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Sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO contre le Mali : Le Mouvement SENS solidaire du peuple malien

Accueil > Actualités > Politique • Déclaration • mardi 11 janvier 2022 à 17h00min
Sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO contre le Mali : Le Mouvement SENS solidaire du peuple malien

Le Mouvement SENS, dans la présente déclaration, condamne « l’attitude irresponsable » de l’UEMOA et de la CEDEAO. Le mouvement exprime sa solidarité au peuple malien et réitère sa foi à une Afrique libre.

DECLARATION DE SOUTIEN ET DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE FRERE DU MALI

Le 4esommet extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté Economique Ouest Africaine (CEDEAO) ainsi que la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) réunis à Accra le 9 janvier 2022 ont unanimement décidé d’infliger une série de sanctions économiques, financières et politiques au Mali, avec effet immédiat, au motif que ce pays ne montre aucune volonté ni aucun progrès « dans le processus de restauration d’un ordre constitutionnel et démocratique normal ».

Les deux organisations sous-régionales reprochent en outre aux autorités politiques de la Transition, le report des élections présidentielles initialement prévues pour le 27 Février 2022. Pour ces motifs, elles appellent l’Union Africaine (UA), l’Organisation des Nations Unies (ONU) ainsi que tous les autres partenaires du Mali à endosser et renforcer ces sanctions collectives contre le peuple du Mali.

En tant qu’organisation politique panafricaniste attachée au respect du droit des peuples à la liberté, le Mouvement SENS tient à exprimer tout d’abord sa solidarité avec le peuple frère du Mali aussi bien dans cette épreuve que dans toutes celles auxquelles il a été exposé ces dernières années, sans aucun soutien actif de ces organisations (CEDEAO, UEMOA…)

Il appelle ensuite l’ensemble des peuples d’Afrique à faire bloc pour soutenir le peuple frère du Mali et faire échec aux sanctions scélérates et irresponsables de la CEDEAO et de l’UEMOA.

Enfin, le Mouvement SENS condamne l’attitude irresponsable de ces deux organisations sous-régionales aussi bien pour leur collusion habituelle avec la mal gouvernance et les modifications constitutionnelles antidémocratiques que pour leur manque d’empathie et de solidarité avec les peuples d’Afrique.

Il réitère pour finir sa foi en une Afrique libre, véritablement indépendante et unie pour le bonheur et la prospérité de ses filles et fils.

La Coordination Nationale

Vos commentaires

  • Le 13 janvier à 08:50, par boss En réponse à : Sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO contre le Mali : Le Mouvement SENS solidaire du peuple malien

    Merci ! si un pays organise des élections régulièrement et sa population souffre de mal gouvernance, de tripatouillage de constitution, d’injustice, de corruption et sa jeunesse préfère braver la mort pour aller de l’autre côté ; franchement, à quoi ça sert ?
    S’il y’a à choisir entre un dictateur qui prend soin de son peuple, et un "démocrate" qui prend soin de sa seule personne, le choix est vite fait.

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  • Le 13 janvier à 13:47, par MisterT En réponse à : Sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO contre le Mali : Le Mouvement SENS solidaire du peuple malien

    La situation du Mali et des Pays frontalier de la zone sahélienne est annonciatrice de la nouvelle forme de domination et de servitude qui menace l’Afrique ou de l’effondrement de ces pays.

    Dès lors qu’un Etat est incapable d’assurer lui-même sa sécurité et celle de ses citoyens et qu’il est obligé d’appeler au secours, cet Etat n’a plus de raison d’être et son effondrement est inéluctable à moins de se faire recoloniser.

    Les causes de la situation actuelle au Mali sont très claires :

    Au départ lors du règne de Kadhafi en Libye, celui-ci, assis sur d’énormes ressources financières issue de son pétrole a toujours eu des rêves de grandeur et a consacré une bonne partie de l’argent du pays à acheter des armes comme le font d’ailleurs la plupart des monarchies pétrolière arabes.

    Cette situation était d’autant plus paradoxale que la Libye n’était pas vraiment une nation mais une juxtaposition de tribus que Kadhafi arrivait quand même à tenir par le bâton (régime dictatoriale) et la carotte (redistribution de la manne pétrolière).

    Son armée était essentiellement composé de mercenaires Touaregs ou tchadiens venus en Libye se vendre au plus offrant.

    Kadhafi était accueilli en "ami" dans tous les pays occidentaux et particulièrement en France. Mais les pays n’ayant pas des amis mais des intérêts, il y eu renversement d’alliance et le pauvre Kadhafi a été brutalement renversé soit disant pour rétablir la démocratie et libérer le peuple Lybien.

    Cet événement était en quelque sorte un coup de pied donné dans un nid d’abeilles et bien entendu la démocratie escomptée a plutôt laisse place à l’anarchie et la "pseudo" armée libyenne composée essentiellement de mercenaires s’est éparpillée dans les les pays limitrophes les plus faibles avec armes et bagages.

    Dans le même temps, le Mali, vaste territoire limitrophe de la Libye cumulait plusieurs maux qui allaient tôt ou tard lui poser de considérables problèmes :

    - une rébellion des Touaregs au nord qui ne se considéraient pas comme Maliens, qui ne voulaient pas être dirigé par une majorité de négro-africains qu’ils considèrent toujours comme des esclaves et qui rêvaient d’indépendance.

    - des groupes Djihadistes chassés d’Algérie et qui cherchaient un territoire où ériger un califat,

    - une société malienne gangrenée pas la corruption des élites avec une armée corrompue, mal équipée, incompétente et dont les officiers trempent pour la plupart dans divers trafics et qui ne rêvent que de voiture rutilantes et de bureaux climatisés au lieu d’aller opérer au front et qui en plus ont pris une habitude de fomenter des coups d’Etat,

    - une société malienne complètement noyautée par le fondamentalisme wahhabite importé d’Arabie Saoudite qui sous prétexte de faire des actions philantropiques a profondément pénétrée et gangrené toute la société malienne.

    Tous ces phénomènes réunis, ont constitué le terrain idéal pour les Djihadistes pour essayer de prendre le contrôle de la société malienne et pour réaliser leur rêve de califat.

    Dans un premier temps, les touaregs les ont accueillis en alliés providentiels pensant ainsi accélérer la réalisation de leur rêve d’indépendance.

    Opportunistes comme pas possible, ces Djihadistes ont également exarcerbé les contentieux historiques entre éleveurs peuls et sédentaires maliens en recrutant largement dans la jeunesse de ces régions.

    le Mali conscient de sa faiblesse ne pouvait pas résister longtemps à ce péril imminent et a fait appel à l’armée française pour venir empêcher l’envahissement et la prise du pouvoir dans le pays par les fous de Dieu.

    Pendant que l’armée française est au front entrain de combattre les bandes armées, les officiers de l’armée malienne fomentent des coups d’état pour s’emparer du pouvoir, les religieux manipulent la jeunesse en leur donnant de faux espoirs d’émancipation et de lutte contre la corruption.

    L’armée française à bout de souffle et sous la pression de plus en plus forte de son opinion publique finira par déserter le terrain comme viennent de le faire les américains en Iraq et en Afghanistan.

    Les voisins du Mali comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont aux abonnés absents pensant à tort qu’ils sont à l’abri à l’intérieur de leurs frontières, alors que les même maux qui pèsent sur le Mali se retrouvent chez eux dans une moindre mesure pour l’instant.

    Mais comme dit le proverbe, quand la case de ton voisin brûle tu dois te faire du soucis. On a vue comment la crise dans le petit Ruanda a complètement déstabilisé depuis des décennies toute la région de l’Afrique équatoriale.

    Le péril qui pèse le plus dans nos pays est cette incapacité à se défendre tout seul et l’attitude des élites politiques dont les actions ne font que cumuler les causes d’un futur effondrement de l’Etat.

    On a vue ainsi que chaque fois qu’une crise éclate dans un pays africain, quand on en analyse les causes on tombe toujours sur les même conclusions : des élites politiques cyniques et incompétentes qui s’éternisent au pouvoir et qui donne du sens à l’affirmation " après moi le chao".

    Donc l’ensemble des pays du Sahel et la CDEAO doivent se réveiller, organiser une armée de coalition nombreuse et bien équipée afin d’aller sauver le Mali, le Niger, le Burkina, le Nord du Nigéria. Il en va de leur survie à très court terme.

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  • Le 13 janvier à 15:54, par Sacksida En réponse à : Sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO contre le Mali : Le Mouvement SENS solidaire du peuple malien

    Mister T, votre analyse est pertinente et problematique car la question de l’Unite Reelle de l’Afrique ou sous Regionale dans sa diversite seulement pourrait venir a bout du Terrorisme et utile dans le processus de developpement sociaux economiques de nos pays. Nos dirigeants politiques Africains actuels doivent se departir des divisions sucitees par le neocolonialisme et l’imperialisme afin de prendre des decisions fortes capables de resoudre les problemes de nos pays et de nos populations ou Peuples Africains. Couragement, si dans un mois sincerement nos pays decident d’appliquer les projets de securitisation de notre espace economique et social, ce serait une force dans la geostrategie pour le decollage immediat de nos pays Africains et du bonheur de nos Peuples. Mais helas ! Nous trainons des pieds. Il faut se reveiller. Salut

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  • Le 13 janvier à 15:56, par Sacksida En réponse à : Sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO contre le Mali : Le Mouvement SENS solidaire du peuple malien

    Mister T, votre analyse est pertinente et problematique car la question de l’Unite Reelle de l’Afrique ou sous Regionale dans sa diversite seulement pourrait venir a bout du Terrorisme et utile dans le processus de developpement sociaux economiques de nos pays. Nos dirigeants politiques Africains actuels doivent se departir des divisions sucitees par le neocolonialisme et l’imperialisme afin de prendre des decisions fortes capables de resoudre les problemes de nos pays et de nos populations ou Peuples Africains. Couragement, si dans un mois sincerement nos pays decident d’appliquer les projets de securitisation de notre espace economique et social, ce serait une force dans la geostrategie pour le decollage immediat de nos pays Africains et du bonheur de nos Peuples. Mais helas ! Nous trainons des pieds. Il faut se reveiller. Salut

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  • Le 13 janvier à 17:28, par Tig-Re En réponse à : Sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO contre le Mali : Le Mouvement SENS solidaire du peuple malien

    Je suis très déçu de cette déclaration. Personne n’a sanctionné le Mali parce que les élections ne sont pas possible en février mais parce que la junte veut 5 ans de transition.
    On ne peut pas accepté que des militaires utilisent les armes achetées par le peuple pour protéger le pays pour s’emparer du pouvoir. Si les militaires pensent qu’ils peuvent faire mieux que les civils, ils démissionnent et s’engagent en politique. Je ne connais aucun militaire qui a pris le pouvoir sans tuer des gens pendant son règne.
    Donc Vive la CEDEAO. Ce qu’il faut rajouter c’est la sanction des tripatouilleurs de constitution.

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  • Le 14 janvier à 10:24, par Sacksida En réponse à : Sanctions de l’UEMOA et de la CEDEAO contre le Mali : Le Mouvement SENS solidaire du peuple malien

    Dans cette situation Malienne exagere la CEDEAO malgre des critiques fondamentaux, ne pouvait que prendre des sanctions normales face a une Junte Malienne dont la desinvolture pour s’incruster au pouvoir dans un pays en quete de bonne gouvernance operationnelle et de Leadership integre. Si Assimi Goita et ses compagnons veulent le pouvoir politique, loisible pour eux de relancer le processus Democratique et de revenir competir aux elections dans dans 6ans comme auparavant Amodou Toumani Toure l’avait si bien realise et reussit. Mais la souverainete regionale Africaine est egalement du cote de la CEDEAO, UEMOA etc et la vie politique et Democratique doit avoir des regles que les Etats qui y ont souscrit sont tenue de les respecter, sinon nous serions dans une jungle sans principes ou les uns joueraient a Bouky l’hyene au Doumbelane et les autres restes les Dindons de la Farces. Salut

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