etat moderne du Mali au Wassoulou. Triste .Un autre critique la CEDEAO sans même connaitre les pays membres de la cedeao , c’est hilarant !
    Le Mali quitte la CEDEAO et l’UEMOA et c’est fini !
    La junte militaire a intérêt a quitté vite la CEDEAO parce que celle ci a saisi l’Union africaine pour qu’elle entérine les sanctions.
    Vive l’Afrique du progrès
    Vive l’intégration africaine
    Vive le peuple malien en otage

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