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Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Procès Thomas Sankara • LEFASO.NET • mardi 11 janvier 2022 à 16h30min
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

Colonel-major à la retraite, Moussa Diallo a témoigné, ce mardi 11 janvier 2022, depuis Paris, par visioconférence, au procès sur l’assassinat de Thomas Sankara et de douze de ses compagnons. Pendant les événements d’octobre 1987, il était l’adjoint du commandant de la gendarmerie, Ousséni Compaoré.

Moussa Diallo fait partie des intimes de feu Thomas Sankara dont il a été l’aide de camp quand il était Premier ministre. Il fait donc partie de ces personnes qui ont alerté le président du Faso à maintes reprises sur les menaces de complot contre sa personne. Mais il s’est toujours heurté à un Sankara qui semblait porter des œillères.

Selon Moussa Diallo, les services de renseignements de la gendarmerie avaient infiltré l’opposition politique burkinabè en Côte d’Ivoire qui projetait de renverser de manière violente le régime du Conseil national de la révolution (CNR), après une tentative avortée en 1985. Jean Claude Kamboulé à la tête de ce groupe d’opposants serait revenu furieux d’une rencontre avec le président ivoirien Houphouët Boigny. « Il a dit à ses hommes ceci : ‘’Le Vieux m’a demandé d’arrêter tout ce qui est en cours car, il a trouvé une solution plus sûre et moins coûteuse pour renverser Sankara qui est Blaise Compaoré’’. Furieux, Kamboulé aurait dit à Houphouët qu’il était naïf et que vu les liens entre les deux hommes, Blaise ne ferait jamais cela à Sankara », raconte Moussa Diallo. Informé de ce qui se tramait, Thomas Sankara n’a rien entrepris, selon le témoin.

Il dira également que les services de renseignements avaient mis sur écoute Blaise Compaoré à son domicile. Environ une semaine avant le drame, les pandores ont capté une conversation entre Blaise et l’étudiant Jonas Somé. Ce dernier était venu rendre visite au numéro 2 de la révolution qui se trouvait à Pô. Mais il décide de l’appeler à partir de la ligne téléphonique de Blaise « Il a dit à Blaise qu’il fallait passer à l’action sinon ils seraient mis aux arrêts. Blaise était à Pô. Il était évasif dans ses réponses. Je crois qu’il a certainement compris qu’il était sur écoute », a indiqué Moussa Diallo. Il dira avoir enregistré la conversation sur un magnétophone qu’il a voulu faire écouter à Sankara. « Il m’a fait tourner. J’ai vu son aide de camp Étienne Zongo qui m’a envoyé dans son bureau sans m’annoncer. J’ai dit au président d’écouter cette cassette juste 5 minutes. Il m’a dit qu’il ne voulait pas écouter », se souvient Moussa Diallo. Il fera tout de même écouter la cassette à Étienne Zongo avant de se retirer.

Ce n’est que le soir que le président l’invite chez lui et lui dit qu’il est déjà au courant de ce dont il voulait parler. Malgré son insistance, Sankara ne fera rien. Il prendra sa guitare et Moussa Diallo comprendra que c’était la fin de l’entrevue.

Dans son récit, Moussa Diallo a également évoqué le nom de Vincent Sigué, un autre proche du président Sankara qui n’avait pas bonne presse dans certains milieux de la révolution. Ce dernier aurait débarqué chez lui en 1985 à Bobo-Dioulasso. « Je ne voulais pas le voir. Mais il m’a dit qu’il est venu de Ouaga et ne retournerai pas tant que je ne l’aurai pas écouté », relate le témoin.

Moussa Diallo finit par rejoindre Vincent Sigué à son hôtel. Là, celui qu’on surnommait « l’ange gardien » de Sankara se confie sur le silence du président qui s’éloigne de plus en plus de lui.

« Sankara me boycotte. Je veux que tu lui dises que cette attitude de sa part est suicidaire. Blaise est derrière cette cabale contre moi. Les gens ne m’aiment pas parce qu’ils savent qu’il faudra passer sur mon corps pour l’atteindre », a affirmé Sigué, ce jour-là à Moussa Diallo qui ne croit pas visiblement à ce que dit son interlocuteur.

Pour le convaincre, Vincent Sigué fera une confidence sur une discussion qu’il a eue avec Blaise Compaoré avant la descente du commando à Ouagadougou le 4 août 1983.

« Blaise a dit qu’une fois à Ouagadougou c’est lui qui doit prendre le pouvoir car Sankara est fiché communiste et que ce n’est pas bon pour nous », a raconté Sigué. Intrigué par les propos de Blaise, il se serait rendu à Ouaga. Là, Thomas Sankara aurait eu une discussion avec Blaise Compaoré avant de le rassurer que Blaise renonçait à ce qu’il avait dit.

Après cette entrevue avec Vincent Sigué, Moussa Diallo affirme s’être rendu à Ouagadougou pour rencontrer Sankara. Ce dernier a confirmé les propos de Sigué. « J’ai dit à Sankara qu’on ne renonce pas aussi facilement au pouvoir », se souvient-il. « Je savais qu’il y avait un complot mais je ne savais pas que ça allait se dérouler de cette façon là. Je pensais que ça allait se faire de façon subtile. Le déclenchement du 15 m’a surpris », reconnaît l’officier de gendarmerie à la retraite.

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Vos commentaires

  • Le 11 janvier à 12:45, par PORTO En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Ce procès commence a mes donner la chair de poule.sankara avait til des tendance suicidaire ?Je me pose vraiment la question.fallait qu’ont commence a faire un etat psychologique du capitaine d’abord avant de comencer le proces.

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  • Le 11 janvier à 12:54, par PORTO En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Ce procès commence a mes donner la chair de poule.sankara avait til des tendance suicidaire ?Je me pose vraiment la question.fallait qu’ont commence a faire un etat psychologique du capitaine d’abord avant de comencer le proces.

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    • Le 12 janvier à 01:09, par Riibo En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

      @PORTO,
      Je ne crois pas que Sankara avait une tendance suicidaire. Il y a quelque chose d’important qui ne ressort pas dans ce procès : les conversations privées entre Sankara et Blaise. mon hypothèse est la suivante :
      Sankara était tout simplement sincère et fidèle dans son amitié pour Blaise. Avec la spontanéité qu’on lui reconnaît, il a probablement, dès les premiers tracts, rapporté à son ami ce qu’il entendait dire de lui, sur ses intentions de le renverser. il lui a même probablement tenu des propos du genre : "écoute, si tu veux le pouvoir, il faut me le dire clairement, ça ne me dérange pas, on peut s’arranger". Mais à chaque fois, Blaise qui est introverti a certainement rejeté les accusations et tenté de rassuré Sankara. Alors, entre vivre dans la suspicion continuelle avec le risque de faire du mal a son ami et lui faire pleinement confiance, Sankara a choisi la confiance, en se disant que de toutes façons, si Blaise lui voulait du mal, il ne pouvait pas échapper.
      Blaise de son côté, flatté par son entourage de laudateurs, a certainement sombré peu à peu dans l’orgueil et la jalousie, vu que c’est lui, en fait, le cheville ouvrière de l’accession de Sankara au pouvoir. Puis, ceux qui en voulaient à Sankara, notamment les puissances étrangères, par toutes sortes de calomnies et de mensonges on poussé Blaise à une méfiance grandissante, avant de le corrompre puis l’inviter à agir s’il tenait à sa vie. Son appétit du pouvoir a commencé à grandir à mesure que les ennemis de Sankara trouvaient en lui l’alternative. Au font, il savait que Sankara ne lui voulait pas du mal. mais l’appétit grandissant du pouvoir, mêlé aux adulations dont il faisait l’objet l’ont poussé à se renfermer toujours davantage, puis à craindre que sa proximité avec les ennemis de Sankara ne finissent par alerter ce dernier. Il commence même à s’en douter et devient méfiant. Sa garde rapprochée, voyant sa méfiance, et voulant en profiter pour gagner davantage sa confiance n’hésite pas à cultiver le doute dans sa tête tout en le rassurant de leur détermination à le défendre. il vont même plus loin en faisant des propositions du genre : "Chef, nous risquons d’être attaqués. il faut prendre les devants. Donne-nous seulement l’autorisation et laisse-nous faire le reste. On est prêt". Blaise a certainement répondu : "faites votre devoir (le protéger)". Et la suite, c’est ce que nous connaissons tous.
      En sommes, Blaise n’a probablement pas donné l’ordre d’assassiner Sankara, mais il a sans doute donné son consentement pour qu’il soit neutralisé. Il a été "surpris" et choqué par le dénouement final, mais par peur d’être fait à son tour, il a tout de suite décidé de justifier et protéger les assassins.
      Je m’arrête là pour l’heure. Tout cela n’est qu’une hypothèse. La suite du procès nous dira.

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  • Le 11 janvier à 13:18, par Medio En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Mon cher @Porto !
    Sankara jouissait de toutes ses facultés mentales.Il ne voulait pas d’un affrontement et voulait éviter que le sang coule ,,c’’est pourquoi il est resté sourd aux alertes.
    BC a fait son coup et en tuant Sankara il a foutu la merde au BF.Il est d’ailleurs responsable de tout ce que vit le BF actuellement.

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    • Le 11 janvier à 14:21, par Nabiiga En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

      @Medio

      Chapi, s’il y a un quelqu’un qui a besoin d’un expertise psychologique, c’est bien Blaise et non pas Sankara. Sankara ne voyait pas en Blaise un tueur, mais un ami qui ne soulèverait jamais son petit doigt contre lui étant donné l’amitié de longue date qui les liait. Il n’a pas mâché ses mots ou encore a-t-il lésiné sur ça jusqu’à la fin. Peut-être se disait-il, et si tout ce qu’on me rapportait était faux malgré les preuves accablants du contraire ? C’est dommage, sa confiance a été mal placée.

      Certes, l’on peut dire que tous les maux dont souffre le Burkina aujourd’hui sont causés par Blaise et Diendéré, à commencer par le terrorisme. Les hommes les plus recherchés par les occidentaux se pavanaient à Ouaga sous les nés et barbes des représentants diplomatiques des pays qui les recherchaient. Du coup, le Burkina de Blaise et Diendéré est devenu un pays paria où tout y passait y compris la prise d’otages, ici même, à Ouaga. Mais, savez, Diendéré bien logé dans sa cellule, Blaise se cherchant en CI, peut-être souffrant, François en pleure devant des instances judiciaires européennes pour qu’on l’épargne l’extradition etc. ; chacun de son côté, dans sa solitude, se pose les questions, ‘est-ce valait la peine’ ? ‘Oui, on a tout eu, on eut tout l’argent et la gloire que nous adorions autant, et alors ?’.

      Blaise voudrait bien rejoindre son fief pour y passer sa retraite, mais il n’ose pas car la honte seule va le tuer s’il venait à débarquer à Ouaga. Ce n’est probablement pas la justice dont il a peur, mais plutôt la honte car le peuple Burkinabè sait maintenant tout ce qui s’est passé, combien il fut la marionnette de Houphey, combien l’assassinat de Sankara fut évitable ; ça suffisait de s’asseoir avec Sankarra comme c’était coutume entre eux, pour lui dire de lui passer le pouvoir sur une quelconque entente, et le tour aurait été joué mais il opté pour une femme métissée, de l’argent du vieux etc. ; et aujourd’hui…..?

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      • Le 11 janvier à 15:32, par jan jan En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

        @Nabiga, femme métisse, éternelle complexe de l’homme noir, pourtant la prétendante qu’il avait à cette époque était bien plus belle que dame Chantal et plus instruite, bien élancée, mais le complexe d’infériorité aidant, son penchant à se laisser influencer par l’argent car venant d’une famille pauvre du côté de Bilbalgo et les miroirs aux alouettes venus d’ailleurs ont finis avec Blaiso. Dame Chantal était "hôtesse" d’accueil à Afrik Voyage en Abidjan et indique des services de renseignements ivoiriens, le tour était joué, bien ficelé par le vieux crocodile.

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  • Le 11 janvier à 13:33, par Sacksida En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Bien sur, Moussa Diallo est sincere dans son temoignage, et puis ils etaient nombreux, comme lui a vouloir proteger le President Thomas Sankara contre les comploteurs du Coup d’Etat sanglant du 15 octobre 1987. Pourquoi alors Sankara se refusait a agir pour empecher le drame d’octobre 1987, quand l’amitie devient toxique et criminelle. C’est s’emble t-il la marque des grands leaders revolutionnaires, qui se sacrifie pour leurs Peuples et pour la posterite. Si Thomas Sankara etait un homme tres assoife de pouvoir, il avait la possibilte d’agir dans ce sens ; mais il etait contre la posture qu’empruntent la plupart des dirigeants Africains, pour concerver le pouvoir politique et defendre ainsi leurs interets egoistes ; opposes a ceux de leurs Peuples. En tout etat de cause, Blaise compaore et ses accolytes criminels seront condamnes logiquement dans ce proces pedagogique et historique. Salut

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  • Le 11 janvier à 13:46, par Falinga En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Si Sankara n’avait pas laissé faire, ce qu’on voit actuellement allait débuter en 1987.
    Il avait en face de lui un sanguinaire assoiffé de pouvoir et soutenu par des puissances étrangères.

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  • Le 11 janvier à 13:56, par HORUDIAOM En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Je comprends la raison pour laquelle le régime de Blaise Compaoré évitait ce type de procès. Des révélations qui donnent la chair de poule et la colère. Le président Sankara s’est laissé tuer tout simplement, convaincu que personne ne le comprendrait si des mesures étaient prises contre Blaise Compaoré. Il me semble qu’il n’a pas voulu trahir l’amitié qu’il avait pour BC. Mais je reste tout de même perplexe. Pourquoi n’a t-il pas remis immédiatement le pouvoir à Blaise Compaoré après la tentative d’assassinat du 02/10/1987 ? ou du 08/10/1987 ? C’est visiblement ce qui intéressait Blaise Compaoré. Thomas était mal barré. L’homme était entouré d’une bande d’affairiste et opportuniste enfouie dans la tenue avec la cohorte de civils mangeurs qui l’accompagnaient. Au finish, à quoi a servi le coup d’Etat du 15 Octobre 1987 ?

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    • Le 11 janvier à 15:41, par lewang En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

      Mon cher frere HORUDIAOM, Sankara pouvait passer le pouvoir mais je pense qu’il cherchait la methode car personne n’allait comprendre. Tu sais la revolution s’etait reduitE a l’aura et la vision et la popularite et carisme de Thom, en tout cas pr moi qui etais au second cycle a l’epoque. Je me souviens d’un meeting au Rompoint des Nations Unies ou Sank s’est fait represente par Blaise, nous avons reclame que Sank lui meme vienne. En fin de compte il etait oblige de venir ns haranguer. Tout cela a contribue a frustrer quelqu’un qui se voyait doubler par Thom alors qu’il voulait le pouvoir. Ces frustrations lui ont pousse a trahir d’amitie que l’autre trouvait tres sacre. C’etait juste le temps sinon Thom cherchait la maniere de passer le pouvoir sans contestation populaire.

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    • Le 11 janvier à 15:45, par jan jan En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

      @Horudiaum, ce coup d’état du 15 Octobre a servi à faire émerger les " hyènes" affamées, assoiffées de sang et d’argent c’est tout. Dommage pour un pays, celà a changé radicalement la mentalité des hommes de ce pays, c’est devenu un pays des hommes avides d’argent et de luxe guidés par l’intérêt personnel et aucun respect pour la vie humaine.

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  • Le 11 janvier à 14:25, par caca En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Il dira également que les services de renseignements avaient mis sur écoute Blaise Compaoré à son domicile. Environ une semaine avant le drame, les pandores ont capté une conversation entre Blaise et l’étudiant Jonas Somé. Ce dernier était venu rendre visite au numéro 2 de la révolution qui se trouvait à Pô. Mais il décide de l’appeler à partir de la ligne téléphonique de Blaise « Il a dit à Blaise qu’il fallait passer à l’action sinon ils seraient mis aux arrêts. Blaise était à Pô. Il était évasif dans ses réponses. Je crois qu’il a certainement compris qu’il était sur écoute », a indiqué Moussa Diallo.
    Mon Colonel Diallo, je ne sais pas si vous le même qui m’a dit d’être colonel dans l’armée française à Paris. Mais à vous lire, je suis tout de même étonné de votre témoignage confus comme bon nombres déjà dans cette affaire. Le témoignage d’un gendarme de votre niveau devait être lucide et rationnel en argument. Vous dites bien que Blaise Compaoré était sous écoute. Quand l’étudiant Jonas Somé lui téléphone, vous avez bien écouter les deux. Mr Somé Jonas dit qu’il fallait passer à l’action sinon ils seraient mis aux arrêts. Cependant Blaise Compaoré reste évasif dans sa réponse.
    Pourquoi n’avez vous pas appréhender chez Jonas Somé pour plus d’enquête approfondie. Au moins, il a été claire avec son interlocuteur. Vous devez au moins chercher à comprendre la signification de passer à l’action. Aujourd’hui, malgré les avancés de notre démocratie, il y a eux des burkinabè le pouvoir en place ont arrêter au nom de la démoralisation des FDS et appel à faire un coup d’état. Ces OSC que la justice a poursuivi étaient loin d’imaginer la portée de leur parole. Pourtant, vous étiez convaincu que Blaise Compaoré voulait attenter à la vie de Thomas Sankara. Vous lui a mis sous écoute et bingo, un étudiant lui appel et lui dit de passer à l’action. Je voudrais vous croire, mais vous êtes confus là.
    Je crois personnellement à la thèse de l’accident évoquée par le camp Compaoré.

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  • Le 11 janvier à 14:26, par Sankara est Mort mais Il Vit. Blaise vit toujours mais est deja mort En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Porto et Medio, Sankara etait bel et boien en tres bonne sante menta,le. Son plus grand defaut, c’ est qu’ il etait trop romantique face a un Blaise qui n’ est qu’ une loque morale et humaine. Il termine sa vie de chien galeux comme il l’ a commence dans ses calecons dechires d’ enfant abandonne. Il ne pouvait reculer devant rien face aux perspectives d’ enrichissement et de gloriole que lui faisait miroiter le valet local de la france qui portait des couches parce qu’ il a trop baisse la culotte pour tout avoir de ses "amis" francais.
    Sankara a ete attache avant que ces vauriens ne passent a l’ acte. La mort de Sankara a meme ete "repetee" a Boulsa, comme l’ avait evoque un autre heros, l’ Immortel Norbert Zongo qui etait egal a lui - meme, qu’ il boive de l’ eau plate ou qu’ il ait du vin millesime a table. Pas comme ces faibles d’ esprit de la trempe de Blaise, Djendjere, les freres Palmiers et autres fripouillent qui deambulent sans bute dans la vie. Ils auront ete riches, ils auront suce a la mamelle des jouisseries de la vie, mais d’ histoire, ils n’ en auront aucune de racontable a leur descendance.

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  • Le 11 janvier à 16:30, par HUG En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Il y a toujours un parti cdp qui adule quelqu un qui a gouverné le pays pendant 27 ans par la mort de son meilleur ami Thomas sankara.Le papa de thomas sankara avait dit qu il avait deux fils et que l un est mort et l autre fils n est plus jamais venu le voir. Qui est ce fils ? C est blaise compaoré devenu ivoirien

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  • Le 11 janvier à 16:37, par Sacksida En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Horodum, Thomas Sankara aura tout tente de trouver une solution pacifique aux difficultes de la Revolution Democratique et Populaire ; car deja en juillet 1987, au cours d’une reunion du Conseil National de la Revolution, il avait propose sa demission de la Presidence du Faso et ensuite aller reprendre ses etudes superieures hors du Burkina Faso. Sa proposition a bien evidemment ete refusee par une large majorite de la direction politique qu’est le CNR, parce qu’il etait sur que le Peuple Burkinabe Revolutionnaire consequente reclamerait son retour et le processus revolutionnaire serait encore plus approfondie ; et Blaise compaore serait mis aux arrets ou fuirait carrement le Burkina Faso. Donc les comploteurs et criminels ne pouvaient prendre des risques d’une telle perspective qui aurait des effets contraires..Alors l’on ne peut admettre que : La tragedie des Peuples Africains revelent des grands hommes honnetes, mais ce sont des mediocres provoquent de telles tragedies. Paix eternelle a l’Ame de ce grand Patriote et revolutionnaire. Salut

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  • Le 11 janvier à 16:38, par Sacksida En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Horodum, Thomas Sankara aura tout tente de trouver une solution pacifique aux difficultes de la Revolution Democratique et Populaire ; car deja en juillet 1987, au cours d’une reunion du Conseil National de la Revolution, il avait propose sa demission de la Presidence du Faso et ensuite aller reprendre ses etudes superieures hors du Burkina Faso. Sa proposition a bien evidemment ete refusee par une large majorite de la direction politique qu’est le CNR, parce qu’il etait sur que le Peuple Burkinabe Revolutionnaire consequente reclamerait son retour et le processus revolutionnaire serait encore plus approfondie ; et Blaise compaore serait mis aux arrets ou fuirait carrement le Burkina Faso. Donc les comploteurs et criminels ne pouvaient prendre des risques d’une telle perspective qui aurait des effets contraires..Alors l’on ne peut admettre que : La tragedie des Peuples Africains revelent des grands hommes honnetes, mais ce sont des mediocres provoquent de telles tragedies. Paix eternelle a l’Ame de ce grand Patriote et revolutionnaire. Salut

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  • Le 11 janvier à 17:45, par Pindare En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Blaise Diable et Diendere Démon sont les malheurs du Burkina Faso. Diendere doit être mis au poteau. Au 31 Octobre 2014 un vieux a dit sur RFI que la chute de Blaise Diable était le plus beau jour de sa vie et que leur histoire est terminée avec le Burkina Faso lui et son frère François Diable ne remettent plus jamais les pieds au Burkina Faso.

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  • Le 11 janvier à 18:06, par Béton En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Le président SANKARA s’est laissé assassiné pour aller au bout de son IDEAl. Pourrait-il continuer à être cet Homme que la jeunesse du monde entier adore s’il avait neutralisé les comploteurs ? N’est-ce pas l’erreur de trop qu’attendait l’impérialisme ?
    Il a fait le choix de vie ÉTERNELLE, le choix de lutte pour une cause noble et juste qui dépasse sa seule vie.Tout ce qu’il aurait souhaité c’est d’y aller seul.Hélas.

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  • Le 11 janvier à 20:16, par Deafnot En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    Où est passé ce Jonas Somé qui est tant évoqué dans ce proçès ? Il est où ? et devient quoi ?

    Après recherches, voilà ce qu’il est devenu : Colonel Jonas Somé Un acteur de la fin de la révolution s’en est allé

    Jonas Maminon Somé, 1964 - 2011
    Jonas Maminon Somé

    Jonas Maminon Somé, originaire du Burkina Faso, était un membre du Centre de coordination de la lutte antimines (UNMACC), au sein de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

    Il est mort le 4 avril 2011, à bord de l’avion de l’ONU, en provenance de la ville de Kisangani, au nord-est des la RDC, qui s’est écrasé a environ 13 h 30 en essayant d’atterrir sous une pluie battante, à l’aéroport de N’Djili à Kinshasa (DRC).

    Né le 4 janvier 1964 à Bobo-Dioulasso, Jonas était très respecté pour sa grande expérience professionnel, son dévouement et son esprit d’équipe.

    Il était auparavant Conseiller à la gestion des stocks de munitions et à la sécurité physique pour le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), il a rejoint l’UNMACC le 7 janvier 2011 et a commencé à aider les forces armées de RDC dans la gestion de leurs stocks de munitions.

    Officier de formation, il obtient son diplôme de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr Coetquidan en 1991, et travaille au Ministère de la défence du Burkina Faso comme officier d’état-major avant de rejoindre la MONUSCO. Il avait aussi une Maîtrise en Histoire de l’Université de Ouagadougou.

    Jonas laisse derrière lui son épouse Fatima Somé Savadogo, et trois enfants, Sioyab, Poutierwè et Wallier.

    Les Assassins finissent toujours comme ca.

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  • Le 12 janvier à 10:58, par le fou En réponse à : Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983

    hypothèse pour hypothèse Sankara aurait-il eu une confiance aveugle en son ami et frère BC jusqu’à la cette tragédie du 15.? Pour Sank l’amitié est sacrée et parce que BC l’a sorti de prison fallait-il sceller un pacte très fort de non trahison quelque soit la situation ?
    Mais il faut prendre en compte les à coté qui ont soufflé le feu pour briser ce pacte d’amitié.Qui sont ils ces à coté ?Sankara aurait peut être résisté au désir de ces proches d’anticiper les choses en ôtant la vie à BC ? BC était-il pris dans un dilemme entre éliminer son ami ou être éliminé par des ennemis de Sank ? La pièce du puzzle manquante est peut être de connaitre qui sont les vrais commanditaires ? Juste des hypothèses .

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