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Café politique/Burkina : Gouvernance en Afrique pose le débat sur les processus démocratiques face aux crises institutionnelles

Accueil > Actualités > Société • Lefaso.net • mercredi 1er décembre 2021 à 22h55min
Café politique/Burkina : Gouvernance en Afrique pose le débat sur les processus démocratiques face aux crises institutionnelles

Gouvernance en Afrique alliance pour refonder la gouvernance en Afrique-Burkina Faso (ARGA-BF) et l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite ont initié un café politique, le vendredi 26 novembre 2021à Ouagadougou sur les processus démocratiques face aux crises institutionnelles.

« Les processus démocratiques face à la persistance des crises institutionnelles et sécuritaires et au retour des coups d’Etat ». C’est sous ce thème que Gouvernance en Afrique alliance pour refonder la gouvernance en Afrique-Burkina Faso (ARGA-BF) et l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite ont réuni les acteurs politiques, hommes de droit et de médias pour échanger.

Selon le médiateur d’ARGA-BF, Boureima Ouédraogo, il s’agit de poser le débat en tant qu’organisation de la société civile. « Mais les décisions ne nous reviennent pas », a prévenu l’initiateur de la rencontre. Avec sa structure, il compte produire des documents suffisamment outillés et donner des pistes de propositions aux acteurs politiques qui doivent poursuivre et décider des actions suivantes.

Boureima Ouédraogo a dénoncé le statut quo politique tant au parti au pouvoir qu’au niveau l’opposition. (Photo InfoH24)

Dans sa communication, Kalifara Séré, administrateur civil, a fait noter que l’instabilité politique est constatée dans les Etats francophones, alors que ce n’est pas le cas dans la plupart des pays anglophones. A titre d’exemple, il a cité la Namibie, le Botswana, le Nigeria et l’Afrique du Sud qui, à l’en croire, amorcent leurs transitions économiques vers les Etats développés.

Dans son l’analyse au niveau national, cet administrateur civil a rappelé que l’histoire du Burkina est marquée par l’influence du colonisateur. Pour lui, le Burkina Faso n’a pas une géopolitique particulière, mais une géopolitique élaborée par la DGSE française (Direction générale de sécurité extérieure). Il pense qu’il y a la mainmise impérialiste sur le territoire burkinabè, qui puise non seulement les ressources naturelles, mais tire profit de l’instabilité.

Kalifara Séré, premier communicateur

« Un coup d’Etat n’est pas la solution »

Pour le Dr Pierre Millogo, chercheur en institutions politiques au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST), la faiblesse des institutions dans plusieurs pays de la sous-région constitue une cause de l’instabilité politique. Il a ajouté que la corruption constitue une cause d’instabilité sociale. En guise d’exemple, Dr Millogo cite la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry. Et pour ce dernier pays, cela a engendré un coup d’Etat, comme au Mali. Ce qui dénote selon lui, d’un retour des militaires au pouvoir. Pour solutionner ces instabilités, le juriste a proposé de revoir les institutions pour renforcer leur ancrage et tenir compte des populations dans la définition des politiques publiques.

Dr Pierre Millogo, deuxième communicateur

Deuxième du genre, le café politique a mobilisé autant les journalistes que les chercheurs pour poser le débat de la gestion politique et des offres politiques. Présent à ce café, le directeur général des libertés publiques et affaires publiques du ministère en charge de l’administration territoriale, Bruce Emmanuel Sawadogo, a salué l’initiative. Pour lui, « un coup d’Etat n’est pas la solution ». Il a reconnu que le processus démocratique a beaucoup de faiblesses, donc il a proposé une révision.
A travers ce café politique, les initiateurs veulent réveiller les consciences afin que changent les paradigmes dans la gestion de la chose publique.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

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