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Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

Accueil > Actualités > Opinions • Par Adama Ouédraogo dit Damiss • mercredi 12 janvier 2022 à 21h38min
Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

« Un peuple engagé, mobilisé, organisé, uni et déterminé peut gagner n’importe quelle guerre ». C’est l’une des leçons tirées de l’histoire du peuple burkinabè que défend dans cette tribune le journaliste écrivain Adama Ouédraogo dit Damiss pour éradiquer l’hydre terroriste. Les solutions abordées par Damiss contre ce fléau sont contenues dans son écrit de sept pages parvenu à notre rédaction ce mercredi 12 janvier 2022.

C’est un truisme de le dire : le Burkina Faso vit une guerre qui lui a été imposée par une horde d’illuminés qui tuent, pillent et brûlent tout sur leur passage. Pendant ce temps, les Burkinabè, eux, se déchirent au lieu de s’unir en vue d’un sursaut patriotique, comme nos devanciers ont su le faire en restant soudés et debout face à l’adversité. Deux situations historiques emblématiques serviront d’exemples pour étayer ce propos, et lancer un appel pressant au peuple burkinabè et à son gouvernement en vue d’une mobilisation générale contre l’hydre terroriste qui menace l’existence même de notre nation.

Novembre 1915. Au moment où la Première Guerre mondiale bat son plein en Europe, en Afrique occidentale française (AOF) se déroule l’un des conflits coloniaux les plus sanglants : la révolte du Bani-Volta. En effet, dans la boucle de la Volta (actuel Mouhoun), les populations se réunissent et font le serment de prendre les armes pour se battre contre l’armée coloniale française. Un conflit meurtrier qui s’étend au cercle de Ouagadougou et au Mali, notamment à San, à Koutiala et à Bandiagara.

Mobilisées et déterminées, les forces anticoloniales mettent en déroute les troupes françaises, composées pourtant de plusieurs bataillons et d’une unité d’artillerie. En réaction, Paris décide d’envoyer une nouvelle colonne avec une puissance de feu encore supérieure. Les populations résistent et tiennent tête à l’armée coloniale, qui, faute de munitions, est obligée de battre en retraite pour rejoindre sa base à Dédougou.

Des renforts sont dépêchés, avec cette fois-ci pour ordre de détruire tout sur leur passage. Des villages sont ainsi bombardés et pillés, dans le but d’étouffer définitivement toute opposition armée aux velléités d’expansion métropolitaines. On estime à plus de 5000 le nombre de soldats mobilisés pour la circonstance, appuyés par des moyens militaires considérables pour venir à bout des insurgés du Bani… qui n’ont pour seules armes que des arcs, des flèches et des fusils à pierre fabriqués par des artisans locaux.

Comment ces populations, mélange hétéroclite de Markas, de Samos, de Peuls, de Bwas, de Samblas, ou encore de Bobos, peuvent-elles opposer à une armée moderne une telle résistance avec des moyens rudimentaires ? La réponse n’est pas à aller chercher bien loin : elle tient aux valeurs d’union, de courage, de solidarité, de détermination et de ruse.

Quelques décennies plus tard, c’est suivant la même logique que la France connaît une humiliante défaite en Indochine. En effet, malgré la supériorité militaire du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (Cefeo), l’armée coloniale perd la guerre qu’elle a menée dans ces confins asiatiques (1946-1954). Le Viêt Minh, organisation politique et paramilitaire vietnamienne, est sur son terrain de prédilection. Elle laisse le champ libre aux soldats français, se concentrant sur des tactiques de combat axées sur les embuscades, les engins explosifs et l’attaque des positions ennemies.

Poussés à bout par le harcèlement mené en collaboration avec les populations, qui fournissent les meilleurs renseignements aux résistants, les Français finissent par opter pour la négociation. En juillet 1946, le général Leclerc, qui conduit la retraite des troupes françaises vers Hanoi, en vertu des accords conclus avec Hô Chi Minh, le leader du Viêt Minh, déclare à son retour en France : « J’ai recommandé au gouvernement la reconnaissance de l’État du Vietnam, il n’y avait pas d’autre solution. Il ne pouvait pas être question de reconquérir le Nord par les armes : nous n’en avions pas, et nous n’en aurions jamais eu les moyens… »

Première leçon de l’histoire : un peuple engagé, mobilisé, organisé, uni et déterminé peut gagner n’importe quelle guerre.

Le second fait historique n’a pas trait à une lutte armée victorieuse, mais il n’en demeure pas moins un acte héroïque, car sans cet engagement patriotique la République de Haute-Volta et l’indépendance de 1960 n’auraient pas vu le jour. De quoi s’agit-il ?

La Haute-Volta, constituée comme telle en tant que colonie en 1919, subit en 1932 un démembrement pour des raisons économiques. En effet, le territoire voltaïque n’a pas de richesses naturelles du sous-sol attractives mais dispose d’une main-d’œuvre abondante qui peut servir dans l’exploitation d’une agriculture d’exportation en Côte d’Ivoire, considérée par le colonisateur comme un eldorado. C’est ainsi que la colonie de Haute-Volta est dissoute et répartie entre le Niger, le Soudan français (Mali) et le pays de Félix Houphouët-Boigny.

Bien avant ce morcellement, le Mogho Naba Kom II a eu vent de ce projet et a écrit au gouverneur de l’AOF pour faire part de sa désapprobation. En vain. L’empereur ne baisse pas les bras, faisant de la reconstitution du territoire de Haute-Volta son cheval de bataille.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le Mogho Naba envoie deux de ses enfants combattre aux côtés des Français, et incite les populations locales à s’engager dans l’armée française. Une manière pour lui de témoigner son soutien à la France, et d’avoir ainsi des arguments pour infléchir sa position sur la question de la reconstitution de la Haute-Volta.

À la mort de Naba Kom II, son fils, qui a pris le nom de Naba Saga II, poursuit le combat initié par son aïeul. Il va même jusqu’à rencontrer le gouverneur de Côte d’Ivoire, André Latrille, pour lui soumettre ses doléances et menacer de se tourner vers d’autres puissances colonisatrices s’il n’obtient pas gain de cause. Son audace a et sa ténacité finissent par payer : en avril 1947, Naba Saga II se déplace à Niamey afin de s’entretenir avec le président de la République française, Vincent Auriol. Six mois plus tard, en septembre 1947, la Haute-Volta est reconstituée.

Si les chefs traditionnels, le Mogho Naba en tête, n’avaient pas tenu mordicus, notre pays, le Burkina Faso, n’aurait sans doute pas revu le jour. Certains Burkinabè seraient aujourd’hui Ivoiriens, d’autres Maliens, Nigériens ou Ghanéens –à l’époque, beaucoup sont partis vers la Gold Coast.

Deuxième leçon de l’histoire : dans le combat pour l’existence d’une nation, le leadership et l’engagement patriotique sont essentiels.

Malheureusement, le constat qui se dégage, c’est qu’aujourd’hui la lutte contre les terroristes se déroule dans un contexte de division : les leaders politiques se livrent bataille, par l’entremise d’organisations de la société civile, pour le maintien, la prise ou pour la chute du pouvoir. Le comble est que des querelles intestines minent la cohésion au sein même des forces de défense et de sécurité censées défendre l’intégrité territoriale.

Plus grave, des individus manipulés ou en manque d’informations œuvrent à déstabiliser l’Agence nationale de renseignement (ANR) en accusant son directeur général de ne pas être à la hauteur des défis. Pourtant, en si peu de temps et avec peu de moyens, l’ANR a réussi à se positionner comme l’un des meilleurs services de renseignement de la sous-région et fournit des éléments précieux dans la lutte contre le terrorisme. Malgré cette réussite, le Burkina Faso est l’un des rares pays au monde où on jette en pâture le patron du renseignement en publiant sa photo sur les réseaux sociaux et en propageant des informations mensongères pour des desseins inavoués.

À notre sens, il convient d’augmenter conséquemment le budget de l’ANR, en le multipliant par dix, voire plus. En Côte d’Ivoire, dès les premières salves des groupes armés, des ressources supplémentaires de l’ordre de 80 milliards de francs CFA ont été alloués aux services de renseignement. Nous ne parlons même pas du Bénin, qui est en train de sortir l’artillerie lourde sur ce point afin de limiter les dégâts.

Le renseignement permet aux dirigeants d’anticiper et de prendre de bonnes décisions

Si les États-Unis, la Chine ou la Russie sont des pays riches, ce n’est pas seulement du fait de la vivacité de leur économie : c’est aussi en raison de l’efficacité de leurs renseignements, qui disposent de budgets colossaux afin de pouvoir surveiller le monde dans les domaines politique, économique, industriel, social, militaire, sécuritaire, etc. La collecte d’informations précieuses permet à leurs dirigeants d’anticiper et de prendre de bonnes décisions. Il y a des pays où un minsitre ou un gouvernement ne peut pas prendre certains types de décisions ou signer certains accords sans le feu vert des services secrets parce qu’ils disposent des outils nécessaires d’analyse et d’appréciation. C’est dire l’importance cruciale du service de renseignement pour un pays. Nous devons donc protéger le nôtre.

Réveillons-nous

Il est temps de se réveiller, de mettre fin à nos querelles byzantines, de prendre véritablement conscience que notre cher pays, le Burkina Faso, est menacé jusque dans son existence, et de se mobiliser en conséquence. On a parfois l’impression que la crise sécuritaire tend à devenir une routine et à se banaliser. Les attaques terroristes sont suivies des mêmes débats houleux, puis plus rien. On retrouve ensuite le train-train quotidien, en attendant le prochain incident sécuritaire pour vociférer dans la presse et sur les réseaux sociaux.

Il nous faut plus que ça. L’histoire de nos aînés nous enseigne que le leadership, le patriotisme, l’union, la fraternité, la solidarité, la cohésion, le courage, l’engagement, la détermination peuvent nous faire déplacer des montagnes. Faisons notre introspection individuelle et collective et redimensionnons notre apport réel à la lutte contre le terrorisme.

Adama Ouédraogo dit Damiss
Journaliste et écrivain


Gagner la bataille de la mobilité

Des informations alarmistes font état de ce que des forces de défense et de sécurité auraient plié bagages dans certaines localités sur le terrain de la lutte contre le terrorisme, donnant l’impression à l’opinion publique que nombre de militaires burkinabè sont en train d’abdiquer. Certes, beaucoup de soldats ont le moral dans les chaussettes, mais le combat continue et doit s’intensifier.

Depuis six ans que le Burkina Faso est confronté aux attentats, on constate que les groupes terroristes usent toujours du même mode opératoire : attaques meurtrières sur des détachements, embuscades, pièges aux explosifs. La polémique sur l’attaque d’Inata a révélé que les gendarmes qui devaient remplacer leurs collègues tués avaient refusé de quitter la ville de Djibo tant que certaines conditions n’étaient pas réunies, eu égard notamment aux risques que représentent les engins explosifs disséminés sur la voie et de possibles embuscades. C’est dire à quel point les militaires sont hantés par le modus operandi des hordes pseudo-djihadistes. Cela signifie également que, dans cette sinistre guerre, les forces du mal ont gagné sur nos troupes la bataille psychologique. Dieu seul sait la peur, le stress et l’angoisse qu’endurent les soldats burkinabè dès lors qu’ils sont amenés à se déplacer d’un point à un autre pour une relève ou pour un ravitaillement quelconque.

L’un des grands enseignements tirés de la guerre d’Indochine, qui a duré près de huit ans et a fait plus de 500 000 victimes, c’est que la mobilité des armées modernes face à un ennemi ayant une bonne connaissance du terrain et bénéficiant de bons renseignements et de complicités au sein des populations est l’un des défis majeurs.

L’armée burkinabè doit donc gagner la bataille de la mobilité afin de réduire la pression psychologique qui s’exerce sur les hommes lors des déplacements sur le terrain des combats.

C’est pourquoi nous pensons humblement qu’il est impératif d’envisager très rapidement le renforcement de l’utilisation des drones armés, des hélicoptères, des véhicules capables de détecter et de neutraliser à distance des explosifs, ou encore des outils permettant de déceler des présences humaines sur le tracé des trajets. C’est, entre autres, à ce prix que nous pourrons « nettoyer les zones infestées » par ceux que l’on appelle des « hommes armés non identifiés », reprendre pied dans ces localités qu’ils contrôlent, et enfin envisager le retour des millions de personnes déplacées internes dans leurs villages d’origine.

A.O.D

Vos commentaires

  • Le 12 janvier à 12:47, par Le Boss En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Très, très, très belle analyse Damis.
    J’ose croire de gens vont se remettre en cause après la lecture de cet article et rebondir sur de bonnes bases. Mais comme on le dit et on le voit souvent le Burkinabè n’aime pas entendre ce genre de vérité.
    Merci Damis

    Le Boss

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  • Le 12 janvier à 14:41, par Belle analyse ! En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Bravo pour ce cours d’histoire. Très belle analyse !

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  • Le 12 janvier à 15:02, par bila zanga En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Tiens DAMISS n’est plus malade alors..............

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  • Le 12 janvier à 15:11, par Le miséricordieux En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Très belle analyse espérons que nous Burkinabè puissions lire et prendre acte pour que main dans la main nous puissions faire face à cette guerre

    Répondre à ce message

  • Le 12 janvier à 16:16, par Le Vigilent En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Merci à Damiss pour cette sortie positive et constructive. Cela tranche avec certaines sorties visiblement trop partisanes et dont certaines ressemblent à des propagandes politiques

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  • Le 12 janvier à 17:18, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Bravo ! Sauf erreur, je crois que c’est la première fois que j’aprecrie un des écrits de Damiss.

    Mais force est de constater qu’il a, pour une fois, mis de coté tout parti pris pour faire une analyse brillante et bien structurée de ce qui pourrait constituer les ressorts de notre sursaut national. La recherche historique qui appuie l’analyse est aussi à saluer. Encore Bravo !

    Cet effort d’objectivité est d’autant plus méritoire que beaucoup aujourd’hui, comme il le dénonce d’ailleurs dans son texte, veulent "politiser" la lutte contre le terrorisme, l’utiliser comme prétexte pour peindre en noir la gouvernance et accéder au pouvoir par la courte échelle, par la rue ou par les armes. Honte à ceux qui veulent marcher dans le sang de leurs frères pour s’assoir sur un trône.

    Et comme d’habitude, une remarque sous forme de complément : Le Mogho Nana Koom n’a pas été le seul leader à lutter pour la reconstitution de la Haute Volta. Oublier les apports des leaders Bobo, Gourmatché et de l’église catholique peut faire croire à une lecture ethnique ou ethniciste de l’histoire.

    Rendons à César...

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  • Le 12 janvier à 21:11, par Beouco En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Ah bon , l ANR est le plus efficacce de la souls region ?
    arretez d insulter l intelligence des securocrates.
    Etes vous passé du cote mepepe ?
    bonne chance

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  • Le 12 janvier à 21:39, par jeunedame seret En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    « les populations se réunissent et font le serment de prendre les armes pour se battre contre l’armée coloniale française... » En attendant, je veux un pistolet ou une kalashnikov pour me protéger contre toute surprise. Où m’en procurer ? Damiss, où prendre les armes ? Dommage que la plupart de nos solutions soient seulement verbales. Alors que les vraies personnes cibles sont des illettrées. À quand et de qui la vraie action concrète de motivation ? Je n’en sais rien d’abord.

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  • Le 12 janvier à 22:24, par Lom-Lom En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Écrivez et écrivez toujours ! Vos belles lettres n’intéressent pas forcément les familles qui dorment dans le froid à cause de votre terrorisme. C’est vous les civils qui êtes plus criminels que les militaires et terroristes armés. En attendant, demandez à votre apatride de Président d’honneur du CDP d’arrêter d’envoyer ses hordes sauvages criminels qui s’attaquent à des populations à mains nues, tuant femmes et enfants et des vieillards sans défense. Ce Mr D’amis doit arrêter d’insulter la mémoire des victimes du régime Compaoré !

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  • Le 13 janvier à 01:10, par Officier-Kilo En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Analyse comportant des sujets historiques pertinents et différente des tirades politiques auxquelles Damiss nous avait habitué
    Par contre il gache la qualité de son analyse par cette affirmation sur les services de renseignements Burkinabe qui seraient les meilleurs de la sous région.
    C’est totalement faux. En matière de renseignements le.Burkina n’est jamais tombé aussi bas. Les services de renseignements actuels sont focus sur le maintien du pouvoir MPP coûte que coûte
    Certains pontes du MPP utilisent lANR pour espionner opposants Syndicalistes Activistes et même leurs maîtresses
    Dans le.domaine de.la.lutte contre le terrorisme cette structure budgetivore est plus un frein qu’autre chose.
    Toute l’armée en est consciente d’où les demandes répétées de mettre des gens competents à la tête de nos services de renseignements.
    Les dirigeants actuels n’étant que des businessmen de la guerre

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  • Le 13 janvier à 08:24, par Passakziri En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    J’ai aussi apprécié l’article du journaliste Damiss Ouédraogo, qui comme on le constate est excellent quand il parvient à faire une analyse neutre. Félicitations pour une deuxième fois.
    Notre dilemme à tous est comment atteindre cette union quand le leadership comme une des pièces maîtresse fonctionne au ralentit ? Est-ce que ca justifierait les changements anticonstitutionels pour atteindre le mode turbo ? A mon sens non. Si nos ancêtres ne s’étaient pas allignés derrières leurs leaders qui n’etaient peut-être pas parfaits comme tout être humains, eh bien on ne parlerait pas de Burkina aujourd’hui. Si nos devanciers qui ont combattu bravoureusement les colons laissaient les colons comme ennemi commun pour indexer les ivoiriens, les ghanéens ou les Haoussa comme leurs ennemis, je pense qu’ils auraient perdu le combat. C’est ce qu’on reproche aux antiimperialistes des réseaux sociaux aujourd’hui qui ont trouvé en un pays dont les enfants meurent pourtant avec nos soldats dans cette même guerre l’ennemi à abattre, et feignant d’ignorer les vrais.

    Passakziri

    Répondre à ce message

  • Le 13 janvier à 11:47, par Bravo En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Analyse très intéressante..

    La nouvelle percutante c’est qu’il y a une agence de renseignements
    au Burkina
    Rendre publique les renseignements concernant son patron est très étrange voire bête et criminel..
    Le problème pour un service si important c’est de trouver des correspondants rusés ,secrets, qui ne risquent pas d’être découverts et même retournés
    Pas sur que le Mali ait mis en place une telle institution... La preuve avec Ibrahim Malam Dicko capturé par serval en 2015 et libéré par le Mali mi 2016

    Répondre à ce message

  • Le 13 janvier à 12:35, par Dr. Ferdinand OUEDRAOGO En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Burkina : Ce que l’histoire nous enseigne

    Pour l’esprit de la lettre ? : Un peu d’avis...
    Pour le renseignement ? : Mesurer bien vos propos
    Pour la dissection ou reconstitution (1932/1947) cartographique ou topographique de l’ex-colonie française portant le toponyme Haute Volta ? : Halte à la désinformation historique et juridique :
    Motif 1 : il s’agissait d’un jeu de redimensionnement administratif ou architectural colonial français des frontières théoriques ou imposées aux populations impuissantes de la boucle du Niger sur carte. À l’époque les gens n’y comprenaient rien à cette manipulation cartographique et/ou frontalière théorique des français. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. D’ailleurs le Capitaine Thomas Sankara a eu la présence d’esprit d’ôter ce toponyme Haute Volta pour véritablement identifier l’État Burkinabé à un Pays, et non plus à un toponyme français. Mais cela reste toujours sur la base d’une superficie territoriale et des frontières imposées par cette ruse de la France pour diviser à son profit toute cette Afrique de l’ouest ou cette boucle du fleuve Niger.
    La perspective de parachèvement du baptême territorial de ce morceau de territoire ou butin de guerre coloniale, osé par le Capitaine du Faso, serait d’acter dans la Constitution du Burkina Faso, par un article de loi fondamentale ou de souveraineté, sa propriete foncière ou sa possession de guerre coloniale reconnue internationalement au Peuple burkinabè vivant sur ce qui reste de ce territoire autre fois plus vaste balkanisé à dessein par la France pour semer la désunion dans cette boucle où la haute volta par exemple n’avait de sens que pour les français et ceux qu’ils ont formé à l’accepter docilement comme étant le nom propre d’un pays ou d’une sous-préfecture française.
    J’en ai d’ailleurs fais publiquement la proposition au Contrôleur Général d’État professeur Luc Marius IBRIGA qui n’en a pas perçu l’intérêt stratégique ou mathématique pour la stabilité nationale, sous-regionale ou la fédération de la CEDEAO ou de l’UEMOA, en déclarant sur la Radio Pulsar a Ouaga, qu’à moins qu’il ne soit un ignard il n’a jamais vu ça ailleurs, comme si l’intelligence de sécuriser juridiquement, souverainement et internationalement ce butin de territoire d’Outremer de guerre coloniale française appartenant politiquement seulement depuis 1960 au Burkinabè, doit nous venir forcément d’ailleurs, même si cela peut décourager juridiquement et géostratégiquement toutes velléités de convoitise ou d’annexion terroriste new âge de ce même territoire.
    Pour ce qui est des valeurs d’union et autres pour la lutte contre le terrorisme ? : Je vous renvoi à une simple comparaison journalistique entre l’histoire de la CARFO Burkinabè et celle de la CCI-HV francaise que les français n’ont sournoisement pas dissoute en 1959 comme la CARFO française dont l’histoire suit, pour vous rendre compte que c’est le gouvernement lui-même ou ceux qui l’ont infecté, qui divise la population et le Secteur Privé qui compte pourtant la majorité du peuple burkinabé qui peut donner les renseignements nécessaires dans tous les 4points cardinaux du Burkina à qui de droit, dans l’intérêt supérieur de la Nation.
    Je vous souhaite une meilleure prise de conscience et une lecture instructive de cette histoire pleine d’enseignements et de renseignements disponible sur site web public de la CARFO qui gère la retraite de nos honorable magistrats... dont certains s’acharnent scandaleusement manifestement à vouloir priver la CCI-BF du Secteur Privé Burkinabè, de ses libertés individuelles et collectives qu’ils ont pourtant reçu le pouvoir constitutionnel et non colonial de garder...
    HÉLAS !

    Historique CARFO Copyright 2015.

    L’histoire de la CARFO remonte un peu très loin, avant les
    indépendances. A cette époque, il n’existait pas en Haute Volta de
    régime de retraite encore moins de Caisse de retraite. La gestiorégimedensions de retraite était confiée à une section de la direction du budget, qui avait pour tâche d’assurer le traitement des dossiers des pensions constitués par les fonctionnaires.
    A cette époque, les fonctionnaires étaient affiliés à deux organismes de retraite différents. Le premier appelé Caisse locale de retraite (CLR)avait son siège à Dakar et gérait le régime de retraite des fonctionnaires des anciens cadres locaux de l’ex Afrique occidentale française (A.O.F).
    Le second, dénommé Caisse de retraite de la France d’outre mer
    (CRFOM) qui avait son siège à Paris était chargé de la gestion du régimede retraite des fonctionnaires des anciens cadres généraux et supérieurs des ex Territoires d’outre mer (TOM). En 1959, ces caisses furent dissoutes pour laisser la liberté à chacun des nouveaux Etats indépendants l’initiative de la mise en place de son propre système de retraites et d’en assurer la gestion. C’est ainsi que le Burkina Faso, à l’instar des autres ex-colonies a procédé à la mise en place progressive d’un dispositif juridique et organisationnel permettant la prise en charge de la retraite des agents de l’Etat. C’est ainsi que le Burkina Faso, à l’instar d’autres nouveaux Etats indépendants a mis en place une structure pour assurer la prise en charge de la gestion de ses pensions. Cependant, en lieu et place d’une caisse des pensions
    proprement dite, c’est un service des pensions dont l’organisation et le fonctionnement ont été définis par l’arrêté n° 271/MF/B/DIR/F8 du 13/10/61. Mais au fil des ans, des problèmes de gestion sont apparus compte tenu du nombre grandissant de pensionnés.
    On peut citer entre :
    la non maîtrise du volume des dépenses ;
    le manque d’infrastructures adéquates ;
    l’inexistence de statistiques ;
    l’absence de données sur les cotisations pour pension ;
    etc.
    De ce constat, il est apparu nécessaire de créer une structure autonome avec pour mission de gérer les pensions. D’où la naissance de la CARFO. Créée en 1986 sous la forme juridique d’un Etablissement public à caractère industriel et commercial doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires, en abrégé CARFO, a été transformée en un Établissement public de prévoyance sociale (EPPS) par décret n°2008-155/PRES/PM/MFPRE/MEF du 3 avril 2008. Elle est régie par la loi N° 016-2006/AN du 16 mai 2006 portant création de la catégorie d’Établissements publics de prévoyance sociale et le décret n°2008-156/PRES/PM/MFPRE /MEF du 3 avril 2008 approuvant ses statuts particuliers. Bien que créée en 1986, la CARFO n’a démarré ses activités de façon autonome qu’en 1989.


    QUESTIONS POUR VOUS Mr.DAMISS------

    Comment voulez-vous que les Burkinabè puissent s’entendre avec un tel coup d’État économique ?
    Et pourquoi la plus part des journalistes ont voulut faire de cette révélation sur la Chambre de Commerce un tabou...?
    La charité bien ordonnée ne commence t-elle pas par soi même ou par le haut ?
    Les Fonctionnaires sont-ils au dessus des hommes d’affaires, ou valent-ils mieux qu’eux, ou doivent-ils être complémentaires ?
    Alors pourquoi n’avez vous rien écrit à ce propos si important pour la paix, la stabilité et le développement du Burkina Faso ?

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