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Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Procès Thomas Sankara • LEFASO.NET • mercredi 12 janvier 2022 à 17h47min
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

Ousmane et Issa sont les frères de Walilaye Ouédraogo, compagnon de Thomas Sankara, tué le 15 octobre 1987 au conseil de l’Entente. En tant qu’ayants droit de la victime, ils se sont « libérés » en prenant la parole, ce mercredi 12 janvier 2022.

Couturier de profession, Ousmane Ouédraogo avait pris sa pause, l’après midi du 15 octobre 1987, pour aller déjeuner lorsqu’il rencontre, une peugeot 504 blanche, avec à son bord Blaise Compaoré et son chauffeur, arriver en toute vitesse, non loin de la base aérienne.

« Il était presque 15h. Ils ont failli me renverser. Une heure après, on a entendu qu’il y avait un problème au niveau du conseil de l’Entente. C’est vers 18h que nous avons appris le décès du président Sankara. Le matin, je me suis rendu au palais. On m’a dit que mon frère a été assassiné. Je n’ai pas réussi à démarrer ma moto. J’ai pleuré et je suis allé le dire à mon père avant d’aller au cimetière. La terre qui avait recouvert les corps était encore fraîche et il y avait une odeur. Je suis tombé malade après. Le vieux, lui, s’est évanoui. Quelques mois après, il est décédé et la mère a suivi. Depuis 30 ans, on ne pouvait pas parler. Maintenant, on est heureux de le faire », a déclaré Ousmane Ouédraogo.

Avant lui, son frère aîné Issa a dit s’en remettre à la Chambre de jugement pour que la lumière soit faite sur le décès du soldat de première classe Walilaye Ouédraogo qui n’a pas laissé de descendance.

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Vos commentaires

  • Le 12 janvier à 18:08, par caca En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

    Je suis satisfait que ce procès autant instrumentalisé à la fin n’a pas pu levé l’élan du doute dans l’assassinat de Thomas Sankara. La seule chose qu’on retiendra c’est la tenue du procès après 34 ans de suspense de qui à donner l’ordre de tuer Thomas Sankara sauvagement. Malgré l’abondance des témoins à charge contre le Camp Compaoré, personne au travers le témoignage n’a pu indiquer l’ordre donner. Les témoins sont restés dans la confusion et en veulent toujours à Blaise Compaoré qu’ils ont diabolisés.
    Bien que la justice burkinabè prend de plus en plus confiance en elle-même ; elle demeure immature dans des sujets sensibles comme l’assassinat de Thomas Sankara. L’instruction des dossiers sont toujours bâclés de va-t’en-vite par l’influence populaire. L’émotion prend dessus que la recherche de preuve irréfutable.
    Mais une autre page tournera rapidement comme le procès du putschiste manqué. Ce n’est pas une condamnation du Gal Diendéré et Jean Pierre Palm comme coupable qui sera la révélation de la vérité. Puisque le président Blaise Compaoré est absent et y compris Hyacinthe Kafando. La fin de procès va-t-il libéré le Burkina-Faso où les odeurs des coups d’état sont en alertes permanents ?

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  • Le 12 janvier à 19:30, par Ka En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

    Quand j’ai écouté la fille de l’honorable Bamouni Paulin, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Comment sommes nous arrivés jusqu’à ce point de non-retour. Tout simplement parce que Blaise Compaoré a été impatient pour reprendre le pouvoir ! Pourtant il était prêt à fuir si son coup ratait. Comment des êtres humains puissent vidées au tant de balles sur leurs frères ? La seule chose qu’on demande à ce procès, c’est qu’il nous apporte la lumière et la vérité.

    Que les peines que ces quatre criminels Blaise Compaoré le fuyard, Gilbert Diendéré, Jean P. Palm, Tamini, ne soient pas ridiculement légères en comparaison à leur cruauté et du désastre commis par les mis en cause. Ce qu’ils ont fait est plus que criminel et ils doivent être traités comme tels. Les juges militaires doivent être prompts à condamner à des lourdes peines justifiées. A ceux qui soutiennent ces criminels, Il fallait commencer à prier pour eux afin qu’ils n’embrassent pas leur carrière de criminels en puissance. Maintenant qu’ils sont dedans jusqu’au cou, qu’ils assument leurs actes posés.

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    • Le 13 janvier à 06:04, par Mounafica En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

      Mon cher Ka,
      C’était en 1987 à Loumbila où on avait organisé une kermesse pour la sortie des 4è et 5è promotions du Service national populaire.
      Sankara arriva par surprise accompagné de Henri ZONGO.
      Faisant le tour des lieux de la kermesse,il c’est arrêté auprès d’une dame âgée qui vendait des arachides.
      Sankara se courba et enleva un tas d’arachides puis dit à la bonne dame que :’’ si je reviens réglé le prix des arachides, cela veut dire que le pays c’est enrichi.Mais si vous ne me revoyez pas avec votre argent, c’est qu’il faut encore que nous travaillons tous un peu plus’’.
      La vieille dame d’ailleurs n’avait pas reconnu Sankara et ce fut Henri qui confia à la bonne dame que c’est Sankara.
      Voyez vous la simplicité, l’humanité, la pédagogie que Sankara avait comme qualités.
      Pas si loin de son assassinat, Thomas SANKARA disait’’ je souhaite qu’on garde de moi le souvenir de celui qui c’est battu ensemble avec les autres pour les autres ...’’.
      Comment comprendre que des personnes venues juste avec des ambitions patriotiques de donner au peuple et par le peuple lui même,un espoir,un minimum de bonheur,de dignité puissent être assassinés ainsi.

      Dieu est entrain de quitter le Burkina Faso.
      Croyons nous que tous les malheurs que nous subissons à travers le terrorisme sont accidentels ?

      Nous sommes attaqués, tués par des individus sans cause ni raison et malgré tous les efforts militaires des FDS et VDP, nous peinons à y mettre fin.
      Revenons à nos sources, revenons à nos us et coutumes.
      Suis toujours triste comme ce jeudi 15 octobre 1987.
      Que Dieu protège et bénisse le Burkina Faso

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      • Le 13 janvier à 10:40, par De rien En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

        Si Thomas Sankara et ses petits camarades avaient à l’esprit et s’étaient appropriés les us et coutumes de nos ancêtres, le 04 août 1983 n’aurait pa eu lieu. Thomas Sankara était simple et accessible, qui ne l’était pas ? Lamizana, Saye Zerbo, JB... vivaient ils tous dans une tour d’ivoire ? Vos propos sont juste de la propagande. La vérité que notre hypocrisie et notre insuffisante instruction ne nous permettent pas de voirt que le 15 octobre 1987 n’est que la pâle copie des évènements qui ont amené le cnr au pouvoir. La fille de Paulin Bamouni est dans son rôle, ce même Paulin Bamouni s’est pourtant réjoui que le colonel Yorian Gabriel Somé est été déchiqueté à la grenade et enterré à la sauvette. Il nous faut plus de sagesse, plus de courage. Ce procès montre clairement que le burkinabè n’en a pas. C’est un enragé, un frustré, violent et sans cœur. Ce n’est pas pour rien qu’on sombre en pleine insécurité.

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      • Le 13 janvier à 11:25, par Ka En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

        Mounafica : Tu dis : ’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’Mon cher Ka,
        C’était en 1987 à Loumbila où on avait organisé une kermesse pour la sortie des 4è et 5è promotions du Service national populaire.
        Sankara arriva par surprise accompagné d’Henri ZONGO.
        Faisant le tour des lieux de la kermesse, il s’est arrêté auprès d’une dame âgée qui vendait des arachides.
        Sankara se courba et enleva un tas d’arachides puis dit à la bonne dame que : ’’si je reviens réglé le prix des arachides, cela veut dire que le pays s’est enrichi. Mais si vous ne me revoyez pas avec votre argent, c’est qu’il faut encore que nous travaillons tous un peu plus.’’
        La vieille dame d’ailleurs n’avait pas reconnu Sankara et ce fut Henri qui confia à la bonne dame que c’est Sankara.
        Voyez-vous la simplicité, l’humanité, la pédagogie que Sankara avait comme qualités.’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’

        Oui mon cher ami internaute Mounafica, c’est du Sankara sans triche. En donnant sa vie pour une révolution qui représentait un double caractère, qui est une révolution démocratique et populaire, et qui avait pour tâche primordialité la liquidation de la domination et de l’exploitation impérialiste, l’épuration de la campagne de toutes les entraves sociales, économique et culturelles qui maintiennent un état en arriération, et qui a montrer son caractère démocratique, n’était pas la sauce de tout le monde, surtout pas pour le vieux Houphouët et son beau-fils Blaise Compaoré : Car, donner le pouvoir au peuple est un sacrilège pour ces deux diables.

        Mon ami internaute Mounafica, avec une histoire vivante comme avec cette vendeuse d’arachide, l’objectif qu’avait Thomas Sankara et ses fidèles collaborateurs réunis ce jour du 15 Octobre 1987, et ont été canardé gratuitement pour un pouvoir sanguinaire, consiste à faire assumer le pouvoir au peuple. Parlé ensuite d’accident par l’introverti Blaise Compaoré et ses trois complices, c’est de prendre le monde pour un nez percé.

        Et si je dis qu’entendre la fille de de l’honorable Babou Paulin Bamouni je ne pouvais pas retenir mes larmes, c’est que Blaise a choisi cette réunion du 15 Octobre 1987 à 15 h pour éliminer les idéologues de la racine du RDP, parmi Babou Paulin Bamouni.
        Bamouni Paulin, Directeur Générale de la presse écrite de l’époque, surtout idéologue comme Thomas Sankara de la RDP, nous disait qu’il n y a pas d’idées neutres, elles sont toujours fonction des circonstances ; c’est pourquoi on dit que c’est le milieu qui fait l’homme. Et Blaise Compaoré épousant une Ivoirienne proche d’un vieux criminel et diviseur pour régner qui était Houphouët, la vie de Thomas Sankara ne tenait qu’a un fil. Car, quand on arrive à inculquer ses idées a un autre comme Houphouët a dit a qui veut l’entendre qu’il a trouvé une personne pour liquider celui qui lui dérange, il devient un allié et non un opposant, c’est ce qui était Blaise Compaoré, pourtant qui se dit ami de Thomas Sankara.
        Si la colonisation a encadré idéologiquement les colonisés pour les dépersonnaliser, les soumettre, et enfin les créer a un être inoffensif bon à exploiter, c’est qu’a fait Houphouët a l’encontre de son beau-fils Blaise Compaoré qui a préparer minutieusement l’assassinat de Thomas Sankara et ses compagnons. Merci de me lire.

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  • Le 13 janvier à 03:42, par Officier Indigne & Sans- Honneur En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

    Caca, aka, Bindou, c’est une tres bonne chose que le proces ait eu lieu. On n’ arrive pas a identifier qui a
    donner l’ ordre ? Sache que le President de la Chambre est tres intelligent et il saura faire les recoupements. Ce n’ est pas parce que Djendjenre n’ a jamais eu de couille spoyur assumer ses mechancetes qu’ on ne pourra pas arriver a le coincer par inference. Ce qui est sur, l’ ordre a ete donne par quelqu’ un. Et meme si on admettait que l’ ordre n’ avait pas ete donne par un superieur, qui a profite de ce massacre ? A qui le crime a- t- il profite ? Quelles sanctions avons- nous prises pour punir des elements "incontroles" qui auraient agi sur un simple coup de tete ? Et si ca ete si " instinctif" comment expliquer le degre de preparation minutieuse et la coordination si exemplaire a Ouaga comme a Kamboinse ou concomitamment, on abattait le Capitaine Michel Koama ? Que faisait l’ helico venu specialement de Lome pour exfiltrer le monstre de Ziniare au cas ou...? Et tant de temoignage sur la presence de Djendjere au Conseil alors que lui il veut mener la chambre en barque en insistant qu’ il allait sur le terrain de l’ ENAM. Un officier sans honneur qui se prend pour un vrai stratege !

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  • Le 13 janvier à 14:18, par caca En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

    Officier Indigne & Sans- Honneur !
    Dommage de votre réaction émotionnelle et rancunier. Thomas Sankara est mort et son histoire relève du passé. Qu’il ait des hommages de ses partisans c’est une chose, mais le but du tribunal était de chercher la lumière sur la mort de Thomas Sankara. La seule lumière dans ce procès est plutôt la confirmation de la tension entre deux camp rival dans cette révolution que le peuple a suivi aveuglement.
    Combien de burkinabè ont profité du crime de Thomas Sankara ? Chacun est libre de répondre à cette question. 15 personnes sont arrêtés actuellement pour tentative de coup d’état dans pays après l’échec du putsch de 2015, et pendant le procès de Thomas Sankara. C’est pour vous dire que chaque burkinabè est un profiteur professionnel. Le crime de Thomas Sankara devait bien sûr profité quelqu’un. Et si c’est ça l’argument du juge, c’est dommage car même la justice a profitée pour se démocratiser.
    Sans rancune !

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  • Le 13 janvier à 22:06, par N’dabi En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser

    Monsieur Caca se bat becs et ongles pour se poser en avocat du diable à ce que je constate dans la lecture de ses commentaires.
    Que peut-on gagner à s’illutrer de la manière la plus pitoyable, exécrable, médiocre qu’il soit ?
    A mon avis, ce monsieur est victime d’une phobie nostalgique vis à vis du pouvoir Compaorè, aussi , ne pouvant s’empêcher de déverser sa haine de voir un Burkina libéré du tiran Blaise C., s’en donne à coeur joie pour saper la sérénité des débats.
    Vous feriez mieux de vous taire avant d’être débusqué derrière votre clavier.

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